La RSE et le développement durable en entreprise : e-RSE.net http://e-rse.net La RSE et le développement durable en entreprise : e-RSE.net Mon, 23 Jan 2017 21:38:36 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.6.2 À quoi ressembleraient nos vies si l’on voulait réellement éviter le réchauffement climatique ? http://e-rse.net/mode-de-vie-neutre-changement-climatique-co2-23917/ http://e-rse.net/mode-de-vie-neutre-changement-climatique-co2-23917/#respond Mon, 23 Jan 2017 21:00:23 +0000 http://e-rse.net/?p=23917 Une vie respectueuse de l'équilibre du climat, ça serait quoi ? Combien d'énergie pourrait-on dépenser ? Combien de km en voiture ? Décryptage !

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Une vie qui respecterait l’équilibre du climat, ça serait quoi ? Combien d’énergie pourrait-on dépenser ? Combien de km en voiture ? Combien de voyages en avion ? On a fait le calcul pour vous.

Quand on parle de “réchauffement climatique”, on a souvent des difficultés à imaginer ce que cela veut dire. Que représentent vraiment 2 degrés d’augmentation des températures ? Quelles sont les conséquences concrètes du réchauffement climatique sur l’environnement ? Et les conséquences du changement climatique sur la société ? Et sur les entreprises ? Est-ce que c’est vraiment grave ? Et qu’est ce qu’on peut faire pour l’éviter ? Autant de questions auxquelles il est très difficile de répondre.

Une raison principale explique ce flou : il est extrêmement difficile de prévoir exactement les conséquences concrètes du réchauffement climatique. Globalement, on sait que cela va modifier la structure des circulations atmosphériques et océaniques, que cela va faire disparaître certaines espèces endémiques (animales ou végétales) et que cela va augmenter la fréquence des évènements météo extrêmes type cyclones, inondations ou sécheresses. Mais il y a tellement de facteurs en jeu qu’on ne peut pas savoir très précisément quel impact aura ce phénomène sur telle ou telle région.

En revanche, il y a une question à laquelle on peut donner une réponse assez précise : à quoi ressembleraient nos vies si l’on voulait adopter un mode de vie qui évite le réchauffement climatique.

Un mode de vie respectueux du climat, c’est quoi ?

antarctique-polar-pods-changement-climatiqueEn termes de causes, le réchauffement climatique actuel est un phénomène relativement simple. Ce sont nos émissions de gaz à effet de serre qui provoquent le réchauffement climatique anthropique. Pour avoir un mode de vie “neutre” en termes climatiques, c’est à dire un mode de vie qui ne perturbe pas le cycle naturel du climat, il “suffirait” donc de produire moins de gaz à effet de serre que la Terre n’en absorbe chaque année.

Or on sait que chaque année, environ 11 milliards de tonnes de CO2 par an sont absorbées par les écosystèmes et la planète. Théoriquement, si l’on voulait vivre sur une planète avec un climat stable, on devrait donc émettre au maximum 11 milliards de tonnes de CO2  sur l’ensemble de la planète. En admettant que la population de la Terre se stabilise autour de 9 milliards d’individus (ce qui est le scénario retenu par l’ONU à l’heure actuelle) cela voudrait dire que chacun de nous aurait le droit d’émettre environ 1.22 tonnes de CO2 par an pour ne pas dépasser notre “quota carbone” (en admettant que chaque individu ait à peu près les mêmes conditions de vie).

Ensuite, il suffit de comparer ce chiffre (1.22 tonnes par an) à notre mode de vie actuel et aux émissions de CO2 engendrées par divers activités de notre de vie (transport, consommation, production…), et avec quelques estimations, on peut dresser un portrait de ce à quoi notre vie ressemblerait si elle était climatiquement neutre.

1.2 tonnes de CO2 par an et par habitant : notre “budget carbone”

Aujourd’hui, un français émet en moyenne entre 7 et 10.6 tonnes de CO2 par an selon les différentes estimations. Cela veut dire concrètement que nous émettons environ 6 à 9 fois plus de CO2 que nous ne devrions pour respecter l’équilibre climatique. Pour la suite de l’analyse, nous retiendrons l’estimation du Ministère de l’Écologie qui se situe à 10.6 tonnes d’équivalent CO2 par an et par habitant. Ce chiffre prend en compte nos émissions directes (consommations d’énergie et de pétrole) et nos émissions indirectes (les émissions de CO2 liées à la production et/ou à l’importation des produits que nous consommons). Globalement, d’après cette estimation les trois plus gros postes d’émissions de CO2 dans notre vie sont d’abord le logement, puis le transport et enfin l’alimentation. Le reste rassemble les services divers, l’équipement et l’habillement. Les émissions d’un français se répartissent alors de la façon suivante :

 

empreinte carbone d'un français

Si l’on devait dès demain se limiter à notre budget carbone de 1.22 tonne par habitant, en gardant les mêmes capacités techniques et les mêmes conditions de production, qu’aujourd’hui, voyons ce que cela donnerait.

