La RSE et le développement durable en entreprise : e-RSE.net http://e-rse.net La RSE et le développement durable en entreprise : e-RSE.net Thu, 19 Jan 2017 15:19:52 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.6.2 Et si l’on faisait enfin disparaître le rapport RSE ? http://e-rse.net/rapport-rse-inefficace-disparaitre-23928/ http://e-rse.net/rapport-rse-inefficace-disparaitre-23928/#respond Thu, 19 Jan 2017 10:06:25 +0000 http://e-rse.net/?p=23928 Aucun consommateur ne lit votre rapport RSE ! Et s'il disparaissait enfin pour laisser la place à une vraie communication RSE, transparente et humaine ?

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Et si l’on arrêtait de faire des rapports RSE ? Désuet, inefficace, trop complexe : le rapport RSE a son lot de désavantages. Le premier : il empêche de voir que d’autres moyens de parler de sa RSE existent.

Dans le paysage de la RSE, le rapport RSE est aujourd’hui un exercice incontournable. C’est même l’outil le plus utilisé pour présenter sa RSE et la valoriser auprès des parties prenantes, et il est aujourd’hui considéré comme l’outil indispensable de toute stratégie RSE (pour plus d’informations, voir la définition du rapport RSE)

D’ailleurs, dans la plupart des pays “économiquement matures”, il existe des règlementations qui définissent une ou des obligations en matière d’écriture d’un rapport RSE. En France, les lois NRE ont été les premières à créer une obligation de reporting des conséquences sociales et environnementales de l’activité des grandes entreprises. Depuis le mouvement s’est amplifié avec notamment les lois Grenelle : de plus en plus d’entreprises sont aujourd’hui légalement contraintes de rédiger un rapport RSE présentant à la fois un bilan de leurs émissions de CO2 et de leurs stratégies environnementales, ainsi qu’une présentation de leur stratégie en matière sociale et sociétale. La loi de transition énergétique a également accentué cette tendance en imposant une forme de reporting carbone aux entreprises de la finance. Bref, tout indique que le rapport RSE est le pilier sur lequel repose l’ensemble de la stratégie RSE d’une entreprise aujourd’hui.

Personne ne lit votre rapport RSE ? C’est normal, ce n’est pas intéressant

stress mal etre psychologique travailPourtant, malgré cette omniprésence, le rapport RSE semble aujourd’hui de moins en moins utile. D’une part, parce que très peu de consommateurs prennent la peine de le lire. À l’origine, lorsque les lois NRE ont été votées, c’était pour faciliter la transparence et “l’information du public”. L’objectif était donc de permettre avant tout aux consommateurs de connaître les conséquences sociales, environnementales et économiques des activités des entreprises dont ils étaient éventuellement clients. Force est de constater, près de 15 ans après, que cet objectif est loin d’être atteint. Les études sur le sujet sont relativement claires : selon une étude américaine, seuls 17% des américains intéressés par les problématiques de développement durable auraient déjà lu (en partie) un rapport RSE.

D’autre part, selon une étude Ethicity menée en 2013, 70% des consommateurs ne font pas confiance aux grandes entreprises. Et c’est un chiffre qui se dégrade : ils n’étaient que 42% en 2004 par exemple. Même aux Etats-Unis, où la confiance dans les marques est plus élevée qu’en France, une majorité des consommateurs ne font pas confiance aux discours des entreprises. Tout ce qui ressemble de près ou de loin à un discours corporate d’entreprise est considéré comme douteux pour beaucoup de consommateurs. Et le rapport RSE est l’incarnation d’un discours corporate : complexe, jargonneux, difficile à comprendre, plein de chiffres dont la plupart ne sont jamais explicités… À la lecture d’un rapport RSE on est souvent pas plus avancé qu’au départ sur la connaissance de la responsabilité d’une entreprise.

En extrapolant un peu, on pourrait même dire que finalement, le rapport RSE n’est tout simplement pas intéressant… pour le consommateur en tout cas. C’est un puissant outil de conformité réglementaire et de dialogue avec certainss parties prenantes (notamment financières), mais cela ne semble pas être un vecteur efficace de diffusion d’infos sur la stratégie RSE des entreprises auprès du grand public.

Le rapport RSE : un format dépassé et inefficace

comptabilite-performance-globale-rseC’est d’abord le format du rapport RSE qui fait de lui un outil inadapté pour l’information du public. C’est un vaste sommaire, peu engageant, étalant l’une après l’autre les mesures mises en place par l’entreprise. Pour ne rien arranger, l’engagement de l’entreprise est traduit en termes incompréhensibles pour le consommateur qui cherchent de l’info. Qui aujourd’hui sait réellement ce qu’est une certification ISO26000 ? Quel consommateur sait ce que signifie le bilan carbone d’un scope 3 par rapport à celui d’un scope 2 ? Quel citoyen peut réellement jongler avec les pourcentages, les sigles et le jargon technique des rapports RSE ?

Et puis, les rapports RSE sont bien souvent inaccessibles aux rares qui voudraient prendre le temps de s’y intéresser. Un lien placé dans un coin d’un site internet déjà trop chargé et trop complexe. Les consommateurs cherchent aujourd’hui une information accessible plus facilement. La majorité voudrait voir les informations utiles directement étiquetée sur les produits qu’ils achètent (88%) ou sur le lieu de vente (80%), et en dernier recours sur un site internet dédié (23%).

Sur la forme, les rapports RSE ne correspondent pas aux attentes des citoyens : près des deux tiers voudraient des contenus interactifs comme des vidéos ou des sites webs interactifs et 43% estiment qu’il faut des contenus rédigés courts. Le rapport RSE semble donc avoir faux sur toute la ligne : il n’est pas assez accessible, pas assez interactif, pas assez innovant en terme de format.

Investir d’autres formats et d’autres vecteurs pour parler de sa responsabilité

vacances productiviteRésultat : les consommateurs plébiscitent aujourd’hui d’autres modes d’information. Une écrasante majorité des consommateurs (81%) prennent plutôt leur information sur les produits ou les entreprises auprès de leur famille ou de leurs amis. Ils sont 76% à utiliser les sites internet d’associations ou les “reviews” sur des sites communautaires pour se faire leur avis. Et enfin, ils sont 70% à considérer les “experts tiers” comme des sources fiables d’information sur les entreprises.

Cela signifie concrètement que la réputation d’une marque ou d’un produit est désormais largement hors du seul contrôle de l’entreprise. Aujourd’hui, ce sont les grandes associations, les lanceurs d’alerte et les réseaux sociaux qui construisent l’image d’une marque, en particulier en matière de responsabilité sociale ou environnementale. Dans ce cadre, le rapport RSE est inutile : il symbolise un discours trop corporate et trop marketing parmi d’autres, un discours auquel les consommateurs ne croient plus.

D’où la nécessité pour les entreprises et en particulier pour leurs équipes RSE de s’attacher à investir d’autres canaux. Puisque le rapport RSE n’est pas porteur auprès des consommateurs, il faut leur parler là où ces derniers cherche désormais leurs infos. Et c’est aujourd’hui sur les moteurs de recherche, sur les réseaux sociaux et via les influenceurs et autres leaders d’opinion. En matière de développement durable, les réseaux sociaux sont donc une véritable arène où se font et se défont les réputations des entreprises. Si les marques n’y sont pas, si elles ne montrent pas avec transparence, humilité et pédagogie les projets qu’elles mènent dans ce domaine, elles laissent le champ libre à d’autres acteurs qui prendront la parole à leur place (et le plus souvent, pas pour les mettre en valeur).

D’où l’importance pour les acteurs de la RSE de s’intéresser vraiment à leur écosystème de réputation, aux leaders d’opinion qui sont influents sur les questions du développement durable, pour entrer progressivement en contact avec eux. D’où l’importance pour ces acteurs d’investir ces nouveaux vecteurs, les réseaux sociaux et le digital pour faire de la RSE une vraie démarche co-construite, afin de recréer une relation de confiance entre la marque et les consommateurs.

La RSE peut (et devrait ?) être un terrain privilégié d’expérimentation dans la relation des marques avec leur public. Par la RSE, les marques peuvent raconter leur histoire, leurs engagements, leurs échecs et leurs succès. Elles peuvent montrer à leur public, via les réseaux sociaux, qu’elles sont des organisations humaines malgré tout. En restant cloisonné dans sa zone de confort du “reporting”, la RSE oublie deux de ses principales missions : innover et créer du lien. Alors peut-être faudrait-il tout simplement, en matière d’information du public, faire disparaître le rapport RSE, et passer enfin à une communication RSE humaine.

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2016 en 366 initiatives pour réinventer notre monde ! http://e-rse.net/366-initiatives-pour-reinventer-notre-monde-2016-efficycle-23919/ http://e-rse.net/366-initiatives-pour-reinventer-notre-monde-2016-efficycle-23919/#respond Wed, 18 Jan 2017 08:41:57 +0000 http://e-rse.net/?p=23919 EFFICYCLE publie la 5e édition de son hors-série annuel « 2016 en 366 INITIATIVES pour réinventer notre MONDE ». Le scruteur d’informations durables y propose sa sélection rétrospective de cette année riche en actualités éco-responsables.

