La RSE et le développement durable en entreprise : e-RSE.net https://e-rse.net La RSE et le développement durable en entreprise : e-RSE.net Fri, 23 Jun 2017 08:58:19 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8 La musique au travail améliore la productivité et le bien-être https://e-rse.net/musique-travail-concentration-bien-etre-productivite-26036/ https://e-rse.net/musique-travail-concentration-bien-etre-productivite-26036/#respond Fri, 23 Jun 2017 08:09:50 +0000 http://e-rse.net/?p=26036 Et si on se mettait un peu de musique pour améliorer notre bien-être et notre productivité au travail ? Voici comment faire !

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Écouter de la musique en travaillant aurait des bénéfices sur la concentration, le moral et la productivité. Oui, mais i y a tout de même quelques règles à respecter pour ne pas tomber dans les excès inverses.

Écouter de la musique : pour ou contre ? Chacun sa sensibilité et sa façon de travailler, bien entendu. Mais de plus en plus d’études tendent à montrer qu’écouter de la musique au travail pourrait bien permettre de soulager notre stress, d’améliorer la concentration et la productivité. Explications.

Ecouter de la musique : pour les tâches répétitives, ça aide

L’un des phénomènes les plus documenté à propos de la musique au travail, c’est le lien que peut avoir la musique avec la réussite des tâches répétitives. En effet, dès les années 1970, une étude menée dans le Journal d’Ergonomie Appliquée montrait que sur les chaînes de montage ou dans les usines (où des tâches répétitives sont effectuées), la musique pouvait avoir un effet positif sur la productivité des salariés. L’étude concluait ainsi que les salariés exposés à de la musique était en moyenne plus efficaces dans leurs tâches que les autres, y compris et notamment lorsque la musique permettait de couvrir le bruit ambiant des machines. Des études de ce type ont été reproduites plusieurs fois depuis et ont souvent confirmé les résultats.

Les études plus récentes permettent toutefois de penser que ce n’est pas la musique directement qui améliorait l’efficacité des travailleurs, mais plutôt l’effet que la musique avait sur l’humeur des salariés qui rendait ces derniers plus heureux, et par extension plus efficaces à leur tache. Une étude menée en 2005 par l’Université canadienne de Windsor concluait ainsi que seules les mélodies construites sur le mode majeur (supposé être en lien avec une meilleure humeur) produisait des effets positifs significatifs sur la productivité des salariés. En effet, écouter des mélodies harmonieuses aurait un effet sur la sécrétion de dopamine (une hormone liée à l’humeur) qui aurait un effet positif sur les fonctions cognitives.

La musique au travail pour être plus coopératif

Generation-Y-travail-RSEUne étude menée par Cornell University montre que l’écoute de musiques enjouées et entraînantes durant les sessions de travail de groupe peuvent aussi avoir un effet positif sur les interactions entre travailleurs. Les chercheurs ont ainsi confronté différents groupes de travail à différents types de musique (ou pas de musique du tout), et ont quantifié les interactions qui avaient lieu dans ces groupes de travail. Leur découverte est étonnante : ils ont établi que lorsqu’un groupe de travail est exposé à une musique enjouée, les interactions de travail entre les individus augmentent d’environ 30% par rapport à une situation sans musique, et d’un peu plus d’un tiers par rapport à une situation avec une musique plus “violente” ou “sombre”.

Cela tendrait à prouver que certains types de musiques (les chansons du test incluaient “Brown Eyed Girl,” “Yellow Submarine,” ou “Walking on Sunshine.”) pousseraient les salariés à avoir plus confiance en eux et à oser plus facilement prendre la parole. Cela favoriserait aussi le dialogue et les interactions, donc la coopération des équipes.

La musique et le travail intellectuel : oui ou non ?

Mais qu’en est-il lorsque l’on doit effectuer un travail intellectuel qui nécessite de la contradiction ? D’abord, il faut savoir que la musique a plusieurs effets sur notre cognition. En plus de l’effet positif sur l’humeur, plusieurs études ont montré que le fait d’écouter de la musique donne un sentiment de contrôle sur son environnement sonore qui permet de réduire le stress. D’autre part, le fait d’écouter de la musique aurait un effet positif sur les fonctions cognitives et en particulier sur nos capacités de concentration. En effet, la connaissance actuelle de notre cerveau laisse penser que nous serions équipés de deux “systèmes d’attention” : un système frontopariétal dit “dorsal”, impliqué dans l’attention que nous focalisons sur une tâche (par exemple, effectuer un calcul ou lire un document) et un système frontopariétal dit “ventral”, chargé d’identifier et d’analyser les évènements inattendus de notre environnement sensoriel (comme du bruit ou du mouvement). Ces deux systèmes fonctionneraient sans cesse de façon simultanée, le système ventral prenant parfois le dessus sur le système dorsal : par exemple, lorsque l’on travaille sur une tâche complexe et que l’on est déconcentré par un bruit.

Or plusieurs études montrent que le fait d’écouter de la musique améliore notre capacité d’attention en désactivant au moins partiellement le système ventral (ou en le saturant par une stimulation sensorielle continue et contrôlée). De ce fait, écouter de la musique permettrait d’être plus concentré sur les tâches complexes. Le problème, c’est que ce constat n’est pas vrai pour tous les types de musique. Ainsi, les musiques comprenant des paroles (dans la langue maternelle de celui qui l’écoute), ou des changements inattendus de rythme ou de modes seraient moins efficaces que les autres. Aussi, d’autres études affirment que le meilleur allié du travail intellectuel intense reste le silence total. Mais aujourd’hui, dans les open spaces, c’est quelque chose qui est pratiquement impossible à obtenir. La musique permet donc parfois de s’isoler de l’extérieur et de se recentrer sur son travail.

musique-travail-productivite-concentrationComment écouter de la musique pour être plus productif au travail ?

A partir de ces données, on peut donc établir une liste de conseils pour savoir comment choisir les musiques à écouter pour mieux travailler et améliorer sa productivité au travail :

  • Choisir des musiques enjouées, dynamiques, notamment pour les tâches répétitives ou les travaux de groupe
  • Privilégier les musiques sans paroles, les musiques instrumentales ou d’ambiance lorsque l’on effectue des tâches de réflexion
  • Éviter d’écouter des musiques nouvelles lorsque vous cherchez à être concentrés (la nouveauté étant susceptible de détourner votre attention)
  • Utilisez la musique (sur vos écouteurs ou votre casque) pour vous isoler des bruits ambiants susceptibles de vous déconcentrer

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ARRONDI en caisse : quelles sont les régions les plus généreuses ? https://e-rse.net/arrondi-en-caisse-regions-les-plus-genereuses-microdon-26066/ https://e-rse.net/arrondi-en-caisse-regions-les-plus-genereuses-microdon-26066/#comments Thu, 22 Jun 2017 11:50:29 +0000 http://e-rse.net/?p=26066 Quel est le TOP 3 des régions les plus généreuses ? Retour en chiffres et en images sur L’ARRONDI en caisse dans l’Hexagone.

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En 2016, L’ARRONDI en caisse, première solution de don participatif embarquée dans le quotidien des Français, a enregistré 3 282 506 micro-dons soit 759 460€ intégralement reversés. L’ARRONDI en caisse est aujourd’hui proposé dans près de 2 100 magasins partenaires de 14 grandes enseignes partout en France, au profit de 135 associations. Afin d’analyser les tendances des dons sur tout le territoire, microDON a réalisé la 1ère cartographie de la générosité des Français en caisse : nombre de dons, montants des dons, taux de participation… Retour en chiffres et en images sur L’ARRONDI en caisse dans l’Hexagone avec Lucie Gaudens, Responsable communication chez MicroDON.

Pour la première fois, microDON dresse la carte de France de la générosité en caisse, analysant tant le nombre et le montant des dons que le taux de participation de chaque région. Il faut dire qu’il y a encore 2 ans, L’ARRONDI en caisse était surtout présent à Paris – Ile-de-France avec des enseignes pionnières comme Franprix, adidas, ou Nature & Découvertes très présente dans la région. Aujourd’hui, le maillage des 14 enseignes partenaires et leurs 2 100 magasins sur tout le territoire, rééquilibre quelque peu « la carte des dons ».

