e-RSE.net http://e-rse.net L'actualité sociale, sociétale et environnementale positive Fri, 28 Nov 2014 10:06:32 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.9.3 Agriculture Urbaine : Terreau Fertile de l’Action Collective http://e-rse.net/agriculture-urbaine-terreau-fertile-action-collective-8677/ http://e-rse.net/agriculture-urbaine-terreau-fertile-action-collective-8677/#comments Fri, 28 Nov 2014 09:30:06 +0000 http://e-rse.net/?p=8677 Pollution, réchauffement climatique, destruction des terres, gaspillage de l’eau, atteinte à la biodiversité… l’agriculture est une des industries les plus polluantes du 21ème siècle. Quelles actions, changements et solutions pouvons-nous mettre en place pour répondre à la question de la production alimentaire ? Winter is coming… « Je vais faire des courses, qui veut des fraises ? » Inconscience ?

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Pollution, réchauffement climatique, destruction des terres, gaspillage de l’eau, atteinte à la biodiversité… l’agriculture est une des industries les plus polluantes du 21ème siècle. Quelles actions, changements et solutions pouvons-nous mettre en place pour répondre à la question de la production alimentaire ?

Winter is coming… « Je vais faire des courses, qui veut des fraises ? » Inconscience ? Caprice ? Excès? Les grandes surfaces regorgent pourtant de ce fruit estival, toutes saisons confondues. Naturellement, quand on mange un fruit, on s’attarde plus sur son goût et ses vitamines que sur le nombre de litres de kérosène et gasoil consommés pour l’acheminer jusqu’à sa table. Mais depuis plusieurs années, de nombreux citoyens revoient leurs habitudes de consommation, conscients de l’impact environnemental de leurs choix alimentaires et des enjeux qui se cachent derrière nos assiettes.

Mais comment engager et mettre en place des processus d’autoproduction ? Grâce à quels outils ? Comment répondre à ces problématiques sociétales et urbaines ? Comment apprivoiser le monde du vivant ? La diversité humaine et végétale ? Comprendre ses cycles, le rythme des saisons, les richesses de la biodiversité ? Comment valoriser les Hommes et révéler des lieux ?

Jardins partagés : « Agir local, penser global » 

Ruches, poulaillers, potagers, entraide, échanges entre voisins… depuis vingt ans, les actions collectives fleurissent dans le paysage urbain et se développent vitesse grand V à l’instar du très prisé jardin partagé. Réelle incarnation de la formule de René Dubos et nouvelle composante du territoire, celui-ci soulève des enjeux sociaux, environnementaux, paysagers et nourriciers. Les citoyens se regroupent, s’approprient les friches en bordure des villes et cultivent ensemble la terre. Espace de sociabilité et de citoyenneté, les cultures et les générations s’y croisent, se rencontrent et agissent ensemble au sein d’un même espace, d’une même action. L’agriculture urbaine est ludique, écologique, éducative, parfois même artistique. On parle d’une écologie pratique où l‘économie d’eau, le tri des déchets, le compostage, la consommation de produits de saison et locaux ainsi que l’autoproduction sont les mots d’ordre.

La nature en ville : une nature domestiquée ? 

L’agriculture urbaine casse les codes. Les usages ne sont plus les mêmes, les besoins évoluent et les convictions s’affirment. On ressent la lassitude générale face à une certaine standardisation des espaces verts et l’envie de la part des citoyens de mettre en place de nouveaux modes de gestion, de nouvelles pratiques. Aujourd’hui les jardins sont lisses, prévisibles, communs, organisés. Chaque plante a sa place, au centimètre près. Une esthétique grotesque ? Les mœurs évoluent et on voit émerger une nouvelle culture de la nature qui s’éloigne de la conception esthétique et paysagère d’une « belle » nature, dont les jardins à la française en sont l’illustration parfaite. Ce mouvement se défait d’un certain héritage culturel et souhaite mettre en lumière l’idée de « bonne » nature. Une nature écologique, saine et durable, support d’un monde souhaitable. Dans nos jardins partagés, fruits, insectes, feuilles mortes, plantes, légumes et « mauvaises herbes » se côtoient, se mêlent et font disparaître les repères des traditionnels vergers. On prend alors plaisir à déambuler le long de ces allées, sauvages, instinctives.

Le collectif Saprophytes : une réflexion active et expérimentale sur la place et l’implication de l’Homme dans son milieu 

En 2007, six urbanistes, architectes bioclimatiques, paysagistes et graphistes se réunissent et créent le collectif Saprophytes : un collectif à la croisée de l’agence d’architecture et de paysage, de la plateforme de création, de l’atelier de construction et de la structure d’éducation populaire. Depuis sept ans, le collectif utilise l’espace public comme lieu d’action concrète et d’expérimentation collective via des installations éphémères, des projets de quartiers, des ateliers et une recherche active sur la richesse de l’agriculture urbaine. Des actions qui mêlent – avec esprit et poésie – rencontres, diversité, spontanéité, autonomie, écologie pratique et échange d’expériences et de savoir-faire. L’habitant peut et doit intervenir sur la construction de son milieu : les Saprophytes en sont convaincus et développent ainsi une approche plus humaine, autonome, créative, écologique et résiliente de la construction de nos territoires.

Jardin partagé à Lille

Pour mieux comprendre : zoom sur « Les Unités de production Fivoises »

Depuis 2014, les Saprophytes œuvrent à la mise en place d’un système d’autoproduction alimentaire et de transmission de savoir-faire au cœur du quartier de Fives (19 000 habitants) à Lille . Forte densité de population, passé industriel conséquent, pollution des sols : la région a été particulièrement touchée par la crise et a connu de nombreuses fermetures d’usines.

L’objectif du projet : développer une micro-économie basée sur l’échange et mettre en valeur un écosystème alimentaire en collaboration avec les habitants et les structures locales. Consommer moins, consommer mieux : surconsommation, malbouffe, obésité, maladies… la consommation à outrance a aussi des impacts sur les populations. Il y a urgence à revoir certains modes de vie et pratiques de consommation. Les Saprophytes souhaitent offrir aux habitants un moyen de résilience – en les rendant plus autonomes – créer un réseau local d’unités de productions et écrire collectivement un projet pour ce territoire.

Quelles actions et quels objectifs ?

  • Produire ensemble, fédérer les habitants autour de la question de l’autoproduction : grâce à un lieu de production démonstratif et pédagogique, une ferme urbaine agro-écologique, articulée autour de différentes unités de productions (champignons, maraîchage, ruches et poulailler)
  • Développer une micro économie locale : mêler économie marchande et non marchande autour de la production alimentaire en développant des unités de production locales
  • Mettre en place un réseau d’économie sociale et solidaire : incluant des formes d’économie marchande (vente) et non marchandes (troc, SEL, don de surplus, échange contre temps)
  • Éduquer, éveiller une conscience collective, développer des capacités citoyennes, questionner les espaces
  • Transmettre et échanger des savoirs et savoir-faire
  • Expérimenter, innover et développer collectivement des techniques de production permaculturelle
  • Construire l’action collective par essaimage : à partir d’implications individuelles ou de relations interindividuelles
  • Analyser, transmettre la démarche et nourrir le débat sur la construction de la Ville : la diffuser en capitalisant l’expérience, en développant un regard critique et analytique (indicateurs d’évaluation, résultats), démocratiser l’agriculture urbaine et l’auto-production et ouvrir plus largement la question des Villes en Transition et de la résilience urbaine.