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EFFICYCLE publie la 5e édition de son hors-série annuel « 2016 en 366 INITIATIVES pour réinventer notre MONDE ». Le scruteur d’informations durables y propose sa sélection rétrospective de cette année riche en actualités éco-responsables. Véritable source d’inspiration, cet ouvrage numérique propose d’entamer 2017 sous les meilleurs auspices en faisant le point sur 366 initiatives positives et concrètes pour que chacun puisse prendre en main le changement. Fabien Baceiredo, dirigeant-fondateur d’EFFICYCLE, revient sur le programme de cette année : actions de préservation des ressources, innovations dans la production d’énergies renouvelables et solidarité forte envers les plus démunis. 

Un e-magazine source d’inspiration

Téléchargé plus de 150 000 fois en 2016, la mission que se donne EFFICYCLE à travers ce hors-série (et son activité quotidienne de veille en développement durable) est claire : « S’informer, c’est déjà agir ».

L’objectif d’une telle démarche est de ommencer l’année avec le sourire en se remémorant quelques-unes des plus belles actions concrètes et positives qui rendent ce monde meilleur. Qu’elles émanent d’entreprises, d’associations, de territoires ou de citoyens, ces 366 initiatives sont une source d’inspiration et un bol d’air frais pour toutes celles et ceux qui voient le monde en mutation sous le spectre du respect des Hommes et de la Nature.

Au fil des saisons, une rétrospective des actualités de 2016 en mode positif

L’idée de ce hors-série est de sélectionner les 366 initiatives les plus inspirantes parues en 2016 dans les médias francophones autour du développement durable. Cette année, les trois tendances qui se sont dessinées sont :

  • LA PRÉSERVATION DES RESSOURCES : fini de subir, les citoyens deviennent acteurs du changement en luttant contre l’obsolescence programmée et en faisant la chasse à tout type de gaspillage : chaque produit autrefois jeté trouve aujourd’hui une solution de valorisation !
  • LA PRODUCTION D’ÉNERGIE PROPRE : la moindre possibilité de nos usages quotidiens est passée à la loupe pour la rendre créatrice d’énergie, comme le montrent ces fenêtres productrices d’électricité, ces tuiles solaires ou encore ce système permettant de recycler la chaleur des panneaux solaires. Même nos pas deviennent générateurs d’électricité !
  • LA SOLIDARITÉ : dans un monde propice à l’exode de populations et à la montée de minorités fragilisées par la vie, la solidarité reste de mise en 2016 : entraide entre valides et non-valides, nouvelles technologies pour l’amélioration des conditions de vie, repas suspendus, applications pour apporter de l’aide aux réfugiés et aux sans-abri…


Téléchargez « 2016 en 366 INITIATIVES pour réinventer notre MONDE », un nouveau coup de projecteur pour les initiatives et les 126 médias représentés dans ce hors-série !

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Et si la pollution de l’air nous rendait progressivement fous ? http://e-rse.net/pollution-consequences-cerveau-desordres-mentaux-23896/ http://e-rse.net/pollution-consequences-cerveau-desordres-mentaux-23896/#respond Tue, 17 Jan 2017 10:32:54 +0000 http://e-rse.net/?p=23896 Et si la pollution de l’air (en particulier automobile) affectait notre cerveau ? Si elle détraquait progressivement notre santé mentale ? C’est ce que concluent de plus en plus d’experts… Quand on pense pollution de l’air et particules fines, on pense volontiers au réchauffement climatique ou aux problèmes respiratoires. Toux, cancers du poumon, infections des voies respiratoires, allergies : tous

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Et si la pollution de l’air (en particulier automobile) affectait notre cerveau ? Si elle détraquait progressivement notre santé mentale ? C’est ce que concluent de plus en plus d’experts…

Quand on pense pollution de l’air et particules fines, on pense volontiers au réchauffement climatique ou aux problèmes respiratoires. Toux, cancers du poumon, infections des voies respiratoires, allergies : tous ces problèmes de santé peuvent être associés à la pollution de l’air et à la pollution automobile. Mais si l’on vous disait que cette pollution affecte aussi votre santé mentale ?

C’est le résultat d’une étude menée par les service de Santé Publique de l’Ontario au Canada. Entre 2001 et 2012, cette institution a étudié l’état de santé de 6.6 millions d’habitants. Ils ont tenté d’isoler et d’étudier tous les facteurs pouvant influencer la santé humaine et un de leurs constats est plutôt étonnant : plus l’on habite près des sources de pollution automobiles, plus l’on est sujets aux risques de démences et de troubles de la santé mentale.

La pollution de l’air : un facteur aggravant de désordres mentaux

ville voiture pollutionAinsi, l’étude montre assez clairement que les habitants vivant entre 50 et 200 mètres d’un axe routier majeur avaient jusqu’à 12% de chances supplémentaires de développer des démences ou des troubles mentaux. Et plus l’on habite longtemps près d’un axe routier, plus le risque augmente. Bien qu’on ne sache pas avec certitude quel processus entraîne ces risques, il semble très probable que cela soit lié aux particules fines. En effet plusieurs études ont déjà montré que l’exposition prolongée aux particules fines a un effet significatif à la fois sur le volume cérébral et sur la sensibilité du cerveau aux dégénérescences comme les démences séniles, les maladies d’Alzheimer et autres troubles du cerveau.

Ce n’est pas étonnant : compte tenu de la taille et de la structure de ces particules fines, il est probable qu’elles traversent les tissus nasaux au moment de la respiration pour migrer vers les zones cérébrales par les canaux sinusiens par exemple. Et à terme, ces polluants pourraient à la fois endommager les tissus, et affecter les cellules cérébrales.

Ce n’est d’ailleurs pas la première étude à mettre en cause les particules fines dans le développement de problèmes cérébraux : au Mexique, un chercheur s’est attaché à étudier durant plusieurs années les conséquences d’une exposition prolongée aux particules fines chez les chiens. Résultats : il est parvenu à montrer qu’il existe des cellules cérébrales endommagées chez les chiens vivant dans les zones les plus polluées. Les dommages observés étaient d’ailleurs similaires à ceux observés dans les cellules nasales des animaux, très probablement causées par les particules fines 2.5 en particulier.

Chez l’homme, une étude a également été menée sur des enfants plus ou moins exposés : le résultat est clair. Le taux d’expositions aux particules fines est positivement corrélé à l’incidence de maladies neurodégénératives ou neuroinflammatoires. Une autre étude publiées dans les Annales de Neurologie montre qu’il existe un lien entre l’exposition aux polluants de type particules fines et le vieillissement prématuré du cerveau et des cellules cérébrales. Une étude de cohorte menée à Taiwan arrive aux mêmes conclusions : les populations régulièrement exposées aux particules fines au cours de leur vie auraient un risque 128% plus élevé de développer des maladies de type Alzheimer. Pour certains chercheurs, il se pourrait même que la pollution de l’air et en particulier aux particules fines sont le “facteur de causalité le plus déterminant” dans la prévalence des pathologies cognitives.

Il semble d’ailleurs que ces conclusions soient d’autant plus valable que l’exposition a lieu à des moments sensibles pour le développement cérébral, comme l’enfance, l’adolescence ou encore durant la grossesse.

Des populations de plus en plus exposées aux pollutions de l’air

ville sans voiture transports en communOr à l’heure actuelle, rien n’est fait pour lutter contre ce phénomène. Au contraire, dans les programmes de santé publique, la question de la pollution de l’air reste très secondaire. Concrètement, avec l’étalement urbain et des programmes d’aménagements encore largement structurés autour de la voiture, la dépendance à des modes de transports polluants s’accentue d’année en année. La France par exemple a gagné près de 100 000 km de routes entre 1995 et 2013, dont près de 3 000 km d’autoroutes. Dans le même temps, la taille du réseau ferré et du réseau de transports en commun a baissé globalement.

La population est de plus en plus dépendante de la voiture. Et surtout : rien n’est fait pour diminuer cette dépendance. Au contraire, les moindres efforts publics pour réduire l’usage de la voiture se soldent par des critiques virulentes de la population, à l’image des récentes décisions d’Anne Hildalgo de fermer certaines zones de Paris à la circulation. Mathématiquement, le pourcentage de la population qui habite dans une zone à fort trafic routier augmente… Et donc les populations sont de plus en plus exposées.