Sans surprise, les régions qui comptent le plus de magasins partenaires de L’ARRONDI sont en têtes du classement.

En nombre de dons, 5 régions se distinguent, ayant totalisé plus de 300 000 micro-dons en caisse cette année :

  1. Ile-de-France (831 521)
  2. Auvergne-Rhône-Alpes (399 843)
  3. Grand Est (346 685)
  4. Nouvelle Aquitaine (325 719)
  5. Provence-Alpes-Côte d’Azur (304 440)

Sur les montants collectés, on retrouve ces mêmes régions qui dépassent toutes les 50 000€ collectés à ce jour :

  1. Ile-de-France (162 459,80€)
  2. Grand Est (64 665,74€)
  3. Auvergne-Rhône-Alpes (62 121,99€)
  4. Provence-Alpes-Côte d’Azur (57748,01€)
  5. Nouvelle Aquitaine (51 441,79€)

Les taux de participation permettent quant à eux, de mettre en avant un classement d’une toute autre nature. En effet, si les montants et le nombre de dons placent Paris et sa région en tête, l’engagement des régions est de ce point de vue plus fort, le réflexe solidaire semblant plus ancré dans le quotidien des Français. Ainsi, La Nouvelle Aquitaine et la Normandie atteignent les 29% de participation, contre seulement 12% en Ile-de-France.

A ce jour, 606 324,49 € ont été collectés, soit 3 491 870 micro-dons réalisés par des clients en magasins. On comptabilise ainsi un arrondi toutes les deux secondes ! Ces premiers résultats témoignent d’une importante accélération de L’ARRONDI en caisse pour cette première moitié d’année. En effet, ces chiffres représentent une augmentation de 157% du montant des dons et de 380% du nombre de dons, par rapport à 2016 ! La raison ? L’engagement de nouvelles enseignes depuis le début d’année et le soutien clé d’éditeurs de solutions comme Cylande, Générix ou Ingenico qui ont associé leurs expertises en solutions d’encaissement ou de paiement sécurisé à celle de microDON en matière de mécénat.

Si la collecte est impressionnante, elle est loin d’être le seul impact pour les 135 associations aujourd’hui bénéficiaires de L’ARRONDI en caisse. L’importante assise territoriale des enseignes, leur flux constant de visiteurs et leurs équipes enthousiastes, font d’elles le partenaire idéal des associations ! Par ailleurs, si le soutien des enseignes aux associations sert avant tout la générosité, il n’en demeure pas moins porteur d’opportunités pour la marque, notamment celle de jouer un rôle social majeur et de créer de fait un lien durable avec ses équipes et ses clients.

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2 modèles d’éco-quartiers inspirants qui rendent la ville écolo https://e-rse.net/eco-quartiers-exemple-france-grenoble-londres-26052/ https://e-rse.net/eco-quartiers-exemple-france-grenoble-londres-26052/#respond Tue, 20 Jun 2017 11:29:26 +0000 http://e-rse.net/?p=26052 Un éco-quartier, concrètement, c'est quoi ? Voici deux modèles d'éco-quartiers réels et inspirants qui sont passés de la théorie à la pratique...

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A l’heure où les grands centres urbains ne cessent de grandir, inventer la ville de demain est plus que jamais nécessaire. Et certains l’ont fait ! Construire des éco-quartiers sains, attractifs et s’intégrant bien à la ville, voilà le défi qu’ont relevé 2 collectivités, l’une en France et l’autre en Europe.

Véritable enjeu de la ville de demain, l’éco-quartier apporte une échelle d’expérimentation intéressante pour intégrer les enjeux du développement durable. Près de 40 éco-quartiers sont labellisés en France. Ailleurs en Europe, des centaines de sites sont créés ou en cours de construction. Dès le début des années 2000, quelques villes pionnières ouvrent la voie en créant les premiers éco-quartiers d’Europe. Leur expérience a inspiré de nombreuses autres cités qui se sont par la suite lancées dans l’aventure. Découvrons deux de ces éco-quartiers « modèles » : BedZED au Sud de Londres et Bonne à Grenoble.

L’éco-quartier BedZED (Londres), le pionnier écologique

Beddington Zero Energy, situé à Sutton au Sud de Londres, est un des plus anciens éco-quartiers d’Europe. Créé au début des années 2000 et bâti sur un ancien site industriel, le projet est de réduire l’empreinte écologique du site de 50% par rapport à un quartier traditionnel. Composé de 82 logements, 1,7 hectares, 2500m2 de bureaux et commerces, l’éco-quartier vise la réduction des dépenses énergétiques, le développement de la mixité sociale et la diminution des pollutions provenant des logements et des transports.

Les architectes conçoivent l’ensemble des bâtiments dans une optique de haute qualité environnementale et énergétique. Leur but ? Ils souhaitent que les habitants bénéficient de logements sains et d’un cadre de vie agréable, tout en bénéficiant de toutes les infrastructures : commerces, crèches, écoles, équipements sportifs. Loin d’être réservé à une élite, l’éco-quartier de la ville de Sutton s’appuie sur une diversité sociale qui fait sa richesse. Grâce à l’implication à la fondation Peabody, une organisation caritative partenaire, la moitié des logements est réservée à des populations à revenus modestes.

Cet éco-village, novateur pour l’époque, a aujourd’hui 15 ans d’expérience. Les résultats sont très bons : réduction des consommations de chauffage de 80%, réduction des consommations d’eau de 50% et réduction de l’empreinte écologique totale de 50%. Pourtant, les objectifs prévisionnels ne sont pas totalement atteints faute d’une implication suffisante des usagers. Les réductions envisagées reposent en effet en grande partie sur les éco-gestes attendus.

A l’origine, le modèle devait être dupliqué dans d’autres régions du Royaume-Uni. Cependant, malgré les résultats encourageants, BedZED reste à ce jour une initiative marginale dans le pays. Pour l’instant en tout cas !

Bonne (Grenoble), l’éco-quartier à la française

L’éco-quartier de la ZAC de Bonne à Grenoble est sorti de terre en 2009 grâce à l’aménagement d’une ancienne caserne militaire située à proximité du centre-ville. Véritable projet de rénovation urbaine, il dispose de 8 hectares, 850 logements , 5000m2 de bureaux et 15000m2 de commerces. Ses infrastructures comprennent un cinéma, un centre commercial et de nombreux espaces verts. Construit à partir de 2005, l’éco-quartier repose sur une conception écologique, la performance énergétique des bâtiments et la réduction des émissions. Récompensé en 2009 pour son caractère innovant, Bonne fait figure de modèle en France.

A l’instar de son voisin anglais BedZED, la Haute qualité environnementale des bâtiments est au centre du projet. A la pointe en matière d’énergie renouvelable, le quartier s’approvisionne auprès d’une centrale photovoltaïque de 1000m2 … installée sur le toit du centre commercial ! Mais ce n’est pas tout : une attention particulière est portée sur les consommations d’eau, la gestion des déchets, la biodiversité et la mobilité. L’accès au centre-ville est un point fort du site : tram, vélo, voies piétonnes sont disponibles et permettent de réduire fortement l’usage de la voiture au quotidien.

D’un point de vue humain, l’éco-quartier se veut multi-générationnel : aux côtés des immeubles, on y trouve une résidence pour personnes âgées, des écoles et une crèche. Le brassage social est moins évident car si 30% d’habitat social est intégré au quartier, les prix au m2 restent élevés et attirent essentiellement une population aisée. Les résultats sont là : des logements économes, des alternatives à l’automobile, un environnement sain et vert. Pourtant, l’évolution des pratiques collectives est plus longue que prévu au sein de l’éco-quartier. En effet, l’adoption de nouveaux comportements dits « éco-responsables » par les habitants n’est pas systématique.

Deux projets d’éco-quartier, une même ambition

Comme nous l’ont montré les exemples de BedZED et de Bonne, les éco-quartiers sont des projets complexes, dont la mise en œuvre varie selon leur territoire d’implantation. Construits tous deux dans les années 2000, ils ont toutefois aussi des points communs.

