La RSE et le développement durable en entreprise : e-RSE.net http://e-rse.net La RSE et le développement durable en entreprise : e-RSE.net Wed, 22 Feb 2017 09:20:53 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.2 100 actions et bonnes pratiques RSE à mettre en place en entreprise http://e-rse.net/100-actions-bonnes-pratiques-entreprise-rse-exemple-24468/ http://e-rse.net/100-actions-bonnes-pratiques-entreprise-rse-exemple-24468/#respond Tue, 21 Feb 2017 09:17:08 +0000 http://e-rse.net/?p=24468 Découvrez le top 100 des actions, conseils et bonnes pratiques concrètes à mettre en place dans le cadre de votre stratégie RSE.

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Découvrez le top 100 des actions, conseils et bonnes pratiques à mettre en place dans le cadre de votre RSE.

Vous voulez mettre en place une stratégie RSE dans votre entreprise mais ne savez pas par où commencer ? Vous n’avez aucune idée des normes et des règles qu’il faut respecter ? De ce que l’on doit et ne doit pas faire ? Et si l’on vous donnait une liste (non exhaustive) des mesures que vous pouvez prendre pour être une entreprise plus responsable ?

Voici 100 initiatives, actions ou bonnes pratiques à mettre en place dans le cadre de votre stratégie RSE. Elles sont classées en 2 catégories (pour démarrer, et pour confirmer) puis par thème (général, environnement, bien-être des salariés, socio économique et éthique et management RSE).

Exemples d’actions pour démarrer une stratégie RSE

Il y a des centaines de façons d’aborder une démarche RSE et de la lancer. Qu’on soit dans une PME ou dans une grande entreprise, la démarche sera totalement différente. Néanmoins, certaines actions peuvent s’appliquer partout. Voici les actions indispensables pour donner une base solide à votre stratégie RSE.

Les bases de votre stratégie RSE

RSE definition1 – Nommer un responsable (et une équipe RSE) ou assigner des responsabilités RSE à des collaborateurs

Que son poste soit responsable RSE ou qu’il s’agisse d’un ou de plusieurs collaborateurs à qui sont confiés des responsabilités RSE, il est important d’avoir une ou des figures identifiables dans l’entreprise pour chapeauter la RSE. Il s’agit à la fois de la personne qui va lancer la démarche, motiver les salariés, servir de ponts entre les parties prenantes, établir les objectifs, proposer les stratégies.

2 – Faire une analyse stratégique des besoins RSE de votre entreprise

Rien ne sert de se lancer à corps perdu dans une stratégie de RSE si l’on ne sait pas où l’on veut aller. Que désirez vous changer ? Sur quels postes votre entreprise pourrait-elle s’améliorer pour être plus responsable ? Quels sont les domaines facilement identifiables où elle peut faire des progrès significatifs sans investir trop d’argent et de temps ? Voilà des questions qu’il faut se poser avant de se lancer. Des entreprises de conseil peuvent faire ce travail pour vous. Mais une partie de l’analyse peut-être faite simplement en interne, en utilisant des référentiels à destination des entreprises qui ont peu de moyens comme les outils……..

3 – Lancer un dialogue parties prenantes sur vos enjeux RSE

Dans la même idée, il est aussi intéressant de mener un dialogue parties prenantes sur les enjeux RSE. Qu’attendent vos salariés en matière de responsabilité ? Vos consommateurs ? Vos investisseurs et vos actionnaires ? Et vos parties prenantes locales ? Avoir ces infos aide à définir des lignes stratégiques efficaces pour votre RSE.

4 – Prendre des engagements publics en matière de RSE

La RSE est par définition un enjeu public. La responsabilité de votre entreprise vis à vis de la société doit être connu pour avoir de la valeur. Connu de vos parties prenantes, de vos consommateurs et du public en général. Surtout, une entreprise qui s’engage publiquement à devenir plus responsable a plus de pression pour réussir ! Et cela contribue aussi à motiver les salariés qui sentent qu’ils agissent pour l’image de leur entreprise.

5 – Faire des formations sur la RSE à l’ensemble de vos collaborateurs

En parlant de salariés : l’un des grands enjeux pour assoir une stratégie RSE, c’est la formation des salariés. Beaucoup de salariés ne saisissent pas tout à fait ce qu’est la RSE, ni ses enjeux, ses aboutissements. Passer quelques demi journées à former les salariés sur ces sujets, c’est s’assurer qu’ils soient tous bien informés et qu’ils puissent participer plus efficacement à sa mise en place. Car les premiers maillons d’une entreprise (et donc de sa stratégie RSE) ce sont bien les salariés !

6 – Former vos managers aux principes de la RSE

Pour les managers, la formation est d’autant plus importante que c’est eux qui doivent sans cesse se mobiliser pour permettre à la RSE d’avancer. Si vos managers ne sont pas formés, briefés sur le sujets, comment peuvent-ils pousser les autres collaborateurs à agir ?

7 – Faire le lien entre la RSE et la profitabilité dans votre entreprise

Une des meilleures manières d’ancrer la RSE dans le coeur de métier de l’entreprise, c’est de démontrer les liens qui existent entre une stratégie RSE et la profitabilité de l’entreprise. Si l’on peut prouver qu’en mettant en place une stratégie de réduction des déchets, on gagne de l’argent, alors tout le monde a intérêt à ce que ce soit mis en place ! Pour faire perdurer une stratégie de RSE, montrez les domaines qui sont rentables, et il y en a beaucoup (on vous en donnera de nombreux dans ce top 100).

8 – Examiner les bonnes pratiques RSE dans votre secteur d’activité

Une bonne façon de démarrer… c’est de copier ! Ou du moins de s’inspirer. Si certains de vos concurrents dans le même secteur sont déjà engagés dans une démarche RSE, vous pouvez vous inspirer de ce qu’ils font. Il suffit pour cela de lire leur rapport RSE, de se renseigner un peu, ou même de demander tout simplement ! La RSE est une pratique à partager !

9 – Établir une liste d’enjeux stratégiques prioritaires

Une fois que l’on a analysé ses besoins RSE, qu’on a identifié les points d’amélioration possibles, il faut établir une liste d’enjeux stratégiques sur lesquels on peut agir rapidement, efficacement et sans révolutionner dans un premier temps toute la structure de l’entreprise. C’est en faisant des petits pas avec ce type d’enjeux que l’on ancre la démarche RSE au départ.

10 – Commencer à mettre en place les actions RSE qui ont le ROI le plus immédiat

Le mieux en matière de RSE est souvent de commencer par les actions qui ont le plus fort retour sur investissement, rapidement. Par exemple, mettre en place une stratégie de réduction des consommations énergétiques est une mesure dont on voit les résultats immédiatement. Cela peut être un bon moyen de montrer les liens entre RSE et performance financière et donc de pérenniser la démarche !

Voyons maintenant des exemples d’actions RSE, classés par thème (environnement, bien être des salariés, économie et éthique, management RSE).

Action RSE : exemples de premières bonnes pratiques environnementales

progrès technologique environnementEn matière environnementale, on peut mettre en place rapidement de nombreuses actions relativement peu coûteuses mais significatives.

11 – Passer à un fournisseur d’énergies renouvelables

Aussi simple que de changer de forfait de téléphone (ou presque) et cela permet à moindre frais de soutenir les énergies vertes. Savez-vous que certains fournisseurs d’énergie “vertes” sont parfois moins chers que des fournisseurs classiques ? Faites le comparatif !

12 – Mettre en place un plan de déplacement d’entreprise

Les déplacements de vos collaborateurs ont un impact significatif sur la pollution et le réchauffement climatique. Si chacun de vos salariés prend sa voiture chaque matin pour venir au travail, il pollue plus, par exemple, que si vous mettez en place un système de covoiturage ! Pour plus d’informations, consultez notre article : Mettre en place un plan de déplacement d’entreprise pour réduire l’impact des transports de vos salariés.

13 – Établir un plan de réduction des déchets

Votre entreprise produit forcément des déchets. Au niveau de la production, mais aussi au niveau des activités supports, et dans toutes les branches de l’entreprise. Et souvent, il est aisé de réduire cette production de déchets, ou de l’optimiser pour mieux la gérer. Pour plus d’infos, consultez le site de l’ADEME dédié à la réduction des déchets en entreprise ici.

14 – Pensez au recyclage

Trop souvent, le tri que l’on fait chez soi n’est pas fait au bureau. Pourtant, il est très simple de trier papier, déchets ordinaires et déchets en verre au bureau ! Alors pensez à mettre en place une stratégie définie pour encourage au maximum le recyclage.

14 – Réduire votre consommation de papier

Une manière simple de réduire ses déchets, c’est aussi de réduire sa consommation de papier. Dans les entreprises, le nombre de mails imprimés pour rien peut rapidement devenir très important ! Pour en savoir plus, consultez notre article “Réduire sa consommation de papier en entreprise“.

15 – Évaluer ses consommations d’énergie

Sur la question énergétique, il peut également être intéressant de faire une évaluation de ses consommations d’énergie. On peut faire cette évaluation au niveau du siège social, ou au niveau des systèmes de production, tout dépend des moyens (financiers et humains) que l’on met dans sa stratégie RSE. Cela permet d’avoir une idée des postes sur lesquels on peut agir, ceux où il y a gaspillage, ceux où les consommations sont les plus fortes. (Voir : Comment réduire la facture d’énergie au bureau)

On peut d’ailleurs faire les mêmes évaluations dans d’autres domaines : eau, déchets, ressources, matériels. Généralement, ces données sont relativement simples à obtenir puisqu’elles sont disponibles dans les factures, dans les documents et autres rapports officiels de l’entreprise (notamment pour le matériel les bordereaux d’achat). Il faut ensuite savoir les analyser !

16 – Évaluer ses consommations d’eau

17 – Évaluer sa production de déchets

18 – Évaluer sa consommation de ressources

19 – Évaluer sa consommation de matériel

20 – Optimiser sa consommation d’énergie grâce à un plan de réduction du gaspillage énergétique

Les lumières allumées toute la journée dans la cuisine de l’entreprise, les bureaux éclairés en pleine nuit, les ordinateurs allumés en permanence.. est-ce bien nécessaire ? En mettant en place un plan de bonnes pratiques énergétiques, on peut facilement réduire sa consommation électrique et de chauffage. Pour en savoir plus, voir notre article : Comment réduire la consommation énergétique des entreprises ?.

21 – Mieux gérer la température de vos infrastructures

Dans le même ordre d’idée, vérifiez vos chauffages et réglez vos thermostats ! La température idéale pour travailler est autour de 19-20 degrés selon l’ADEME. Mais préférez un peu trop froid avec un pull que trop chaud !

22 – Passer aux LEDs

Dans le même ordre d’idée, si vous passez aux LEDs et autres ampoules basses consommation ? Il y a forcément des endroits dans vos locaux d’entreprise qui ne sont pas encore équipés. Pensez-y.

23 – Rénover et isoler ses bâtiments

Le bâtiment en France, c’est l’un des premiers postes d’émissions de CO2. La raison ? La plupart des bâtiments sont mal isolés et mal construits et consomment donc beaucoup trop d’énergies. Un diagnostic d’isolation de vos locaux (ceux du siège ou ceux de la production) permettra d’identifier si vous pouvez investir dans une rénovation pour mieux isoler vos bâtiments. Profitez-en pour équiper vos infrastructures d’équipements de chauffage et d’éclairage efficients !

Les premières bonnes pratiques RSE pour le bien-être des salariés

management culture rse entrepriseLa RSE c’est aussi le bien être des salariés ! Voici quelques mesures simples pour y contribuer facilement.

25 – S’assurer de respecter les règles de base de la santé et de l’hygiène au travail

Vos locaux sont-ils sûrs ? Qu’est-il mis en place contre les accidents du travail ? Les règles de bases de la médecine du travail sont-elles respectées ? Autant de questions à se poser pour le bien-être (et la productivité des salariés). Voir le guide de l’ADEME sur la santé et la sécurité au travail pour plus d’infos.