En réalité, pour prendre à bras le corps ce problème, il faudrait proposer un modèle d’aménagement urbain différent, moins concentré sur la voiture et sur ses dérivés. Il faudrait en quelque sorte repenser totalement la ville pour l’adapter à la transition écologique. Le problème c’est qu’aujourd’hui une grande partie de nos activités et de nos vies en général dépendent de notre capacité à nous déplacer, et notamment en voiture. Il est donc difficile d’envisager que l’on puisse rapidement diminuer les taux de pollution de l’air liées au trafic routier…

Et pourtant, c’est sans doute l’une des mesures qui aurait le plus d’impact en terme de santé publique et d’environnement aujourd’hui. Reste à trouver un projet de société porteur autour de cette idée, et étant donné la place que l’écologie prend dans le débat politique aujourd’hui, ce projet semble encore une lointaine utopie.

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Sauver la mer Morte avec la mer Rouge : le projet fou de la Jordanie et d’Israël http://e-rse.net/sauver-la-mer-morte-avec-la-mer-rouge-23205/ http://e-rse.net/sauver-la-mer-morte-avec-la-mer-rouge-23205/#respond Tue, 17 Jan 2017 09:36:10 +0000 http://e-rse.net/?p=23205 La mer Morte s'assèche au point de disparaître d'ici 2050. Dernier espoir : puiser l'eau de la mer Rouge dans le "Canal de la Paix" pour la réalimenter !

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dLa mer Morte cristallise tous les problèmes géopolitiques du Moyen Orient : une rareté de la ressource en eau, des besoins importants pour l’agriculture et l’eau potable, une manne touristique fragile et une écologie qui passe bien souvent au dernier rang des préoccupations.

Ainsi la Mer Morte est en passe de… Mourir. Son assèchement n’est qu’une question d’années tant les prélèvements se font importants dans sa principale source d’alimentation, le fleuve Jourdain. Pour empêcher ce funeste destin, la Jordanie et Israël ont décidé de réagir en annonçant la construction d’un gigantesque pipeline de 180 Km de long reliant la Mer Rouge à la Mer Morte. Ce canal souterrain sera accompagné par la plus grande usine de désalinisation d’eau de mer. L’objectif ? Ni plus ni moins que résoudre la pénurie d’eau potable de la région et sauver le trésor culturel qu’est la mer Morte.

La mer Morte, un enjeu avant tout économique

Si Israël et la Jordanie ont décidé de mettre de côté leurs rancœurs c’est bien parce que l’enjeu économique est primordial pour la région. L’eau du Jourdain, qui alimente la mer morte, est prélevée à 95% par les pays riverains pour l’agriculture tandis que le tourisme représente une part toujours plus importante de l’économie du Royaume de Jordanie. A 429 mètres au-dessous du niveau des mers, la mer la plus basse du monde est en train de s’assécher, en menaçant le tourisme balnéaire et patrimonial.

Le site traditionnel du baptême du Christ dans le Jourdain, les grottes de Qumran où furent découverts les manuscrits de la mer Morte, et l’attraction de la mer en elle même drainent des millions de touristes tous les ans pour les pays riverains, dont les eaux très salées sont réputées en balnéothérapie. Son exceptionnel taux de salinité, 247 grammes par litre contre seulement 9 pour la méditerranée en fait une attraction recherchée… Mais en danger.
L’activité d’extraction de minéraux par évaporation est aussi responsable de l’assèchement de la mer Morte. Chaque année, 600.000 tonnes de sel y sont extraites et sont utilisées dans l’industrie agroalimentaire ou cosmétique.

La Jordanie est a présent le second pays le plus pauvre en eau. Entre une mauvaise gestion de la ressource, due à une fraude importante au compteur ainsi qu’un prix du m3 insuffisant, le royaume hachémite a désespérément besoin de cette ressource vitale pour sa population, qui augmente brutalement depuis quatre ans sous l’afflux d’un million et demi de réfugié en provenance de Syrie.

Il y a donc urgence : si la mer disparaît comme il est prévu dans 30 ans, c’est la population et toute l’économie de la région qui va en pâtir, ce qui renforcera les tensions géopolitiques déjà existantes.

Le “canal de la paix” pour sauver la Mer Morte

C’est une idée vieille de 50 ans qui commence enfin à se concrétiser : le 28 Novembre la Jordanie a annoncé avoir choisi les cinq consortiums internationaux (France, Japon, Chine, Singapour, Canada) regroupant près de 20 entreprises pour lancer les travaux à partir de 2018.

canal de la paix pour sauver la mer Morte

Cette première phase prévoit la construction d’un pipeline de 180 Km pour relier la mer Rouge à la mer Morte, ainsi qu’une usine de dessalement pour apporter de l’eau douce à toute la région. Financé en partie par la Banque Mondiale et des pays donateurs, le projet a véritablement été lancé par les accords de coopération de 2013 entre Israël, la Jordanie et la Cisjordanie occupée, ce qui lui vaut le surnom de “canal de la paix”.

Les chiffres sont pharaoniques : l’usine doit pouvoir traiter à terme 85 millions de m3 par an, ce qui en ferait la plus importante au monde, tandis que 300 millions de m3 d’eau seraient déversés dans le pipeline à partir du captage en mer Rouge.
Cette première phase est estimée à un milliard de dollars, tandis que la totalité du projet se monterait à terme à 10 milliards de dollars !

Cette gigantesque entreprise est censée sauver la mer Morte de sa lente agonie, qui voit son niveau baisser d’un mètre par an depuis 1970. Mais les ONG locales s’inquiètent de l’impact du déversement brutal d’une telle quantité d’eau de mer, qui pourrait entraîner le développement d’algues rouges et de cristaux de gypse. Dans son étude de faisabilité, la banque Mondiale a elle même reconnu un risque écologique, toutefois maîtrisable.

Carte de la mer Morte 2016

De même, l’usine de dessalement ne satisfait pas les associations qui pointent son manque d’ambition et ses immenses besoins d’énergie. Friends of the Earth Middle East (FOEME) dénonce également un prix de l’eau inabordable pour les populations locales : pour ces ONG une réforme en profondeur du système de distribution d’eau est nécessaire pour faire des économies.

Sauver la mer Morte permettra aussi à Israël d’y trouver son compte en évitant une renégociation des accords de partage des eaux du Jourdain, qui sont très favorables à son agriculture. Le canal devrait permettre aux agriculteurs locaux de pouvoir puiser dans le fleuve sans s’inquiéter d’impacter la mer Morte.

Le “canal de la mer Rouge à la mer Morte”, son nom officiel, devra donc permettre de stabiliser la région en évitant une de ces fameuses “guerre de l’eau” que l’on nous promet régulièrement. Sécurisation de l’approvisionnement en eau potable, sauvetage des activités touristiques et économiques de la mer Morte, pacification des relations dans cette région trop souvent explosive : à première vue, que des avantages. Mais vu l’ampleur pharaonique des travaux envisagés et leur côté totalement novateur, ce brillant succès diplomatique pourrait très bien se transformer en désastre écologique si seuls les intérêts économiques continuent de primer.

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Lutte contre la corruption : entreprises, toutes concernées ? http://e-rse.net/lutte-contre-corruption-entreprises-toutes-concernees-global-compact-france-23891/ http://e-rse.net/lutte-contre-corruption-entreprises-toutes-concernees-global-compact-france-23891/#respond Tue, 17 Jan 2017 09:09:29 +0000 http://e-rse.net/?p=23891 12 ans après l’ajout du 10ème Principe sur la lutte contre la corruption au Global Compact des Nations Unies, le sujet s'impose aujourd'hui dans les agendas internationaux. Décryptage.

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Cet article a été préalablement publié sur le blog du Global Compact France.

12 ans après l’ajout du 10ème Principe sur la lutte contre la corruption au Global Compact des Nations Unies, le sujet s’impose aujourd’hui dans les agendas internationaux. Les cas de condamnation d’entreprises françaises par la justice américaine et les mesures de contrôle suite à ces condamnations sont bien réels. Avec la loi Sapin 2, les ETI sont également concernées par ces enjeux. Décryptage.

La Loi Sapin 2, relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, a été promulguée le 9 décembre 2016. Avec cette loi, la France se positionne désormais au niveau des standards internationaux les plus élevés en matière de lutte contre la corruption. Elle vise à une plus grande efficacité de la justice française au travers de la relocalisation des procédures qui lui échappaient jusqu’ici ; du respect de ses engagements internationaux ; et de la protection des entreprises nationales, notamment en évitant la fuite de données sensibles.

Corruption-Global-CompactUn contexte en pleine évolution

Ces dernières années un certain nombre de lois anti-corruption, dont plusieurs de portée extraterritoriale, ont émérgées (États-Unis, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, Brésil, Chine, etc). Plus récemment, en octobre 2016, la norme ISO 37001 sur les systèmes de management anti-corruption a été publiée. En parallèle, les sanctions à l’international s’intensifient. A titre d’exemple, quatre entreprises françaises apparaissent dans le « Top 20 » des amendes prononcées pour corruption par les autorités américaines, à hauteur de 1,7 milliard de dollars, assorties d’une obligation de mise en conformité sous la conduite d’un moniteur.