Le point fort de ces deux éco-quartiers est leur localisation. A proximité de la ville et bien desservis, ils sont attractifs pour les populations urbaines qui souhaitent allier la présence de commodités avec la qualité de vie. Le point d’amélioration, que l’on retrouve dans les deux exemples, demeure l’éducation des riverains. Les habitants ne sont pas forcément impliqués en amont du projet, ni sensibilisés sur les usages pourtant requis lorsqu’on habite un tel éco-quartier.

En tous les cas, ces deux « modèles » nous montrent qu’une autre voie possible. Et nombreuses sont les collectivités en France et en Europe qui se sont inspirées de leurs expériences pour aller encore plus loin dans l’expérimentation. Et qui s’impliquent pour relever le défi de la ville de demain : l’intégration et l’appropriation du développement durable en milieu urbain.

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Réchauffement climatique : plus de cyclones à prévoir cette saison https://e-rse.net/rechauffement-climatique-cyclones-frequence-puissance-26039/ https://e-rse.net/rechauffement-climatique-cyclones-frequence-puissance-26039/#respond Tue, 20 Jun 2017 06:54:27 +0000 http://e-rse.net/?p=26039 Avec le réchauffement climatique, il va falloir compter avec des cyclones plus fréquents et plus violents. C'est le résultat d'une étude de la NOAA.

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Avec la montée des températures atmosphériques et océaniques, la saison des cyclones s’annonce violente. C’est en tout cas ce qu’annonce la NOAA (L’Agence américaine d’Observation Atmosphérique et Océanique).

Le réchauffement climatique, c’est vague. En tout cas, quand on pense au réchauffement climatique, il ne semble pas facile d’imaginer les conséquences que cela peut avoir sur la planète. Deux degrés de plus, est-ce vraiment si grave ? Qu’est-ce que cela peut bien changer à nos vies ? Est-ce vraiment insurmontable ?

S’il est difficile de donner une réponse unique, on peut en tout cas trouver des éléments de réponse en regardant comment le réchauffement climatique affecte l’équilibre météorologique. Or, si l’on en croit la NOAA (L’Agence Américaine d’Observation Atmosphérique et Océanique), s’il y a une conséquence très probable du réchauffement climatique, c’est qu’il augmente la fréquence et la force des cyclones.

Comment le réchauffement climatique affecte la formation des cyclones ?

Les cyclones sont des phénomènes météorologiques complexes et extrêmement dépendants des conditions météorologiques. La pression atmosphérique, la vitesse et l’altitude des vents, la température de l’eau et de l’air : tous ces facteurs ont une incidence fondamentale dans la formation des cyclones. Forcément, lorsque le climat change (en l’occurence lorsqu’il se réchauffe) cela a une incidence sur la formation des cyclones.

Les cyclones se forment lorsque de l’air chaud et humide, situé en surface de zones océaniques relativement chaudes (26 degrés au moins en surface), se met à monter en altitude. Lorsque cet air monte, il créé une dépression qui aspire vers elle l’air alentour, qui lui même se charge en humidité et en chaleur, et à son tour se met à monter. Ce phénomène d’ascension – aspiration – ascension, s’il se prolonge suffisamment longtemps et est soutenu par des vents suffisamment forts, peut finir (par effet boule de neige) par se transformer en cyclone.

Bien entendu, avec le réchauffement climatique, les températures océaniques et atmosphériques augmentent. Ainsi, en 2016, en moyenne sur l’ensemble de la planète, on a observé que les températures atmosphériques étaient 1 degré au dessus des normes pré-industrielles. Et quand les températures sont plus élevées, les probabilités que les conditions de formation d’un cyclone soient réunies sont plus élevées. De plus, si les températures augmentent, les différentiels de pression, eux aussi, augmentent. Cela fait que les forces d’aspiration / ascension qui sont à l’origine de la formation d’un cyclone sont plus puissantes.

En résumé : dans un climat plus chaud, il y a plus de cyclones, et des cyclones plus violents.

Climat-Changement-climatique-météoRéchauffement climatique : plus de cyclones en 2017

C’est en étudiant ce phénomène que la NOAA a conclu dans un rapport publié récemment que l’année 2017 serait très probablement une année favorable aux cyclones. En effet, chaque année, la NOAA publie une étude prédictive qui évalue la probabilité de formation de tempêtes tropicales, de cyclones ou d’ouragans. Depuis que la NOAA publie ces données, en moyenne, chaque saison voit la naissance de 12 tempêtes tropicales, 6 cyclones et 3 ouragans (dont certains touchent les côtes, d’autres non). Mais cette année, les données sont inquiétantes : la NOAA prévoit entre 11 et 17 tempêtes,  entre 5 et 9 cyclones, et probablement jusqu’à 4 ouragans violents. La NOAA estime par ailleurs qu’il y a près de 45% de chance que la saison soit plus intense en matière de tempêtes et de cyclones que les années précédentes.

Toutefois, on ne peut pas affirmer avec certitude que la saison sera dangereuse. En effet, certains phénomènes comme El Nino peuvent avoir un impact sur la formation des cyclones et éventuellement réduire leur fréquence. Mais il faut savoir que plus de 70% du temps, les prédictions de la NOAA s’avèrent exactes.

Cela signifie donc que cette année, en bonne partie à cause du réchauffement climatique, les côtes mondiales risquent de subir plus de cyclones et d’ouragans. En Europe, nous sommes évidemment moins concernés, l’Atlantique Nord n’étant pas un lieu de naissance fréquent de cyclones et de tempêtes tropicales. Néanmoins, on a vu ces dernières années la fréquence des tempêtes côtières augmenter (voir notre article : Réchauffement climatique : vers plus de tempêtes et d’inondations côtières). À terme, si le réchauffement climatique continue à s’accélérer au rythme actuel, il est même possible que des phénomènes cycloniques aient lieu de plus en plus au Nord.

Les cyclones donnent un bon exemple de la façon dont le réchauffement climatique influence directement notre météo et donc notre vie. Car plus de cyclones, cela veut dire aussi des populations et des infrastructures plus menacées et plus souvent affectées.

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Respect des droits humains : Schneider Electric prépare son plan de vigilance https://e-rse.net/respect-droits-humains-schneider-electric-prepare-plan-de-vigilance-25973/ https://e-rse.net/respect-droits-humains-schneider-electric-prepare-plan-de-vigilance-25973/#comments Mon, 19 Jun 2017 08:37:23 +0000 http://e-rse.net/?p=25973 Tour d’horizon des actions et outils développés par Schneider Electric pour amener ses parties prenantes à la vigilance et au respect des droits humains.

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La question de la responsabilité des entreprises dans le respect des droits humains est plus que jamais d’actualité. Une préoccupation plus que légitime dans un monde où 168 millions d’enfants travaillent, et où 21 millions de personnes sont victimes de travail forcé.

Pour faire face à cette réalité, les législations en la matière se multiplient. La dernière en date est la loi sur le devoir de vigilance, promulguée début mars 2017 par le Président de la République française. Ce sujet est également en tête des préoccupations RSE de nombreuses entreprises, dont Schneider Electric, qui se montrent actives pour s’assurer du respect des droits de humains dans le cadre de leurs activités.

Schneider Electric met au cœur de sa stratégie le respect des droits humains et s’appuie sur sa nouvelle politique en la matière pour développer ses propres exigences vis-à-vis de ses filiales et de ses fournisseurs. Avec 300 usines, 144 000 collaborateurs, et environ 50 000 fournisseurs, la tâche représente un véritable challenge pour l’entreprise, qui y consacre beaucoup d’énergie et de moyens. Maxime Goualin, Business Ethics & Human Rights Manager, propose un tour d’horizon des principes d’action et des outils développés par son entreprise pour amener ses parties prenantes, qu’il s’agisse des salariés ou des fournisseurs, à la vigilance et au respect des droits humains dans leurs activités.

Droits humains : se conformer au droit local et international

Concernant la responsabilité des différents acteurs, les Nations Unies ont clarifié la situation avec les Principes Directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, publiés en 2011. Avec le cadre de référence « protéger, respecter et réparer », ces Principes définissent le rôle dévolu aux entreprises, tenues de se conformer à toutes les lois applicables et de respecter les droits de l’homme. Les États se doivent de leur côté de respecter, protéger et mettre en œuvre les droits de l’homme et les libertés fondamentales.