En gardant à peu près la même répartition de nos activités qu’aujourd’hui, cela voudrait dire qu’il ne faudrait pas dépasser 325 kg de CO2 émis pour notre logement (210 kg pour le chauffage, 50 kg pour nos équipements électriques, notamment), 300 kg environ pour le transport, 220 kg pour l’alimentation, 150 kg pour les biens et services (hygiènes, restaurants, services), environ 110 kg pour la santé, l’éducation et le service public, et 85 kg pour l’équipement et l’habillement.

Climat : pour un mode de vie radicalement sobre et différent

Mais concrètement, que représentent ces “kilos de CO2” dans la vie quotidienne ? Pour le logement par exemple, dire que l’on ne doit pas dépasser 210 kg de CO2 pour le chauffage équivaut à dire qu’on ne doit pas dépasser 1200 kWh d’électricité (avec notre mix énergétique actuel) ou 900 kWh de gaz pour se chauffer (voir : L’empreinte carbone des énergies et La consommation d’énergie des ménages français). Dire qu’on ne doit pas dépasser 52 kg de CO2 par an pour nos appareils électriques revient à dire qu’il ne faut pas dépenser plus de 300 kWh d’électricité. Pour donner un ordre d’idée, un frigo de catégorie A+ consomme chaque année environ 200 kWh d’électricité. En faisant fonctionner un frigo pendant un an, on dépenserait donc environ 2 tiers de notre budget CO2 pour les appareils électriques… Il ne resterait donc plus grand chose pour le four, le micro-onde, la télé, le wifi, l’ordinateur, la machine à café ou encore l’aspirateur.

pollution-folie-cerveau-consequencePour le transport à présent. Si l’on doit se limiter à 300 kg de CO2, cela veut dire qu’on ne doit pas circuler plus de 4600 km en voiture chaque année (dans une voiture peu gourmande, comme une Twingo). Or aujourd’hui, un français roule près de 12 600 km par an dans sa voiture. Si l’on décidait d’abandonner la voiture pour voyager en avion à la place, nous pourrions faire environ 4000 km en avion chaque année au maximum, soit même pas un aller simple pour New-York. (voir : À quoi correspond une tonne de CO2 ? et L’empreinte carbone d’une voiture)

Et enfin, pour l’alimentation, si l’on devait se limiter à 220 kg par personne, cela équivaudrait à changer radicalement notre régime alimentaire. Par exemple, si vous mangez une belle pièce d’agneau de 300 g, vous avez déjà brûlé environ 12 kg de CO2, soit 5% de votre budget carbone annuel pour l’alimentation. Avec notre consommation actuelle de boeuf (20 kg par an et par français en moyenne) on est déjà à 520 kg de CO2 par an ! Impossible donc de continuer ainsi si l’on veut respecter l’équilibre du climat.

Un mode de vie impossible ?

Autrement dit, avec nos conditions de vie actuelles, il semble complètement impossible d’adopter un comportement neutre du point de vue climatique. Cela veut donc dire qu’il faudra adopter des changements drastiques, qui peuvent-être de trois ordres :

  • Le passage à des énergies et des modes de production plus propres (en passant massivement à des énergie faibles en carbone et en améliorant l’efficience des modes de production)
  • L’optimisation de nos consommations (en limitant les gaspillages, les pertes énergétiques et thermiques…)
  • La diminution de nos besoins en énergie carbonées et en produits polluants.

 

Reste à savoir si nos efforts dans ces domaines seront suffisamment rapides et suffisamment puissants pour nous permettre de limiter notre impact sur le climat avant que celui-ci ne s’emballe réellement. Rendez-vous la semaine prochaine pour la réponse à cette question !

 

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Aquaculture : vers une révolution écologique de la production de poissons http://e-rse.net/amti-aquaculture-vers-une-revolution-ecologique-23773/ http://e-rse.net/amti-aquaculture-vers-une-revolution-ecologique-23773/#respond Mon, 23 Jan 2017 16:51:31 +0000 http://e-rse.net/?p=23773 Et si l'on vous disait qu'il existe une manière écologique et économiquement rentable de produire du poisson grâce à l'aquaculture intensive ? Décryptage.

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AMTI : voilà un acronyme bien barbare pour une technique pleine de promesse. L'”Aquaculture MultiTrophique Intégrée”, de son petit nom, vise à convertir les défauts des élevages d’aquaculture intensifs en avantages décisifs. Cette nouvelle technique est étudiée à travers le monde, en Europe et en France : ses objectifs sont d’effacer la pollution issue des élevages et d’intensifier la production tout en la diversifiant. De quoi offrir au monde une aquaculture du XXIème siècle, écologique et à haut rendements.