 

En savoir plus sur le projet

 

Un projet à dimension politique, économique, écologique, sociale et pédagogique. En définitive, le projet révèle la richesse et la complexité des apports de l’agriculture urbaine à la construction de la ville. Alors… utopie ou nouveau mode de vie ?

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[Etudes] Du Reporting à la Stratégie des Entreprises : La RSE Monte en Puissance http://e-rse.net/reporting-strategie-entreprise-etude-rse-monte-en-puissance-8574/ http://e-rse.net/reporting-strategie-entreprise-etude-rse-monte-en-puissance-8574/#comments Thu, 27 Nov 2014 10:07:46 +0000 http://e-rse.net/?p=8574 La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) n’est plus un simple faire-valoir pour les entreprises. Deux études publiées récemment par Orée et Tennaxia en attestent. Elles détaillent l’évolution du reporting et de la perception de la RSE par les entreprises. Le reporting RSE devient plus précis C’est le principal résultat de l’étude d’Orée, réalisée avec le soutien du Ministère de l’Écologie auprès

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La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) n’est plus un simple faire-valoir pour les entreprises. Deux études publiées récemment par Orée et Tennaxia en attestent. Elles détaillent l’évolution du reporting et de la perception de la RSE par les entreprises.

Le reporting RSE devient plus précis

C’est le principal résultat de l’étude d’Orée, réalisée avec le soutien du Ministère de l’Écologie auprès de 50 entreprises françaises sur l’exercice 2013 ; les entreprises renseignent de mieux en mieux leur reporting extra-financier. Néanmoins, des disparités entre les thématiques et les types d’entreprises demeurent.

L’étude souligne des progrès mais aussi des axes d’amélioration parmi lesquels une nécessité de présenter :

  • plus d’actions concrètes
  • des informations comparables au sein d’un même secteur
  • plus de thématiques sociétales

L’utilisation des reportings est limitée

L’étude menée par Tennaxia sur un échantillon de 50 entreprises françaises en 2014 met en lumière les deux principales finalités des reportings :

  • contrôler les actions passées
  • communiquer sur la politique RSE

Selon les résultats de l’étude, cette vision ne rend pas compte du véritable potentiel du reporting RSE. Mieux construit, il pourrait devenir un véritable outil stratégique pour piloter la performance RSE et dialoguer avec ses parties-prenantes.

Pour assurer la transition, deux axes de travail sont proposés :

  • garantir plus de transparence dans les reportings
  • mieux prendre en compte les parties-prenantes dans la construction du reporting, au regard de leurs attentes et caractéristiques

La RSE perçue comme levier de performance

La RSE ne se limite pas aux reportings. Depuis quelques années, les entreprises font des efforts pour mener des projets concrets et positifs mais la dynamique ne s’arrête pas là. Aujourd’hui, la perception de la RSE par les entreprises change en profondeur.

Selon Hélène Valade, présidente du C3D (Collège des Directeurs du Développement Durable) et directrice du développement durable de Suez Environnement, « Un nombre croissant de personnes se rend compte qu’on est à la fin du cycle de notre modèle économique actuel : la vision de la performance change », « elle n’est plus uniquement financière mais globale, à savoir, économique, environnementale et sociale ».

Aujourd’hui, la RSE ne semble plus perçue comme une simple réponse à une contrainte réglementaire, mais comme un moyen de créer de la valeur ajoutée. Selon l’étude réalisée par Tennaxia, 59% des répondants estiment que la RSE est un véritable levier de performance, ou est d’ores et déjà pleinement intégrée au Business Model.

S’intégrant dans la stratégie de l’entreprise, cette nouvelle vision de la RSE aura pour bénéfice de donner plus de poids aux bonnes pratiques RSE, pour mieux se diffuser au coeur de l’activité ainsi que l’ensemble des parties-prenantes.

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Climat : les Acteurs du Changement se Réunissent autour du Projet Art of change 21 http://e-rse.net/climat-art-of-change-gaite-lyrique-8625/ http://e-rse.net/climat-art-of-change-gaite-lyrique-8625/#comments Fri, 21 Nov 2014 09:16:14 +0000 http://e-rse.net/?p=8625 Nous y sommes (presque) : J-365 avant la COP21 ! Contre le réchauffement climatique, les acteurs du changement s’unissent et les initiatives s’accélèrent. Coup de projecteur sur l’une des plus innovantes : Art of change 21. Les experts du GIEC sont formels, les dérèglements climatiques en cours vont entraîner des bouleversements considérables. En décembre 2015, 194 pays viendront à

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Nous y sommes (presque) : J-365 avant la COP21 ! Contre le réchauffement climatique, les acteurs du changement s’unissent et les initiatives s’accélèrent. Coup de projecteur sur l’une des plus innovantes : Art of change 21.

Les experts du GIEC sont formels, les dérèglements climatiques en cours vont entraîner des bouleversements considérables. En décembre 2015, 194 pays viendront à Paris négocier un nouvel accord international sur le climat. Alors… quelle meilleure occasion que la COP21 pour valoriser les initiatives pionnières ?

Le Conclave des 21 : inventer le monde post-carbone

Les 28 et 29 novembre 2014 à la Gaité Lyrique, le collectif Art of change 21 réunira 21 artistes internationaux, entrepreneurs et jeunes éco-innovants pour le climat.

Ce Conclave prendra la forme d’un huis-clos pendant lequel les participants auront pour mission d’imaginer ensemble une action forte, séduisante et innovante de manière à mobiliser les citoyens contre le réchauffement climatique, en privilégiant une approche créative et non catastrophiste.

En quoi consiste cette action ? 

Art of change 21, c’est :

  • une collaboration unique réunissant artistes, entrepreneurs et jeunes engagés sur la question du climat
  • une action orientée solution et labellisée « agenda positif » par le comité interministériel pour la COP 21
  • un centre de ressources créatives et innovantes pour tous les acteurs mobilisés pour la COP21

Imaginer et mettre en œuvre une action positive et « rupturiste » pour la COP21

« L’art du changement »… la formule est délicate, nouvelle, presque mélodieuse. Depuis quelques mois, le collectif attise la curiosité et provoque l’engouement des internautes. Fondée en 2014 et présidée par Alice Audouin, l’association réunit les champs de l’art et de la culture, de la jeunesse engagée et de l’économie sociale et collaborative, dans un mouvement international et des actions innovantes.

L’objectif premier est de préparer et influencer de manière positive la COP21. Art of change 21 croit en l’humain, en l’artiste, en l’innovateur, en la jeunesse engagée, elle-même moteur du changement, et la place au centre de son action. Le message est clair : nous avons tous la solution à la crise climatique. Certains éléments de réponse fleurissent déjà au travers d’actions concrètes initiées par les acteurs culturels, les entrepreneurs sociaux et solidaires, les éco-innovateurs, les acteurs de l’économie collaborative, de l’énergie open source et du Do It Yourself.

Une action à l’image du monde de demain : collaborative, écologique, solidaire et créative.

Retrouvez toutes les informations sur le site d’Art of change 21.