Le Conseil des droits de l’homme a approuvé les Principes Directeurs à l’unanimité le 16 juin 2011, reflétant ainsi une prise de conscience mondiale sur la nécessité de réguler ce sujet. Depuis, de nombreux pays ont légiféré pour aller plus loin. En Californie, au Royaume-Uni, désormais en France et demain peut-être à l’échelle des Nations Unies sous la forme d’un traité, les textes de loi se multiplient autour d’une notion essentielle, celle de la vigilance.

En tant qu’entreprise multinationale, nous nous devons bien évidemment de respecter les législations des pays dans lesquels nous sommes implantés. Cependant, nous considérons que notre responsabilité va au-delà du respect des lois, notamment sur des sujets universels comme celui des droits humains. Prenons par exemple la Bolivie, où depuis 2014 la loi autorise les enfants à travailler dès l’âge de 10 ans. Il est inenvisageable de se contenter d’être en conformité avec cette loi et d’autoriser nos filiales et fournisseurs à embaucher des enfants à partir de cet âge, car il s’agit clairement d’une violation de la convention n°138 de l’Organisation Internationale du Travail sur l’âge minimum d’admission à l’emploi et au travail (14 ans est l’âge minimum de base, voire 12 ans pour des travaux légers dans les pays en développement).

Schneider Electric définit ses propres standards en matière de droits humains

Outre le respect des grands engagements internationaux, nous avons mis en place de longue date une organisation et des outils permettant d’être vigilants quant aux pratiques mises en œuvre dans nos usines et celles de nos fournisseurs. L’entreprise travaille avec près de 50 000 fournisseurs, lesquels s’engagent à respecter notre code de conduite fournisseur lors de la contractualisation. Dans ce code sont notamment explicitement mentionnés le respect des droits humains et des conditions de travail, ainsi que la protection de l’environnement. Nous focalisions jusqu’à présent l’essentiel de notre action sur ce que nous appelons nos fournisseurs « recommandés » (environ 1 200) qui représentent la majorité de notre volume d’achats. Pour bénéficier de ce statut avantageux, les fournisseurs doivent aligner leurs pratiques sur la norme ISO26000 et faire l’objet d’une évaluation de leur démarche environnementale, sociale et de gouvernance par EcoVadis.

Pour renforcer notre position et soutenir la mobilisation de nos collaborateurs sur ces sujets, le Groupe a formalisé au début de l’année 2017 sa Politique Droits Humains. Elle définit la vision du Groupe en la matière et précise ses attentes vis-à-vis de ses parties prenantes.

En respect de la loi sur le devoir de vigilance, cette politique a été élaborée en association avec les parties prenantes de l’entreprise, avec la contribution de toutes les entités du Groupe les plus directement concernées : la Direction du Développement Durable bien sûr, mais également les équipes Achats, Environnement, Santé et Sécurité, les Ressources Humaines, et la Direction Juridique.

Préparation du Plan de Vigilance de Schneider Electric

Est concernée par la mise en place d’un plan de vigilance toute société qui emploie, à la clôture de deux exercices consécutifs, au moins 5 000 salariés en son sein et dans ses filiales directes ou indirectes dont le siège social est fixé sur le territoire français, ou au moins 10 000 salariés en son sein et dans ses filiales directes ou indirectes dont le siège social est fixé sur le territoire français ou à l’étranger.

Ce plan de vigilance devra comporter les mesures suivantes :

  • une cartographie des risques (identification, analyse et hiérarchisation) ;
  • des procédures d’évaluation régulière de la situation des filiales, des sous-traitants ou fournisseurs au regard de la cartographie des risques ;
  • des actions de prévention des atteintes aux droits humains ou à l’environnement et des actions d’atténuation ;
  • un mécanisme d’alerte et de recueil des signalements défini en collaboration avec les organisations syndicales représentatives du personnel ;
  • un dispositif de suivi des mesures mises en œuvre et d’évaluation de leur efficacité.

Afin d’élaborer ce plan de vigilance, nous avons mis en place un groupe de travail, au sein de Schneider Electric, constitué d’experts des départements Développement Durable, Achats et Environnement. La difficulté principale résidant dans l’absence de référentiel précis, nous optons pour une approche la plus objective possible afin de rendre compte au mieux des risques que l’activité de l’organisation fait porter sur les droits humains. Notre objectif est de construire un plan « pilote » mis en œuvre sur le second semestre 2017, qui sera ensuite amélioré à partir des retours de nos parties prenantes, en particulier les fournisseurs.

Notre cartographie des risques est réalisée à partir d’une double approche : par commodité d’achat et par pays. Nous demandons ainsi aux professionnels des Achats d’évaluer sur une échelle de 1 à 5 le niveau de risques de chacune des 70 catégories d’achat au regard des cinq domaines suivants : travail des enfants, travail forcé, environnement, santé et sécurité, ainsi que corruption. Le risque pays est évalué à partir d’une combinaison d’indicateurs internes (chiffre d’affaires achats réalisé dans le pays, nombre de salariés Schneider Electric, etc.) et d’indicateurs externes (à partir des travaux publiés par les ONG Transparency International et Freedom House). De cette double approche sort une liste de fournisseurs sur lesquels nous concentrerons nos actions de prévention et de contrôle.

Ainsi sur le second semestre 2017, le Groupe prévoit de lancer une opération pilote avec un petit nombre de fournisseurs et de sous-traitants identifiés comme à risque. Un travail collaboratif sera animé avec ces fournisseurs afin de tester les mesures de prévention pressenties : sensibilisation, formations, recommandations d’amélioration, suivi des plans d’actions correctives, etc. Des audits de contrôles pourront intervenir en cas d’absence de retour positif de la part du sous-traitant. Un déploiement élargi est prévu pour 2018.

Enfin, Schneider Electric développe, à destination des parties prenantes externes (fournisseurs, sous-traitants, distributeurs, agents, etc.), un outil de gestion des alertes complémentaire à l’outil de whistle-blowing interne utilisable par les collaborateurs. Les alertes reçues seront gérées avec la même méthodologie que celle utilisée pour les alertes internes. La mise en service de ce système d’alerte est prévue pour la fin du troisième trimestre 2017.

Que l’on ne s’y trompe pas. Ces nouvelles exigences impliquent que les entreprises évaluent les risques que leurs activités font prendre au regard des droits humains ; pas ceux qu’elles encourent pour elles-mêmes. C’est une vision des risques totalement différente de celle pratiquée habituellement par les entreprises.

Au-delà du plan de vigilance et des exigences de la loi française, Schneider Electric s’engage à mettre en œuvre les Principes Directeurs des Nations Unies dont le champ d’application est plus large puisqu’il s’agit de s’assurer du respect des droits humains dans l’intégralité de la chaîne de valeur. 

 

Crédit photo : Droits humains sur Shutterstock

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Réduire la consommation de viande mondiale : être “végétarien” n’est pas la solution https://e-rse.net/vegetarien-contreproductif-reduction-consommation-viande-26024/ https://e-rse.net/vegetarien-contreproductif-reduction-consommation-viande-26024/#comments Mon, 19 Jun 2017 08:35:29 +0000 http://e-rse.net/?p=26024 Pour réduire la consommation de viande et donc la pollution mondiale, prôner le végétarisme ne semble pas être la bonne solution. On vous explique pourquoi.

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Derrière ce titre volontairement accrocheur se cache une question : et si le mot végétarien était devenu un repoussoir pour de nombreux consommateurs ? Et si, pour réduire la consommation de viande mondiale, il valait mieux miser sur autre chose que le “végétarien” ?

On le sait, la consommation de viande est l’un des aspects de nos modes de vie qui affecte le plus l’environnement. L’alimentation, dans la vie d’un français, représente en moyenne 20% des émissions de gaz à effet de serre et est le 3ème aspect le plus polluant de notre vie (juste derrière les consommations énergétiques du logement, et le transport individuel). Et dans notre alimentation, ce qui pèse le plus sur la planète, c’est la viande. En effet, la viande est en général un aliment plutôt lourd en termes environnementaux. Si certaines viandes sont finalement assez peu polluantes (comme c’est le cas du canard, du lapin ou encore du poulet) d’autres en revanche le sont très fortement. C’est le cas de l’agneau ou du boeuf, qui peuvent émettre (selon les conditions d’élevage) jusqu’à 30 kg de CO2 par kg de nourriture produite. Par comparaison, le riz ne représente que 3 kg de CO2 par kg de nourriture, les lentilles 900 g de CO2 par kg le tofu 6 kg et le poulet 6.5 kg.