L’AMTI : Une réponse aux problèmes actuels de l’aquaculture intensive

C’est un peu paradoxal : alors que l’aquaculture se développe partout dans le monde, elle a mauvaise presse en France. Les tonnages mondiaux produits en aquaculture ont depuis 2012 dépassé ceux de la pêche, la production étant fournie à 80% par l’Asie, dont la Chine produit elle même 90% du total de l’aquaculture asiatique. l’Europe produit environ 2% du restant…

Pêche et aquaculture dans le monde

Les raisons de cette mauvaise presse sont nombreuses : on peut citer les antibiotiques utilisés massivement dans certains élevages, particulièrement en Norvège. Ceux ci sont nécessaires pour soigner les poissons atteints par des maladies dues à l’importante concentration d’individus dans les bassins : leur impact sur la santé des consommateurs n’est plus à prouver, ce qui pousse les éleveurs à trouver d’autres techniques pour limiter les intrants, ces produits qu’on donne à l’animal pour préserver sa santé et sa croissance.

Les élevages intensifs de poissons sont également une véritable plaie pour l’environnement à travers leurs rejets dans le milieu. Les fèces des poissons sont riches en matières organiques qui peuvent être assimilées par les écosystèmes proches des cages en mer, mais pas si ceux-ci sont saturés. Il en va de même pour les phosphates ou l’ammonium qui peuvent être absorbés par les algues, conduisant à une explosion de vie primaire qui consommera tout l’oxygène de l’eau. La zone est alors considérée comme morte, car ne pouvant subvenir aux besoins des producteurs primaires, ce qui fait tout simplement s’écrouler la chaîne alimentaire locale.

Les problèmes actuels de l’aquaculture sont donc un frein au développement de celle-ci dans un contexte de protection de l’environnement, comme on le connaît en Europe ou aux Etats-Unis. Il a donc fallu réfléchir un peu plus et faire de ces inconvénients une chance : ce qui sera un déchet pour l’un sera de l’or pour l’autre ! l’AMTI venait de naître.

Le principe est très simple : il s’agit de faire cohabiter des espèces capables de se nourrir des déchets produits par les uns, tout en fournissant une plus value intéressante à l’éleveur, qui pourra ainsi diminuer la densité d’animaux. On passe donc d’une logique de mono-culture à une poly-culture, plus proche de l’écosystème d’origine des animaux élevés.

L’AMTI : améliorer écologiquement les rendements de l’aquaculture

La démarche peut sembler complètement logique : on passe d’un élevage “en batterie”, intensif et polluant, à un élevage “complémentaire”, moins intensif et le plus propre possible.

Dessin aquaculture multitrophique intégrée

Fini les émissions de déchets organiques en grande quantité dans l’environnement : en utilisant des algues valorisables à proximité des cages en mer, elles absorberont les nutriments nécessaires à leur croissance, en provenance directe des fèces des poissons. De même pour d’autres coquillages filtreurs comme les moules ou les huîtres qui peuvent limiter le développement des poux de mer, véritable plaie dans les élevages.

L’amélioration immédiate de l’environnement proche des lieux d’élevage permet de limiter les maladies se développant au sein des fermes aquacoles ainsi que le stress des poissons, ce qui conduit à limiter les intrants (médicaments et antiparasitaires).

En Europe c’est le programme IDREEM qui déploie sur sept sites pilotes des combinaisons innovantes d’élevage : pétoncles, algues, saumons ou encore daurades, moules et huîtres. Le but est d’étudier la réduction des pollutions des fermes aquacoles et d’augmenter leur productivité en axant les recherches sur les espèces valorisables sur le commerce, afin de développer une filière durable et responsable.

aquaculture amti poisson ecologieUn exemple en France, à Molène dans le Finistère : l’idée est de recréer un écosystème complet dans lequel chaque espèce (huîtres, moules, ormeaux, pétoncles, algues…) joue son rôle. Les coquillages filtrent l’eau, l’azote de leurs déjections est ensuite utilisé par les algues dont se nourrissent les ormeaux et les poissons. On entre ainsi dans l’ère de l’aquaculture écologique intensive : on maximise le fonctionnement des écosystèmes pour valoriser leurs ressources.

Mais plus fort encore : imaginez une association entre un potager et une pisciculture, le potager se nourrissant des déchets azotés issus de l’élevage de poisson. C’est une idée totalement novatrice de l’INRA, déjà étudiée à la station expérimentale de Sizun, dans le Finistère : ici blettes et salades poussent directement sur l’eau issue des bassins de truites, riche en nutriments. Cette culture porte le nom d’aquaponie et permet de recycler l’eau des bassins de pisciculture en circuit fermée : l’eau polluée par les déjections des poissons est épurée par les plantes qui s’en nourrissent. Ceci facilitera le respect des normes drastiques de rejets en milieu naturel qui s’appliquent aux piscicultures terrestres.

aquaculture et aquaponie INRA

L’AMTI : une voie d’avenir pour l’aquaculture européenne ?