A vous de participer 

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Mouvement des Makers : Enjeux et Promesses http://e-rse.net/mouvement-makers-enjeux-promesses-8479/ http://e-rse.net/mouvement-makers-enjeux-promesses-8479/#comments Tue, 18 Nov 2014 11:22:50 +0000 http://e-rse.net/?p=8479 Imprimante 3D, open source, entraide, bricolage : tout cela vous pouvez le retrouver dans le mouvement des makers. Ancrée dans une philosophie d’open-innovation, ce mouvement permet aux individus de se réapproprier les moyens de production. La rédaction a été à la rencontre d’un de ses ambassadeurs, Nicolas Bard, le fondateur de Ici Montreuil, un « créative space » où travaillent

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Imprimante 3D, open source, entraide, bricolage : tout cela vous pouvez le retrouver dans le mouvement des makers. Ancrée dans une philosophie d’open-innovation, ce mouvement permet aux individus de se réapproprier les moyens de production.

La rédaction a été à la rencontre d’un de ses ambassadeurs, Nicolas Bard, le fondateur de Ici Montreuil, un « créative space » où travaillent ensemble entrepreneurs, artisans, artistes et designers. Au fil de cette interview, plongez dans l’univers des « makers » et découvrez leurs enjeux et leurs promesses.

 

Comment définissez-vous un fablab ? 

Un fablab est un lieu de fabrication où l’on peut trouver  des machines numériques (fraiseuses, imprimante 3D, … ) mais aussi plus anciennes (machines à coudre, machines pour travailler le bois, …). La vocation de ce lieu est de permettre à un individu de créer un objet grâce aux machines en l’accompagnant avec des savoir-faire. Un fablab permet également de prototyper presque en une journée, au lieu de 6 mois dans les circuits traditionnels.

 

Pouvez-vous citer deux initiatives représentatives du mouvement des makers ?

Chez Ici Montreuil, nous avons fabriqué un robot pour Radio Nova qui a vocation à animer une émission en totale autonomie. Il est bien représentatif car il rassemble les trois savoir-faire que l’on a chez Ici Montreuil : design, artistique et numérique.

D’autre part, pour la Société Générale, 12 collaborateurs sont venus imaginer du mobilier pour les agences de l’entreprise. Ils étaient accompagnés par des designers et des makers de Ici Montreuil et ont pu prototyper les meubles.

 

Pouvez-vous dresser le portrait-robot d’un maker ? 

C’est un homme ou une femme entre 30 et 35 ans. Il n’est pas en début de vie professionnelle et a déjà eu un travail dont il n’était pas satisfait. Il maitrise un ou plusieurs savoir-faire. Il n’a pas peur du digital et de la technologie et possède un côté un peu « hacker », pas un pirate mais quelqu’un qui améliore le processus. Il est dans l’entraide et a conscience qu’il ne peut pas faire tout tout seul, et ce n’est pas forcément un entrepreneur.

 

Jeremy Rifkin prédit une réappropriation individuelle des moyens de productions grâce à l’internet des objets : chacun pourra produire de chez soi l’objet qu’il souhaite. Pensez-vous que les fablabs et le mouvement des makers vont révolutionner notre manière de produire ?

Je pense qu’il a raison et il y a trois raisons à cela :

  1. le made in china n’est pas viable car c‘est acheter moins cher sans durer dans le temps,
  2. les classes moyennes et populaires gagnent de moins en moins d’argent. Il faut qu’elles consomment d’une manière différente, au travers du troc, fabriquer soi-même ou avec d’autres,
  3. les technologies des outils numériques, notamment des imprimantes 3D, sont devenues très accessibles et bon marché.

Par conséquent, de moins en moins de personnes vont travailler dans des industries comme l’ameublement, et de plus en plus dans la conception et la propriété intellectuelle.

 

Notre façon de travailler va changer radicalement. Seules des personnes très compétentes pourront trouver leur place. Les travailleurs peu qualifiés vont-ils être les perdants ?

Donner les moyens à n’importe qui de produire motivera les gens à mettre la main à la pâte. C’est plus simple et on en a tous besoin d’un point de vue physiologique. Il faut faire, toucher.

Cependant, il est vrai que pour en faire un métier, il faut du savoir-faire.

 

Le mouvement des makers est-il un business ?

Oui, c’est un gros business. MakerBot, la première vraie marque d’imprimante 3D crée dans un fablab, a été achetée 400 millions de dollars par Stratadis, le leader mondial de l’impression 3D. Une espèce de bulle se forme. En 2015, une centaine de tiers-lieu en région parisienne (fablab, espaces de co-working, télécentres …) existeront.

De plus, les makers space et les fablabs doivent posséder un business model pour survivre. Aujourd’hui des fablabs sont parfois vides car ne sont pas économiquement viables et misent trop sur le numérique.

 

Vous semblez avoir une dent contre le secteur du numérique. Que reprochez-vous à ce secteur ?

Les fonds d’investissements, les incubateurs, tous les pouvoirs publics misent tout leur argent sur le numérique. C’est bien mais le 100% numérique n’est pas une solution ; pourquoi l’artisanat est-il mis de coté ?

Le numérique crée peut être des services innovants mais très souvent ne sont pas porteurs de sens.

Le « Made In France » ne repose pas sur un secteur : il est artisanal, artistique et numérique.

La France pourrait être le champion des savoir-faire artisanaux. On a LVMH, Kering et Hermès, les trois plus grands groupes de luxe dans le monde. L’exception culturelle de ce point de vue là existe.

 

Les grandes entreprises risquent-elles de déposséder le mouvement de son âme ?

On est plus dans une démarche d’association pour le moment. Heureusement, les grandes entreprises sont là pour rendre ce type de lieu rentable.

 

Le mouvement des makers peut-il avoir des externalités positives pour l’environnement ?

Oui. Tout d’abord, la matière coûte cher et donc tous les makers recyclent. Ils travaillent à partir de matières jetées par les grandes boites.

Ensuite, la notion d’économie circulaire est très présente. Nous utilisons les déchets. Par exemple, nous brulons les copeaux de bois pour nous chauffer.

Des entreprises viennent pour s’inspirer de ça.

 

Dans quelle mesure le mouvement des makers peut-il se diffuser massivement auprès du grand public ?

La pyramide de Maslow explique comment un produit peut devenir un succès. Les deux premiers pourcents d’adeptes sont des experts sur le sujet. Ensuite, les early adopters ne sont plus des pros mais sont plus nombreux et fins connaisseurs. Enfin, il y a la masse. On dit que pour qu’un produit ou un service soit adopté par la masse, il doit atteindre au moins 18 ou 19% des consommateurs.

Avec les makers, on reste encore dans les deux premiers pourcents.

 

Peut-il toucher ces 18/19% ? 

Je pense que non. Si on parle de makers, on parle de gens qui font. Tout le monde n’a pas envie et n’a pas les savoir-faire. A la différence d’internet, l’activité des makers a un véritable coût. Il faut de l’outillage, un lieu, …

 

Que représente le territoire dans votre démarche ?

C’est crucial. La preuve : on retrouve le nom de la ville dans le lieu « Ici Montreuil » et dans la structure qui le gère « Made In Montreuil ». Cet espace (Ici Montreuil, ndlr) cherche à aider les entrepreneurs de la création mais aussi à impacter un territoire et relancer une filière de production locale. On est dans le Made In France.

De plus, « Made In Montreuil » est une coopérative dans laquelle on retrouve tout l’écosystème local. Il y a les entrepreneurs, les artisans, mais aussi la maire de Montreuil et l’agglomération.

Le lieu est le reflet de Montreuil. Si on fait la même chose à Limoges, le résultat sera différent.