26 – Respecter le droit du travail

Cela peut paraître évident, mais il faut tout de même le rappeler car parfois, le droit du travail n’est pas des plus simples à comprendre et à mettre en oeuvre. Par exemple, connaissez-vous vraiment les règles pour engager un stagiaire ? Connaissez vous bien les règles en matière d’emploi d’une personne handicapée ? Ou pour les congés maternité ? Renseignez vous, cela fait aussi partie des rôles d’une entreprise responsable de bien respecter la loi.

27 – Optimiser l’éclairage de vos lieux de travail

Que ce soient les lieux de production ou les lieux de travail des fonctions supports, un bon éclairage améliore productivité et bien être des salariés. D’ailleurs, s’il est possible dans l’entreprise d’optimiser l’accès direct au soleil, cela peut avoir un impact très positif sur le bien-être au travail !

28 -Bien gérer la qualité de l’air

De la même façon, n’oubliez pas la qualité de l’air intérieur ! L’air intérieur de vos bureaux ou de vos ateliers de production est probablement pollué ! Un bon système de ventilation, et tout repart !

29 – Passez au télétravail

Le saviez-vous ? Le télétravail est une alternative écologique et efficace pour le bien-être des salariés ! Pourtant, seuls 2% des travailleurs qui pourraient régulièrement télétravailler le font. Et si vous faisiez avancer le télétravail dans votre entreprise pour qu’elle plus responsable ?

30 – Développez des espaces de travail optimisé

Avez-vous pensé à étudier l’agencement de vos espaces de travail ? Sachez qu’il existe des alternatives efficaces, des hybrides entre les open spaces et les bureaux privés qui permettent de développer le plein potentiel de productivité et de bien-être de vos salariés. Voir notre article : Comment transformer et optimiser l’open space.

31 – Proposer plusieurs types de bureaux

Assis toute la journée derrière un ordinateur ? Pas terrible pour la santé et la productivité ! Avoir plusieurs types de bureaux dans un espace de travail (un bureau assis, un bureau debout, des bureaux réglables) cela permet de varier les postures et c’est plus ergonomique. Et ça ne coûte pas grand chose. Voir notre article : Comment être assis au bureau toute la journée nuit à la productivité.

32 – Promouvoir l’égalité hommes-femmes dans l’entreprise

L’égalité hommes-femmes en entreprise, c’est bon pour le business, la productivité et le bien-être des salariés. Plus une équipe est proche de la parité, mieux elle se porte. Alors c’est un terrain à investir ! Voir notre article : 5 arguments pour l’égalité homme / femme au travail.

33 – Promouvoir la diversité dans vos équipes

De la même façon, une équipe de salariés fonctionne souvent mieux lorsqu’elle est diverse. Diversité des origines, des formations, des profils : cela contribue à créer des équipes plus productives, avec un regard plus large sur les problèmes. Et en plus, cela contribuerait au bien-être au travail ! (voir : Comment la diversité au travail améliore la performance)

Les premières bonnes pratiques sociétales, économiques et éthiques

score rse evaluation performance rse34 – Établir des règles pour les achats responsables

Pour être responsable, une entreprise doit avoir des fournisseurs responsables ! Et pour cela, rien de tel qu’une stratégie d’achats responsables pour identifier ceux qui ont les meilleures pratiques. (Voir : La supply chain : priorité RSE des grandes entreprises)

35 – Faire respecter les droits de l’homme sur votre supply chain

De la même façon, faire respecter les droits de l’homme sur votre supply chain est une manière de faire de la RSE. Comment une entreprise peut-elle être responsable si ses fournisseurs ne respectent pas les droits élémentaires ?

36 – Évacuer le travail des enfants de vos fournisseurs

Même chose pour le travail des enfants, évidemment. Cela est particulièrement important pour les acteurs de la mode, mais aussi du petit électronique où c’est un fléau.

37 – Lutter contre la corruption

La corruption coûte énormément d’argent à la collectivité. Mettre en place un programme de lutte contre la corruption, localement ou dans les filiales. (Voir : La lutte contre la corruption : toutes les entreprises concernées)

38 – Participer au développement économique local en choisissant des partenaires locaux

Favoriser l’emploi local en choisissant des partenaires locaux, des fournisseurs de votre région ? C’est possible et cela permet le développement économique local !

39 – Favoriser les circuits courts

Dans le même ordre d’idée, une entreprise peut choisir de favoriser les circuits de distribution locaux.

40 – Favoriser l’emploi des jeunes et des seniors

Les jeunes et les seniors sont particulièrement affectés par le chômage. Pourtant, ils sont des salariés comme les autres ! Avoir dans son entreprise des jeunes et des moins jeune permet de confronter les générations et donc d’avoir des équipes plus performantes.

41 – Interagir avec l’économie sociale et solidaire

L’économie sociale et solidaire se développe ! Et elle croit plus vite que le reste de l’économie. Pour participer à ce mouvement, pourquoi ne pas se mettre en contact avec des entreprises de l’ESS, par exemple en créant des partenariats de fournisseurs ? (voir la définition de l’ESS)

42 – Faire une charte d’éthique

Pour faire partie des entreprises les plus éthiques du monde, il faut bien commencer quelque part… par exemple en créant une charte éthique ou un comité d’éthique et de gouvernance qui régisse le fonctionnement de l’entreprise. (voir : Les comités d’éthique et de gouvernance se développent en entreprise)

43 – Lutter contre l’obsolescence programmée

L’obsolescence programmée est un modèle dépassé, tant sur le plan économique qu’écologique. Peut-être faut il imaginer des produits plus durables (qui se vendent mieux) ou de nouvelles formes d’économie basées sur l’économie de la fonctionnalité ? Parfois, cela nécessite de revoir en profondeur le business model, mais à long terme cela peut valoir le coup !

44 – Interagir avec les acteurs publics locaux

Les acteurs publics locaux sont souvent les charnières de l’application des politiques publiques en matière d’environnement, de développement économique et social ou territorial. Se rapprocher d’eux pour s’intégrer efficacement dans les politiques publiques, bénéficier de leurs conseils ou de leur expertise sur les sujets de responsabilité peut-être une bonne idée pour participer au développement local. Pensez aux DREAL par exemple !

45 – Être transparent sur ses conditions de production

Aujourd’hui, on sait que les consommateurs veulent plus de transparence de la part des entreprises. Ils veulent savoir où sont produits ce qu’ils achètent, dans quelles conditions, avec quels matériaux. Pour gagner la confiance du public, soyez donc transparents et expliquez comment votre entreprise fonctionne de l’intérieur !

Les bonnes pratiques pour gérer sa RSE

46 – Faire un rapport RSE

Pour ancrer sa RSE dans le concret, rien de tel que de réaliser un rapport RSE. Certes, aujourd’hui il n’est obligatoire que pour les grandes entreprises, mais rien n’empêche les plus petites de s’y mettre. Rien n’oblige à faire un rapport de 200 pages (pour les PME en tout cas), l’essentiel est de parler officiellement de son action RSE.

47 – Être transparent sur sa RSE

Être transparent, dire ce que l’on fait sans en faire trop, dire aussi ce que l’on a pas pu faire, c’est une bonne manière de commencer à raconter une histoire sur sa RSE, et surtout d’éviter le greenwashing. Et ça fonctionne auprès des consommateurs !

48 – Parler de vos actions RSE à vos parties prenantes

Engager vos parties prenantes sur la RSE, c’est une bonne manière de pérenniser la démarche. Que ce soient vos actionnaires, vos financiers ou fournisseurs, une fois que vous leur en parlez, vous êtes obligés de continuer la démarche !

49 – Intégrer la responsabilité à vos plans de communication

La communication, ce n’est pas seulement vanter les mérites de son produit ou son prix. Aujourd’hui, communiquer, c’est raconter l’engagement de son entreprise, pour la société ou pour la planète. Pensez donc aussi à intégrer la RSE à votre communication.

50 – Développer des indicateurs de progrès pour mesurer vos actions RSE

Rien de tel que des indicateurs mesurables pour voir les progrès qui sont faits en matière de RSE. Il est toujours valorisant de savoir que l’on a réduit de 20% sa production de déchets, et que cela nous a permis d’économiser X ou Y milliers d’euros.

Pour aller plus loin dans vos actions RSE

engagement salariés RSEDans un second temps, voici un certain nombre de conseils, de bonnes pratiques ou de stratégies pour donner encore plus de corps à vos stratégies RSE, pour les pousser plus loin et de façon plus concrète.

51 – Engager vos salariés sur la RSE

On le sait, le principal facteur de succès d’une stratégie RSE, c’est l’engagement des salariés ! Et pour y parvenir, il faut parler de RSE à ses salariés, les former, leur donner les moyens de s’y mettre !

52 – Engager vos dirigeants à fond sur la RSE

Autre facteur indispensable de l’intégration de la RSE : engager ses dirigeants. Si le CEO d’une entreprise est engagé dans la RSE, s’il y croit, il y a de fortes chances que la RSE fonctionne mieux, qu’elle ait un budget plus important et de meilleurs moyens. Là aussi, la formation est reine !

53 – Lier la RSE au cœur du business de l’entreprise

La RSE ne doit pas être seulement une opération cosmétique. Si elle est menée suffisamment au cœur du business de l’entreprise, elle peut rapporter gros. Il faut véritablement intégrer la responsabilité dans son cœur de métier, en faire un élément de sa stratégie business. Et pour cela, rien de tel que d’aller interagir avec ceux qui font le produit ou le service de l’entreprise, pour leur demander leur éclairage et les faire participer aux questions de RSE.

54 – Créer une culture d’entreprise autour de vos enjeux RSE

En fait, il faut créer une véritable “culture d’entreprise” autour des enjeux de RSE. Pour plus d’infos : Comment développer une culture d’entreprise sur la RSE.

55 – Fixer des objectifs de performance RSE à vos managers

Le meilleur moyen d’engager les équipes sur la RSE, c’est de fixer des objectifs chiffrés aux managers afin que la RSE devienne aussi importante que la performance financière.

56 – Assujettir la rémunération des dirigeants et managers aux critères RSE

Certaines entreprises alignent la rémunération de leurs top managers sur leur réussite dans les critères RSE. Et cela motive ! Si vous essayiez ?

57 – Augmenter votre budget RSE

Cela semble évident, mais si une stratégie RSE n’a pas un budget suffisant, difficile de mettre en place des actions suffisantes. Peut-être qu’il est temps de se donner les moyens de son ambition.

58 – Engagez vos consommateurs

La principale cible de votre RSE, ce sont vos consommateurs. Après tout, ce sont eux vos principales parties prenantes. N’hésitez donc pas à mener des sondages auprès d’eux, ou à les faire participer à la démarche en mettant en place un programme de consommateurs témoins.

59 – Faites vous guider par un expert

Une bonne manière de donner plus d’amplitude à son programme de RSE est de se faire guider par un expert. Si vous avez le temps et les moyens il existe des dizaines d’agence de conseil en RSE qui sauront vous accompagner.

60 – Pensez à la norme ISO 26000

La norme ISO 26000 est la norme de référence internationale sur la RSE. Elle donne des lignes directrices pour l’application d’un management RSE cohérent. Pensez-y !

61 – … Ou à un label RSE

Sinon, certains labels comme le Label Lucie, l’AFAQ 26000 et d’autres encore permettent de montrer votre investissement dans la RSE et d’accompagner le déploiement de la stratégie RSE.

62 – Devenez B-Corp

Les entreprises B-Corp sont les références en matière de RSE Outre-Atlantique. Mais elles s’installent désormais en France et pourraient révolutionner le paysage RSE européen ! Cela peut-être une bonne alternative.

Des actions RSE pour l’environnement

technologie-ecologie-environnement63 – Mettre en place un système de management environnemental efficient

Un système de management environnemental intégré permet de réunir  en un seul système d’évaluation et de progrès tous les critères environnementaux d’une démarche RSE. Il en existe plusieurs, notamment celui qui est popularisé par l’ISO : l’ISO 14001.

64 – Optimiser votre flotte de véhicules

Pensez à passer aux véhicules hybrides ou électriques pour vos flottes de véhicules. Ou au moins à entretenir ou remplacer vos véhicules pour qu’ils soient plus efficients sur le plan carbone.

65 – Évaluer l’impact environnemental de votre supply chain

La supply chain peut rapidement faire monter les compteurs CO2 d’une entreprise. Faire évaluer ces impacts sont une bonne manière de se rendre compte des endroits où l’on peut agir.