Devant la féroce concurrence que représente l’Asie, en situation de quasi monopole sur le marché en forte croissance de l’aquaculture, l’Europe se devait de réagir dans un contexte de surpêche et d’épuisement de la ressource. En mobilisant la science et la technologie l’AMTI permettra d’offrir une aquaculture productive, respectant les milieux et économiquement viable. Pour cela la France est bien placée avec ses 23 espèces animales élevées, quand d’autres pays ont choisi de concentrer leurs efforts sur le seul saumon.

Il reste toutefois des obstacles bien ancrés : les aquacultures françaises sont majoritairement des mono cultures, avec une seule espèce. Le modèle de polyculture à la base de l’AMTI est donc à inventer, aussi bien au niveau des formations que des débouchés. Les cultures d’algues sont par exemple prometteuses, mais encore confidentielles à l’échelle de la France.

Plus encore que les considérations économiques, l’AMTI marque la prise de conscience qu’on ne sort pas une espèce de son écosystème d’origine sans conséquences : l’écologie n’est pas qu’une contrainte mais surtout l’avenir de la filière.

Si tous ces efforts portent leurs fruits il y a fort à parier que l’aquaculture du XXI ème siècle fasse rimer pisciculture, qualité du poisson et respect de l’environnement.

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Entreprises, faites un point sur votre démarche en RSE avec la norme de « comportement » AFAQ 26000 http://e-rse.net/afaq-26000-evaluer-renforcer-strategie-rse-23306/ http://e-rse.net/afaq-26000-evaluer-renforcer-strategie-rse-23306/#respond Mon, 23 Jan 2017 15:28:00 +0000 http://e-rse.net/?p=23306 Découvrez l'AFAQ 26000, outil d'évaluation de la RSE destiné à étudier sa crédibilité auprès de vos parties prenantes et son efficacité et sa cohérence.

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Découvrez l’AFAQ 26000 : un outil d’évaluation de votre démarche RSE, pour étudier à la fois sa crédibilité auprès de vos parties prenantes et son efficacité et sa cohérence.

Nombreuses sont les entreprises qui ont opté pour un comportement plus responsable de leur activité envers la société et envers l’environnement. Néanmoins, elles sont peu à connaître réellement l’étendue de leurs pratiques responsables. Il est en effet parfois difficile de communiquer son engagement et de montrer sa crédibilité envers ses partenaires.

Alors entreprises, si vous souhaitez formaliser votre politique en développement durable, intéressez vous à l’outil AFAQ 26000.

AFAQ 26000, une norme de « comportement »

Suite à la sortie de l’ISO 26000 en novembre 2010, AFNOR Certification a créé l’outil d’évaluation AFAQ 1000NR (Pour en savoir plus, consultez la définition de la norme ISO26000) Après trois ans d’expérimentation, et de retours d’entreprises, l’outil a évolué en AFAQ 26000. Cet outil de régularisation volontaire et international se base sur les concepts de la RSE, les modalités et les moyens établis par ISO 26000. Il a été réalisé par des experts de la RSE qui ont pris en compte l’unicité et les particularités des entreprises : leur taille, leur domaine d’activité, leur culture, leur contexte…

L’objectif de l’AFAQ 26000 est d’évaluer l’intégration des concepts du développement durable dans la stratégie RSE menée par l’entreprise.

Cette évaluation sert avant tout à l’entreprise à savoir si ses pratiques en RSE sont pertinentes pour atteindre les résultats souhaités. L’entreprise prend ainsi conscience de la crédibilité de sa politique auprès de ses parties prenantes, internes et externes. Comme le souligne le guide AFAQ 26000, on a ici une norme de « comportement » et non une norme de certification.

Une évaluation des pratiques et de résultats de l’entreprise

rse-concret-exempleL’AFAQ 2600 cible donc à la fois une évaluation des pratiques RSE de l’entreprise et les résultats de ses pratiques. Cette évaluation s’inscrit dans une logique d’amélioration continue. Elle est construite sur le principe de la « Roue de Deming » : Plan, Do, Check and Act. Ainsi l’analyse s’effectue à tous les niveaux de la politique menée.

