Résilience : définition et application aux domaines de la RSE et du Développement durable

Que recouvre la notion de résilience ? En quoi est-elle favorisée par les stratégies RSE ? Développement durable et résilience.

Définition simple de la résilience

À l’origine, la résilience est un terme de physique qui définit la capacité de résistance d’un corps ou d’un matériau à un choc ou à une déformation.

Le champ sémantique de la résilience s’est ensuite étendu à d’autres domaines : biologie, psychologie, économie, sociologie, écologie…

Au sens large (et en particulier pour ce qui concerne les sciences humaines), on peut considérer la résilience en tant que capacité, pour un système donné, de surmonter les altérations provoquées par un ou des éléments perturbateurs, pour retrouver son état initial et/ou un fonctionnement normal.

La Responsabilité Sociale/Sociétale des Entreprises, facteur de résilience

Les entreprises engagées dans une démarche de RSE, telle que définie par l’Union européenne et par les critères de la norme ISO 26000, sont appelées à organiser et développer leur activité en tenant compte des impacts que celle-ci peut avoir aux plans sociétal et environnemental, tout autant qu’économique. Cette démarche est avant tout préventive, et consiste à anticiper les éventuels problèmes dans le but d’en contrecarrer ou limiter les effets avant qu’ils ne surviennent.

L’éthique et la mise en place d’une démarche RSE visent donc principalement à prévenir les risques et aléas en prévoyant par avance les stratégies qui répondront aux problèmes, pour garantir le respect des engagements pris. Il s’agit, de fait, d’un processus d’adaptation permanente qui favorise directement la résilience, dans la mesure où toute situation de crise est considérée comme surmontable grâce au développement de méthodologies appropriées. On parle alors de résilience organisationnelle.

De la résilience organisationnelle à la résilience écologique

Les concepts de RSE et de Développement durable sont intimement liés, la prise en compte des impacts environnementaux étant essentielle dans une démarche de responsabilité sociétale. Les capacités de résilience organisationnelle des structures engagées dans ces processus se retrouvent donc transposées à un autre type de résilience : celle des écosystèmes pris au sens large (intégrant l’activité humaine).

En effet, la notion de résilience appliquée à l’écologie consiste en la faculté d’un écosystème de retrouver ses équilibres initiaux après avoir subi des altérations dont les causes peuvent être d’origines multiples (naturelles ou humaines).

Or, le versant « Développement durable » d’une démarche RSE consiste justement, pour une entreprise, à organiser son activité de manière à éviter au maximum tout impact environnemental négatif. Soit, entre autres : préservation des ressources naturelles et de la biodiversité, lutte contre le réchauffement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

Grâce à l’enchaînement vertueux des différentes étapes d’un processus RSE, la capacité de résilience d’un écosystème est donc directement améliorée par celle des organisations humaines qui font partie de cet écosystème, via les procédures et techniques mises en place par ces organisations pour surmonter leurs propres difficultés.