  • Bienvenue à Ici Montreuil
    Bienvenue à Ici Montreuil
  • Nicolas bard, fondateur de Ici Montreuil
    Nicolas Bard, fondateur de Ici Montreuil
  • Les résidents de Ici Montreuil
    Les résidents de Ici Montreuil
  • L'agenda
    L'agenda
  • L'espace de co-working
  • Un tablier à l'atelier des artistes
    Un tablier à l'atelier des artistes
  • Un plan de travail à l'atelier des artistes
    Un plan de travail à l'atelier des artistes
  • Le futur espace ouvert au public. On pourra y retrouver un restaurant et des oeuvres d'art exposées
    Le futur espace ouvert au public. On pourra y retrouver un restaurant et des oeuvres d'art exposées
  • L'atelier textile
    L'atelier textile & cuir
  • L'atelier textile
    L'atelier textile & cuir
  • L'atelier métal
    L'atelier métal
  • Une chaise en bois en construction
    Une chaise en bois en construction
  • L'atelier bois
  • L'atelier numérique
    L'atelier numérique
  • Deux imprimantes 3D. Celle à gauche est fabriquée par MakerBot
    Deux imprimantes 3D. Celle à gauche est fabriquée par MakerBot
  • Le robot-animateur crée pour Radio Nova
    Le robot-animateur crée pour Radio Nova

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Démarche HQAC : Réinventer les Chantiers Urbains http://e-rse.net/demarche-hqac-reinventer-chantiers-urbains-8484/ http://e-rse.net/demarche-hqac-reinventer-chantiers-urbains-8484/#comments Fri, 14 Nov 2014 13:19:50 +0000 http://e-rse.net/?p=8484 Initiée par l’artiste Stefan Shankland et mise en œuvre en 2007, la démarche HQAC – Haute Qualité Artistique et Culturelle – révèle le potentiel plastique, culturel et social des chantiers urbains.     Initiateur de la démarche et véritable lead artist, le travail de Stefan Shankland vise à réconcilier art, espace public et politiques urbaines. Vacarme,

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Initiée par l’artiste Stefan Shankland et mise en œuvre en 2007, la démarche HQAC – Haute Qualité Artistique et Culturelle – révèle le potentiel plastique, culturel et social des chantiers urbains.  

 

Initiateur de la démarche et véritable lead artist, le travail de Stefan Shankland vise à réconcilier art, espace public et politiques urbaines. Vacarme, désordre, pollution… les chantiers mènent la vie dure ! Qui ne s’est jamais plaint du bruit ou des odeurs qu’ils occasionnent ? Généralement qualifié de nuisible, de transitoire, le chantier urbain n’en est pas moins une zone vouée à réintégrer la ville et le quotidien des riverains une fois les travaux terminés. Mais pourquoi ne pas transformer ces faiblesses en atouts ? Vers une esthétique du chantier ? La démarche HQAC met en lumière ces capacités jusqu’alors inexploitées.

 

En effet, le chantier urbain trouble, bouleverse. Il agace autant qu’il fascine, suscite la curiosité, les regards. Il rassemble, crée du lien, provoque. Il encourage néanmoins le dialogue et les rencontres entre les divers acteurs de la ville en devenir : habitants, usagers, élus, urbanistes, architectes, ouvriers, artistes, aménageurs, promoteurs, ou encore entreprises du bâtiment et des travaux publics.

Ivry-sur-Seine. Photos : Stefan Shankland ©

Ivry-sur-Seine. Photos : Stefan Shankland ©

La démarche HQAC s’inspire d’une part des objectifs du développement durable, et d’autre part de la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale). En quelques mots, on peut la qualifier d’outil permettant de s’emparer du potentiel artistique, culturel et social propre au chantier urbain. Plus précisément, le HQAC offre « un cadre légal, économique et institutionnel, facilitant l’apport de l’art et de la culture aux dynamiques du renouvellement urbain. » Au long terme, son objectif est de s’imposer comme une politique culturelle à part entière ; une politique qui associerait spontanément culture, lien social, chantiers urbains et ville durable.

 

Pilotés par une équipe pluridisciplinaire, les projets réunissent architectes, professionnels de l’urbanisme, artistes, habitants, étudiants, chercheurs, entreprises et services de la ville. On assiste alors à de nouveaux dialogues entre acteurs artistiques, culturels et acteurs de l’aménagement.

 

L’histoire de l’art suit son cours. Sublimer la ville n’est plus son unique fonction. « De l’échelle de la rue à celle des métropoles, de nouveaux actes artistiques et culturels intègrent subtilement la production urbaine, interprétant les formes et les usages de la ville de demain. Ici et là, des artistes activent la ville, par leur capacité à créer des relations, se confronter à des situations complexes, introduire de l’imaginaire et du décalage, nourrir la prospective urbaine », extrait de l’étude du Pôle des Arts Urbains sur la démarche HQAC.

Photo Alice Lescanne ©

Photo Alice Lescanne ©

 

HQAC Aubervilliers. Rue du landy.

HQAC Aubervilliers. Rue du landy.

 

Pour mieux comprendre : zoom sur TRANS305, premier projet et prototype HQAC

Lancé en 2007, le projet TRANS305, dirigé par Stefan Shankland, est un programme d’accompagnement artistique et culturel du chantier urbain de la ZAC du Plateau à Ivry-sur-Seine (94). Jusqu’en 2015, le projet s’articule autour de trois axes principaux :

  • l’intégration de propositions artistiques dans les différentes phases du chantier
  • la conduite d’ateliers de consultation participative et de pratique artistique en lien avec ce territoire en mutation
  • le rayonnement de la démarche HQAC via un site Internet, des publications, des expositions, des conférences et des workshops.

 

TRANS305 se développe depuis 7 ans grâce à une collaboration étroite entre la ville d’Ivry-sur-Seine, l’AFTRP aménageur et l’équipe du projet TRANS305. Stefan Shankland s’est associé aux architectes Raumlaborberlin pour ce projet d’architecture expérimentale ; architecture en matériaux de chantier recyclés réalisée par des étudiants. Du haut de ses 10 mètres, l’atelier TRANS305 a pris ses quartiers en plein cœur des chantiers du ministère des Finances et a accueilli pendant plus d’un an riverains, artistes, étudiants, ouvriers, chercheurs et architectes.

 

Atelier TRANS305, projection d'Elke Marhöfer, Is There Something Else I've Lost?

Atelier TRANS305, projection d’Elke Marhöfer, Is There Something Else I’ve Lost?

Ouvert au public, l’atelier proposait des visites, des débats, des ateliers, des résidences d’artistes et des concerts, le tout avec une vue incroyable sur les chantiers voisins.  Un souvenir inspirant de la ville en transformation…

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Le Développement Durable au Quotidien : Entre Difficultés et Bienfaits http://e-rse.net/developpement-durable-au-quotidien-difficultes-bienfaits-8442/ http://e-rse.net/developpement-durable-au-quotidien-difficultes-bienfaits-8442/#comments Mon, 10 Nov 2014 14:34:19 +0000 http://e-rse.net/?p=8442 Suite à la parution de son livre en Mai 2014 « Comment j’ai sauvé la planète », la rédaction a rencontré Sophie Caillat pour évoquer la traduction du développement durable dans notre vie quotidienne.    Pouvez-vous nous décrire en quelques mots votre expérience et ses objectifs ?  Je suis partie du constat que le sujet le plus important du

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Suite à la parution de son livre en Mai 2014 « Comment j’ai sauvé la planète », la rédaction a rencontré Sophie Caillat pour évoquer la traduction du développement durable dans notre vie quotidienne. 