66 – Intégrer la filière de recyclage des DEEE

C’est une obligation légale mais malheureusement elle n’est pas toujours appliquée. Pour plus d’infos, consultez le guide sur la filière DEEE ici.

67 – Investir dans l’éco-conception

L’éco-conception, c’est l’idée que les entreprises peuvent réduire les impacts environnementaux de leurs produits dès la conception. Il y a beaucoup à investir et surtout beaucoup à y gagner. (voir : Les bénéfices de l’éco-conception)

68 – Investir dans les énergies renouvelables

Beaucoup d’entreprises investissent dans les énergies renouvelables pour leurs approvisionnements énergétiques. Ce n’est certes pas à la portée de tous, mais il est parfois possible d’équiper une usine ou un siège social de panneaux solaires. Et ça peut-être un bon moyen d’être plus indépendant sur le plan énergétique.

69 – Participer à un programme de réutilisation de vos appareils électriques

Les appareils électriques sont un vrai gisement pour l’économie circulaire. Et ils sont encore trop inexploités ! Pourtant il existe des programmes dédiés (Voir notre article : Les appareils électriques et électroniques, un gisement pour l’économie circulaire).

70 – Élaborer une stratégie d’économie circulaire

Il n’y a d’ailleurs pas que les équipements électriques : tous vos déchets, toutes vos ressources peuvent potentiellement faire partie d’un programme d’économie circulaire. Se renseigner auprès des organismes spécialisés comme OREE par exemple.

71 – Prévoir la réparabilité de vos produits

Si vous êtes une entreprise BtoC, prévoir des produits réparables a de nombreux avantages environnementaux, mais aussi économiques… (Voir : Peut-on rendre nos objets plus durablrs grâce à la réparabilité ?)

72 – Miser sur l’économie de la fonctionnalité

L’économie de la fonctionnalité est peut-être une voie d’avenir pour certains secteurs économiques. Peut-être devriez-vous y réfléchir pour contribuer à mettre fin à l’obsolescence programmée.

73 – Mettre en place des objectifs chiffrés et mesurables sur vos indicateurs environnementaux

Suivre vos progrès est plus simple avec des indicateurs adaptés !

74 – Adopter les normes de bâtiments durables

Les bâtiments durables avec des normes adaptés sont plus rentables. Ca ne vous suffit pas comme raison ? Ils sont aussi plus écolo et plus agréables ! Et il en existe plusieurs : BREAM, LEED, Bâtiments HQE

75 – Mettre en place un programme d’efficacité énergétique

A défaut de rénover tous vos bâtiments selon les normes de la construction durable ou des bâtiments HQE, pensez à l’efficacité énergétique qui est un bon moyen de réduire son empreinte écologique.

76 – Prendre les devants en matière d’application des réglementations environnementales

N’attendez pas que les normes deviennent des lois ! Passez à l’action sur les bonnes pratiques avant tout le monde pour être un précurseur.

77 – Faire son bilan carbone scope 3

Un bilan carbone scope 3 est le meilleur moyen d’évaluer votre impact carbone !

78 – Passer à la certification ISO 14001

La certification ISO 14001 rend les entreprises plus performantes sur les marchés européens ! Si ce n’est pas encore fait, c’est le moment de penser à se faire certifier.

79 – “Divest” du charbon

Et si vous avez encore des investissements dans les entreprises du charbon, c’est le moment d’arrêter pour améliorer votre image et votre impact environnemental.

Aller encore plus loin dans la RSE et le bien-être des salariés

engagement-salarie-rse-raison-succes-rsePour aller encore plus loin dans la défense du bien-être des salariés, voici quelques mesures simples à prendre.

80 – Encourager la pratique du sport

C’est bon pour le moral et la productivité. Mais n’en faites pas une contrainte pour vos salariés !

81 – Encourager une alimentation saine pour vos salariés

Proposer un panier repas bio à vos salariés, ou du bio dans la cantine d’entreprise… Et pourquoi pas des menus élaborés par un diététicien ou un nutritionniste ?

82 – Mettre des plantes vertes au bureau

Des plantes au bureau, c’est bon pour le bien-être des salariés et leur productivité.

83 – Encourager une bonne ambiance entre vos salariés

C’est le facteur numéro 1 du bonheur au travail pour les salariés en France.

84 – Imaginer des avantages différents pour vos salariés

Une table de ping-pong, des zones de relaxation, le paiement d’une salle de sport, des évènements de team building… voilà des exemples d’avantages différents que l’on peut proposer aux salariés.

85 – Favoriser l’équilibre vie privée / vie professionnel de vos salariés

Les pays avec le meilleur équilibre vie privée / vie pro sont aussi les plus productifs. Faut-il en dire plus ? Et pensez aussi au droit à la déconnexion !

86 – Être plus flexible dans la gestion des congés de vos salariés

Il paraît que des vacances illimitées augmentent la profitabiltié et la productivité des entreprises… Mais être simplement plus flexible avec les congés de vos salariés pour leur permettre de mieux gérer leur vie peut-être une manière efficace d’améliorer leur bien-être et leur productivité au travail.

87 – Passer à un management moins stressant

Les conséquences du stress au travail sont bien souvent une baisse de la productivité. Alors pensez à un management plus bienveillant.

88 – Favoriser le mécénat de compétence ou le pro bono

Les salariés apprécient souvent de pouvoir allier leur travail à une cause utile.

89 – Promouvoir des formes de management plus démocratiques

Holacratie, management participatif… Tout cela aide à engager les salariés !

90 – Prendre en compte les spécificités de chacun de vos collaborateurs

Peut-être que certains de vos salariés ont besoin d’horaires plus flexibles pour être plus productifs, de faire du télétravail plus souvent, de travailler debout… Et ça ne coûte pas grand chose de prendre ces spécificités en compte.

D’autres actions RSE économique, sociale et éthique

rse-concret-exemple91 – Rémunérer les actionnaires et les dirigeants de façon responsable

Dans une entreprise, l’équité des salaires est un vecteur de satisfaction et de cohésion. Alors pensez à des rémunérations équitables. Et cela vaut aussi pour les actionnaires : une entreprise qui rémunère ses actionnaires à 15% alors qu’elle licencie est rarement perçue comme responsable.

92 – Être fiscalement responsable

Cela paraît évident, mais malheureusement c’est rarement le cas dans la pratique. Respectez les normes fiscales ! Une entreprise qui paie ses impôts de façon responsable (et évite l'”optimisation fiscale” même quand elle est légale) contribue au développement économique des pays dans lesquels elle opère. Et elle améliore son image !

93 – Créer des partenariats durables avec des acteurs associatifs

Qu’il s’agisse d’opérations de dons sur salaire, de mécénat de compétence, de programmes de coopération avec les fondations d’entreprise, créer des partenariats avec les associations peut développer l’impact économique et social des entreprises.

94 – Interagir avec les autres acteurs du tissu économique pour mettre en place des stratégies d’écologie industrielle

Voir notre article : “Les symbioses industrielles : un outil pour l’engagement RSE“.

95 – Évaluer et agir sur votre empreinte économique locale

Comme pour l’environnement, il existe une méthode pour calculer son empreinte économique locale… Et cela peut vous permettre d’agir pour l’améliorer !

96 – Imposer des normes de qualité à vos fournisseurs et producteurs

Imposer des normes à ses fournisseurs, notamment des normes qualité comme l’ISO 9001, peut-être une façon de rendre sa supply chain plus responsable.

Valoriser encore plus votre RSE

97 – Faire votre rapport RSE avec les critères de la GRI G4

La Global Reporting Initiative est la norme de référence pour le rapport RSE.

98 – Faire rentrer la RSE dans vos communications sur les réseaux sociaux

La communication RSE aujourd’hui se passe sur les réseaux sociaux. Et cela marche beaucoup mieux qu’avec le rapport RSE ! (Voir : Comment moderniser votre communication RSE et sortir du rapport RSE)

99 – Faire de la RSE une part intégrante de votre identité de marque

Les entreprises les plus réputées en RSE sont aussi les plus performantes, car elles ont ancré la RSE dans leur identité de marque. Faites-en autant ! (voir : Les meilleurs dirigeants d’entreprise misent sur la RSE)

100 – Récoltez les fruits de tout votre travail RSE

Une fois tout cela mis en place, il ne reste qu’à profiter de tout ce que cela va vous apporter, en termes d’image, de performance, de cohésion d’équipe et de résilience !

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RSE, Biodiversité, Transition énergétique, Bien commun, ODD : 6 grandes plénières rythmeront le Salon PRODURABLE http://e-rse.net/rse-biodiversite-transition-energetique-bien-commun-odd-plenieres-salon-produrable-24469/ http://e-rse.net/rse-biodiversite-transition-energetique-bien-commun-odd-plenieres-salon-produrable-24469/#respond Mon, 20 Feb 2017 09:02:44 +0000 http://e-rse.net/?p=24469 Détails des 6 Grandes Plénières du Salon PRODURABLE avec Cécile Colonna d’Istria, fondatrice et dirigeante du Salon.

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La 10e édition de PRODURABLE, le salon des acteurs et des solutions pour le développement durable et la responsabilité sociale d’entreprise, se tiendra les 14 et 15 mars au Palais des Congrès de Paris. Cécile Colonna d’Istria, fondatrice et dirigeante du Salon, revient sur le programme de cet événement phare dans de la RSE, et notamment sur les 6 Grandes Plénières qui rythmeront les 2 jours du Salon.

[Plénière 1 : 14 mars à 9h] Innovation et partage, Vive la RSE !

A l’occasion de son 10ème anniversaire, la plénière d’ouverture du salon accueillera Nicolas Hulot en tant qu’invité d’honneur. L’objectif : célébrer la RSE et rappeler son aspiration : nous pousser à nous réinventer, à nous transformer, à nous adapter au monde d’aujourd’hui… et à anticiper celui de demain, grâce à son formidable pouvoir d’innovation et de partage.

Débat animé par Nathalie Croisé, journaliste spécialisée, avec la participation exceptionnelle de :

  • Jean-Paul BERTHOME, Président Laboratoires Expanscience ;
  • Marie-Claire DAVEU, Directrice du développement durable et des affaires institutionnelles internationales KERING ;
  • Nicolas Hulot, Président FNH ;
  • Gilles PIQUET-PELLORCE, Directeur Général BIOCOOP ;
  • Frédéric RODRIGUEZ, Président GREENFLEX.

[Plénière 2 : 14 mars à 14h] Engagement sociétal et bien commun : une autre idée de la performance ?

Dépositaire d’un rôle économique et sociétal grandissant, dans un système où l’Etat ne peut pas tout, l’entreprise doit aujourd’hui se tourner vers l’autre, dans un mouvement de partage et de réciprocité, ou tout au moins d’intérêt mutuel. Certaines d’entre elles innovent et s’engagent pour ce bien commun, y voyant même un nouvel outil de performance.

La parole est aux « bâtisseurs d’un nouveau monde » avec ce débat animé par Charles-Benoit HEIDSIECK, Président-Fondateur LE RAMEAU, avec la participation exceptionnelle de :

  • Jérôme AURIAC, Directeur associé GREENFLEX ;
  • Muriel BARNEOUD, Directrice de l’Engagement Sociétal Groupe La Poste ;
  • Xavier GALLIOT, Directeur du Développement Durable Essilor International ;
  • Rémi ROUX, Co-fondateur ETHIQUABLE ;
  • Hugues SIBILLE, Président LABO DE L’ESS.

[Plénière 3 : 14 mars à 18h30] 10 ans d’innovations RSE : retour vers le Futur ?

La 3ème temps fort de cette journée du 14 mars débutera dès 18h30 et sonnera le lancement de la soirée des 10 ans du Salon PRODURABLE ! Animée par Jean-Thierry WINSTEL, Dirigeant-Fondateur de BIOVIVA, cette soirée sera l’occasion de faire une rétrospective des dix dernières années via la prise de parole de 12 personnalités de la RSE qui avaient participé au 1er salon PRODURABLE en 2008. Sur un format court et dynamique, ils nous feront vivre un « Retour vers le Futur », participatif et convivial. Un cocktail clôturera cette première journée.