La loi Sapin 2 s’inscrit dans le cadre de la rénovation du dispositif français de lutte contre la corruption et de la publication par le Service Central de Prévention de la Corruption (SCPC) en mars 2015 des « Lignes directrices françaises visant à renforcer la lutte contre la corruption dans les transactions commerciales ».

Qui est concerné ?

La mise en place de programmes anticorruption est obligatoire pour les entreprises d’au moins 500 salariés ayant leur siège social en France et dont le chiffre d’affaires est supérieur à 100 millions d’euros. En cas de comptes consolidés : les obligations s’imposent à l’ensemble des filiales.

Concrètement, qu’est-ce que cela change ?

Cette nouvelle loi instaure une obligation de prévention et de détection de la corruption. Les personnes physiques comme morales concernées sont tenues de prendre les mesures destinées à prévenir et à détecter la commission, en France ou à l’étranger, de faits de corruption ou de trafic d’influence, y compris dans les filiales et les sociétés contrôlées. Les procédures à mettre en oeuvre s’articulent autour de 8 mesures, décrivant la nécessaire mise en place des dispositifs suivants :

  • Code de conduite qui doit être intégré au règlement intérieur ;
  • Alerte interne ;
  • Cartographie des risques qui doit être documentée et actualisée ;
  • Evaluation de la situation des clients, fournisseurs de premier rang et intermédiaires au regard de cette cartographie ;
  • Contrôle comptable ;
  • Formation destinée aux cadres et aux personnels les plus exposés ;
  • Régime disciplinaire ;
  • Contrôle et évaluation interne des mesures mises en oeuvre.

 

Par ailleurs, cette loi créé l’Agence Française Anti-corruption (AFA) qui a pour vocation de remplacer le SCPC. Ses missions consistent principalement à participer à la coordination administrative, centraliser et diffuser les informations permettant d’aider à prévenir et à détecter les faits de corruption, de trafic d’influence, de concussion, de prise illégale d’intérêt, de détournement de fonds publics et de favoritisme. Elle sera également chargée d’élaborer des recommandations pour sa mise en oeuvre ainsi que d‘une mission de contrôle. Cette agence devrait compter 60 à 70 personnes.

De même, cette loi crée, outre l’infraction de « trafic d’influence d’agent public étranger », ainsi que la peine complémentaire dite de mise en conformité des procédures de prévention et de détection de la corruption, dont la mise en oeuvre est confiée à l’AFA. Elle introduit enfin la convention judiciaire d’intérêt public qui impose à l’entreprise de verser une amende d’intérêt public au Trésor public et/ou de se soumettre, pour une durée maximale de trois ans, sous le contrôle de l’AFA, à un programme de mise en conformité.

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Climat : la “bombe méthane” est sur le point d’exploser http://e-rse.net/climat-bombe-methane-rechauffement-climatique-23394/ http://e-rse.net/climat-bombe-methane-rechauffement-climatique-23394/#comments Tue, 17 Jan 2017 08:56:43 +0000 http://e-rse.net/?p=23394 Si l’on vous disait que des quantités gigantesques de gaz à effet de serre s’apprêtent à être relâchées dans l’atmosphère, au point que cela pourrait bouleverser encore plus vite que prévu notre climat ? C’est le gros problème de la “bombe méthane”. En matière de changement climatique, on entend presque systématiquement parler de CO2. La raison est simple : le CO2

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Si l’on vous disait que des quantités gigantesques de gaz à effet de serre s’apprêtent à être relâchées dans l’atmosphère, au point que cela pourrait bouleverser encore plus vite que prévu notre climat ? C’est le gros problème de la “bombe méthane”.

En matière de changement climatique, on entend presque systématiquement parler de CO2. La raison est simple : le CO2 est l’un des gaz à effet de serre les plus abondants dans notre atmosphère et c’est aussi celui que nous émettons le plus à cause de notre consommation d’énergie fossile. En grande partie, ce gaz est responsable des dérèglements climatiques que vit notre planète. Mais ce gaz polluant n’est pas le seul qui pose problème : le méthane par exemple, est aussi coupable.

Ce gaz de la famille des alcanes peut-être utilisé comme combustible pour le chauffage ou pour produire de l’électricité. Il est d’ailleurs le composé le plus important du gaz naturel (3ème source d’énergie la plus utilisée dans le monde). Mais surtout, le méthane est un gaz à effet de serre très puissant. Pendant longtemps son influence sur le climat a été sous estimée car c’est un gaz qui a une durée de vie assez courte dans l’atmosphère : au bout d’une dizaine d’années il finit par se décomposer. Mais depuis une dizaine d’années, on commence à mieux connaître le méthane, et une chose est claire : on a largement sous estimé les risques que représente ce gaz pour le climat.

Selon le 5ème rapport du GIEC sur le climat, le méthane a un pouvoir de réchauffement global 28 fois supérieur à celui du CO2. Autrement dit, 1 g de méthane bloque 28 fois plus de rayonnements solaires dans l’atmosphère… et donc contribue à réchauffement le climat 28 fois plus fortement ! Malgré sa faible durée de vie, le méthane pourrait donc avoir des conséquences très fortes sur le climat. Encore plus inquiétant : des quantités gigantesques de méthane jusque là stockées dans les sols pourraient bientôt être relâchées dans l’atmosphère à cause de la montée des températures… Et cela pourrait avoir des conséquences dramatiques. Explications.

Le pergélisol : des réserves naturelles de méthane… sur le point d’exploser ?

Sur la planète, de grandes quantités de méthane sont stockées et emprisonnées un peu partout. Dans le sol par exemple, on trouve du méthane sous forme de “gaz naturel”, notamment dans les zones géologiques où se forme le pétrole et les hydrocarbures. Dans les zones charbonneuses on trouve aussi du méthane prisonnier des couches géologiques : ce sont les gaz de schistes ou les gaz de couche. Mais une bonne partie du méthane présent sur la terre est également stocké près de la surface des sols ou au fond des océans. Le problème c’est que ces réserves (les réserves océaniques, et celles situées près de la surface) pourraient dans les années à venir relâcher le méthane qu’elles contiennent…

C’est notamment le cas des pergélisols arctiques ou sibériens. Dans ces zones très froides, on a pu mesurer des quantités importantes de méthane stockées dans les couches affleurantes du sol qui sont en permanence gelées. Le froid a en effet pour effet de stabiliser le méthane et de limiter sa volatilité. Mais depuis que les températures moyennes sur la Terre augmentent, ces sols ont tendance à se réchauffer. La conséquence de ce dégel est que le méthane qui était stabilisé dans les sols congelés s’échappe. On appelle ce phénomène le relargage du méthane du pergélisol. Une étude menée par l’Université d’Alaska Fairbanks et publiée dans la revue Nature Geosciences estime ainsi que depuis 60 ans, ce sont entre 200 millions et 2.5 milliards de tonnes de méthane qui se sont échappées des sols gelés de la région pan-arctique. Cela représente l’équivalent de 70 milliards de tonnes de CO2, soit autant que ce qui est émis par toute l’humanité en 2 années entière. Mais avec l’augmentation des températures, le rythme de la fonte (et donc du relargage du méthane) devrait s’accentuer : les modèles de prévision tablent à l’heure actuelle sur un rythme 100 à 900 fois plus rapide de la fonte du pergélisol dans les 100 prochaines années.

D’autre part, la fonte des sols gelés a des conséquences qui pourraient rapidement ressembler à un vrai cercle vicieux. Une grande partie du méthane émis chaque année sur la planète provient de sources dites “biogéniques”, c’est à dire qu’elles sont la conséquence de processus naturels. Par exemple, les zones humides produisent énormément de méthane notamment parce que la biomasse y entre en décomposition en présence de taux importants d’humidité. C’est ce qui se passe dans les rizières inondées par exemple, et qui en font aujourd’hui l’une des plus grandes sources d’émissions de méthane de l’agriculture, juste devant l’élevage. Or dans les pergélisol, à mesure que la glace fond, les zones deviennent de plus en plus humides. Lorsque ce phénomène a lieu dans des zones végétalisées comme la toundra, cela participe à créer le même phénomène de décomposition végétale qui à son tour va relarguer du méthane. Et à son tour, ce méthane va contribuer à réchauffer l’atmosphère et donc à accentuer la fonte des sols.

A partir d’un certain seuil (qu’on appelle le point de bascule) ce phénomène pourrait s’auto-alimenter tout seul. Cela signifie que si les températures continuent à augmenter, il est possible qu’à un moment, même si nous arrêtions toutes nos émissions de CO2, la fonte des pergélisols continue à alimenter le réchauffement en libérant du méthane… et que rien ne puisse plus l’empêcher. Sachant qu’on estime à plus de 1 400 milliards de tonnes les quantités de méthane stockées dans l’Arctique, et qu’un dégazage brutal de 50 milliards de tonnes est considéré comme probable par les scientifiques… cela laisse envisager le pire.