 

Pouvez-vous nous décrire en quelques mots votre expérience et ses objectifs ? 

Je suis partie du constat que le sujet le plus important du moment, c’est la sauvegarde de la planète.

Malheureusement, les grands sommets Onusiens ne donnent rien, les entreprises regardent avant tout leurs chiffres d’affaires et les Occidentaux apprécient bien leur petit confort. Alors je me suis demandé : comment changer notre quotidien pour qu’il soit durable, tout en gardant une vie « normale »?

J’avais le souvenir du livre de Colin Beavan « No Impact Man », un new-yorkais qui a décidé de baisser ses émission de CO2 à zéro… son expérience était aussi drôle que peu tenable. J’avais envie que ma démarche soit crédible et puisse inspirer d’autres personnes.

Je sais que je ne suis pas représentative de toute la population, ne serait-ce que parce que j’habite en ville. Néanmoins, je me suis prise comme cobaye car c’est toujours beaucoup plus efficace pour tester. J’ai passé mon quotidien au rayon X et regardé ce que je pouvais changer.

 

Pour bien illustrer votre propos, pouvez-vous nous donner une journée type parfaitement respectueuse de l’environnement ?

Déjà, il faut faire attention à la température de la maison. On a l’habitude aujourd’hui de chauffer les maisons à 21/22°. Or la température recommandée est 19° et 17 dans les chambres. Si vous avez froid, essayez de mettre un pull.

Ensuite, les gens passent trop de temps sous la douche car c’est pour eux un moyen de se réveiller. Une douche moyenne devrait faire 5 minutes, cela suffit amplement. Mais les gens prennent des douches de 8-10 min, ce qui équivaut presque à un bain. Prendre des douches plus courtes et se faire plaisir avec un bain de temps en temps me semble être une bonne option car c’est la moyenne globale qui compte.

Pour le petit-déjeuner, il faut éviter la pâte à tartiner à l’huile de palme et manger de quoi tenir jusqu’au déjeuner, des fruits évidemment, pas trop de lait de vache. Quant au café et au chocolat, ils viennent de loin mais on ne peut pas s’en priver.

Pour aller au travail, si on habite en ville et à moins de 5 kilomètres de son lieu de travail, on peut passer au vélo. Tant qu’il ne pleut pas des cordes, il n’y a pas de raison de ne pas en profiter. On va aussi vite qu’en métro, plus vite qu’en voiture. C’est moins cher que tout, sauf que la marche à pieds, et ça fait du bien à son corps.

Au travail, on éteint bien ses ordinateurs et les lumières le soir. On boit du café dans des tasses lavables et de l’eau dans une gourde.

Au déjeuner, on évite la viande et le poisson, si possible. Des pâtes sauces tomates, c’est très bien pour tenir jusqu’au soir. A la Ruche qui dit Oui on trouve même des tagliatelles made in Ile-de-France !

Si on a des enfants, on essaye de les éduquer à moins consommer d’énergie, à recycler leurs objets, à acheter d’occasion… bref à leur faire prendre conscience que notre planète est précieuse et qu’on n’en a qu’une.

 

Pouvez-vous nous citer une action positive qui a été facile à mettre en place ?  À l’inverse, celle qui vous a donnée le plus de fil à retorde ?

Même réponse pour les deux questions : le lombricompost. C’est l’étendard de cette révolution verte puisque c’est une initiative à l’échelle individuelle qui n’est pas récompensée par la collectivité. Rien ne nous pousse à la mettre en place. Ca ne rapporte rien et ce n’est pas très ragoutant. Mais en même temps, c’est comme une évidence de mettre autre part qu’à la poubelle et donc à l’incinérateur des déchets valorisables.

J’ai fait ça à mon échelle avec une boite et des verres de terre qui mangeaient mes déchets. Je continue aujourd’hui mais c’est un semi-échec : une invasion de moucherons m’a obligé à exiler mon lombricompost sur le balcon.

 

Chaque initiative que vous mettez en œuvre est notée sur trois critères : l’efficacité, le plaisir ressenti et les économies. Le critère du plaisir est intéressant parce que l’écologie est souvent perçue comme punitive. Ma question : avez-vous rencontré plus de plaisir que de frustration ? 

Oui, j’ai rencontré plus de plaisir. Lorsque les obstacles étaient trop importants, je passais à autre chose car je voulais que ma démarche soit durable. Mais quand je mange des produits bons pour ma santé, je prends du plaisir. Et c’est tout le challenge: ne pas trop ressasser aux gens qu’ils s’empoissonnent mais leur donner envie de changer

 

Au terme de votre expérience, pensez-vous que sauver le monde est l’apanage des super-héros ?

Oui et des fous aussi parce que mon action individuelle ne suffit pas, j’en suis évidemment consciente. Il y a des choses plus importantes que mon impact personnel. Il faut convaincre autour de soi, agir au niveau global. Il n’y a qu’une action collective et massive qui changera la donne.

 

Vous pensez que les gens sont capables de se mobiliser? 

Evidemment, on voit bien que ces sujets intéressent de plus en plus. Mais il y a encore des forces résistantes et au quotidien on ne se rend pas compte que la situation est périlleuse. Tant qu’on n’aura pas réellement le nez dedans et les pieds dans l’eau, on aura plutôt tendance à ne rien changer.

 

D’un point de vue pratique, le mode de vie éco-responsable que vous avez expérimenté est-il cher et chronophage ?

J’ai multiplié le nombre d’endroits où je fais mes courses donc ca prend plus de temps et c’est vrai que les produits bios sont vraiment chers. Chez Dia, j’ai vu une publicité pour 3 concombres d’Espagne à 0,99 centimes, c’est imbattable. On est encore dans un monde où plus c’est mauvais pour l’environnement plus c’est bon marché. Les gens, avec la crise, ont plus tendance à acheter ce qui est moins cher sans se questionner sur le coût social et environnemental. Mais aussi, plus les produits sont de qualité, plus ils durent longtemps.

 

Il semble y avoir une contradiction entre d’un côté un pouvoir d’achat qui baisse et une consommation responsable assez onéreuse.

Oui, c’est pour ca qu’il faut des projets vraiment convaincants et économiques. Le vélo à Paris est un bon exemple, il n’y a qu’à voir dans les pays scandinaves, ils l’ont bien compris.

 

Par quelle action un de nos lecteurs peut-il commencer pour  « sauver le monde » ?

Le compost, s’ils ont un jardin, c’est très facile et très pédagogique. Réduire sa consommation de viande à une fois par semaine et manger local ne devrait pas leur demander trop d’efforts au quotidien et aura un grand impact (l’élevage représente selon les estimations entre 12 et 18% des émissions de gaz à effet de serre).

 

Un dernier mot ?

Oui : le plus important est de se faire plaisir en se faisant du bien pour ne pas voir l’écologie comme quelque chose de lointain et compliqué. L’écologie est la science du vivre ensemble, rappelons-le !

 

 

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Quel est l’Impact de notre Vie Quotidienne sur les Forêts ? http://e-rse.net/impact-vie-quotidienne-forets-deforestation-quizz-sensibilisation-8400/ http://e-rse.net/impact-vie-quotidienne-forets-deforestation-quizz-sensibilisation-8400/#comments Fri, 07 Nov 2014 09:54:49 +0000 http://e-rse.net/?p=8400 D’après une étude récente réalisée par l’organisation américaine Forest Trends, près de la moitié de la déforestation dans les pays tropicaux s’explique par la transformation illégale de terres en exploitations agricoles. L’objectif : produire des produits alimentaires et ménagés destinés à satisfaire la demande des pays industrialisés (Etats-Unis, Europe, Chine, Inde). Le Brésil et l’Indonésie sont les deux principaux pays concernés

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D’après une étude récente réalisée par l’organisation américaine Forest Trends, près de la moitié de la déforestation dans les pays tropicaux s’explique par la transformation illégale de terres en exploitations agricoles. L’objectif : produire des produits alimentaires et ménagés destinés à satisfaire la demande des pays industrialisés (Etats-Unis, Europe, Chine, Inde).