Les pratiques sont regroupées en 5 familles :

– La vision de la responsabilité sociale et la gouvernance : réflexion globale de l’activité, dialogue avec les parties prenantes, hiérarchisation des enjeux, loyauté des pratiques …
– Intégration de la responsabilité sociale et communication : identification et intégration de la responsabilité sociale, veille réglementaire, veille technique et concurrentielle, communication interne et externe …
– Ressources humaines, relations et conditions de travail : lien entre les ressources humaines et la RSE, formation et compétence, implication du personnel dans la politique RSE, dialogue social, travail, santé et sécurité …
– Modes de production et de consommation durables et questions relatives aux consommateurs : innovation et conception vers un produit durable, achats et choix des produits et des services, achats et relations avec les fournisseurs, prise en compte des attentes du consommateur, …
– Ancrage territorial et développement local : lien entre la RSE et les caractéristiques du territoire, contribution au développement économique, social et environnemental du territoire, transports des biens et des personnes …

Les résultats font référence aux trois piliers du développement durable :

– Economique : politique salariale, redistribution de la valeur ajoutée, performance économique et présence sur le marché, investissement RSE, satisfaction du consommateur.
– Environnemental : matières premières, gestion de l’eau, biodiversité, énergie et gaz à effet de serre, émission des effluents des déchets, satisfaction environnementale des parties prenantes.
– Social : diversité et égalité des chance, emploi, santé et sécurité, formation et éducation, droits de l’homme et société civile.

Afin d’évaluer la prise en compte du développement durable dans la stratégie, le management et les résultats de l’entreprise, les experts examinent les données fournies pas l’entreprises et organisent des interviews croisés avec les différents acteurs de l’entreprises.

Évaluer et valoriser sa démarche en 3 phases

digital-numerique-associationL’évaluation se décline en trois étapes :

1) La préparation sur site

Cette préparation de site s’apparente à un diagnostic de territoire. Lors de cette phase, les experts recueillent les données fournies par l’entité : les informations générales de l’entité, les documents de gestion, de communication, les indicateurs de la politique RSE …
Puis ils identifient les parties prenantes en les contactant par téléphone ou directement sur le site de l’entreprise.
Enfin ils commencent à définir un plan d’évaluation.

Les évaluateurs font ainsi un état des lieux de la stratégie menée par l’entreprise, ses points forts et ses points faibles, sa communication interne et externe. Pour cela, les experts travaillent grâce à un baromètre ou utilisent un système de comparaison externe et interne.

Cette phase peut aboutir à une restitution des conclusions entre la collecte des données et les entrevues avec les parties prenantes.

2) L’évaluation hors et sur site

Les experts vont ensuite mettre en place une analyse et une évaluation factuelle, relevant les points forts à poursuivre, et les points faibles à améliorer.

L’objectif ici est de scorer. Les experts organisent des entretiens avec les collaborateurs en tant que parties prenantes externes afin d’optimiser l’amélioration. Ils s’attardent sur les indicateurs de chaque enjeu de la stratégie pour savoir si les résultats sont atteints et la manière dont ils sont atteints.
Cette phase dure plusieurs jours et débouche sur une réunion présentant une synthèse de l’évaluation afin d’éclaircir les points ou lever des ambiguïtés, si nécessaire.

3) L’analyse en partie sur site

Dans la continuité de l’évaluation hors site, cette phase porte sur la rédaction d’un rapport, de la restitution d’un score global de l’intégration de la politique RSE et de la délivrance d’une attestation. Cette attestation comprend une note, un niveau et un logo.

• La note globale porte sur les pratiques et les résultats. C’est un pourcentage allant de 0% (absence de pratiques ou de résultats) à 100% (mise en œuvre régulière et performante des pratiques pour atteindre les résultats escomptés ) incluant 5 paliers.

• Le score final est attribué en fonction de la note obtenue, et va de 0 à plus de 700 points. L’entreprise est ainsi considérée :

De 0 à 300 points comme engagée
De 301 à 500 points en progression
De 501 à 700 points à maturité
Plus de 700 points comme exemplaire.

• L’entreprise peut ainsi obtenir le label AFAQ 2600. Ce label est un logo reconnu qui témoigne de la valorisation de l’activité interne et externe avec les parties prenantes. C’est un moyen de crédibiliser ainsi sa stratégie RSE.

Lors de la restitution, l’évaluateur va échanger avec l’entreprise afin de finaliser son rapport et tenir compte des remarques et commentaires apportés. Le rapport final est ensuite transmis à l’entreprise.

Un dispositif de suivi pour une meilleure maîtrise de ses pratiques

L’entreprise a la possibilité de conserver son logo plus de 18 mois si elle opte pour un suivi de l’évaluation. Cela peut être intéressant pour l’organisation pour faire un point sur la maîtrise des risques et des mauvaises pratiques établis lors de la première évaluation.

Ce dispositif de suivi requiert de fournir les documents nécessaires faisant foi des efforts fournis par l’entreprise. En outre, 5 parties prenantes seront sollicitées afin de compléter la preuve documentaire. Si l’évaluateur considère que les pratiques et risques sont maîtrisés, il valide et proroge le logo pour 18 mois.
Ainsi, l’entreprise peut conserver le logo 3 ans. Une fois ce temps écoulé elle peut renouveler son évaluation, si elle pense que cela est bénéfique pour mobiliser les acteurs ou si sa stratégie a été révisée.