L’enjeu : réduire la consommation de viande de la planète

Réduire notre consommation de viande est donc sans aucun doute une priorité si l’on veut lutter contre le réchauffement climatique. Et cela tombe bien car de plus en plus se développe la tendance des repas sans viande, des repas végétariens. On estime aujourd’hui que 5% des habitants de la planète sont végétariens ou quasiment végétariens. Ces personnes ont donc déjà réduit leurs émissions de CO2 individuellement, mais il semble que du point de vue collectif, cela ne change rien à la pollution globale. Pourquoi ? Tout simplement parce que pendant que ces 5% sont végétariens, l’ensemble des autres habitants de de la planète continue à consommer (et donc à produire) toujours autant, voire plus, de viande. En effet, dans la plupart des pays du monde, la consommation moyenne de viande par habitant continue d’augmenter malgré le fait que les végétariens soient aussi de plus en plus nombreux. En résumé : si 5% des habitants arrêtent de consommer de la viande pendant que les 95 autres pourcents continuent à augmenter leur consommation, l’effet sur la consommation globale et donc sur la pollution globale est négatif.

Du point de vue environnemental, l’enjeu essentiel est que nous soyons capables, collectivement, de réduire notre consommation de viande. Mais le monde est-il vraiment prêt à devenir végétarien ? Probablement pas. La plupart des études montrent que l’idée d’abandonner complètement la viande semble difficile pour beaucoup. D’abord, une étude de psychologie alimentaire montre que près de 80% des personnes ayant dans leur vie décidé d’adopter un régime entièrement végétarien finissent par remanger de la viande. Ensuite, d’après un sondage mené auprès d’un panel représentatif d’hommes, 2 tiers des hommes préfèreraient abandonner le sexe plutôt que la viande (sondage à prendre avec précaution étant donné qu’il a été commandité par Peparami, grand industriel de la viande). Selon un autre sondage Opinion Way, 90% des français n’envisagent pas de devenir un jour végétarien. En tout cas, ce que montrent ces chiffres, c’est que pour une bonne partie de la population, devenir entièrement “végétarien” semble difficile voire impossible.

gastronomie sauvage produits frais écologie

Végétarien : un mot repoussoir pour les consommateurs

Mais il y a plus. Une étude de psychologie comportementale menée par la London School of Economics montre que le terme même de “végétarien” constitue encore un repoussoir pour beaucoup de consommateurs. Ainsi, l’étude a confronté différents panels de consommateurs a différents menus de restaurants comportant exactement les mêmes plats pour analyser leurs choix. Seuls l’intitulé des plats et la structure du menu changeaient. Ce que les chercheurs ont constaté, c’est que les consommateurs évitent la plupart du temps les menus ou les plats lorsqu’ils sont labellisés “végétarien”. Ainsi, les consommateurs étaient 56% moins enclins à choisir un plat s’il apparaissait dans la section “végétarienne” d’un menu par rapport au groupe de contrôle. En revanche, lorsque les mêmes plats étaient inscrits dans le menu sans être labellisés végétarien, mais simplement en étant décrit comme des plats normaux, on n’observait pas de différence dans la fréquence de choix.

Une autre étude confirme cette tendance : un rapport publié par des chercheurs de l’Université de Stanford. A partir des données récoltées sur près de 28 000 repas dans une cafétéria universitaire, les chercheurs ont découvert que lorsqu’un plat est labellisé comme était “bon pour la santé” il était choisi 29% moins souvent par les consommateurs. En résumé : lorsque l’on met une étiquette restrictive à un plat, les consommateurs ont tendance à l’éviter. L’une des chercheuses à l’origine de l’étude de la LSE estime même que lorsqu’un menu ou un plat est étiqueté végétarien, il pourrait être d’office considéré comme non pertinent par beaucoup de consommateurs.

Réapprendre à réduire sa consommation de viande

gastronomie-cuisine-alimentation-saine-durableOr le mouvement végétarien porte dans son identité cette connotation restrictive. En systématisant le refus de la viande ou du poisson (ou pour les végans de tout produit issu d’un animal), le régime végétarien est apparu à beaucoup de consommateurs comme un régime contraignant, restrictif, et nécessairement moins gourmand qu’un régime omnivore. Peu à peu, le mot végétarien est devenu (à tort), pour ceux qui ne le sont pas, le symbole d’une alimentation triste, sans saveurs… alors même que nos cuisines ont toujours intégré des plats végétariens (le gratin dauphinois étant un bon exemple, mais aussi la ratatouille…).

En opérant une sorte de classification entre les plats (les végétariens d’un côté, les autres de l’autre) beaucoup de restaurants ou de commerçants passent à côté de l’opportunité de faire des plats végétariens des plats comme les autres, désirables au même titre que les autres. La conclusion de ces études est donc que pour répondre à la nécessité actuelle de réapprendre à réduire notre consommation de viande, il faudrait peut être oublier le mot végétarien et redonner aux plats sans produits animaux la place qu’ils devraient avoir, au coeur d’un régime alimentaire normal. L’étude de la LSE montre d’ailleurs que lorsqu’un plat végétarien est labellisé “Suggestion du Chef”, il est choisi plus fréquemment que lorsqu’il est appelé “végétarien”. En d’autres termes, pour aider le monde à réduire vraiment sa consommation de viande, il serait plus productif de montrer en quoi les plats sans viande sont des plats normaux (bons et gourmands) et mettre en avant ces plats, plutôt que de prôner l’arrêt complet de la viande et le passage à un régime végétarien.

D’autant plus qu’en réalité, il n’y a pas besoin que l’ensemble de la planète soit végétarienne pour lutter contre le réchauffement climatique : il suffirait que chacun réduise sa consommation à une dose raisonnée. Ces résultats sont d’ailleurs en adéquation avec les dernières études sur l’impact environnemental de l’élevage, qui montrent que des élevages en pâturages, raisonnés et extensifs peuvent rendre de nombreux services écologiques et écosystémiques et faire partie d’un mode de vie soutenable.

La tendance actuelle au végétarisme et au véganisme est en tout cas salutaire du point de vue environnemental car elle permet sensibiliser au rôle de notre alimentation dans la réduction nos émissions de CO2. Mais pour les réduire vraiment, il faut réussir à toucher une masse critique de la population, et pour cela, il faudra probablement plutôt réapprendre à manger moins de viande, en redécouvrant qu’il existe de nombreux plats délicieux sans viande ou sans poisson, sans nécessairement tout abandonner d’un coup.

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Réapprendre à respirer pour améliorer son bien-être ! https://e-rse.net/respiration-bien-etre-relaxation-26001/ https://e-rse.net/respiration-bien-etre-relaxation-26001/#comments Wed, 14 Jun 2017 09:34:53 +0000 http://e-rse.net/?p=26001 La respiration fait partie intégrante de notre bien-être, mais nous avions oublié comment faire. Et si on réapprenait à respirer pour se sentir mieux ?

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La respiration fait partie intégrante de notre bien-être, au travail et dans la vie. Et si on réapprenait à respirer pour se sentir mieux ?

Qui prête attention à sa respiration, cet acte si simple et universel ? Happés par le quotidien, nos vies professionnelle, familiale et numérique, nous en oublions de respirer ! Fort heureusement, notre système nerveux s’en occupe à notre insu, en mode automatique. La respiration est alors superficielle, peu énergisante ni relaxante. Et pourtant, non seulement l’oxygène est indispensable à la production d’énergie cellulaire mais en plus, la respiration consciente est au cœur de toutes les techniques de gestion du stress et de stabilisation de nos émotions. Penchons-nous sur ce souffle de vie primordial.