L’hyptohèse du fusil à clathrates ou la bombe des hydrates de méthane marins

Outre les sols, une partie du méthane terrestre est actuellement stocké au niveau des planchers sous-marins, sous forme de “glaces”. C’est ce que l’on appelle les hydrates de méthane ou plus largement les clathrates. De la même façon que pour les pergélisols, il est possible que ces réserves finissent par se libérer à cause de l’augmentation des températures. Autrement dit, si l’océan se réchauffe trop, il larguera lui aussi des quantités importantes de méthane.

Il n’est pas certain que ce méthane puisse réellement rejoindre l’atmosphère (il pourrait se dissoudre dans l’eau ou être détruit par des bactéries océaniques), mais s’il y parvient, il participera lui aussi au cercle vicieux du réchauffement. Et même si ce gaz ne parvient pas à la surface, il devrait logiquement contribuer à une acidification importante des océans… ce qui est aussi un facteur aggravant du réchauffement climatique dans la mesure où cela contribue à détruire le phytoplancton qui absorbe la majorité du CO2 sur Terre. (voir notre article : Les conséquences du réchauffement climatique sur l’océan).

Là encore, quand le point de bascule sera atteint et que ce méthane commence à se diffuser, il sera probablement difficile de revenir en arrière à cause des effets de boucle de rétroaction que cela engendrera. C’est d’ailleurs pour cela que cette hypothèse s’appelle “l’hypothèse du fusil” : une fois que le coup est parti, il est impossible de revenir en arrière.

Le méthane : un ennemi plus grand que le CO2 pour le changement climatique ?

A la lumière de ces chiffres, il est certain que le méthane fait peser un risque énorme sur l’équilibre de nos systèmes climatiques. Certains voient donc dans le méthane la “priorité oubliée de la lutte contre le réchauffement climatique”, arguant qu’il vaudrait mieux mettre notre énergie à réduire nos émissions de méthane. En effet, le méthane ayant un pouvoir de réchauffement plus important que le CO2, réduire nos émissions de méthane aurait un effet immédiat plus fort sur la lutte contre le réchauffement climatique. Et il semble aujourd’hui plus simple de limiter nos émissions de méthane que nos émissions de CO2 : il suffit pour cela de réduire notre consommation de riz et de viande, alors que le CO2 touche quant lui à des besoins structurels comme le transport et l’énergie.

Néanmoins, il faut garder à l’esprit qu’à l’heure actuelle près de 75% du réchauffement climatique est attribuable au CO2 seul. Le méthane quand à lui représenterait environ 15% seulement du réchauffement actuel. Globalement, dans la lutte contre le réchauffement climatique, nos émissions actuelles de méthane posent donc moins problème que nos émissions de CO2.

Reste que jusqu’à maintenant, les risques posés par le méthane sur notre climat ont été sous estimés et qu’il convient de prendre rapidement des mesures afin que cette fameuse “bombe méthane” dont parlent les scientifiques ne se déclenchent, emportant avec elle tous les espoirs de la COP21 de maintenir le réchauffement sous la barre des 2 degrés.

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5 tendances à suivre pour les Ressources Humaines en 2017 http://e-rse.net/5-tendances-rh-ressources-humaines-2017-23855/ http://e-rse.net/5-tendances-rh-ressources-humaines-2017-23855/#respond Fri, 13 Jan 2017 09:16:42 +0000 http://e-rse.net/?p=23855 Découvrez les 5 tendances qui vont influencer les Ressources Humaines en 2017 ! Après les tendances de la communication et du reporting RSE à suivre en 2017, après nos 5 conseils pour être plus écolo en 2017 et les 5 résolutions pour concrétiser la RSE au bureau, on continue dans la prospective, mais cette fois sur le plan des ressources

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Découvrez les 5 tendances qui vont influencer les Ressources Humaines en 2017 !

Après les tendances de la communication et du reporting RSE à suivre en 2017, après nos 5 conseils pour être plus écolo en 2017 et les 5 résolutions pour concrétiser la RSE au bureau, on continue dans la prospective, mais cette fois sur le plan des ressources humaines. On le sait, avec les nouveaux outils digitaux et numériques, avec l’émergence d’une nouvelle génération de travailleurs issus de la génération Y, avec le basculement des préoccupations de carrière des individus, les ressources humaines sont en train de changer. Big Data, transparence, bien-être au travail : de nouveaux phénomènes apparaissent.

Le cabinet de prospective économique de Glassdoor (le même qui fait chaque année le classement des meilleurs employeurs de France) s’est donc intéressé en ce début 2017 à ces nouveaux phénomènes qui vont transformer, bouleverser, ou juste influencer le monde des Ressources Humaines cette année. Voici le top 5.

La science des données : le Big Data et les RH

Big-Data-sustainability-durableC’est une tendance un peu partout : l’émergence de la science et de l’analyse des données. On en avait déjà parlé en matière environnementale (Comment le Big Data aide à lutter contre la pollution), ou en matière de RSE (Comment le Big Data aide l’entreprise à être plus durable) voilà que les données s’invitent aussi dans les ressources humaines. Pour détecter les candidats, pour examiner leurs profils, pour mieux mesurer les performances RH dans l’entreprise… les données peuvent avoir de nombreuses applications dans les RH !

Par exemple, aux Etats-Unis, dans une entreprise informatique, un codeur a été recruté car un algorithme a détecté son talent grâce à ses publications sur les réseaux sociaux ! Incroyable ? Pas tant que ça : aujourd’hui de plus en plus de recruteurs misent sur les réseaux sociaux, le big data et l’analyse de données pour trouver le candidat idéal. Pour en savoir plus, consultez notre dossier : Comment le Big Data peut servir les Ressources Humaines.

L’automatisation : une révolution en cours dans le monde du travail

Autre grande tendance qui vont fortement impacter les ressources humaines : l’automatisation. C’est désormais une problématique pour un nombre croissant d’entreprises dans de nombreux secteurs : certains emplois, progressivement sont remplacés par machines, robots et autres procédés automatiques. C’est une question aussi vieille que la Révolution Industrielle; mais elle a encore aujourd’hui une acuité particulière.

Les progrès de l’intelligence artificielle, de l’internet des objets, des voitures autonomes, des drones et autres innovations poussent de nombreuses entreprises à remettre en cause certains de leurs emplois. Certaines études estiment que 40 à 45% des emplois pourraient disparaître d’ici 20 ans, remplacés par ordinateurs et machines. Bien sûr, d’autres emplois vont émerger pour encadrer et gérer cette nouvelle donne économique. Mais cela va demander un effort d’adaptation aux entreprises qui vont devoir envisager des transformations dans la façon dont ils gèrent leurs activités… Et donc dans la façon dont elles recrutent et gèrent leurs salariés !Big Data recrutement ressources humaines

Le début de la fin de la Gig Economy, ou l’économie ubérisée

C’est l’une des conséquences de l’ubérisation de l’économie : la multiplication des modèles économiques basés sur les “petits boulots”. Que ce soit Uber, les services de livraison à domicile ou encore les appli d’économie collaborative, tous ces modèles se basent sur une idée : des collaborateurs indépendants travaillent en flux tendu pour répondre à une demande, qui se développe souvent grâce à une appli mobile, un site web ou une plateforme en ligne. C’est la définition de l’ubérisation de l’économie.

Or ce modèle économique est de plus en plus discuté : alors que certains pointent sa capacité à réduire le chômage, d’autres estiment qu’il condamne les salariés indépendants qui travaillent grâce à ce modèle à la précarité et à l’absence de sécurité. En France, près d’un tiers de la population estime ainsi que son emploi pourrait être uberisé… mais ils sont 50% à estimer que cette ubérisation est un danger, notamment pour le statut de salarié.

Face à ces critiques émergentes, il est possible qu’on observe en 2017 un ralentissement de la croissance de l’économie uberisée. En effet, la gig economy subit de toute part les procès, les oppositions, comme en témoignent les actions des taxis ces dernières années en France. Dans le même temps, le vide juridique qui permettait à ces entreprises d’exister depuis le début des années 2010 est en train de se remplir : les gouvernements légifèrent. Ils ont déjà commencé à taxer l’économie collaborative en France par exemple. L’avantage comparatif de l’économie uberisée est donc en train de diminuer. Et puis, l’uberisation fonctionne pour l’instant sur des emplois peu qualifiés, qui ne constituent qu’une part limité de l’emploi. Une étude de JP Morgan estime même que le déclin est déjà en cours, puisque les revenus de ce type d’activité diminue, et que l’engagement n’augmente plus depuis à peu près un an.

Il est donc fort possible que 2017 voit la croissance de ce type d’économie ralentir, et cela a peut-être déjà commencé : Uber a perdu 3 milliards de dollars en 2016.

La lutte contre les inégalités salariales sur le devant de la scène ?

Egalite-hommes-femmes-performanceL’année 2017 sera peut-être aussi (enfin) celle de la prise en compte du problème des inégalités salariales. Les inégalités hommes/femmes devraient être particulièrement surveillées. En effet, actuellement on observe une tendance : de plus en plus d’entreprises tentent d’être transparentes sur les sujets des rémunérations. Les inégalités apparaissent donc avec plus de précision aujourd’hui.