Ainsi, AFAQ 26000, est un outil flexible qui peut intéresser toutes les entreprises, les TPE comme les grandes entreprises.
C’est un outil pédagogique et opérationnel qui intègre les enjeux du développement durable à chaque étape de sa stratégie responsable. L’entreprise peut ainsi évaluer son niveau de maturité en la matière, crédibiliser et communiquer sa pratique auprès de ses parties prenantes.

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Faire des Objectifs de Développement Durable (ODD) une réalité en actions : la plateforme Global Impact+ http://e-rse.net/objectifs-du-developpement-durable-odd-plateforme-global-impact-global-compact-france-23948/ http://e-rse.net/objectifs-du-developpement-durable-odd-plateforme-global-impact-global-compact-france-23948/#respond Mon, 23 Jan 2017 09:00:07 +0000 http://e-rse.net/?p=23948 Global Compact France lance Global Impact+, la 1ère plateforme française visant à mettre en valeur les initiatives inspirantes en lien avec les 17 ODD.

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Avec pour objectif d’éradiquer la pauvreté, de protéger la planète et de garantir la prospérité de tous les êtres humains, les 17 Objectifs du Développement Durable (ODD) ont été lancés fin 2015. Pour répondre à cet appel et réaliser la vision de cette feuille de route universelle, un véritable mouvement s’est mis en place. Florian Burel, Chargé de mission PME chez Global Compact France, revient sur la plateforme Global Impact+, un catalyseur des entreprises en lien avec les ODD, lancé par le Global Compact France.

En septembre 2015, 193 pays adoptent à l’ONU le programme de développement durable à l’horizon 2030, comprenant les 17 Objectifs du Développement Durable (ODD). Dès lors, tous les pays vont devoir rendre compte des efforts déployés pour atteindre ces objectifs. Pourtant, l’implication des États ne suffira pas, chaque acteur doit s’emparer des ODD. Le secteur privé et les citoyens ont donc également un rôle à jouer dans la réussite de cet agenda. Que ce soit par des actions responsables et innovantes, par la création de nouveaux business models, par des investissements… Les entreprises sont aujourd’hui invitées à appliquer leur créativité à la résolution de ces défis. Pour elles, les ODD offrent une formidable opportunité de concevoir un projet d’entreprise durable en impliquant toutes leurs parties prenantes, et de devancer les attentes de la société.

C’est là que le Global Compact des Nations Unies entre en jeu. De par sa position de passerelle entre entreprises et Nations Unies, idéale pour guider les entreprises, sa mission est de faciliter l’engagement des entreprises et la traduction des 17 objectifs en actions tangibles. C’est ainsi que le 31 janvier prochain, le Global Compact France annoncera officiellement le lancement de Global Impact+, la 1ère plateforme française visant à mettre en valeur les initiatives inspirantes et concrètes qui contribuent aux 17 ODD.

Global Impact+, qu’est-ce que c’est ?

Dédiée aux entreprises et organisations françaises, la plateforme Global Impact+ a pour objectif de créer un mouvement national favorisant l’intégration des ODD par les petites et moyennes entreprises.

Accessible en ligne, cette plateforme permet aux entreprises de :

  • Partager leurs bonnes pratiques innovantes et ambitieuses en faveur d’un monde meilleur ;
  • Rejoindre une communauté engagée et inspirante ;
  • Encourager la transformation sociétale grâce à une émulation collective et à des partages d’expériences ;
  • Démontrer le leadership du secteur privé français sur le thème des ODD.

Global-Compact-ODD

Déjà 18 entreprises sont inscrites sur la plateforme (comme Schneider Electric, Armor Lux, Fleury Michon, etc.) Pour les rejoindre, rien de plus simple : inscrivez-vous en ligne, identifiez les ODD auxquels votre entreprise contribue, expliquez concrètement comment vous agissez et partagez les premiers résultats.

16 actions ont déjà été partagées sur la plateforme. Gecina a par exemple partagé son initiative dans le cadre de l’ODD 5, “Égalité entre les sexes”. L’entreprise y présente son réseau interne de mixité ayant pour objectif d’échanger sur les enjeux d’égalité des chances et de lutte contre toute forme de discrimination, de promouvoir la place des femmes à tous les niveaux de l’entreprise et de contribuer au développement professionnel de chacun.

Rendez-vous le 31 janvier pour découvrir Global Impact+

Pour le lancement de Global Impact+, une soirée exceptionnelle est organisée le mardi 31 janvier, de 18h à 21h30 à La Bellevilloise à Paris. Cet événement est gratuit avec inscription obligatoire.