[Plénière 4 : 15 mars à 9h] Intégrer la biodiversité aux opérations de l’entreprise

Les chiffres sur l’érosion de la biodiversité sont alarmants, et les scientifiques parlent même d’effondrement. Les activités humaines en sont la cause principale, à travers plusieurs mécanismes dont la surexploitation des ressources, le changement climatique, la diffusion d’espèces invasives, la pollution… Les entreprises qui se saisissent de ce sujet réalisent rapidement qu’elles dépendent du bon fonctionnement des écosystèmes. Les plus engagées élargissent alors leur champ de travail au-delà de leurs sites de production et intègrent la gestion de la biodiversité aux différentes opérations : approvisionnement, transport, fin de vie des produits, etc.

Débat animé par Claire Tutenuit, Délégué général EpE, avec la participation exceptionnelle de :

  • Sylvie Benard,Directrice de l’Environnement LVMH ;
  • Gilles Bœuf, Président Museum National d’Histoire Naturelle et Conseiller scientifique au MEDDE ;
  • Nathalie Devulder, Directrice du Développement RTE ;
  • Olivier Guichardon, Directeur Développement Durable SEQUANA ;
  • Katarzyna RENIE, Directrice Développement Durable NESPRESSO.

[Plénière 5 : 15 mars à 14h] Décarbonner l’économie : Comment accélérer la transition et convertir le monde ?

Pour avoir une chance de limiter le réchauffement à +2°C, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent être réduites de 5 % par an dès 2018. Chaque année qui passe rend le défi plus difficile à relever. Il faut à la fois accélérer la transition et ne pas faire fausse route. Mais comment faire évoluer les business models ? Par où commencer ? Des dirigeants dialoguent avec des experts sur les enjeux, les stratégies à mettre en œuvre et les pratiques déployées dans leurs entreprises

Débat animé par Matthieu AUZANNEAU, Directeur THE SHIFT PROJECT, avec la participation exceptionnelle de :

  • Philippe BIHOUIX, Ingénieur centralien spécialiste des Low Tech et membre de L’INSTITUT MOMENTUM ;
  • Eric BOURDON, Directeur Général adjoint GROUPE VICAT ;
  • Myriam MAESTRONI, PDG ECONOMIE D’ENERGIE SAS ;
  • Eric MOLINIE, Secrétaire général DALKIA ;
  • Sophie-Noëlle NEMO, Directrice de la Délégation à la Transition Energétique Groupe La Poste.

[Plénière 6 : 15 mars à 17h30] Les ODD, nouveau cadre d’engagement, nouvel enjeu de développement économique des entreprises

Après les objectifs du millénaire (OMD), place aux objectifs de développement durable dans cette plénière de clôture du Salon PRODURABLE, qui aura lieu le 15 mars à 17h30. Mettre fin à l’extrême pauvreté, assurer l’accès à l’eau pour tous, promouvoir une croissance économique durable… Au nombre de 17, les ODD forment le cadre de la politique onusienne en matière de développement à horizon 2030, et chacun est invité à y contribuer. Le secteur privé est un levier essentiel pour le succès de l’Agenda 2030.

Débat animé par Sylvain BOUCHERAN, co-fondateur B&L EVOLUTION, avec la participation exceptionnelle de :

  • Christine BARGAIN, Directrice de la RSE Groupe La Poste ;
  • Charlotte FREROT, Secrétaire Générale GLOBAL COMPACT FRANCE ;
  • Nathalie JAUBERT, Responsable adjointe RSE BNP PARIBAS ;
  • Pierre RADANNE, Président ASSOCIATION 4D ;
  • Gerwald VAN DER GIJP, Directeur Business Unit Armor Office Printing ARMOR SAS.

 

Pour assister à une ou plusieurs de ces plénières, demandez votre badge ! Pour en savoir plus sur PRODURABLE, retrouvez le programme complet et la liste des intervenants.

 

 

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Comment lutter contre les filets fantômes qui détruisent la biodiversité marine ? http://e-rse.net/comment-lutter-filets-fantomes-biodiversite-marine-23915/ http://e-rse.net/comment-lutter-filets-fantomes-biodiversite-marine-23915/#respond Sat, 18 Feb 2017 08:13:39 +0000 http://e-rse.net/?p=23915 Les filets fantômes sont une menace pour la vie marine : heureusement des initiatives ingénieuses voient le jour pour s'en débarrasser !

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Les filets fantômes : voilà un terme bien effrayant pour une réalité qui l’est tout autant ! Derrière ce terme se cache l’envers du décor de notre consommation insatiable de poisson, il s’agit des filets entiers ou en morceaux laissés en mer, voire abandonnés intentionnellement. Les raisons peuvent être multiples, il s’agit bien souvent d’un accident, l’outil de pêche ayant accroché le fond ou s’étant déchiré pendant la relève. Mais accident ou mauvaise intention le résultat est le même : ces outils de pêche continuent leur travail sous l’eau, à la dérive, ou accrochés aux fonds marins et détruisent une partie de la vie marine. Devant cette menace sur les écosystèmes océaniques, les pays s’organisent depuis 2009 et essayent de trouver des parades.

Filets fantômes : un impact sur les océans loin d’être négligeable

On commence à le savoir, nos mers deviennent petit à petit une véritable soupe de plastique. Et les filets fantômes représentent près de 10 % du total des déchets plastiques dans les océans, soit 640 000 tonnes en 2009 selon le programme des nations unies pour l’environnement (PNUE). Et il y a fort à parier que ce tonnage ait augmenté depuis !

une tortue caouanne prise dans un filet fantôme. source Kelonia

Qui est responsable de la transformation d’un engin de pêche en filet fantôme ? À priori, un peu tout le monde : il s’agit bien souvent d’un accident, du moins dans les pays développés. Ou bien le navire à accroché un haut fond et y a laissé une partie du filet, voire celui-ci tout entier, ou celui-ci s’est déchiré lors de la remontée à bord. Les cas d’accidents varient selon la technique de pêche : un filet maillant risque d’être déchiré par un autre navire passant dessus, tandis qu’une senne ou un chalut seront plus fréquemment accrochés sur un haut fond.
Les engins de pêche coûtent cher aux marins pêcheurs, de 15 000 à 20 000 euros, qui n’ont donc aucun intérêt à les laisser au fond s’ils sont récupérables.

Néanmoins le résultat est le même : une fois seul en mer, le filet va continuer à piéger les espèces animales qui vont se dégrader, attirant ensuite des prédateurs charognards. Cette problématique peut sembler lointaine aux habitants de l’hémisphère Nord mais est bien plus préoccupante pour les riverains des lagons ou des barrières de corail. Ces écosystèmes exceptionnels abritent une biodiversité riche, qui sera très fortement impactée par un filet fantôme accroché sur le récif, tout comme le seront les populations brutalement concernées par une rencontre avec un requin…

filet fantôme sur un récif

Les filets actuels sont constitués de nylon, une fibre plastique très résistante au milieu marin mais absolument pas assimilable par l’environnement. C’est cette exigence de solidité qui prime à l’heure actuelle et qui limite les solutions techniques au problème des filets fantômes : le mauvais côté de cette solidité étant leur durée de dégradation dans l’environnement, estimée à 400 ans. Cela fait environ 50 ans que l’on pêche avec des filets en nylon… Et donc 50 ans que ceux-ci s’accumulent dans les mers du globe.

Pourtant ce ne sont pas les solutions qui manquent

Si le PNUE a commencé à s’intéresser à la problématique en 2009, cela fait longtemps que d’autres se sont penchés sur la question.

En France, on commence à s’intéresser à des filets… biodégradables. Dans les Hauts-de-France, le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale veut promouvoir une campagne d’essais dans son programme d’action pour 2018. Cette année verra donc la mise au point d’un partenariat entre les pêcheurs et le pôle d’innovation Aquimer pour définir le cahier technique de ce filet de nouvelle génération. Mais pour que cet essai soit pleinement une réussite encore faut-il que les marins pêcheurs se saisissent de la problématique des filets fantômes plutôt que la nier, et ce n’est pas toujours le cas.

les filets fantômes en nylon peuvent être recyclés

Au Chili, ce sont trois jeunes américains qui se sont saisis du problème. En effet, les pêcheurs locaux changent très fréquemment de filets, en brûlant, stockant ou en se débarrassant en mer des anciens devenus inutiles car irréparables. Les trois entrepreneurs y ont vu un filon et rachètent dorénavant les vieux filets, qui seront lavés, broyés puis fondus pour devenir la matière première permettant de créer des skates ou des lunettes de soleil, commercialisés aux États-Unis. En deux ans de fonctionnement, l’entreprise Bureo a permis de récolter près de 50 tonnes de plastique issues de filets qui seraient devenus fantômes sans cette action.

Aux Philippines aussi, on a trouvé un filon pour recycler les filets usagés ! Il passe cette fois par le premier producteur mondial de dalles de moquette, Interface, et par une petite société Philippine, Net-Works, qui récupère les filets abandonnés. Ceux-ci sont ensuite traités et recyclés en Slovénie pour fournir des dalles de moquette neuves commercialisées par Interface. Chaque filet rapporté est payé, ce qui permet d’alimenter une économie circulaire, où Net-Works offre du travail et des prestations sociales tout en protégeant l’environnement. En 4 ans, c’est ainsi 88 tonnes de plastique qui ont été sorties de l’océan ! Il faut aussi savoir que la production de nylon représente 45 % de l’impact environnemental d’une dalle de moquette.

filet fantôme échoué

Que ce soit en amont, lors de la production des filets, ou en aval une fois que le mal est fait, des solutions existent pour parer le danger des filets fantômes. Mais, si la récupération manuelle de ces filets reste possible sur le littoral des régions moins favorisées, elle n’est pas une solution pour la pêche hauturière comme la pratique les pays développés car le coût du repêchage en mer excède de loin les bénéfices attendus.

Alors comment les pays développés peuvent-ils apporter leur contribution à cette dépollution des océans ? En privilégiant les plastiques biodégradables pour les engins de pêche les plus à risque certes, mais aussi en limitant les méthodes de pêche les plus soumises à l’aléa de la perte de filet : l’interdiction de la pêche profonde au delà de 800 mètres dans les eaux européennes est un premier pas, elle est d’ailleurs entrée en vigueur le 12 Janvier.

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Les Français croient aux pouvoirs de la consommation locale (étude) http://e-rse.net/francais-consommation-locale-numerique-etude-solocal-mes-courses-pour-la-planete-24422/ http://e-rse.net/francais-consommation-locale-numerique-etude-solocal-mes-courses-pour-la-planete-24422/#respond Thu, 16 Feb 2017 12:59:25 +0000 http://e-rse.net/?p=24422 Quel est le potentiel du local ? Quels sont les comportements des consommateurs français ? Le digital peut-il être une arme au service du local ? La réponse avec Pascal Garcia du groupe SoLocal.

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Impossible d’y échapper ces dernières années… le local, c’est tendance ! Mais celui-ci ne se cantonne plus au panier du consommateur, il s’est étendu à d’autres secteurs comme le tourisme, les médias, la santé, l’énergie ou encore la finance. Et si des solutions locales permettaient de résoudre le désordre ambiant ?

Quel est le potentiel social, économique et environnemental du local ? Quels sont les comportements des consommateurs français en la matière ? Le digital peut-il être une arme au service du local ? Ces questionnements sont au cœur de la nouvelle étude de l’observatoire MesCoursespourlaPlanete intitulée « Les Français, la consommation locale et le digital », réalisée en partenariat avec le groupe SoLocal.  Retour sur les résultats de cette grande enquête nationale avec Pascal Garcia, Secrétaire général et DGA en charge de la Stratégie, des Partenariats et des Relations Extérieures du groupe SoLocal.

Lorsqu’on demande de définir ce qu’est un « professionnel local », 94,5 % des Français désignent un professionnel qui produit/fabrique localement, 91 % un professionnel qui travaille avec des petits producteurs ou artisans locaux et 82 % un professionnel situé à proximité.