Dans le même temps, arrive sur le marché du travail une génération qui milite pour plus d’égalité salariales. Presque mécaniquement, on devrait donc observer un mouvement progressif de revendications sur ces questions. Et les entreprises seront probablement obligées à terme d’y répondre en modifiant leurs politiques salariales. D’après Glassdoor, c’est particulièrement dans le domaine de l’égalité hommes / femmes que l’on devrait observer en 2017 des améliorations.

D’autant plus que de plus en plus d’entreprises prennent conscience que l’égalité hommes/femmes, c’est bon pour la productivité !

Le retour à des avantages “plus simples” ?

Des jeux vidéos au boulot, des bureaux “dog (ou cat) friendly”, des tables de ping-ong… Les avantages offerts par les entreprises à leurs salariés sont devenus de plus en plus divers ces dernières années, probablement suite à l’exemple des start-up de la high tech qui ont lancé la mode. Avec quelques années de recul, les données commencent à suggérer que ces avantages ont un effet limité sur la satisfaction des salariés par rapport à des

Il est donc possible que l’on observe en 2017 un retour vers des revendications plus classiques : plus de congés, des comités d’entreprise, des horaires plus flexibles… Une précision toutefois : Glassdoor fait se constat en se basant sur l’observation des tendances américaines, où les avantages sociaux classiques (assurances retraite, mutuelles….) ne sont pas des obligations légales et sont très loin d’être la norme. En France, la plupart des entreprises proposent déjà ces avantages, et il n’est pas sûr que cette tendance soit très marquée dans notre pays.

 

Alors, ces 5 tendances marqueront-elles vraiment 2017 du point de vue des Ressources Humaines ? Rendez-vous l’année prochaine pour un débrief !

 

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Approvisionnement responsable en bois : d’où viennent les meubles IKEA ? http://e-rse.net/approvisionnement-responsable-bois-meubles-ikea-23856/ http://e-rse.net/approvisionnement-responsable-bois-meubles-ikea-23856/#comments Fri, 13 Jan 2017 08:56:49 +0000 http://e-rse.net/?p=23856 Le bois est un matériau d’ameublement 100% naturel et renouvelable. Néanmoins, le renouvellement de la ressource et la préservation de la biodiversité exigent une gestion responsable des forêts. Retour sur les pratiques d’approvisionnement en bois chez IKEA.

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Le bois est un matériau d’ameublement 100 % naturel et renouvelable. Néanmoins, le renouvellement de la ressource et la préservation de la biodiversité exigent une gestion responsable des forêts. Les fabricants doivent ainsi travailler avec l’industrie forestière pour exercer leur responsabilité environnementale. Yoann Regent, Responsable Développement Durable, Énergies et Ressources chez IKEA France, partage les pratiques d’approvisionnement en bois chez IKEA. De quel bois sont faits les meubles IKEA ? Réponse d’un acteur majeur du meuble.

Chez IKEA, deux produits d’ameublement sur trois sont fabriqués en bois. Pin, hêtre, bouleau, épicéa ou acacia… en 2016, nous avons utilisé 15,75 millions de m3 équivalent bois rond. Cela représente 1 % du bois commercialisé dans le monde. Il est donc fondamental de préserver cette ressource pour pérenniser notre métier de fabricant et conserver l’équilibre de notre écosystème.

IKEA-Bois-ForetsCe matériau durable et recyclable est issu de l’industrie forestière. Or les forêts sont fragiles. Nous devons préserver la biodiversité forestière au niveau paysager, et l’équilibre à long terme entre la coupe du bois et la reforestation. Nous luttons également contre l’exploitation illégale des forêts, qui concerne 15 à 30 % du bois commercialisé dans le monde, selon un rapport publié en 2012 par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et Interpol.

Traçabilité du bois des meubles IKEA : pour la biodiversité et contre l’abattage illégal

100 % du bois utilisé dans nos meubles et autres produits respecte la charte IKEA de gestion responsable des forêts, IWAY Forestry standard. Cette charte est présentée en détail aux fournisseurs dans un guide qui leur est dédié, IKEA Forestry Handbook. Son respect est impératif pour travailler avec un fournisseur.

La charte IKEA interdit l’utilisation de bois issu :

  • d’abattages illégaux ;
  • de forêts à haute valeur de conservation ;
  • de forêts naturelles tropicales et subtropicales en cours de conversion en plantations ou affectées à des usages non forestiers ;
  • de plantations commerciales d’arbres génétiquement modifiés ;
  • de régions touchées par de graves conflits sociaux, où les fournisseurs n’adhèrent pas aux conventions internationales en matière de traitement équitable des travailleurs.

 

Avant l’établissement de la relation commerciale, et au cours de celle-ci, les fournisseurs déclarent leur plan d’approvisionnement en bois (Wood Procurement Plan – WPP), dont IKEA contrôle la conformité au IWAY Forestry Standard. Tous les quatre mois, les fournisseurs enregistrent l’origine, les sous-traitants, le volume et les espèces commercialisées dans un outil dédié à la traçabilité du bois (IKEA Wood Tracing System – WTS). Ces données sont contrôlées et nourrissent par ailleurs les cartographies utilisées par IKEA pour analyser son impact global sur la ressource en bois.

Bois-IKEA-OrigineBois plus durable : un objectif de 100 % en 2020

En plus de ces standards minimums, et dans le cadre de sa stratégie développement durable « People & Planet Positive », IKEA s’est fixé pour objectif que d’ici à 2020, 100 % du bois IKEA serait issu de sources plus durables, c’est-à-dire certifié FSC (Forest Stewardship Council) ou recyclé. Cet objectif s’inscrit pleinement dans la volonté de IKEA de s’approvisionner de manière durable en matières premières et de garantir ses approvisionnements à long terme.

Cet objectif est déjà atteint sur les zones prioritaires que sont la Russie, la Chine, l’Europe du Sud-Est et l’Asie du Sud-Est. Au niveau mondial, IKEA progresse de 10 % par an sur cet indicateur. Nous avons ainsi atteint 61 % de bois certifié FSC ou recyclé en 2016.

Infographie-bois-IKEALe FSC est une organisation internationale à but non lucratif, qui promeut une gestion responsable des forêts. IKEA en est membre depuis 1994, aux côtés d’organisations écologistes et humanitaires (Greenpeace, WWF, etc.), de communautés indigènes, de propriétaires forestiers, d’autres industriels et entreprises, etc. Les membres du FSC fixent localement les standards de gestion forestière selon le type de forêt et les enjeux locaux, en respectant des principes communs :

  • les considérations sociales, économiques et environnementales, notamment : la préservation de la biodiversité, la repousse des forêts et la protection des personnes qui y travaillent ou y vivent ;
  • la traçabilité du bois à toutes les étapes de sa transformation jusqu’à sa distribution : celle-ci est assurée par des systèmes de suivi du matériau conformes aux standards FSC tout au long de la chaine d’approvisionnement. Ce système de « chaine de contrôle » FSC permet de suivre de manière documentée les matériaux labellisés, depuis la forêt jusqu’au consommateur, en incluant toutes les étapes successives de traitement, de transformation, de fabrication et de distribution.

 

Par ailleurs, pour préserver la ressource en bois, IKEA privilégie une gestion responsable des forêts, en cherchant en permanence des techniques pour optimiser son usage. Cette démarche d’éco-conception s’illustre par exemple à l’usine de panneaux de particules IKEA à Lure, en Haute-Saône, qui utilise plus de 50 % de bois recyclé comme matière première.

Lit-bois-IKEA

Le pin utilisé dans notre gamme de produits NORNÄS est cultivé en Suède. Lors la coupe, les rondins sont directement dimensionnés en fonction des dimensions du produit final afin de minimiser les pertes.

IKEA : une approche locale pour maîtriser et préserver la ressource

IKEA favorise les approvisionnements de proximité. En France par exemple, IKEA approvisionne localement l’usine de panneaux de particules à Lure, en Haute-Saône : tous les fournisseurs et partenaires commerciaux de l’usine se situent dans un rayon de 200km.

IKEA peut également faire le choix d’investir dans des forêts pour sécuriser les approvisionnements et atteindre les standards de gestion durable. En Roumanie, depuis 2015, IKEA a acquis 46 700 hectares de forêts, aujourd’hui certifiés FSC.

Gestion responsable des forêts : la relation gagnant-gagnant entre les fournisseurs, les clients et IKEA

Conformément à la réglementation européenne, IKEA forme ses fournisseurs à la gestion responsable des forêts. En 2016, IKEA a formé 146 personnes de la chaine de valeur bois, dans 11 pays.

Accompagnés, les fournisseurs sont également contrôlés. IKEA peut faire effectuer un audit par un tiers sans avertissement préalable et exiger des informations sur l’origine du bois en 48 heures. 181 audits ont été menés en 2016. Conclusion : une conformité de 99,4 % des volumes de bois.