La respiration est au cœur de la vie et du bien-être

De la naissance au « dernier souffle », la respiration apporte à l’organisme l’oxygène dont il a besoin pour alimenter chaque cellule. La métabolisation du glucose pour fournir l’énergie cellulaire, l’ATP (Adénosine triphosphate, molécule de réserve d’énergie pour les différentes « tâches » cellulaires) est conditionnée par la présence d’oxygène, transporté par les voies sanguines par le fer fixé sur les globules rouges. Impossible d’interrompre le flux respiratoire plus de quelques minutes. A titre d’illustration, le syndrome d’apnée du sommeil, qui se caractérise par de fréquentes micro-coupures respiratoires pendant le sommeil, constitue une véritable pathologie pouvant entraîner de sérieux dommages sur le système cardiovasculaire et sur la vision, voire sur l’activité cérébrale.

Notre cerveau, véritable glouton en oxygène

Alors que le cerveau représente approximativement 2% du poids total de l’organisme, 20% de l’oxygène que nous inhalons est dédié à son fonctionnement ! Nos performances cognitives sont rapidement affectées en cas de sous-oxygénation : baisse de la concentration, de la mémorisation, des capacités de calcul mental, ralentissement de la pensée, accélération de la fatigabilité… Dans la situation extrême de très haute altitude où l’oxygène se raréfie, les alpinistes expérimentent ces conséquences à des degrés divers. Ils peuvent également présenter des troubles de l’humeur, des phénomènes d’anxiété et des anomalies du comportement, conséquences de la sous-oxygénation de certaines zones cérébrales. On comprend que même si nous ne gravissons pas l’Everest tous les jours, une bonne oxygénation est vitale pour déployer pleinement nos aptitudes cognitives et psychoaffectives.

Bien respirer : fil rouge anti-stress

respiration bien etrePar ailleurs, la respiration est le socle des principales techniques de relaxation : yoga, méditation, sophrologie, hypnose ericksonienne… Les plus anciens, en Inde en particulier, ne s’y sont pas trompés : ils ont constaté qu’observer et amplifier sa respiration est un moyen de trouver la paix intérieure. Sur le plan physiologique, tandis que l’inspiration profonde apporte énergie et tonus cérébral, l’expiration complète va plus particulièrement activer le système nerveux autonome parasympathique, celui de la récupération, de la détente et de la digestion.

Au quotidien, dans la vie professionnelle en particulier, les tensions nerveuses démobilisent le diaphragme, puissant muscle de l’inspiration et nous entrainent vers une respiration « haute », courte et superficielle, peu relaxante. Le cercle vicieux est en place pour un stress chronique.

Bien respirer et retrouver une respiration ample et régulière

Intervenir sur le rythme et l’amplitude respiratoires est une manière naturelle de calmer le mental, de retrouver notre lucidité et de prendre du recul sur les situations.

De la simple prise de conscience de sa respiration pendant quelques instants à l’acquisition de pratiques plus élaborées, les solutions sont à la portée de tous. Zoom sur trois techniques respiratoires faciles à adopter quotidiennement.

  • La respiration « abdominale » : Est dite abdominale ou ventrale une respiration qui fait intervenir le diaphragme. Lorsque ce grand muscle, situé entre la cage thoracique et l’abdomen, descend en se contractant, il augmente le volume pulmonaire, provoquant la prise d’air. Il appuie alors largement sur les organes digestifs et entraine ce mouvement caractéristique au niveau du ventre. Cette action du diaphragme dénoue le plexus solaire, carrefour du système nerveux autonome, dans lequel se concentrent les peurs et inquiétudes. En pratique : tout d’abord, prenez conscience du « lieu » de votre respiration. Se déroule-t-elle au niveau du ventre, des basses côtes ou des clavicules ? Puis mettez en place la respiration abdominale pour débloquer le diaphragme et observez au bout de quelques instants ses effets sur votre état intérieur. En allongeant plus particulièrement la durée de l’expiration, les tensions nerveuses déclinent, la détente prend place.
  • La cohérence cardiaque : Cette technique respiratoire est née des recherches menées aux Etats-Unis il y a une vingtaine d’années par le HeartMath Institute sur les liens entre le cœur et le système nerveux. Tandis que nos émotions et pensées influencent directement notre rythme cardiaque, il apparait qu’à l’inverse, le cœur peut moduler les centres cérébraux émotionnels. Or, la variabilité de fréquence cardiaque est elle-même influencée par notre respiration. Donc en contrôlant notre respiration, nous avons le pouvoir de réguler cette variabilité de fréquence cardiaque et par conséquence, de stabiliser l’activité du système nerveux. L’Armée de l’air comme l’Aviation civile, les brigades de CRS comme les casernes de pompiers utilisent cette technique simple et rapide pour faire face aux situations de stress. En pratique, la respiration en cohérence cardiaque consiste à caler sa fréquence respiratoire sur un rythme de 6 par minute, une session complète se déroulant en principe pendant 5 minutes. L’inspiration et l’expiration ont une durée égale, de 5 secondes. Pour éviter un chronométrage fastidieux, des applications gratuites sont disponibles permettant de respirer en suivant visuellement un mouvement sur l’écran. C’est enfantin. A pratiquer 3 fois par jour, au calme, le dos bien redressé pour en observer les bienfaits.
  • La « marche afghane » : Cette respiration synchronisée sur le rythme des pas a été diffusée grâce aux travaux du chercheur Français Edouard Stiegler et à ses observations des effets de cette technique traditionnelle sur l’endurance et la vitalité des peuples nomades. Sorte de méditation en mouvement, la marche afghane apporte de nombreux bénéfices sur le plan de la santé et de la réduction du stress. Elle peut se pratiquer lors des petits déplacements à pied quotidiens. Le principe est de calquer son rythme respiratoire sur ses pas. Par exemple, inspirez sur 3 ou 4 pas et gardez les poumons pleins sur 1 pas. Puis expirez sur 3 ou 4 pas et gardez les poumons vides sur 1 pas. Chacun adoptera le rythme qui lui convient le mieux. La pratique doit rester fluide et sans contrainte. Dans tous les cas, le simple fait de se concentrer sur la respiration détourne l’attention du cerveau de ses préoccupations et de son hyperactivité habituelle, et ainsi apporte retour au calme et prise de recul.

 

Alors reprenez votre souffle ! Bien respirer est un art qui se cultive chaque jour. « Ne pas oublier de respirer », voici un message à afficher sur votre bureau ou votre ordinateur !

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Positive Impact Challenge : 4 start-up qui mettent la technologie au service du positif https://e-rse.net/positive-impact-challenge-viva-tech-met-la-technologie-au-service-du-positif-25990/ https://e-rse.net/positive-impact-challenge-viva-tech-met-la-technologie-au-service-du-positif-25990/#respond Tue, 13 Jun 2017 13:04:36 +0000 http://e-rse.net/?p=25990 Du 15 au 17 juin, le salon Viva Technology avait lieu à Paris pour la deuxième fois. Et cette année, cet évènement dédié aux nouvelles technologie voulait mettre la high tech au service du positif avec le Positive Impact Challenge : un challenge sur l’innovation technologie à impact positif. Viva Technology est en train de s’imposer comme un rendez-vous incontournable

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Du 15 au 17 juin, le salon Viva Technology avait lieu à Paris pour la deuxième fois. Et cette année, cet évènement dédié aux nouvelles technologie voulait mettre la high tech au service du positif avec le Positive Impact Challenge : un challenge sur l’innovation technologie à impact positif.

Viva Technology est en train de s’imposer comme un rendez-vous incontournable des nouvelles technologies en France. Durant trois jours, les innovateurs et les différents acteurs des nouvelles technologies étaient réunis pour co-innover, explorer les tendances, faire grandir leurs entreprises, s’inspirer et construire la technologie de demain. 50 000 personnes étaient attendues, mais aussi plus de 5 000 start-ups, 400 intervenants internationaux, plus de 50 pays représentés, et 1 000 investisseurs pour parler big data, internet des objets, intelligence artificielle ou encore objets connectés.

Le salon Viva Tech, c’était aussi l’occasion d’innover, à travers plus de 20 labs d’open innovation, portés par des leaders industriels et des innovateurs. Et puisqu’aujourd’hui innovation doit rimer avec durabilité, Viva Tech proposait pour cette deuxième édition un challenge un peu spécial : le Positive Impact Challenge.