La consommation locale, une hyper-tendance de fond chez les consommateurs français

Plus de 8 Français sur 10 voient le local comme un outil pour répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux (cette proportion est plus forte encore chez les 18-29 ans). Pourquoi ? Car la consommation locale permet de réduire les impacts sur l’environnement, d’embaucher et utiliser des ressources locales, et d’aller vers plus de proximité avec les producteurs, plus de transparence, plus de liens sociaux dans les échanges.

D’une consommation locale à « hyper-locale »

Selon les résultats de l’enquête, les Français associent le mot local à la ville : pour 41 % des Français, le local ne dépasse pas l’échelle de la ville ou de l’agglomération.

L’essor du « Made in France » a conquis depuis 2010 de nombreux consommateurs. La tendance de fond devient aujourd’hui encore plus forte puisque les consommateurs français privilégient désormais le « Made in Local ». L’hyper-localisme, c’est à dire le rapprochement de la production au plus près des lieux de vie, est assurément la tendance lourde des prochaines décennies pour les élus, comme pour les entreprises et les marques.

Les « locavores », une niche à fort potentiel de croissance

Selon les résultats de l’étude, près d’un Français sur 4 est un adepte du « localisme ». Mais attention, cette sensibilité est loin d’être la même chez tous les Français. De la consommation très occasionnelle ou systématique, le degré d’engagement reste très variable et segmenté.

En 2017, le noyau dur de cette tendance de consommation représente 23 % des Français âgés de 18 ans et plus. Ces derniers, pour lesquels le local est central dans la vie quotidienne, considèrent la consommation locale comme une réponse multiple aux problèmes de société : emploi, protection de l’environnement, désertification des campagnes, ou encore qualité et traçabilité des produits…

Ces consommateurs d’un nouveau genre représentent une niche à fort potentiel de croissance, susceptible d’intéresser les directions marketing et commerciales, mais aussi les entrepreneurs locaux.

Le « small business » à l’honneur de la consommation locale

Les Français associent de façon très nette le local au « small business » : 94 % des répondants font entrer les « petites entreprises qui produisent localement » et les « petits commerces et restaurants de proximité » dans le champ de l’économie locale, contre seulement 58 % pour les « grandes entreprises implantées à côté de chez eux ».

Les grandes entreprises doivent donc aujourd’hui inventer un modèle localiste au plus près des consommateurs et de leur lieu de vie : micro-franchises commerciales, micro-usines, fablabs, gammes locales, regroupement de PME locales, circuits-courts…

Le digital au service de la consommation locale

L’émergence de la consommation locale intervient au moment même où le numérique s’intègre à tous les aspects de notre quotidien. Est-ce vraiment une coïncidence ? Non, les Français associent assez naturellement local et digital.

Même si les ventes par Internet sont souvent montrées du doigt pour leurs impacts négatifs potentiels sur les commerces de centre-ville, les Français sont plus de 7 sur 10 à penser que le digital peut servir à re-créer du lien entre les consommateurs et les producteurs locaux.

Il devient courant de s’informer ou de consommer local en passant par Internet : plus d’un Français sur 2 a déjà effectué des recherches Internet sur des professionnels de proximité. Le site Internet pagesjaunes.fr arrive en 2ème position des sources d’informations les plus consultées pour consommer local. PagesJaunes a d’ailleurs lancé il y a un an maintenant « Les Ecopros de PagesJaunes », un moteur de recherche qui regroupe des professionnels écoresponsables engagés pour l’environnement, et qui intègre le critère de la production locale pour certains secteurs d’activités. 

Les résultats de notre enquête démontrent que, loin d’illustrer un repli sur soi, la tendance est à un « néo-localisme » ou « localisme ouvert » mêlant comportements de consommation ultra-localistes et utilisation d’outils numériques globalisés. Retrouvez l’intégralité de l’enquête et consultez l’infographie pour en découvrir les principaux résultats.

 

Crédit photo : Consommation locale sur Shutterstock.

 

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L’Homme multiplie par 170 la vitesse de la transformation du climat http://e-rse.net/homme-cause-rechauffement-climatique-170-24439/ http://e-rse.net/homme-cause-rechauffement-climatique-170-24439/#respond Thu, 16 Feb 2017 09:14:11 +0000 http://e-rse.net/?p=24439 Une nouvelle étude confirme le rôle crucial que jouent les activités humaines dans le réchauffement climatique. Et les chiffres sont alarmants : d'après cette étude, le changement climatique multiplie la vitesse du changement climatique par 170.

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Une nouvelle étude confirme le rôle crucial que jouent les activités humaines dans le réchauffement climatique. Et les chiffres sont alarmants : d’après cette étude, l’Homme multiplie la vitesse du changement climatique par 170.

Depuis que le changement climatique actuel a été identifié par les scientifiques, une questions est demeurée constante dans le débat public : le réchauffement climatique est-il vraiment d’origine humaine, où est-il un phénomène naturel ? L’écrasante majorité des scientifiques s’accordent à dire que le réchauffement climatique actuel est largement causé par les activités humaines. Néanmoins, certains, qui doutent du rôle que l’Homme peut jouer dans ce phénomène, prétendent au contraire que le réchauffement climatique est un phénomène naturel, causé par le rayonnement solaire, les forces géologiques ou biosphériques.

Comme dans toute controverse scientifique, des questions subsistent et sont entretenues par certains scientifiques. L’Homme est-il vraiment responsable du changement climatique ? Peut-il vraiment y faire quelque chose ? Et s’il y contribue, dans quelle mesure, quelle est sa part de responsabilité ? Sur ces questions, les “climato-sceptiques” ont voulu instiller le doute, remettre en cause les travaux des climatologues. Mais désormais, une étude de grande ampleur apporte toutes les réponses.

Les causes naturelles du réchauffement climatique : quasi-inexistantes

meteo-extreme-changement-climatiqueL’étude publiée par Owen Gaffney et Will Steffen (ancien directeur de d’Université Nationale Australienne et de la Commission Australienne du Climat) a voulu résoudre une équation simple : parmi tous les facteurs qui peuvent influencer le climat (les facteurs astronomiques, géologiques, biosphériques et humains) lesquels sont les plus importants, et dans quelle mesure ?

Pour cela, les chercheurs ont mesuré l’influence des différents facteurs naturels ayant un effet sur les températures avant le début de l’influence industrielle (les années 1800). D’après les résultats de l’étude, les facteurs atmosphériques, géologiques et les mécanismes internes aux écosystèmes terrestres auraient une influence assez faible sur le climat depuis au moins 7 000 ans. Mais plus étonnant : ils auraient plutôt contribué à faire baisser la température, à un rythme d’environ 0.01 degré par siècle. Cela confirme d’autres études qui avaient déjà identifié que, selon les tendances naturelles, le climat devrait plutôt se refroidir (le cycle de l’énergie solaire notamment, est en baisse).

En résumé : sans l’Homme, les températures devraient baisser, et pourtant elles augmentent. Et grâce aux données disponibles, les chercheurs ont pu calculer à quel point l’activité humaine influençait le climat.

Le climat bouge 170 fois plus vite à cause de l’être humain

Depuis que l’Homme a commencé à avoir une influence significative sur le climat, les choses ont changé. D’abord, la température ne diminue plus. Au contraire, elle augmente. Et elle augmente très vite.D epuis les années 1800, la température a augmenté en moyenne de 0.7 degré par siècle. C’est donc un rythme de transformation 70 fois plus rapide que précédemment dans l’histoire. Mais le plus étonnant, c’est que ce changement a lieu dans le sens inverse de ce que les phénomènes naturels devraient produire !

Et depuis quelques années, les choses s’accélèrent. Dans les 45 dernières années, les températures ont augmenté en moyenne de 0.017 degrés par an. Dit comme cela, cela paraît peu. Mais en réalité, si la tendance se poursuit, cela donnerait une moyenne de 1.7 degrés d’augmentation par siècle … soit un rythme 170 fois plus élevé que ce que le cycle naturel pouvait laisser prévoir. Et encore une fois, il faut préciser que ce rythme devait en principe avoir lieu dans le sens inverse !

L’équation de l’Anthropocène : ce qui cause le réchauffement climatique

Grâce à ces travaux, les chercheurs ont identifié une équation simple qui résume notre époque et la façon dont elle influence la transformation du système terrestre. C’est l’équation de l’Anthropocène. Elle peut s’écrire ainsi : (avec A comme forces astronomiques, G comme forces géologiques, I comme forces biosphériques internes à l’écosystème de la terre, et H comme l’influence de l’Homme)

equation anthropocene

Ou plutôt, puisque les forces “naturelles” tendent à avoir un impact négligeable sur la transformation de l’écosystème, elle peut s’écrire ainsi :

equation anthropocene

Derrière cette équation apparemment abstraite, ce qu’il s’agit de dire c’est que c’est l’Homme qui transforme le climat et l’écosystème. Et l’Homme, ce H dans l’équation, c’est une fonction de 3 paramètres essentiels. La population (P), la consommation (C) et la technologie (T, qui correspond surtout à nos consommations d’énergie).

equation anthropocene

Cela confirme donc ce que toutes les données disponibles nous disent déjà. Nous détruisons notre climat, et ce pour une raison principale : nous consommons trop de ressources et d’énergie. Et comme nous sommes aussi très nombreux, cette surconsommation a un impact énorme sur notre planète. Tellement énorme que notre ère géologique est désormais appelée par les experts … l’Anthropocène. L’ère de l’Homme. Mais vue la vitesse à laquelle nous détruisons notre planète, on peut se poser la question suivante : pour combien de temps encore ?

 

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Numérique et entrepreneuriat en Afrique : le grand bond en avant http://e-rse.net/numerique-et-entrepreneuriat-en-afrique-grand-bond-en-avant-orange-24395/ http://e-rse.net/numerique-et-entrepreneuriat-en-afrique-grand-bond-en-avant-orange-24395/#respond Tue, 14 Feb 2017 11:26:39 +0000 http://e-rse.net/?p=24395 Entre Guinée et Niger, regards croisés sur l'entrepreneuriat en Afrique, avec Fatoumata Guirassy (Directrice de SabouTech) et Almoktar Allahoury (Directeur du CIPMEN) : deux incubateurs qui marquent l’avènement d’un nouvel écosystème sur un continent en pleine évolution.

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Entre Guinée et Niger, regards croisés sur l’entrepreneuriat en Afrique, avec Fatoumata Guirassy, Directrice de SabouTech, et Almoktar Allahoury, Directeur du CIPMEN : deux incubateurs qui marquent l’avènement d’un nouvel écosystème sur un continent en pleine évolution. Ludovic Centonze, Responsable de projets Orange pour le développement, leur donne la parole.

L’époque où les premiers incubateurs de l’Afrique de l’Ouest passaient pour des expérimentations, pleines de promesses mais aussi d’interrogations, est révolue. Aujourd’hui, ces briques fondamentales du développement des éco-systèmes entrepreneuriaux innovants sont des acteurs majeurs du paysage numérique africain. Et au-delà de leur succès, ils sont en train de passer un cap remarquable : ils se mettent en réseau pour unir leurs efforts et opérer un passage à l’échelle majeur.

A l’occasion de l’événement Sahelinnov, Orange se félicite de constater que le programme Orange pour le Développement (O4D) porte ses fruits. Soutenu notamment par Afric’innov, le Programme Afrique Innovation, l’Agence Française de Développement et Orange, Sahelinnov marque l’émergence d’un réseau très inclusif et d’un programme d’accélération de startup qui couvre : Guinée, Sénégal, Mauritanie, Mali, Niger, Burkina et Tchad. Un réseau d’innovation qui promet de devenir une référence régionale dans les années à venir.

Promoteurs et chevilles ouvrières de cette nouvelle ère, Fatoumata Guirassy, Directrice de l’incubateur SabouTech à Conakry, et Almoktar Allahoury, Directeur de l’incubateur CIPMEN à Niamey, témoignent de la formidable dynamique d’une génération numérique africaine qui monte.

Ludovic Centonze : Vous avez fait le choix de quitter une situation professionnelle confortable à l’international pour vous lancer dans l’entrepreneuriat dans vos pays d’origine. Quelles convictions vous y ont poussés ?