En 2016, 77 % des fournisseurs IKEA étaient certifiés FSC. Ils sont audités par le FSC ou des organismes accrédités, pour la plupart sur une base annuelle.

IKEA répond systématiquement au non-respect des normes de gestion forestière durable par un fournisseur. Qu’il s’agisse de clients, ONG ou institutions gouvernementales, quiconque peut nous faire part d’un manquement qu’il aurait constaté. Alors, nous mettrons tout en œuvre pour le corriger.  Lorsque cela est possible, IKEA accompagne les fournisseurs à s’améliorer pour rectifier ces non-conformités relevées lors des contrôles et audits. Nous suspendons temporairement nos approvisionnements et travaillons de concours avec nos ONG partenaires, telles que le WWF, pour permettre à nos fournisseurs de se mettre à niveau de nos exigences. En dernier recours, la relation avec le fournisseur peut être rompue. Il y a quelques années, les experts en gestion forestière IKEA avaient découvert une filière de coupe illégale de noyer en Chine. En réaction, IKEA a substitué à ce bois du bouleau issu de forêts certifiées.

Stakeholders-Bois-IKEAIKEA veut agir au-delà de ses propres besoins en participant à la transformation de l’industrie forestière. Pour faire avancer le monde forestier vers une gestion plus durable, sans abattage illégal et préservant la valeur biologique des forêts, IKEA continue de travailler avec les fournisseurs et les ONG. Depuis 15 ans, WWF et IKEA ont converti 35 millions d’hectares de forêts aux standards FSC, soit la superficie de l’Allemagne. A long terme, nous voulons de cette manière faire du bois certifié une norme, et ainsi offrir à nos clients des produits qui soient à la fois issus d’une production responsable, de qualité et abordables.

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Digital Impact 2017 : des solutions digitales qui rendent le monde plus juste et durable http://e-rse.net/digital-impact-2017-candidature-23838/ http://e-rse.net/digital-impact-2017-candidature-23838/#respond Thu, 12 Jan 2017 12:10:01 +0000 http://e-rse.net/?p=23838 Vous êtes un projet innovant alliant digital, technologie et impact positif sur la société ? Alors le Digital Impact est pour vous ! Candidatez !

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Vous portez un projet innovant alliant digital, technologie et impact positif sur la société ? Alors le « Digital Impact » est pour vous ! Candidatez  pour tenter de gagner un accompagnement exclusif pour booster votre projet.

Dans la quête de solutions qui peuvent rendre le monde à la fois plus juste, plus durable et plus efficient, le digital tient une place à part. Aujourd’hui, de nombreux acteurs veulent utiliser le digital pour faciliter la vie des citoyens, pour leur permettre de répondre plus facilement à leurs besoins, mais aussi pour rendre tout cela plus simple, plus juste, plus accessible et parfois plus écologique.

Il y a des dizaines d’exemples d’initiatives, à la fois digitales et durables : I Wheel Share par exemple, une application mobile qui permet aux personnes en situation de handicap de repérer plus facilement les lieux accessibles. Mais aussi Fabville, une application permettant de faciliter la relation avec nos élus, ou encore ItCounts, qui permet de mieux connaître les données sur la parité hommes-femmes afin de la développer. On pourrait aussi parler de I.Boycott, une plateforme en ligne qui permet de boycotter les marques non-responsables… et de valoriser celles qui le sont !

En bref, le digital est désormais un vecteur particulier pour permettre de développer des solutions axées sur le développement durable, la justice sociale ou économique. C’est de ce constat qu’est né le « Digital Impact ».

« Digital Impact » : un programme d’accélération pour les projets #TechForGood

digital impact bannièreCe programme, impulsé par le réseau des Ruches et co-construit avec de nombreux partenaires (HelloAsso, Orange, Microsoft BizSpark, Fondation Rexel, INSEEC…), a un objectif : valoriser les jeunes projets portant une idée qui mêle le digital et l’amélioration du bien commun. Il s’agit pour les partenaires du projet « Digital Impact » d’apporter à ces jeunes projets leur expertise, leurs compétences et leurs moyens financiers afin de les accompagner et de les soutenir. C’est donc une occasion unique pour les jeunes acteurs du digital qui veulent avoir un impact positif sur la société de profiter d’un coup de pouce de la part d’acteurs incontournables du numérique.

A qui s’adresse ce programme d’incubation ? A tous les projets digitaux et TechForGood de moins de 3 ans, partout en France et répondant aux critères suivants :

  • Intégrer une dimension numérique / technologique ;
  • Avoir une vocation sociale et/ou environnementale ;
  • Tendre vers un modèle économique pérenne ;
  • Etre porté par une structure de moins de trois ans (date de création après le 24 janvier 2014). Les projets n’ayant pas encore de statut sont aussi éligibles ;
  • Présenter une première preuve de concept.

Candidatez au « Digital Impact » avant le 24 janvier

Pour candidater, il suffit de postuler en ligne. Le règlement du « Digital Impact » ainsi qu’un exemple de dossier de candidature sont également disponibles. Attention, la date limite de dépôt des candidatures est le 24 janvier prochain avant minuit !

Vous pouvez également rencontrer les acteurs du « Digital Impact » lors du Digital Impact Tour, qui fait un tour de France jusqu’à fin janvier : le 18 janvier à Paris, mais également à Rennes, Amiens…

communication RSE 2017 reseaux sociauxUn programme d’accompagnement complet à gagner

En février, une liste de 15 à 20 finalistes par région sera établie. Après les finales régionales, la finale nationale aura lieu les 2 et 3 mars prochains. 8 à 10 lauréats seront sélectionnés, et remporteront un programme d’accompagnement de 10 mois.

Au programme :

  • La participation à un cycle de workshops : 6 jours d’ateliers pour consolider les compétences et le projet des gagnants (product management, data management, modèles économiques, levée de fonds, leadership…).
  • L’accès à un pool d’experts : speed-meetings et mentorat pour rencontrer des professionnels business et digitaux afin de booster le projet.
  • La consolidation de la solution technique : bénéficier d’un soutien en ingénierie digitale grâce aux services/offres des partenaires.
  • Le renforcement du réseau : participation à des événements, concours de pitch, mise en contact avec des écosystèmes…
  • Et pour les coups de coeur du jury, une participation financière au développement du projet.

 

En bref, un beau coup de pouce pour tous les projets naissant qui veulent allier technologie et bien commun ! C’est votre cas ? N’attendez pas pour candidater, avant le 24 janvier !

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5 résolutions pour concrétiser la RSE au bureau en 2017 http://e-rse.net/5-conseils-concretiser-rse-2017-23809/ http://e-rse.net/5-conseils-concretiser-rse-2017-23809/#comments Tue, 10 Jan 2017 13:05:04 +0000 http://e-rse.net/?p=23809 Et si cette année votre RSE devenait vraiment concrète et importante, même au bureau ? C'est possible en suivant ces 5 conseils simples mais fondamentaux.

Cet article 5 résolutions pour concrétiser la RSE au bureau en 2017 est apparu en premier sur La RSE et le développement durable en entreprise : e-RSE.net.

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Concrétiser sa stratégie RSE, lui donner du corps et une réalité, jusque dans la vie quotidienne au bureau… C’est l’objectif de tous les acteurs de la RSE. Découvrez comment faire en 5 conseils simples.

Et si en 2017, vous décidiez de donner une réalité concrète à votre RSE… au bureau ? Oui, car la RSE ce n’est pas seulement améliorer l’efficacité environnementale des processus de production ou diminuer ses émissions de CO2 dans les usines. La RSE, c’est aussi tous ces petits gestes qu’il faut faire chaque jour au bureau pour améliorer la performance environnementale, sociale et économique de son entreprise. Et il est grand temps de redonner ses lettres de noblesse à cette facette fondamentale de la RSE.

Voici donc 5 résolutions pour concrétiser votre RSE au bureau cette année.

1 – Favoriser les gestes éco-citoyens au bureau

Le rôle d’une entreprise en matière environnementale, c’est à la fois de réduire l’impact environnemental de ce qui constitue son coeur de métier (la production d’un bien par exemple), mais c’est aussi offrir des conditions de travail qui permettent à ses salariés d’être de vrais éco-citoyens au travail. Et pour ça, il y a un certain nombre de choses à faire.

Favoriser des transports écoloville sans voiture vélo

Les transports, c’est le principal poste d’émissions de CO2 en France. Chaque jour, quand vos salariés prennent leur voiture pour se rendre au travail, ils participent à un chaos indescriptible : celui des embouteillages de l’heure de pointe. Pertes de temps (et de productivité), pollutions, stress… Les déplacements des salariés dans le cadre de leur travail (pour aller au bureau ou pour partir en mission) ont un impact significatif à la fois sur l’environnement et sur l’efficience sociale de l’entreprise. Une entreprise a donc tout intérêt à faire en sorte que ses déplacements soient les plus simples possible, en proposant des solutions de mobilité douces, alternatives et flexibles. Covoiturage, mais aussi télétravail, horaires flexibles permettant d’éviter les heures de pointe… Toutes ces solutions peuvent être mises en place dans un plan de déplacement d’entreprise qui permet de réduire l’impact des transports des salariés !