À cette occasion, de jeunes entrepreneurs sociaux interviendront pour partager leurs réalisations et prouver que les ODD peuvent être au cœur de projets innovants, créateurs de valeur, tout en contribuant à un monde meilleur. Retrouvez ainsi :

Invitation-Global-Impact+

Rejoignez le mouvement en participant à la soirée de lancement du Global Impact+ le 31 janvier prochain !

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Et si l’on faisait enfin disparaître le rapport RSE ? http://e-rse.net/rapport-rse-inefficace-disparaitre-23928/ http://e-rse.net/rapport-rse-inefficace-disparaitre-23928/#respond Thu, 19 Jan 2017 10:06:25 +0000 http://e-rse.net/?p=23928 Aucun consommateur ne lit votre rapport RSE ! Et s'il disparaissait enfin pour laisser la place à une vraie communication RSE, transparente et humaine ?

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Et si l’on arrêtait de faire des rapports RSE ? Désuet, inefficace, trop complexe : le rapport RSE a son lot de désavantages. Le premier : il empêche de voir que d’autres moyens de parler de sa RSE existent.

Dans le paysage de la RSE, le rapport RSE est aujourd’hui un exercice incontournable. C’est même l’outil le plus utilisé pour présenter sa RSE et la valoriser auprès des parties prenantes, et il est aujourd’hui considéré comme l’outil indispensable de toute stratégie RSE (pour plus d’informations, voir la définition du rapport RSE)

D’ailleurs, dans la plupart des pays “économiquement matures”, il existe des règlementations qui définissent une ou des obligations en matière d’écriture d’un rapport RSE. En France, les lois NRE ont été les premières à créer une obligation de reporting des conséquences sociales et environnementales de l’activité des grandes entreprises. Depuis le mouvement s’est amplifié avec notamment les lois Grenelle : de plus en plus d’entreprises sont aujourd’hui légalement contraintes de rédiger un rapport RSE présentant à la fois un bilan de leurs émissions de CO2 et de leurs stratégies environnementales, ainsi qu’une présentation de leur stratégie en matière sociale et sociétale. La loi de transition énergétique a également accentué cette tendance en imposant une forme de reporting carbone aux entreprises de la finance. Bref, tout indique que le rapport RSE est le pilier sur lequel repose l’ensemble de la stratégie RSE d’une entreprise aujourd’hui.

Personne ne lit votre rapport RSE ? C’est normal, ce n’est pas intéressant

stress mal etre psychologique travailPourtant, malgré cette omniprésence, le rapport RSE semble aujourd’hui de moins en moins utile. D’une part, parce que très peu de consommateurs prennent la peine de le lire. À l’origine, lorsque les lois NRE ont été votées, c’était pour faciliter la transparence et “l’information du public”. L’objectif était donc de permettre avant tout aux consommateurs de connaître les conséquences sociales, environnementales et économiques des activités des entreprises dont ils étaient éventuellement clients. Force est de constater, près de 15 ans après, que cet objectif est loin d’être atteint. Les études sur le sujet sont relativement claires : selon une étude américaine, seuls 17% des américains intéressés par les problématiques de développement durable auraient déjà lu (en partie) un rapport RSE.

D’autre part, selon une étude Ethicity menée en 2013, 70% des consommateurs ne font pas confiance aux grandes entreprises. Et c’est un chiffre qui se dégrade : ils n’étaient que 42% en 2004 par exemple. Même aux Etats-Unis, où la confiance dans les marques est plus élevée qu’en France, une majorité des consommateurs ne font pas confiance aux discours des entreprises. Tout ce qui ressemble de près ou de loin à un discours corporate d’entreprise est considéré comme douteux pour beaucoup de consommateurs. Et le rapport RSE est l’incarnation d’un discours corporate : complexe, jargonneux, difficile à comprendre, plein de chiffres dont la plupart ne sont jamais explicités… À la lecture d’un rapport RSE on est souvent pas plus avancé qu’au départ sur la connaissance de la responsabilité d’une entreprise.

En extrapolant un peu, on pourrait même dire que finalement, le rapport RSE n’est tout simplement pas intéressant… pour le consommateur en tout cas. C’est un puissant outil de conformité réglementaire et de dialogue avec certainss parties prenantes (notamment financières), mais cela ne semble pas être un vecteur efficace de diffusion d’infos sur la stratégie RSE des entreprises auprès du grand public.

Le rapport RSE : un format dépassé et inefficace

comptabilite-performance-globale-rseC’est d’abord le format du rapport RSE qui fait de lui un outil inadapté pour l’information du public. C’est un vaste sommaire, peu engageant, étalant l’une après l’autre les mesures mises en place par l’entreprise. Pour ne rien arranger, l’engagement de l’entreprise est traduit en termes incompréhensibles pour le consommateur qui cherchent de l’info. Qui aujourd’hui sait réellement ce qu’est une certification ISO26000 ? Quel consommateur sait ce que signifie le bilan carbone d’un scope 3 par rapport à celui d’un scope 2 ? Quel citoyen peut réellement jongler avec les pourcentages, les sigles et le jargon technique des rapports RSE ?