Le Brésil et l’Indonésie sont les deux principaux pays concernés mais le phénomène est présent dans bien d’autres pays. Accaparement illégal de surfaces dans les aires protégées, violation des droits fonciers des populations autochtones, trafic de permis de défrichement, corruption… les méthodes utilisées sont nombreuses pour s’approprier et exploiter de nouvelles terres.

Au total, l’enquête (menée dans 20 pays tropicaux) estime que près de 40 % de l’huile de palme, 20 % du soja, 33 % des bois tropicaux et 14 % des bœufs échangés sur les marchés mondiaux proviennent de terres illégalement déboisées.

Vêtements en cuir, cosmétiques, minerais, papier/carton, voitures, viande, café/thé… Sans vraiment le savoir, nos modes de vie au quotidien sont responsables de la déforestation. Cet impact que nous avons sur la déforestation est pourtant encore peu reconnu, c’est pourquoi certaines initiatives voient le jour comme l’Empreinte Forêt.

L’empreinte Forêt, c’est quoi ?

Il s’agit d’un outil mesurant l’impact des produits de grande consommation sur la destruction des forêts naturelles. L’Empreinte Forêt évalue pour chaque produit la surface de forêt potentiellement impactée et le risque qu’elle soit issue de la déforestation. Cet outil répond aux besoins des entreprises d’aller vers un approvisionnement durable et transparent et sera, à terme, un outil d’aide à la prise de décisions. Derrière cette initiative : Envol Vert, une association ayant pour mission de lutter contre la déforestation et la perte de biodiversité.

L’Empreinte Forêt, c’est également l’occasion de sensibiliser les consommateurs à leur impact sur les forêts grâce à un quizz ludique et pédagogique « Calculez votre Empreinte Forêt« .

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L’objectif : faire prendre conscience aux citoyens des changements qu’ils peuvent opérer dans leur quotidien pour contribuer à préserver les forêts naturelles.

Au travers 13 questions, le quizz évalue la quantité, la fréquence d’achat et le niveau de durabilité de nos produits du quotidien et compare nos habitudes de consommation à celles de la moyenne française. Enfin, le quizz propose des conseils pour réduire son Empreinte Forêt.

En parallèle, l’association sensibilise à l’empreinte de nos produits du quotidien. Nous apprenons par exemple qu’une paire de chaussure en cuir sur sept vendue en France peut entrainer la déforestation ou que 20 à 30 % du bois importé en Europe est d’origine illégal.

 

Retrouvez Envol Vert sur Facebook et Twitter et partagez le quizz autour de vous : 4 Empreintes Forêt mesurées = 1 arbre planté.

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[Inspiration] Quand les Artistes S’emparent du Réchauffement Climatique http://e-rse.net/inspiration-artistes-art-rechauffement-changement-climatique-8407/ http://e-rse.net/inspiration-artistes-art-rechauffement-changement-climatique-8407/#comments Thu, 06 Nov 2014 10:59:10 +0000 http://e-rse.net/?p=8407 À l’approche de la conférence annuelle sur le climat à Lima au Pérou et quelques jours après la publication du cinquième rapport du GIEC, la rédaction met en lumière trois projets d’artistes internationaux ayant fait des questions du développement durable l’un des axes de leur création. Augmentation des températures moyennes, élévation du niveau des mers, acidification

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À l’approche de la conférence annuelle sur le climat à Lima au Pérou et quelques jours après la publication du cinquième rapport du GIEC, la rédaction met en lumière trois projets d’artistes internationaux ayant fait des questions du développement durable l’un des axes de leur création.

Augmentation des températures moyennes, élévation du niveau des mers, acidification des océans, catastrophes naturelles… les études du dernier rapport du GIEC paru le 2 novembre dernier dressent un bilan obscur et alarmant quant à l’évolution de notre climat. Les experts prennent le pouls de la planète et tirent la sonnette d’alarme auprès des États, des responsables politiques et de l’opinion publique afin de diminuer de 40 à 70% les gaz à effet de serre. Loin d’être fataliste, le message est clair : il est encore temps d’agir. Les artistes et les acteurs culturels se mobilisent et explorent une nouvelle approche des thématiques écologiques.

S’emparer des questions environnementales pour en proposer une vision artistique, tel est le défi des artistes contemporains. Leur approche artistique et militante, loin des discours politiques et des avalanches de chiffres, éveille les consciences et révèle l’importance de la menace que représente le changement climatique. Ils portent un regard nouveau sur la société, la transition écologique et les changements de comportements. L’émulation créative ainsi que leur vision détournée et impartiale interroge sur les enjeux environnementaux et sociétaux en stimulant nos sens, perceptions, imagination, notre rapport au monde, aux autres, ainsi que notre sensibilité artistique, esthétique et créative. Plongeons dès à présent dans l’univers captivant et inspirant de trois artistes impliqués : Olafur Eliasson, Isaac Cordal et Antony Gormley.

Photo : Group Greenland ©

Photo : Group Greenland ©

La montre de glace

Né à Copenhague en 1967, Olafur Eliasson poursuit depuis 20 ans une démarche artistique singulière s’inspirant du land art. Ne souhaitant pas être perçu uniquement comme un artiste écologiste militant, il affirme « je ne suis ni un météorologiste, ni un botaniste, j’essaie de maintenir dans mon esprit un discours ouvert ». Il crée ainsi des interprétations et des représentations qui n’engagent que l’individu concerné. Ses œuvres mettent en exergue des phénomènes naturels au cœur d’environnements urbains.

L’artiste danois se focalise sur la surface, l’espace, le temps et l’apparence. Il porte une attention particulière sur les jeux de lumière, les réactions, la difformité, les couleurs et les formes ainsi que la structure cristalline. À l’instar de Weather project, chacune de ses œuvres est une expérience humaine et sensorielle inoubliable, liant nature, design, science et technologie. « Ce qui m’intéresse, c’est ce savoir que nous ignorons détenir, qui est imprimé au fond de notre peau et que l’art réveille. »

Soutenus par le Ministère danois du climat, de l’énergie et du bâtiment, Olafur Eliasson et le géologue Minik Rosing se sont réunis il y a une dizaine de jours pour le projet Ice Watch et ont réalisés une œuvre éphémère sur la place de l’hôtel de ville de Copenhague (du 26 au 29 octobre 2014). Un projet qui fait directement écho au 5ème rapport du GIEC sur le climat. Après avoir été recueillis au Groenland par les dockers et plongeurs de la Royal Arctic Line, les douze blocs de glaces sculptées ont été positionnés en cercle afin de former un cadran : l’horloge du réchauffement climatique. Les blocs pèsent au total 100 tonnes, ce qui correspond au volume de glace qui fond chaque centième de seconde dans le monde.