Un challenge pour découvrir les technologies positives de demain

La technologie et l’innovation, malheureusement, ne sont pas toujours synonyme d’écologie ou d’impact social positif. Par exemple Internet, s’il a permis la dématérialisation de nombreuses procédures, a un impact environnemental extrêmement fort (voir notre article : L’impact environnemental d’Internet). Les plateformes digitales ont permis d’innover et de créer de nouveaux modes de vie et de consommation  à travers l’économie collaborative, mais ils sont aussi au coeur de l’ubérisation de la société et de la précarisation de certaines populations. Il y a donc un vrai challenge dans l’innovation : celui de mettre l’innovation et la technologie au service du bien commun.

C’est pour cette raison que Viva Tech lançait cette année le Positive Impact Challenge, dont l’objectif était d’identifier et de soutenir les start-up et les innovateurs dont les projets permettraient un développement financier, mais aussi social et environnemental positif.

Durant plusieurs mois, Viva Tech a reçu les candidatures de ces innovateurs engagés, et 12 finalistes ont été sélectionnés dans quatre catégories : travail, éducation, social et environnement.

Un pitch pour gagner un accompagnement d’une valeur de 200 000 euros

Le 17 juin, ces 12 finalistes ont pitché leur projet devant le public de Viva Tech et un grand jury a sélectionné un vainqueur dans chaque catégorie, puis un vainqueur global. À gagner ? Un accompagnement réalisé par Sowefund, une campagne de publicité réalisée par Publicis, un espace média offert par le groupe Les Échos ainsi que sur Sparknews, ainsi qu’un stand à Viva Tech 2018 pour une valeur globale de 200 000 euros. Parmi les solutions de tchat, les technologies pour les batteries, des services de micro-tasking en passant par la réalité virtuelle, voici ceux qui ont remporté cette année le Positive Impact Challenge.

Les lauréats du Positive Impact Challenge 2017

Dans la catégorie Environnement, c’est Zephyrsolar qui remporte le prix. Son idée ? Fabriquer des ballons gonflables, recouverts de panneaux solaires. Pourquoi faire ? Pour permettre d’alimenter en énergie des zones isolées ou en cas d’urgence. C’est simple : il suffit de déployer ces ballons dans les zones concernées, et sans avoir besoin d’infrastructures spécifiques on peut les alimenter en électricité.

Dans la catégorie Social, c’est City Taps qui s’impose. Cette entreprise du social business a un objectif : fournir de l’eau potable au plus grand nombre d’urbains, grâce à un système de prépaiement mobile intégré via l’Internet des Objets. Pour de nombreux foyers ou résidents urbains pauvres dans des zones défavorisées, l’accès à l’eau est complexe, notamment lorsqu’il faut payer un abonnement. Grâce à cette solution, il est désormais possible pour ces populations d’avoir accès à l’eau à la carte, grâce à un paiement sécurisé en ligne depuis n’importe quel mobile.

Dans la catégorie Éducation, c’est Pixis.co qui remporte le prix. Cette entreprise propose une solution d’orientation et de formation qui pourrait être particulièrement utile aux jeunes. En effet il s’agit d’une “boussole” qui utilise le data mining et la data visualization pour permettre à ceux qui le souhaitent d’explorer la “galaxie des métiers” et d’identifier ceux qui leur correspondent le mieux.

Enfin, c’est Vendredi.cc qui remporte le prix dans la catégorie Travail et le Grand Prix du Jury ! L’idée de Vendredi ? Proposer une solution de mise en relation entre entreprises et associations qui permette de renforcer le mécénat mécénat de compétence. “Faire un Vendredi” c’est passer 4 jours par semaine en entreprise, et 1 jour par semaine dans une association. Quand on sait que le mécénat de compétence est l’un des vecteurs les plus performants pour engager les salariés et améliorer leur bien-être au travail... cela donne envie d’essayer !

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Participez au Forum ReSEt, le rendez-vous des réseaux de la RSE et du durable https://e-rse.net/forum-reset-acteurs-ecosysteme-rse-2017-25991/ https://e-rse.net/forum-reset-acteurs-ecosysteme-rse-2017-25991/#respond Tue, 13 Jun 2017 12:59:24 +0000 http://e-rse.net/?p=25991 Le 22 juin prochain à Marseille, venez participer au rendez-vous de tous les acteurs et écosystèmes RSE qui comptent ! Rejoignez-nous !

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Le 22 juin prochain aura lieu le Forum ReSEt, le rendez-vous des acteurs et des écosystèmes de la RSE et du développement durable. En tant que partenaires, nous sommes fiers de vous inviter à participer à cet évènement incontournable de la RSE en France.

Pour penser et construire un monde plus durable, il y a une nécessité fondamentale : s’inscrire dans la co-construction. Le développement durable et la responsabilité sociale des entreprises (RSE) ont trop longtemps été pensés en silo, individuellement. Ainsi, chaque entreprise mettait en oeuvre de son côté sa stratégie de RSE, son programme de réduction des émissions de gaz à effet de serre ou de gestion des déchets. Chaque collectivité mettait en oeuvre sa stratégie agenda 21, chaque Etat sa transition énergétique.

Mais les challenges posés par le développement durable sont, par essence, des défis qui s’inscrivent dans l’interconnexion : l’interconnexion entre les entreprises, entre les acteurs publics et privés, entre les individus et leurs territoires, et entre les territoires entre eux. En effet, comment imaginer construire un écosystème d’acteurs responsables et durables si l’on ne se penche pas sur les relations que ces acteurs entretiennent entre eux ? Comment penser un monde réellement durable sans se demander comment les réseaux d’acteurs peuvent agir ensemble, se coordonner pour atteindre ensemble des objectifs communs de développement durable ?

Le Forum ReSEt 2017 : le rendez-vous des réseaux de la RSE

C’est pour répondre à ces questions (et à bien d’autres encore) qu’a été créé le Forum National ReSEt, le rendez-vous incontournable des acteurs et des réseaux de la RSE. L’ambition de ce forum, qui tient sa 3ème édition le 22 juin au Parc Chanot à Marseille, est de rassembler durant une journée les réseaux d’acteurs, les entreprises et les territoires qui mettent au cœur de leurs préoccupations la RSE, le développement durable et les nouveaux business models. Pourquoi ? Pour les faire se rencontrer, échanger, partager, et fonder en quelque sorte un écosystème qui réinitialise notre business model, en ancrant le développement durable dans le réel et dans les territoires. C’est aussi l’occasion pour ces acteurs de mettre en avant leurs bonnes pratiques, de valoriser leurs actions, de découvrir les meilleures pratiques et de s’enrichir des connaissances des autres. Le leitmotiv du forum en parle très bien : “Citer pour inspirer”.

Et l’évènement est d’envergure : l’an dernier, plus de 1300 visiteurs avaient participé au Forum, pour rencontrer 50 exposants, 85 experts, 18 projets innovants rassemblés sur le “Village de l’innovation”. Ils avaient pu assister à près de 20 conférences exclusives qui avaient décrypté les enjeux de la RSE et du développement durable autour des meilleurs experts et des meilleurs professionnels. Et cette année, le forum voit encore plus grand : plus d’exposants, plus de conférences (dont deux grandes plénières – Local is beautiful, changeons le monde de l’intérieur, et L’ancrage territorial, des solutions pour contribuer au développement d’un territoire et de ses entreprises), mais aussi des ateliers, des témoignages d’experts, un plateau TV…

Le local à l’honneur du Forum ReSEt 2017 : Local is beautiful

Cette année, le forum met à l’honneur une tendance de fond dans le développement durable : celle du local. Ces derniers mois, le local était partout : dans notre assiette avec le boom des produits du terroir, dans nos entreprises avec la dynamique du Made in France, dans le management de la RSE avec la mise en lumière de l’importance des synergies industrielles ou de l’écologie industrielle. Progressivement, les acteurs publics et privés semblent prendre conscience que dans un contexte de mondialisation globale, la nécessité de construire des bases solides de coopération au niveau local est encore plus forte. Le local s’impose partout comme un retour aux sources. C’est donc cette année le thème phare de l’évènement, qui mettra en lumière :

  • Le « made in Local » : des entreprises (des PME aux grands groupes) ou réseaux d’entreprises qui déploient des systèmes de production locaux et formalisent des politiques d’achats locales, engageantes et significatives
  • Les « entreprises pollinisatrices » : des start-up, réseaux locaux ou grands groupes qui se donnent pour mission d’aider les entrepreneurs locaux à se développer en les finançant, en les incubant, en créant des partenariats locaux, en aménageant des lieux, des espaces dédiés…
  • Les nouveaux modèles économiques locaux : produire avec les ressources locales (limitées) inspire de nouveaux modèles économiques : plus petits, plus circulaires, plus inclusifs, plus collaboratifs, plus fonctionnels.
  • Les actions mises en place sur un territoire sur le plan social ( aide à l’insertion, à l’employabilité locale, au développement économique de quartiers en difficultés, soutien aux associations etc..