Fatoumata Guirassy : Mes parents sont très attachés à leur pays d’origine, qu’ils ont quitté dans les années 70, et j’ai toujours vécu dans une double culture. J’étais émerveillée à chaque voyage qui me faisait revenir au pays. Le déclic s’est réellement opéré lors de missions en Afrique alors que je travaillais dans une entreprise en France. J’ai parcouru le continent et j’ai senti qu’il y avait quelque chose à faire, des opportunités à saisir quand, en Europe, tout semblait déjà fait. Le projet a mûri, je suis venue et je ne regrette rien.

Almoktar Allahoury : C’était mon plan de départ. Mon profil est rare au Niger, et j’ai été boursier de l’état jusqu’à vingt ans. C’était naturel d’y retourner : tout ce que l’on fait ici est plus impactant. La transformation économique en France est très complexe, avec des enjeux colossaux et beaucoup d’existant. Ici, on a le sentiment de pouvoir profiter du saut technologique, il y a moins de pesanteur et on peut réellement construire des choses pour l’avenir, avec des défis qu’aucun pays n’a jamais connu.

L.C. : Comment l’Afrique est-elle en train de changer ?

F.G. : Quand on rencontre nos homologues d’autres incubateurs, on voit que les choses bougent. Les jeunes réalisent qu’ils ne peuvent pas compter sur l’État, et que les problèmes peuvent se transformer en opportunités. En Guinée, Ebola a gelé l’activité pendant un moment, mais le pays est doté d’un grand potentiel, minier, agricole, énergétique, et d’une population jeune très nombreuse et dynamique, dont malheureusement 60% est au chômage. L’entreprenariat est une réponse directe dans un pays où l’offre d’emploi est au plus bas. Les success stories qui émergent dans ce contexte sont autant d’exemples qui encouragent de nouvelles personnes à se lancer. Internet est un facteur clé de cette transformation du continent, mais il y a pour structurer l’écosystème un travail d’éducation à faire, aussi bien auprès de la population que des pouvoirs publics. Le modèle de l’incubateur apparaît comme le tremplin dont le pays a besoin.

A.A. : Il y a quinze ans, on surnommait l’Afrique le « continent sans espoir ». Aujourd’hui, on parle d’une « Afrique qui se lève ». La diaspora a tendance à rentrer, il y a un réel dynamisme dans le domaine de l’innovation, tiré par les pays anglophones comme le Kenya qui ont des écosystèmes plus matures. Mais innover et entreprendre est surtout une nécessité ! Car localement la situation est toujours difficile. Au Niger, le défi est triple dans une région particulièrement exposée au changement climatique, entourée de zones de conflit et en pleine explosion démographique. Avec le CIPMEN, qui est le premier projet d’incubateur du pays, nous voulons montrer l’exemple à travers des réussites concrètes pour poser les premières briques d’un écosystème. La PME est une réponse directe au chômage : elle embauche, innove et permettra ainsi de créer une classe moyenne, moteur de l’économie.

L.C. : Fatoumata, y-a-t-il un rôle particulier des femmes dans ces nouvelles formes d’économie ?

F.G. : En Guinée, les femmes ont un rôle très important dans l’économie informelle, les petits commerces, les marchés… Mais elles sont beaucoup moins présentes dans la nouvelle économie, car elles ne sont pas conscientes de tout ce qu’elles peuvent y faire. Ainsi, nous recevons peu de candidatures de femmes à SabouTech. Une partie de notre programme est dédié à la sensibilisation des jeunes femmes aux TIC : nous cherchons la parité dans les groupes d’étudiants auxquels nous nous adressons, et nous encourageons les candidatures féminines. Elles ont tout à y gagner et le pays aussi.

L.C. : Almoktar, vous êtes à la tête de l’un des plus anciens incubateurs de la sous-région (avec le CTIC Dakar), pouvons-nous dire que vous avez franchi avec succès une première étape ?

A.A. : L’objectif est fixé à cinq ans pour l’autonomie financière et nous avons atteint les 70% à trois ans. Nous avons déménagé pour accueillir plus d’entreprises, et en avril prochain, la première promotion sortira de l’incubateur, avec de très belles réussites dans des domaines variés : studio de production dont l’émission économique passe à la télévision, services numériques de vidéo surveillance et vidéo à la demande pour les commerçants, drones civils manufacturés au Niger et utilisés par exemple dans l’agriculture pour surveiller l’évolution des cultures… Ce sont toutes des initiatives à fort impact social et économique qui peuvent répondre aux défis de ce continent.

L.C. : Travaillez-vous ensemble malgré la distance qui sépare vos deux pays ? Vous sentez-vous partie prenante d’un mouvement régional fort ?

F.G. : Les liens sont étroits entre nos incubateurs. Il faut savoir que nous nous sommes appuyés sur le modèle et l’expérience du CIPMEN pour lancer SabouTech. Le CIPMEN a quant à lui été créé grâce au soutien de CTIC Dakar, incubateur « historique » du continent qui a été lancé en 2011. SabouTech servira à son tour de modèle pour l’ouverture d’un nouvel incubateur. Avant notre lancement et aujourd’hui encore, nous travaillons donc ensemble et échangeons beaucoup, même si ce n’est pas de façon formelle.

A.A. : Plusieurs initiatives sont en cours, d’un côté pour rapprocher start-ups africaines et française au travers de résidences d’entreprises par exemple, de l’autre pour créer un maillage au sein même du continent. C’est tout l’objet de l’évènement annuel Sahelinnov que nous sommes en train de monter pour rassembler les start-ups et dupliquer leurs idées dans une zone touchée par les mêmes problématiques.

L.C. : Quelles sont vos attentes vis-à-vis de l’Europe et des grands groupes industriels qui vous soutiennent comme Orange ?

F.G. : À l’avenir, l’important est à mon sens de nourrir cet écosystème, pas nécessairement par un soutien financier des acteurs, mais au travers d’un ancrage local fort, qui facilitera la coopération et démultipliera le développement d’activités communes, avec les entreprises comme avec les universités.

A.A. : Le lancement du CIPMEN et de SabouTech a été initié par Orange, puis d’autres entreprises (Total, Bolloré, la Société Générale…) et institutions ont été invitées à la table pour un partenariat public/privé. Cette organisation en association, au contact d’acteurs de poids, est très bénéfique au démarrage pour acquérir tous les outils, et facilite l’accès aux investissements pour nos start-ups. C’est ce genre de relation que nous voulons entretenir dans le futur.

Almoktar Allahoury, Directeur du CIPMEN : Almoktar Allahoury est Nigérien. Il a suivi une classe préparatoire au Maroc puis des études d’ingénieur en France, avant d’intégrer plusieurs cabinets de conseil. Rentré au Niger en 2012, il postule pour devenir directeur d’un incubateur en devenir : le Centre Incubateur des PME au Niger (CIPMEN). Le CIPMEN a lancé officiellement ses activités en avril 2014 avec cinq entreprises en incubation. Créé sous la forme d’une association appuyée par un partenariat public/privé rassemblant notamment de grandes entreprises françaises, dont Orange, l’incubateur accompagne aujourd’hui douze entreprises dans les domaines du numérique, des énergies renouvelables, de l’environnement et de l’agro-business. Elle propose deux programmes : la pré-incubation, qui accompagne les acteurs de la phase d’idée à la création de leur entreprise pendant trois à six mois, et l’incubation sur trois ans.

Fatoumata Guirassy, Directrice de SabouTech : Fatoumata Guirassy est née et a grandi en France, où elle a passé un Master en économie internationale à la Sorbonne, puis un MBA développement de projet en développement durable. Elle travaille cinq ans en tant que consultante dans les systèmes d’information, et c’est un VIE qui la conduit finalement en Guinée, pays d’origine de ses parents. Directrice de l’incubateur SabouTech depuis dix mois, elle a travaillé à sa mise en œuvre institutionnelle, et accompagne aujourd’hui une dizaine d’entreprises en incubation ou pré-incubation. Construit sur le même modèle de partenariat public/privé que le CIPMEN, Saboutech est le tout premier incubateur de Guinée. Il propose aux entreprises un accompagnement individualisé et œuvre à sensibiliser toutes les populations, particulièrement les jeunes, à l’entreprenariat, dans un écosystème où tout est à construire.

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Les 10 tendances du green business à suivre en 2017 http://e-rse.net/10-tendances-rse-green-business-2017-24161/ http://e-rse.net/10-tendances-rse-green-business-2017-24161/#comments Tue, 14 Feb 2017 11:12:55 +0000 http://e-rse.net/?p=24161 Quelles sont les tendances de la RSE et du green business à suivre cette année ? Blockchain, matériaux innovants ou encore supply chain... Voici le top 10 !

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Quelles sont les 10 tendances du green business à suivre cette année ? Entre la blockchain, la supply chain ou les matériaux innovants, on fait le point !

Comme chaque début d’année, nous avons l’occasion de nous adonner à un peu de prospective. Et la prospective, dans le monde de la RSE et du développement durable, semble particulièrement importante. En effet, dans cet univers en mutation constante face à la pression de nouvelles exigences de consommation, de nouvelles réglementation, savoir quelles tendances il faut observer et investir doit être une priorité, à la fois pour les entreprises et organisations investies dans le green business, mais aussi pour les consommateurs, les observateurs et tous ceux qui souhaitent participer à un monde économique plus durable.

C’est pour cette raison que cette année encore, nous passons en revue pour vous les rapports de prospective et autre synthèses élaborées par les experts internationaux de la RSE et du développement durable. Aujourd’hui, on fait le point sur les 10 tendances du Green Business identifiées par GreenBiz dans son rapport 2017.

Alors, quelles seront les grandes innovations à suivre cette année dans le green business ? Quelles seront les tendances à suivre de près ? Les domaines à investir ? La réponse en 10 points !

1 – La blockchain : de la traçabilité à la RSE !

Big-Data-sustainability-durableVous avez probablement déjà entendu parler de la bockchain. Il s’agit de cette technologie de base de données transparentes et décentralisées qui permet entre autre l’existence des monnaies virtuelles comme le bitcoin. Mais quel intérêt pour la RSE ou le green business me direz-vous ?

Eh bien c’est simple. Le principe de la blockchain est de permettre à des données (des transactions par exemple) de circuler dans une base de donnée commune, accessible à tous, sans jamais être falsifiée puisqu’à chaque fois qu’une donnée est échangée ou qu’une transaction est effectuée, celle ci doit être validée et enregistrée. Dans le cadre du green business ou de la RSE, ce principe pourrait avoir des applications multiples. Par exemple grâce aux technologies de blockchain (notamment ses dérivés qu’on appelle les “smart contracts”) il sera possible pour une entreprise de mettre en place une vraie politique de traçabilité sur sa supply chain. Imaginez qu’un matériau produit à l’autre bout du monde soit nécessaire à la fabrication de votre produit. Imaginez qu’à chaque fois que ce matériau est transporté, échangé, distribué quelque part sur votre chaîne de fournisseurs, la transaction doive-t-être validée dans une base de donnée infalsifiable, ce qui vous permettrait de suivre avec exactitude son parcours ? Grâce à de tels systèmes, les scandales comme ceux de la viande de cheval deviendraient virtuellement impossibles. Et cela permettrait même au consommateur d’avoir éventuellement accès à toutes ces infos, et de savoir exactement d’où viennent ses produits et dans quelles conditions ils ont été produits.

Bien sûr, les applications sont infinies : lutte contre la corruption, traçabilité, transparence, dialogue parties prenantes… Tout pourrait potentiellement devenir plus transparent et plus simple à contrôler grâce à la blockchain.

2 – Des matériaux innovants et adaptés à l’économie circulaire

Deuxième tendance de fond : celle des nouveaux matériaux, en particulier dans un contexte d’économie circulaire. De nombreux acteurs dans des domaines économiques variés commencent à investir dans de nouvelles techniques de production de matériaux. L’idée ? Se détourner peu à peu des industries très lourdes comme la pétrochimie pour développer de nouvelles matières plus écologiques, dans une perspective d’économie circulaire. Dans son rapport Greenbiz évoque ces nouveaux matériaux plastiques enrichis en matière végétales ou en pulpe de bois, plus écologiques et qui se recyclent mieux que els plastiques traditionnels parfois difficiles à prendre en charge lorsqu’ils deviennent des déchets. Autre exemple : les nouvelles formes de ciments auto régénérants, ou encore les projets de blocs de briques construites à base de … CO2 capté dans l’atmosphère !