Ice Watch, Olafur Eliasson et Minik Rosing, City Hall Square, Copenhague. Photo : Anders Sune Berg ©

Ice Watch, Olafur Eliasson et Minik Rosing, City Hall Square, Copenhague. Photo : Anders Sune Berg ©

 

Photo : Anders Sune Berg ©

Photo : Anders Sune Berg ©

La glace se fissure, se brise, disparaît. L’expérience est bouleversante. Impuissant, le public assiste au réchauffement climatique et à la mort de l’Arctique en direct. L’artiste confronte le spectateur à une réalité, qu’il peut toucher, sentir, palper. Il affirme « en art, la perception et l’expérience physique sont les pierres angulaires, et elles peuvent aussi être utilisées comme des outils pour créer un changement social ».

À savoir : Olafur Eliasson est le parrain du projet Art of Change 21, première action dans le monde qui unit artistes, entrepreneurs et jeunes engagés sur la question du climat. 

Cement Eclipses : miroir de la société

Avec Cement Eclipses, l’artiste espagnol et activiste Isaac Cordal – né en 1974 en Galice – nous immerge dans un environnement miniature peuplé « d’hommes cravate » en ciment. Des personnages rongés et minés par les problèmes environnementaux et sociaux, abandonnés et égarés dans la ville béton. Sur fond de crise financière et de dramaturgie, son travail réaliste et sombre est bourré de clins d’œil, de connotations politiques et de critiques amères de la société. L’artiste dispose dans les rues, aux interstices des villes et aux quatre coins du monde ces figurines miniatures, sinistres et poétiques. Elles envisagent la démolition et la reconstruction de ce qui nous entoure et révèle l’absurdité de notre existence.

Cement Eclipses, Isaac Cordal. BLK River Festival, Vienne, Autriche. Octobre 2012.

Cement Eclipses, Isaac Cordal. BLK River Festival, Vienne, Autriche. Octobre 2012.

 

Cement Eclipses, Isaac Cordal. Espagne, Mars 2014.

Cement Eclipses, Isaac Cordal. Espagne, Mars 2014.

« Camoufler mes sculptures dans le paysage urbain m’intéresse. Et puisque mes sculptures sont en ciment, qui est l’empreinte de l’homme contre la nature, la ville est leur habitat naturel » justifie Cordal. Critique d’un modèle de vie ? de la consommation ? de la masse sociale ? du capitalisme ? des politiques économiques et environnementales ? de la course à la rentabilité ? de l’obsolescence programmée ? d’une société uniforme ? On peut appréhender l’œuvre comme une réflexion sur le progrès et ses effets secondaires dans notre société. Sur le sujet, l’artiste se prononce, « le progrès a été globalisé au bénéfice de quelques-uns, le temps s’est accéléré, comme si la diversité des cultures devait s’effondrer au même rythme que les marchés financiers ». Ces petites sculptures sont des fragments dans lesquels la nature, toujours présente, s’impose comme la solution, comme un moyen de survie.

Amazonian Field

Sculpteur anglais né en 1950 à Londres et membre de la Royal Academy, Antony Gormley est un des piliers de la scène contemporaine londonienne. Son œuvre se concentre sur la notion de corps comme lieu de mémoire et de transformation. Depuis le début des années 90, il sonde, inspecte et scrute les différentes relations entre l’enveloppe corporelle, l’architecture, la présence de l’homme, la nature et l’environnement. Ses œuvres les plus connues sont Angel of The North et Quantum Cloud on the Thames. Mais découvrons à présent une de ces œuvres les plus troublantes : Amazonian Field (1992).

Field for the british isles, Antony Gormley, 1993.

Field for the british isles, Antony Gormley, 1993.

Quelques pas hésitants et on se retrouve face à ces milliers d’hommes et visages en argile. Salle comble. Antony Gormley réalise un travail qui lie les hommes à la terre. Une œuvre qui pose la question de notre avenir collectif et de notre responsabilité envers le futur. Ces personnages nous fixe et le malaise se fait sentir, « ils nous pose dans la position inconfortable de répondre à la matière même qui les a créés » déclare l’artiste. Gormley met en lumière la question de la responsabilité de l’homme dans le monde en mutation et décrit son œuvre comme étant une « occupation de l’espace culturel par les faibles – les milliers de figurines d’argile muettes et informes qui composent cette installation. »   L’art et la technique : le travail de Gormley évoque la destruction continuelle de notre environnement naturel ainsi qu’un monde surpeuplé, courant à sa propre perte. C’est pour l’artiste une manière de mettre en avant et valoriser l’action humaine et la capacité réelle à contrôler notre propre avenir.

Amazonian Field, Antony Gormley. Royal Academy of Arts. Exposition « Earth: Art of a Changing World », décembre 2009, Londres. 

Amazonian Field, Antony Gormley. Royal Academy of Arts. Exposition « Earth: Art of a Changing World », décembre 2009, Londres.

Pessimistes, sinistres, inquiétantes ? Ces œuvres n’en restent pas moins esthétiques, poétiques et pleines d’espoir. Un pas vers la transition écologique, vers un nouvel élan de société.

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Mois de l’ESS : Réseau Envie, la Réinsertion au Coeur du Recyclage http://e-rse.net/ess-reseau-envie-recyclage-reinsertion-8368/ http://e-rse.net/ess-reseau-envie-recyclage-reinsertion-8368/#comments Mon, 03 Nov 2014 09:33:42 +0000 http://e-rse.net/?p=8368 Chaque année, depuis 6 ans, le mois de Novembre devient le mois de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). Pour l’édition 2014, nous avons décidé de relayer un exemple concret de l’ESS. Notre regard s’est tourné vers Envie, une association qui fédère 49 entreprises de rénovation et de recyclage de DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques).

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Chaque année, depuis 6 ans, le mois de Novembre devient le mois de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). Pour l’édition 2014, nous avons décidé de relayer un exemple concret de l’ESS. Notre regard s’est tourné vers Envie, une association qui fédère 49 entreprises de rénovation et de recyclage de DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques).

Mokhtar, du Sénégal à Trappes

Mokhtar est un bricoleur depuis toujours. Élevé au Sénégal, il arrive en France en 2013 grâce à son statut de réfugié politique. C’est un membre de l’association d’aide aux sans papiers de Trappes qui l’oriente vers Envie. Il candidate et sa motivation lui permet d’obtenir un poste. Cela fait maintenant 5 mois que Mokhtar suit une formation de rénovation d’appareil électroménager. « C’est un domaine que j’aime, tout ce qui est lié au bricolage m’intéresse ».

Chaque jour, dans son atelier à Trappes on donne à Mokhtar une ou deux machines à réparer seul. L’autonomie est au cœur de l’apprentissage mais l’esprit d’équipe n’est pas en reste. Lorsque qu’un nouvel opérateur arrive, il est d’abord formé sur les processus par ses collègues. Le tuteur garde du recul. Il se contente d’enseigner la méthode comme, par exemple, prendre du recul ou savoir quand poser les bonnes questions. C’est une pédagogie ouverte où l’opérateur en formation est pro-actif. Il apprend autant de savoir que de savoirs être.

Une formation dure deux ans chez Envie mais pour Mokhtar, l’aventure ne s’arrête pas si tôt. « Mon objectif est de continuer, de faire une formation en plus pour avoir un diplôme ». Frédéric, son tuteur, ne doute pas de lui. « Mokhtar est très autonome et a une grande marge de progression [...] s’il continue comme ça il pourrait continuer en formation et poursuivre dans l’électroménager »

Une association qui donne envie d’y croire

Des parcours comme celui de Mokhtar ne sont pas si étonnants chez Envie. L’association se donne pour premier objectif de favoriser l’accès au monde du travail à des personnes éloignées de l’emploi. Elle se double d’un objectif de protection de l’environnement en favorisant le réemploi, le recyclage et les circuits courts.