Forum ReSEt : créer et renforcer les écosystèmes de la RSE

A côté de ce thème central, le salon proposera aussi un “Village de l’Innovation” consacré au sport et au bien-être, mais aussi un “Village des Territoires”, où il sera possible de rencontrer les acteurs des territoires et les collectivités qui présenteront leurs particularités et leurs outils. En résumé, cette année encore, le Forum ReSEt sera l’occasion parfaite pour créer et renforcer les écosystèmes de la RSE, en rencontrant les acteurs et les parties prenantes de vos secteurs, et en établissant de nouveaux partenariats.

La particularité du salon, c’est aussi d’être ancré dans le réel et de ne mettre en avant que les solutions testées et approuvées, celles qui marchent, et qui sont reproductibles. L’objectif étant là encore de donner à chacun les clefs pour construire son business model dans le respect du développement durable, dans la co-construction territoriale. Alors rejoignez-nous et participez au Forum ReSEt pour co-construire la RSE et le développement durable de demain !

Informations pratiques :

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Pour les investisseurs, la RSE rime avec des gains de long terme https://e-rse.net/investisseurs-rse-esg-gains-long-terme-performance-25940/ https://e-rse.net/investisseurs-rse-esg-gains-long-terme-performance-25940/#respond Tue, 13 Jun 2017 09:00:46 +0000 http://e-rse.net/?p=25940 La tendance est claire : de plus en plus d'investisseurs intègrent la RSE dans leurs investissements car elle rime souvent avec des gains de long terme.

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La tendance est claire : de plus en plus d’investisseurs croient que la RSE et l’intégration des critères environnementaux et sociaux dans leurs portefeuilles est une manière d’établir une stratégie de gains de long terme. Et ils ont raison.

Longtemps, le monde de la finance a été associé à une idée très restreinte de la performance. Il s’agissait d’une performance uniquement monétaire, qui n’intègre pas les critères sociaux, environnementaux ou de gouvernance. Pourtant, de plus en plus, les investisseurs s’intéressent à ces questions. De plus en plus, ils intègrent à leurs portefeuilles d’investissement des critères comme l’impact environnemental, ou l’intérêt social. Et désormais, une majorité d’investisseurs financiers estiment que l’intégration de ces critères dans leurs choix d’investissement est non seulement une préoccupation éthique et morale, mais aussi et surtout une question de performance de long terme. Explications.

Les investisseurs de plus en plus intéressés par les critères ESG

Depuis quelques années, on observe un basculement dans la façon dont les grands acteurs financiers gèrent leurs actifs. Dans les années 80, avec la dérégulation financière, les grandes banques et les grands gestionnaires de comptes ont investi partout, y compris dans des industries que l’on pourrait considérer comme moins responsables, ou moins “socialement utiles”. Mais avec le temps, et la prise de conscience des petits et des grands investisseurs, la finance a commencé à se détourner de certaines industries : d’abord les armes ou le tabac, pour des raisons sociales, puis plus récemment des entreprises du charbon, pour des raisons environnementales.

Mais désormais, ce mouvement s’accélère. En effet, dans une étude publiée en 2015 PWC constatait que de nouveaux critères commençaient à apparaître dans la gestion des portefeuilles financiers : les critères de RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) et les critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance). Ainsi, l’étude montrait que plus de 83% des investisseurs souhaitaient diversifier leurs portefeuille en misant sur des entreprises, des projets, des actifs respectant les critères de la RSE, ou ayant un impact social et environnemental positif. (voir notre article : Les investisseurs misent désormais sur la RSE)

Ils étaient même 70% à déclarer qu’ils pourraient renoncer à un investissement sur le projet ne respectait pas ces critères.

Finance et ESG : une question de performance de long terme

Finance-ClimatMais une nouvelle étude vient confirmer cette tendance : l’étude The Investing Enlightment publiée en 2017 par State Street. Cette étude menée auprès de 1600 gestionnaires de fonds représentant collectivement près de 62 000 milliards de dollars d’investissement montre que les critères ESG sont désormais de plus en plus importants.

D’abord un mythe semble être en train de tomber. Pendant longtemps, les investisseurs ont cru qu’investir dans des projets “responsables” était nécessairement moins rentable, comme si l’intégration de critères ESG réduisait la performance financière. Or on se rend compte aujourd’hui que ce n’est pas le cas : de plus en plus clairement, on établit des liens entre une stratégie RSE globale, intégrant les critères ESG, et la bonne performance d’un projet ou d’une entreprise. Et les investisseurs semblent bien conscients de cette tendance puisqu’ils sont 65% à estimer qu’intégrer les critères ESG dans une stratégie d’investissement ne nécessite pas de sacrifice sur la performance financière. Il y a quelques années à peine, une étude Cerulli Associates montrait que la relation entre intégration des critères ESG et performance financière était considérée comme un challenge important pour 60% des acteurs financiers. C’est donc que la tendance évolue.

Mais cela va encore plus loin. En effet, l’étude State Street montre également que désormais, les investisseurs associent RSE et ESG avec les gains de long terme. En effet, 62% des investisseurs estiment qu’intégrer les critères RSE dans sa stratégie d’investissement est un moyen de mettre en place une stratégie d’investissement de long terme performante. Avec les différentes crises et bulles financières, il y a sans doute une prise de conscience que pour réussir des gains de long terme, intégrer des critères sociaux, environnementaux en plus du critère financier est la voie à suivre.

Finance et RSE : encore des progrès à faire

Toutefois, il reste encore des barrières à l’intégration pleine et entière des critères sociaux et environnementaux pour les investisseurs.

La première, c’est l’absence de consensus sur un cadre méthodologique de mesure de ces impacts. Ainsi s’il existe bien des outils pour mesurer l’impact environnemental ou social d’un projet (l’empreinte économique locale, le bilan carbone ou encore l’analyse de cycle de vie) ces méthodes sont encore hétérogènes. Il n’existe pas un modèle unique de mesure et de calcule qui permette des comparaisons. Ainsi 60% des investisseurs institutionnels considèrent  qu’il manque un cadre commun sur cette question.

Ils sont également 34% à être inquiets des coûts que demandent l’intégration de ces critères. En effet, dans la mesure où à l’heure actuelle l’analyse des données sociales ou environnementales ne fait pas partie du coeur de métier des acteurs financiers, ces derniers sont bien souvent contraints de faire appel à des prestataires extérieurs ou à des consultants pour les épauler dans cette tache. Et ce coût supplémentaire représente un frein au développement de la pratique.

Autre point à considérer : à l’heure actuelle, 47% des sondés (soit pratiquement un sur deux) considère la “Value-Based Exclusion” (c’est-à-dire l’idée qu’il faut arrêter d’investir dans les actifs qui ne correspondent pas à certaines valeurs) comme leur méthode privilégiée pour prendre en compte les critères ESG. Or si cette méthode a ses avantages (c’est sur ce principe que se fonde le mouvement du désinvestissement du charbon par exemple), elle ne permet pas d’avoir une approche globale et holliste de la performance ESG d’un projet. En d’autres termes, avec cette méthode, un investisseur refusera de placer ses actifs dans un projet qui traite du charbon, des armes ou qui implique de la déforestation, mais il ne saura pas pour autant si le projet dans lequel il investit est meilleur que la moyenne sur les critères sociaux et environnementaux.

Il reste donc un peu de chemin à faire avant que l’intégration des critères ESG se fasse pleinement dans le monde de la finance. Mais la tendance montre que cela commence à percer et que désormais, les investisseurs associent RSE, ESG et valeur de long terme.

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