Sur e-RSE.net, nous avions aussi identifié des acteurs intéressants dans ce domaine : c’est le cas par exemple de ces entreprises qui recyclent des déchets océaniques (plastiques, filets et autres) pour en faire des chaussures, ou encore de cette start-up israélienne qui utilise les méduses échoués sur les plages pour fabriquer des textiles aux propriétés anti-septiques.

3 – Les ODD deviennent une stratégie business

Il existe de nombreux outils à disposition des entreprises pour les guider dans leurs actions en faveur du développement durable. Il s’agit par exemple des normes ISO26000, ISO14001, des grilles de reporting comme la Global Reporting Initiative… Mais l’une d’entre elles devrait prendre de l’importance cette année : les Objectifs du Développement Durable. Ces 17 objectifs mis en place par l’ONU et le Global Compact ont pour objectif de guider les entreprises et de leur donner des lignes directrices dans leurs actions de durabilité. Et de plus en plus d’entreprises s’y mettent. En effet, d’après le rapport, les ODD deviennent peu à peu une grille de lecture pour les parties prenantes des entreprises afin de savoir quels acteurs sont les plus avancés en matière de développement durable. Et l’émulation aidant, tout le monde devrait s’y mettre dans les mois à venir.

Ce n’est pas pour rien que le Global Compact France a lancé ce mois-ci une plateforme participative pour encourager les entreprises à s’investir dans la réalisation des ODD : le Global Impact +. Les ODD sont tendances, alors n’attendez pas !

4 – De l’eau illimitée : c’est possible ?

En 2016, le Word Economic Forum a classé la rareté de la ressource en eau parmi les plus grands facteurs de risques sociétaux dans le monde, devant les cyber attaques ou les crises alimentaires. En effet, on sait que la pression sur la ressource en eau augmente : les besoins agricoles croissent, les besoins industriels également, et dans le même temps, la disponibilité de la ressource diminue notamment à cause des pollutions et du réchauffement climatique.

Résultats, de plus en plus d’acteurs vont devoir trouver des moyens de mieux conserver et de mieux utiliser l’eau. Les entreprises cherchent d’abord à mieux connaître leurs consommations : Véolia travaille actuellement sur des méthodes de calcul de l’empreinte eau par exemple, mais ce n’est pas tout. En 2015, la Global Cleanwater Desalinisation Alliance a ainsi réuni des entreprises pour chercher des solutions viables pour désaliniser l’eau et la rendre potable. D’un autre côté, 90 start-up internationales ont participé au Water Data Challenge, pour développer et commercialiser des solutions de conservation de l’eau. De nombreuses techniques sont en réflexion : des compteurs d’eau intelligents pour réduire notre consommation, des techniques d’irrigation plus performantes pour économiser l’eau dans l’agriculture, ou encore de nouvelles techniques de dépollution. À suivre donc pour tous les industriels !

5 – L’énergie renouvelable en mode corporate

Energie-Renouvelable-ProblemeLà encore, c’est une tendance de fond : les entreprises se mettent à l’énergie renouvelable. Cela fait d’ailleurs plusieurs années que le mouvement se lance : en 2015, la plupart des grandes entreprises du web s’étaient déjà tournées vers les énergies propres en passant au 100% renouvelable. Mais le mouvement se poursuit : il s’agit tout autant de se tourner vers des fournisseurs renouvelables que de se doter de fermes solaires ou éoliennes privées, de rénover ses bâtiments pour y intégrer la notion d’énergie positive… Bref, il s’agit de faire le virage vers le renouvelable le plus rapidement possible. Et dans cette course, ce seront les entreprises qui s’y mettront le plus rapidement et le plus profondément qui gagneront le plus en terme d’image, d’autonomie et de résilience.

Il faut donc s’y mettre dès aujourd’hui !

6 – La performance environnementale devient un enjeu de confiance pour les parties prenantes

Parler de ses performances environnementales ? Être transparent sur ses actions en matière de durabilité ? Voilà l’enjeu de confiance n°1 cette année ! On le sait, de plus en plus d’entreprises commencent à se mettre à nue sur les questions environnementales, notamment à travers le rapport RSE. Et c’est normal : pour de plus en plus de parties prenantes, la performance environnementale devient un critère de confiance. Ainsi, les investisseurs et autres financiers sont de plus en plus nombreux à considérer le risque climatique dans leurs porte-feuilles d’actions. Mais c’est aussi le cas des consommateurs, qui désirent de plus en plus des produits respectueux de l’environnement.

Mais la grosse tendance de cette année, c’est bien l’incorporation des critères environnementaux (et en particulier climatique) dans les évaluations d’investissement responsable. Alors si les entreprises veulent garder la confiance de leurs parties prenantes (en particulier financières) il faudra être transparent en matière environnementale.

7 – L’investissement dans la qualité et la durabilité de la supply chain

Dans un monde où les consommateurs réclament de la traçabilité et veulent faire la lumière sur l’origine et les conditions de production de leurs achats, la supply chain devient un enjeu fondamental. On vous en avait déjà parlé : la supply chain est désormais la priorité RSE des grandes entreprises. Mais cette année, le phénomène devrait s’amplifier. Désormais, investir dans la qualité, la durabilité et la traçabilité de sa supply chain, en particulier dans les grands secteurs de l’agro-alimentaire, c’est s’assurer des retombées significatives en termes d’image et de performance.

En effet, il s’agit avant tout de sécuriser ses fournisseurs et ses approvisionnements clefs. Dans un monde très instable (climatiquement, mais aussi économiquement et socialement), investir pour renforcer la sécurité et la traçabilité de sa supply chain c’est prévoir les risques et tenter de les manager par anticipatioN. Plus encore, investir pour améliorer la santé économique de ses fournisseurs c’est améliorer leur productivité, la qualité des produits, et aussi leur capacité à durer !

8 – Un nouveau paradigme de la mobilité et du transport

Cela ne vous a pas échappé : le monde de la mobilité se transforme. Auto-partage, covoiturage, voitures électriques, véhicules autonomes, nouveaux usages et nouveaux carburants : tout est en train de changer. Et cela ne concerne pas seulement les concepteurs automobiles ! Bien sûr, ces derniers vont probablement investir dans le véhicule électrique, et de nombreuses questions se poseront sur l’efficacité de ce nouveau type de mobilité individuelle (voir notre article : La voiture électrique est-elle vraiment écologique ?). Mais d’autres acteurs clefs (notamment les géants de la tech) regardent aussi avec attention du côté des voitures autonomes.

Des entreprises n’ayant rien à voir avec la production de voitures vont devoir aussi examiner la tendance : c’est le cas de toutes celles qui possèdent une supply chain ! Que l’on doive transporter des produits, livrer des services, il faut une flotte de véhicules. Et qui dit flotte de véhicules dit investissement dans de nouveaux modèles : investir dans des modèles hybrides, électriques ou moins polluants. Il s’agit aussi de réoptimiser sa supply chain, les déplacements de ses salariés en entreprise : bref, garder à l’oeil les nouveaux usages de la mobilité !

9 – Des nouveaux moyens de communication sur le développement durable

En matière de communication, le rapport 2017 de GreenBiz identifie une tendance dont nous vous parlions très récemment : la transformation des moyens de communication institutionnels sur le développement durable. Et si le rapport RSE reculait un peu pour laisser sa place à des communications plus “grand public” ? C’est en tout cas une tendance qui apparaît partout, notamment outre Atlantique. Les rapports techniques et complexes laissent peu à peu leur place à de nouvelles expériences, plus humaines, plus interactives : la datavisualisation, la réalité virtuelle, l’interaction sur les réseaux sociaux.

10 – La résilience comme stratégie de durabilité

Enfin, on observe aussi le début d’un basculement de paradigme. Peu à peu, on passe du “développement durable” à la “résilience” (voir la définition de la résilience). L’idée est simple : on a pris conscience que le monde avait changé, que faire du business deviendra de plus en plus compliqué à mesure que le changement climatique rendra le monde instable, que les inégalités rendront le climat social plus difficile. Il ne s’agit plus seulement de faire du “développement durable”, c’est à dire de prendre en compte à la marge l’environnement et la société dans la course au profit. Non : désormais il s’agit d’être vraiment résilient. Et qu’est-ce que cela signifie ? Cela veut dire qu’entreprises, sociétés et individus vont devoir s’adapter à un monde de plus en plus sujets aux chocs et aux crises. Être résilient, pour une entreprise, c’est donc être adaptable : être capable de transformer rapidement sa supply chain si un choc frappe un approvisionnement clef, être capable de suivre rapidement les changements de tendance de consommation, être capable de trouver des alternatives. Il s’agit aussi de prévoir les risques, de les anticiper, et de s’en prémunir !

 

Et vous, avez-vous identifié d’autres tendances de fond dans votre secteur pour 2017 ?

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Un MOOC sur la place de l’écologie et la durabilité dans nos démocraties http://e-rse.net/mooc-ecologie-politique-2017-24377/ http://e-rse.net/mooc-ecologie-politique-2017-24377/#respond Tue, 14 Feb 2017 09:12:38 +0000 http://e-rse.net/?p=24377 Quelle est la place de l'écologie dans notre système politique ? Comment la démocratie prend-elle en charge l'écologie ? Voici le MOOC pour tout savoir.

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Et si vous en appreniez un peu plus sur l’écologie politique au sein de nos démocraties ? Si vous compreniez comment s’est formé le courant politique de l’écologie, à quoi il sert, et surtout s’il pourra trouver les solutions pour résoudre la crise environnementale ? Il existe un MOOC pour vous expliquer tout cela !

La politique, étymologiquement comme dans ses fondements pratiques, vise à essayer de résoudre les défis collectifs de nos sociétés. Par exemple, créer les conditions d’une société juste ou d’une économie épanouissante sont généralement des “missions” attribuées à la politique. L’idée étant bien sûr, en démocratie, que la politique soit capable de dépasser les intérêts individuels et de les transcender pour atteindre (du moins en partie) l’intérêt général.

Mais que se passe-t-il lorsque la politique et en particulier la démocratie, doit prendre en charge un problème collectif plus complexe, dont les conséquences se traduisent sur le long terme et dont les solutions semblent difficiles, comme l’écologie ? Nos structures démocratiques sont-elles capables de penser l’écologie et d’agir en ce sens ? Comment a émergé la prise en compte politique de l’écologie ? Comment les courants de l’écologie politiques se sont-ils structurés ? Quelles réponses apportent les politiques à la question écologique ? Et surtout, la démocratie est-elle capable de répondre au défi de l’écologie, en particulier lorsque ses intérêts à court terme sont en contradiction avec ses intérêts de long terme ? Ce sont les questions auxquelles le MOOC “Ecologie Politique: défi de la durabilité pour les démocraties” qui débute le 27 février prochain.

Un MOOC pour comprendre la place de l’écologie dans la démocratie

Le MOOC, créé par l’Université de Lausanne, sera animé notamment par Dominique Bourg, Professeur en philosophie environnementale à la Faculté des géosciences et de l’environnement. L’objectif de ce cours est d’aider ceux qui le suivent à mieux comprendre la place qu’occupe l’écologie dans la démocratie contemporaine. Voici comment les organisateurs du MOOC résument l’idée du cours :

“De quoi parle-t-on lorsque l’on parle d’environnement ? Existe-t-il une crise écologique ? L’environnement se résume-t-il à la pollution ? Est-on vraiment fondé à parler de risques environnementaux ? L’environnement a-t-il affaire à la politique et si oui pourquoi ? Pourquoi et à partir de quand a-t-on pu parler d’écologie politique ? Quelles en sont les différentes expressions ? Les démocraties et leurs expressions courantes ne suffisent-elles pas à répondre aux problèmes écologiques ? Et si ce n’est pas le cas, quels sont les apports éventuels et potentiels de l’écologie politique ? Ce cours se propose à répondre à ces questions, l’objectif global étant de comprendre les tenants et aboutissants de l’interface écologie et politique.”