Précurseur, l’association fête cette année ses 30 ans, une longévité qui témoigne de la pertinence de sa vision : un impact positif sur la société et l’environnement à condition d’être viable. Envie n’est pas une œuvre caritative mais bien un réseau d’entreprises. Une nécessité de chiffre d’affaires pour autonomiser les structures, mais l’ensemble des bénéficies sont totalement réinjectés. Aujourd’hui, ce modèle a permis à Envie de devenir le leader français de l’électroménager rénové garanti.

Néanmoins, redonner confiance à des personnes marginalisées est le principal objectif d’Envie. Même si rien n’est garanti, un nouveau futur s’offre à elles grâce à l’association. Les mots de Mokhtar témoignent « Il n’y a pas que l’argent qui compte, il y a aussi l’espérance ».

Frédéric et Moctar

Frédéric et Mokhtar

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Le Digital : un Secteur Porteur pour le Recrutement des Personnes en Situation de Handicap ! http://e-rse.net/digital-secteur-porteur-recrutement-personnes-handicap-solocal-8328/ http://e-rse.net/digital-secteur-porteur-recrutement-personnes-handicap-solocal-8328/#comments Mon, 27 Oct 2014 16:51:08 +0000 http://e-rse.net/?p=8328 A l’occasion de la Journée Mondiale du Handicap, le 9 octobre dernier, Farida Amrani, Responsable Mission Handicap & Santé au Travail chez Solocal Group, revient sur l’enjeu de l’emploi pour les personnes en situation de handicap et nous présente la politique handicap de Solocal Group. Le marché de l’emploi est incertain, notamment pour les jeunes.

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A l’occasion de la Journée Mondiale du Handicap, le 9 octobre dernier, Farida Amrani, Responsable Mission Handicap & Santé au Travail chez Solocal Group, revient sur l’enjeu de l’emploi pour les personnes en situation de handicap et nous présente la politique handicap de Solocal Group.

Le marché de l’emploi est incertain, notamment pour les jeunes. Malgré un diplôme, il est de plus en plus difficile pour un demandeur d’emploi de se projeter dans l’avenir et dans le monde du travail.

Si, pour un jeune diplômé, la situation est complexe, que dire s’il se trouve en situation de handicap ? Le simple fait de décrocher un entretien, et donc d’avoir la possibilité de faire valoir ses compétences, est une barrière.

Depuis la loi n°2005-102 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, votée le 11 février 2005, les choses changent progressivement. En effet, la loi impose désormais à toute entreprise, de plus de 20 salariés, d’avoir au moins 6% de travailleurs handicapés au sein de ses effectifs. Dans le cadre de cette loi et de leurs politiques RSE, les entreprises se mettent en ordre de marche avec des actions concrètes. 

Le cas de Solocal Group

Depuis près de 3 ans, Solocal Group s’engage à faciliter l’insertion des personnes en situation de handicap, une démarche intégrée dans le cadre du programme « Qualité de vie et Santé au travail ». Portée d’abord par PagesJaunes, la démarche s’est, par la suite, étendue au Groupe.

En 2013, Solocal Group employait 3,9% de travailleurs en situation de handicap. Au-delà des efforts statistiques, Le Groupe a la volonté d’aborder l’intégration des travailleurs handicapés par une approche qualitative et personnalisée afin de renforcer leur employabilité.

Plus concrètement

La prise en charge d’un travailleur en situation de handicap se fait en 3 étapes :

-       Le recrutement ;

-       L’intégration ;

-       Le maintien dans l’emploi.

La politique de recrutement des travailleurs handicapés chez Solocal Group est variée. Nous participons à des forums physiques (Forum PASS POUR L’EMPLOI, Salon Paris pour l’emploi) mais également à des forums virtuels comme Handi2Day*, où les entretiens se font sans que les candidats aient besoin de se déplacer. L’objectif est d’identifier des talents, plus facilement qu’avec des méthodes de recrutement plus classiques.

Une fois les talents recrutés, nous les intégrons avec les différents acteurs internes : la médecine du travail, les ressources humaines, les partenaires sociaux et nous sensibilisons l’ensemble des salariés de l’entreprise. Cette année, lors de la Semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées qui aura lieu du 17 au 23 novembre, nous allons ainsi organiser sur 7 sites dont le siège, la journée de sensibilisation « Mets-toi à ma place ». Sous forme d’ateliers ludiques et conviviaux, l’objectif est de permettre à l’ensemble des salariés de percevoir et d’expérimenter le handicap pour mieux le comprendre.

Enfin, afin de maintenir les personnes en situation de handicap dans l’emploi, plusieurs actions ont été mises en place :

  • Aménager le poste de travail :

Télétravail, équipements spécifiques, ergonomie des postes, aménagement des horaires et du logement, solutions de transport adaptées etc.

  • Favoriser les échanges :

Des sessions de formation, ouvertes à tous, sont organisées régulièrement pour apprendre la langue des signes. L’objectif est de permettre aux participants de l’utiliser dans l’entreprise, auprès de leurs collègues, mais aussi dans leur vie privée, auprès de leur entourage.

  • Développer les compétences :

A la demande des salariés en situation de handicap, des formations sont mises en place afin de leur apporter des compétences supplémentaires ou manquantes (web, marketing, informatique, langues des signes…). Récemment, un salarié a reçu une formation pour maîtriser l’orthographe en lien avec ses troubles DYS. Grâce à cet accompagnement, il a pu évoluer dans la structure et obtenir une promotion.

  • Contrat de professionnalisation :

En 2013, 15 personnes handicapées ont été recrutées en contrat de professionnalisation dans le secteur de la télévente et de la relation client, ce qui leur a permis d’apprendre un métier et de développer des compétences spécifiques. A l’issue de ce contrat de professionnalisation, certains se sont vu proposer un emploi (3 apprentis ont été recruté en CDD) d’autres ont pu acquérir une expérience enrichissante à valoriser.

  • Tutorat et parrainage :

Pour faciliter leur intégration, les personnes en contrat de professionnalisation sont accompagnées par des tuteurs durant  9 ou 12 mois. Pour le métier de la télévente, il existe également un système de parrainage qui renforce l’accompagnement.

Des idées et des actions pour combattre les freins à l’embauche

L’accessibilité est une préoccupation du Groupe tant sur l’accès des locaux que sur l’utilisation des outils sur les postes de travail.

La mobilisation des équipes est également un enjeu fort en interne. C’est pourquoi nous avons développé un dispositif d’intégration accompagné d’actions de sensibilisation. Faire bouger les lignes n’est pas toujours facile, cette démarche demande beaucoup de dialogue et de pédagogie. C’est notre engagement au quotidien.

Enfin, nous mettons en place des projets originaux. Dans le cadre de sa responsabilité d’entreprise, Solocal Group a conçu une conciergerie d’entreprise gérée par des travailleurs handicapés : « Handi Zen », lancé en 2012 au siège, et étendu au site d’Eysines en 2013. En collaboration avec les conciergeries ZEN & BIEN et les Etablissements et Services d’Aide par le Travail, le Groupe participe ainsi, un peu plus, à l’insertion de personnes handicapées.

 

* Handy2Day, 8ème édition, du 27 au 31 octobre 2014

 

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