Mieux gérer les consommations d’énergie et de déchets

De la même façon, les entreprises ont un rôle à jouer dans la régulation de la consommation énergétique. Si votre entreprise laisse la lumière des bureaux allumée toute la nuit quand personne ne travaille, ou pousse le chauffage à 23 degrés toute la journée, c’est que quelque chose ne va pas dans votre RSE. En effet, il n’y a rien de plus simple pour une entreprise que de rationaliser ses consommations d’énergie en évitant les gaspillages, en installant des thermostats réglables et programmables ou des minuteurs pour les éclairages. Pour en savoir plus, consultez notre guide complet : Comment réduire la facture énergétique au bureau ?

Dans le même ordre d’idée, il faut aussi faire attention à l’empreinte “digitale” de ses salariés. Aujourd’hui, une grande partie des activités d’une entreprise passent par le numérique et l’informatique. Et cela a un impact important sur l’environnement (voir à ce sujet notre infographie : L’empreinte carbone digitale des salariés français). Là aussi, il y a une marge pour améliorer les performances en proposant des équipements informatiques plus sobres et plus efficients, mais aussi en gérant mieux la fin de vie des équipements informatiques.

Saviez-vous par exemple que si vous mettiez en place une stratégie de réutilisation / réemploi de vos équipements informatiques, vous contribuerez à économiser en partie 473 kg de CO2 par ordinateur (voir : Les équipements informatiques, un gisement pour l’économie circulaire) !

Enfin, faire de la RSE simplement au bureau, c’est aussi réduire ses déchets. C’est souvent la première chose qui est mise en place en matière de RSE dans les entreprises, mais si ce n’est pas encore fait chez vous, il est grand temps de développer le tri ! On peut aussi mettre en place une stratégie de réduction de ses déchets papiers en entreprise, qui permettra d’économiser ressources et pollutions.

2 – Aménager ses bureaux pour favoriser le bien-être des salariés

Plantes au travail entreprise bien etre

Autre enjeu des stratégies de RSE (qui est souvent malheureusement un peu oublié) : le cadre de travail. Être une entreprise responsable, c’est aussi savoir proposer à ses salariés un cadre de travail propice à la performance et à l’épanouissement au travail.

On sait qu’aujourd’hui, de nombreux français ressentent un mal être psychologique au travail. Or santé et bien-être au travail sont des facteurs importants de performance ! Il est donc de la responsabilité (et de l’intérêt) d’une entreprise de mettre tout en oeuvre pour que le cadre de travail soit agréable, avec ces quelques exemples :

Saviez-vous que des plantes au bureau permettaient à la fois d’améliorer le bien-être de vos salariés, mais aussi de lutter contre la pollution de l’air intérieur ? Les plantes ne sont pas qu’un objet de décor, elles ont un effet réel sur l’état psychologique des salariés, et elles contribuent à donner de la vie à des espaces qui sont encore bien trop souvent dépourvus d’humanité.

Dans le même ordre d’idée, pensez à la lumière dans vos bureaux ! On sait que le soleil participe grandement à la performance et à la productivité, et que la lumière en général a un impact à la fois sur l’efficacité et sur le bien-être des salariés. Un bureau de qualité, c’est donc un bureau lumineux, qui combine les lumières artificielles avec la lumière naturelle pour un environnement lumineux sain.

Enfin, une entreprise responsable doit aussi investir dans l’ergonomie de ses locaux. Le saviez-vous ? Être assis toute la journée nuit à la fois à la santé et à la productivité des salariés ! Surtout quand ceux-ci ne disposent pas de bureaux et de chaises de qualité. Donc il faut investir dans ces équipements, et proposer des solutions alternatives comme les bureaux debout par exemple.

3 – Proposer des conditions de travail plus responsables

Télétravail Avantages Performance

Le télétravail améliore les performances

De la même façon, pour concrétiser sa RSE au bureau, on peut proposer aux salariés des conditions de travail alternatives qui leur permettent par exemple de mieux gérer leur équilibre vie privée / vie professionnelle, ou d’être mieux à leur travail. Par exemple :

Le télétravail : un solution encore trop peu envisagée dans les entreprises, et qui a pourtant son lot d’avantages. Le télétravail permet aux salariés de mieux gérer leurs horaires, leur équilibre vie privée / vie professionnelle. Il permet aussi de mieux protéger l’environnement en évitant à vos salariés des trajets inutiles jusqu’au bureau. Et globalement, il a un effet positif sur la performance des employés. (voir : Le télétravail : pour des entreprises plus responsables et performantes).

On sait aussi que les horaires classiques des entreprises (9 h – 18 ), ne sont pas du tout adaptés à la physiologie humaine. Des aménagements simples permettraient aux entreprises de mieux profiter du potentiel de productivité de leurs salariés, qui de leur côté seraient à la fois plus épanouis, plus efficaces et en meilleure santé. Pour en savoir plus, consultez notre dossier : “Des horaires moins longs et mieux répartis pour améliorer la santé et la performance des salariés“.

Et si vous essayiez le Slow Management ? C’est l’idée que les salariés sont plus efficaces lorsqu’ils ne sont pas pressés de toute part par un management trop agressif et trop axé sur la performance de court terme. Il est tout à fait possible de motiver et d’engager ses salariés sans leur mettre sans cesse la pression ! Alors prenez un peu le temps de ralentir. Dans le même ordre d’idée, favorisez la sieste au travail : elle booste la performance et l’efficacité, tout comme la marche au travail, ou encore la méditation.

Enfin, n’oubliez pas que cette année entre en vigueur le droit à la déconnexion… qui devrait en fait s’appeler le devoir de déconnexion. Pour permettre aux salariés de décompresser du travail et de bien gérer leur vie privée, encouragez-les à décrocher de leurs e-mails pro par exemple.

4 – Mieux parler de votre RSE pour mieux motiver les salariés au travail

culture-rse-entreprise-developper

Autre résolution très concrète pour donner du corps à la RSE dans une entreprise : mieux communiquer en interne pour mieux convaincre et engager les salariés. On sait que les salariés des entreprises françaises ne demandent qu’à participer plus (et mieux) aux efforts RSE de leur compagnie. Le problème c’est que peu de salariés comprennent vraiment ce qu’est la RSE et ce qui est fait en matière de RSE dans leur entreprise. En somme, il y a un gros manque de pédagogie en interne sur les sujets de RSE.

Il faut donc être beaucoup plus pédagogue, et apprendre à montrer à la fois aux salariés et aux dirigeants de l’entreprise la valeur des actions menées dans le cadre de la RSE. C’est pour cette raison que les actions liées au bien-être au travail sont importantes : elles montrent aux parties prenantes concernées que la RSE a bel et bien un impact positif sur l’entreprise.

Pour en savoir plus à ce sujet, consultez notre article : Pour engager vos salariés, misez sur la RSE.

5 – Mieux communiquer sur ses engagements pour enfin valoriser sa RSE

Communication-RSE-importanceEnfin, si vous ne deviez garder qu’une résolution en matière de RSE cette année, c’est sans doute celle-ci : être plus transparent et mieux communiquer sur vos engagements RSE.

En effet, on constate aujourd’hui que les consommateurs sont en recherche de marques et de produits responsables, mais qu’ils n’en trouvent pas… Le problème ? C’est que les entreprises sont encore trop frileuses pour parler vraiment de ce qu’elles font en matière de RSE et d’engagements sociétaux ou environnementaux. Elles ont peur des retombées négatives qu’une communication qui dérape pourrait avoir, sans se rendre compte des retombées positives qu’une vraie transparence peut apporter sur ces sujets. L’engagement RSE est aujourd’hui un pilier de la réputation des marques : une entreprise que les consommateurs perçoivent comme plus engagée, plus écolo, plus respectueuse de la santé sera toujours perçue plus positivement que les autres. Et les retombées en termes commerciaux peuvent être gigantesques.

Et surtout, il n’y a rien de plus concret pour des salariés travaillant dans la RSE de voir que leurs engagements sont connus des consommateurs et du public. Il n’y a rien de plus valorisant que de voir la réputation de l’entreprise s’améliorer grâce à des engagements sociétaux ou environnementaux, et de voir l’attachement des consommateurs se développer grâce à la RSE.

Dans les tendances de la communication et du reporting RSE à suivre en 2017, nous identifions que cette année devait être celle d’une communication plus transparente et plus ouverte. C’est sans doute dès maintenant qu’il faut commencer. Alors parlez de vos engagements, soyez ouverts et transparents, intégrez vos parties prenantes, et c’est ainsi que votre RSE deviendra vraiment concrète et indispensable.

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