L’idée est donc d’acquérir une compréhension plus fine des modes par lesquels l’écologie s’exprime sur le plan politique. Mais c’est aussi d’examiner la façon dont la démocratie prend en charge le problème écologique. Notre système politique est-il à même d’appréhender l’écologie ? Comment le fait-il ? Et cela suffira-t-il face à l’urgence du problème ?

Le programme du MOOC “Ecologie Politique”

Au programme de ce cours de 4 semaines, 4 modules distincts pour mieux comprendre l’écologie politique.

Module 1: Les maux et les mots de l’écologie

Le premier module s’attachera à bien définir ce que sont les mots de l’écologie. Il s’agit autant de comprendre comment a émergé la problématique écologique dans l’agenda public que d’analyser et de bien classifier le vocabulaire employé. Qu’est-ce qu’une crise écologique ? Qu’est qu’un risque écologique ? Une pollution ? Comment tout cela s’articule-t-il dans les discours sur l’écologie ? Comment ce discours est-il devenu politique ?

Module 2: Les différents courants de l’écologie politique

Le deuxième module visera à comprendre comment l’écologie s’est structurée en courants politiques avec différents objectifs. Des partisans d’une durabilité faible à ceux qui prônent une durabilité forte, des décroissants aux courants institutionnalistes… Il s’agit ici de comprendre les formes qu’a pris l’écologie dans la sphère politique.

Module 3: De l’écologie politique au développement durable

Le troisième module abordera quand à lui les liens ambigus qui existent entre l’écologie politique et ce que l’on appelle le “développement durable”. Autrement dit, il s’agit d’examiner les liens et oppositions qui existent entre l’écologie et sa ré-appropriation par le système économique et politique actuel : le développement durable. Un “développement” peut-il vraiment être durable ? Et le “développement durable” actuel peut-il vraiment être écologique ?

Module 4 : Le courant institutionnaliste de l’écologie politique et le problème auquel il cherche à répondre : l’incapacité des démocraties à gérer le long terme

Enfin, le MOOC se terminera par une analyse de la capacité des démocraties à prendre en charge le problème écologique. Il s’agit de comprendre si la démocratie représentative, par sa structure et son fonctionnement, sont ou non à même de prendre sérieusement en charge les questions écologiques.

antarctique-polar-pods-changement-climatiqueS’inscrire au MOOC “Écologie et politique”

Le MOOC débutera le 27 février prochain, et toutes les ressources pédagogiques seront accessibles gratuitement. Pour obtenir le certificat, il faudra néanmoins s’inscrire à la version payante (des aides financières sont mises à disposition des personnes n’ayant pas les moyens de financer le cours).

Pour vous inscrire, rendez-vous sur la page du cours ici : MOOC Écologie et politique.

Et pour ceux que les MOOCs, le développement durable et la RSE intéressent, sachez que cette année encore, le CNAM relance son MOOC sur la RSE et le développement durable en entreprise (cliquez pour plus d’infos). Il n’est pas trop tard pour vous y inscrire !

 

 

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Les robots à la conquête des mers et de leurs secrets http://e-rse.net/robots-conquete-mer-exploration-24091/ http://e-rse.net/robots-conquete-mer-exploration-24091/#comments Mon, 13 Feb 2017 15:29:33 +0000 http://e-rse.net/?p=24091 Les robots font leur révolution dans tous les domaines, et l'océan n'y échappe pas ! Et si les robots permettaient d'explorer les secrets de la mer ?

Cet article Les robots à la conquête des mers et de leurs secrets est apparu en premier sur La RSE et le développement durable en entreprise : e-RSE.net.

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On le voit dans pratiquement tous les domaines : les robots font leur révolution et s’imposent petit à petit comme un outil incontournable. Principalement utilisé pour soulager les humains des tâches les plus pénibles ou répétitives dans le domaine industriel, il semblerait que leur utilisation soit différente dans le domaine maritime : il est plus vu comme un assistant, permettant de repousser les limites humaines de l’exploration ou du travail sous-marin.

Jetons un oeil sur ce petit monde fascinant, appelé à se développer à toute vitesse !

Le robot en mer : une nouveauté pas si nouvelle ? 

Comme beaucoup de journalistes se plaisent à le rappeler, on en connaît plus sur la surface de Mars que sur le fond de nos propres océans. C’est que notre belle planète bleue est recouverte à 75% par un univers radicalement différent, dans lequel l’Homme n’est pas le bienvenu. Alors, vu son importance, comment l’étudier si ce n’est avec des sondes et des robots ?

Denise la soucoupe flottante de Cousteau, précurseur des robots marins source cousteau.org

Ceci explique pourquoi ces appareils se sont développés si rapidement dans le domaine de l’océanographie : confrontés à un terrain de jeu bien plus vaste qu’imaginé ces appareils sont devenus un atout précieux pour les chercheurs.

Dans l’exploration océanique d’après-guerre c’est l’être humain qui est le principal outil. Qu’on se rappelle des aventures de Cousteau, de la Comex ou encore des exploits de Picard et de son bathyscaphe. Qu’on essaye de conquérir la plus grande profondeur ou de prouver que l’être humain peut vivre sous l’eau, ce sont toujours des opérateurs humains qui se “mouillent”, certes avec des technologies qui s’améliorent très rapidement.

Mais avec l’augmentation des usages, l’océan perd son statut de Terra Incognita et devient un outil de développement économique. On exploite dorénavant les gisements de pétrole en eau profonde, on fait passer des centaines de milliers de kilomètres de câbles de données et l’heure n’est plus à la seule exploration : les usages doivent se professionnaliser et devenir rentables. Les activités deviennent principalement privées, ce qui va booster le développement de robots conçus pour l’exploitation et permettre indirectement aux chercheurs d’acquérir les données qui leur font défaut, et qu’il était inimaginable d’obtenir par des seuls moyens humains.

seaglider, un exemple de robot sous marin

Un besoin grandissant de données

Les robots et les drônes qui sont en cours de développement répondent parfaitement à ce nouveau paradigme : on ne cherche plus seulement à explorer les océans, mais à les exploiter. Cette exploitation étant impossible sans connaissances, il s’ensuit un besoin vital de données. Et à l’échelle de l’océan, vu l’incroyable complexité des systèmes aussi bien biologiques que physiques, c’est une véritable montagne de données qui s’avère nécessaire ! Une montagne que seuls les robots et les drones semblent capable de gravir.

Alors tous les pays ayant un intérêt stratégique se sont lancés dans le développement de ces appareils. On peut citer la France, avec l’IFREMER bien sûr : que ce soit avec le Nautilus ou les ROV comme le Victor 6000, la France tient son rôle de soutien aux activités économiques en lien avec l’océan en s’étant fait une spécialité de l’étude des fonds marins à grande profondeur. Aujourd’hui on cherche à acquérir de la donnée à une échelle trop fine pour les satellites et sur une surface immense : l’IFREMER imagine donc un projet de petit voilier autonome, qui collecterait des informations sur la salinité et la température de l’eau avant de les transmettre à terre.

Robot téléopéré Victor 6000 de l'IFREMER

Mais les américains sont bien les leader dans ce domaine et n’hésitent pas à concevoir des robots pour des tâches… particulières. La Rascasse Volante menace l’équilibre des écosystèmes dans les Caraïbes ? Envoyons un drone tueur qui nous en débarassera ! Même idée pour l’étoile de mer “Couronne d’épine” qui dévore peu à peu la Grande Barrière de Corail. Ainsi le robot, en devenant autonome, est envisagé comme un gestionnaire de la biodiversité. Mais vu la difficulté à rentabiliser ces appareils faisant appel à une technologie de pointe, j’ai beaucoup de mal à voir leur utilité réelle au delà d’un laboratoire.

robot echo explorer de boeing

Le projet de Boeing joue dans une autre cour : il est question de 6 mois de mission sous-marine en totale autonomie, à collecter toutes les données physiques et chimiques possible ! L’Echo Voyager représente ainsi l’aboutissement ultime de la technologie robotique sous-marine : une campagne océanographique menée sans coûteuse mission en mer.
Cet objectif peut aussi être atteint par un essaim de drones, comme le propose le projet M-AUE : ces petits appareils, peu coûteux, permettent l’étude d’une masse d’eau dans toutes ses dimensions de façon autonome et non seulement en un point.

Une autre spécialité va devenir l’apanage des robots : l’archéologie sous-marine par grands fonds. Il est en effet compliqué d’envoyer une équipe de plongeur de façon efficace sous les 60 mètres, alors qu’un robot comme Ocean One est parfaitement à l’aise. Conçu par l’Université de Stanford ce robot humanoïde permet à celui qui le pilote de ressentir les objets pris “en main”, ce qui lui offre une délicatesse bienvenue pour l’extraction d’objets fragiles à grande profondeur.

robot ocean one

On le voit, la multiplication des usages en mer (exploitation pétrolière, pose de câbles sous marins, énergies marines, etc.) multiplie notre besoin de connaissance sur ce milieu encore largement inexploré. À ce titre les drones et les robots sont des outils précieux, certes coûteux mais parfaitement rentables par rapport à la masse de données collectées. L’océan entre lui aussi dans l’ère de la Big Data, ce qui va révolutionner le travail de ceux qui veillent à sa protection !

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Vous ne savez pas quoi faire de vos cheveux longs… donnez-les pour la bonne cause http://e-rse.net/dons-cheveux-longs-bonne-cause-association-solidhair-24289/ http://e-rse.net/dons-cheveux-longs-bonne-cause-association-solidhair-24289/#respond Mon, 13 Feb 2017 09:18:49 +0000 http://e-rse.net/?p=24289 L'association Solidhair aide les malades atteints du cancer en subventionnant leur achat de perruque, et cela grâce à la générosité des citoyens et coiffeurs partenaires.

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Sur e-RSE.net, on aime vous parler de solidarité et de dons, mais seulement quand les projets sont innovants et originaux. Rappelez-vous par exemple de l’arrondi en caisse, des dons gratuits, des cagnottes en ligne, du don sur salaire ou encore du dépôt-don à ciel ouvert. Aujourd’hui, nous avons choisi de parler du don de cheveux avec l’association Solidhair.

L’initiative « Solidhair », faites don… de vos cheveux

Le saviez-vous ? Le prix d’une prothèse de cheveux synthétiques peut atteindre 700 €, et pour des cheveux naturels, c’est environ 1 000 €. Or, l’aide de la sécurité sociale n’est que de 125 €.

La perte de cheveux étant trop souvent synonyme de perte de dignité pour les malades, l’association à but non lucratif Solidhair a décidé de leur venir en aide en subventionnant leur achat de perruque. Comment ? Grâce à la générosité des citoyens et à l’aide de coiffeurs partenaires.

Comment ça marche ?

Les coiffeurs partenaires ont pour mission de collecter les mèches de cheveux. Celles-ci sont ensuite récupérées par l’association et revendues à des perruquiers au kilo. L’argent de cette vente est ensuite redistribué aux malades dans le besoin, sous forme de subventions pour des prothèses capillaires. Ces subventions, d’un montant de 300 € maximum, viennent s’ajouter à l’aide de la sécurité sociale, soit un montant de 425 € au total.

Cela parait plutôt simple, mais quelques règles sont nécessaires : seules les mèches de cheveux naturels sont acceptées, de 25 centimètres minimum. De plus, ces subventions sont destinées aux personnes atteintes d’un cancer et en difficulté financière.

Pour ne rien gâcher au projet, les coiffeurs partenaires s’engagent à offrir la coupe aux donneurs (le shampoing et le brushing restant à sa charge). Pour les retrouver, recherchez l’affichage suivant :

Du lancement au développement de Solidhair

Solidhair a été lancé en mars 2015 par Sophie. Voulant depuis longtemps faire don de ses cheveux, elle décide de faire mieux en créant une association qui permettra de venir en aide à des nombreux malades.

En moins de 2 ans après son lancement, Solidhair recense plus de 650 salons de coiffure partenaires, en France et à l’étranger, et une vingtaine de personnes ont pu être aidées.

Pour en savoir plus

Retrouvez Solidhair sur Facebook, Twitter et Instagram.

 

Vous aussi, vous avez développé une initiative ayant un impact social ou environnemental positif sur notre quotidien, n’hésitez pas à nous contacter sur dede@comeen.com.

Crédit photo : Cheveux sur Shutterstock.

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