Et puis, les rapports RSE sont bien souvent inaccessibles aux rares qui voudraient prendre le temps de s’y intéresser. Un lien placé dans un coin d’un site internet déjà trop chargé et trop complexe. Les consommateurs cherchent aujourd’hui une information accessible plus facilement. La majorité voudrait voir les informations utiles directement étiquetée sur les produits qu’ils achètent (88%) ou sur le lieu de vente (80%), et en dernier recours sur un site internet dédié (23%).

Sur la forme, les rapports RSE ne correspondent pas aux attentes des citoyens : près des deux tiers voudraient des contenus interactifs comme des vidéos ou des sites webs interactifs et 43% estiment qu’il faut des contenus rédigés courts. Le rapport RSE semble donc avoir faux sur toute la ligne : il n’est pas assez accessible, pas assez interactif, pas assez innovant en terme de format.

Investir d’autres formats et d’autres vecteurs pour parler de sa responsabilité

vacances productiviteRésultat : les consommateurs plébiscitent aujourd’hui d’autres modes d’information. Une écrasante majorité des consommateurs (81%) prennent plutôt leur information sur les produits ou les entreprises auprès de leur famille ou de leurs amis. Ils sont 76% à utiliser les sites internet d’associations ou les “reviews” sur des sites communautaires pour se faire leur avis. Et enfin, ils sont 70% à considérer les “experts tiers” comme des sources fiables d’information sur les entreprises.

Cela signifie concrètement que la réputation d’une marque ou d’un produit est désormais largement hors du seul contrôle de l’entreprise. Aujourd’hui, ce sont les grandes associations, les lanceurs d’alerte et les réseaux sociaux qui construisent l’image d’une marque, en particulier en matière de responsabilité sociale ou environnementale. Dans ce cadre, le rapport RSE est inutile : il symbolise un discours trop corporate et trop marketing parmi d’autres, un discours auquel les consommateurs ne croient plus.

D’où la nécessité pour les entreprises et en particulier pour leurs équipes RSE de s’attacher à investir d’autres canaux. Puisque le rapport RSE n’est pas porteur auprès des consommateurs, il faut leur parler là où ces derniers cherche désormais leurs infos. Et c’est aujourd’hui sur les moteurs de recherche, sur les réseaux sociaux et via les influenceurs et autres leaders d’opinion. En matière de développement durable, les réseaux sociaux sont donc une véritable arène où se font et se défont les réputations des entreprises. Si les marques n’y sont pas, si elles ne montrent pas avec transparence, humilité et pédagogie les projets qu’elles mènent dans ce domaine, elles laissent le champ libre à d’autres acteurs qui prendront la parole à leur place (et le plus souvent, pas pour les mettre en valeur).

D’où l’importance pour les acteurs de la RSE de s’intéresser vraiment à leur écosystème de réputation, aux leaders d’opinion qui sont influents sur les questions du développement durable, pour entrer progressivement en contact avec eux. D’où l’importance pour ces acteurs d’investir ces nouveaux vecteurs, les réseaux sociaux et le digital pour faire de la RSE une vraie démarche co-construite, afin de recréer une relation de confiance entre la marque et les consommateurs.

La RSE peut (et devrait ?) être un terrain privilégié d’expérimentation dans la relation des marques avec leur public. Par la RSE, les marques peuvent raconter leur histoire, leurs engagements, leurs échecs et leurs succès. Elles peuvent montrer à leur public, via les réseaux sociaux, qu’elles sont des organisations humaines malgré tout. En restant cloisonné dans sa zone de confort du “reporting”, la RSE oublie deux de ses principales missions : innover et créer du lien. Alors peut-être faudrait-il tout simplement, en matière d’information du public, faire disparaître le rapport RSE, et passer enfin à une communication RSE humaine.

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2016 en 366 initiatives pour réinventer notre monde ! http://e-rse.net/366-initiatives-pour-reinventer-notre-monde-2016-efficycle-23919/ http://e-rse.net/366-initiatives-pour-reinventer-notre-monde-2016-efficycle-23919/#respond Wed, 18 Jan 2017 08:41:57 +0000 http://e-rse.net/?p=23919 EFFICYCLE publie la 5e édition de son hors-série annuel « 2016 en 366 INITIATIVES pour réinventer notre MONDE ». Le scruteur d’informations durables y propose sa sélection rétrospective de cette année riche en actualités éco-responsables.

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EFFICYCLE publie la 5e édition de son hors-série annuel « 2016 en 366 INITIATIVES pour réinventer notre MONDE ». Le scruteur d’informations durables y propose sa sélection rétrospective de cette année riche en actualités éco-responsables. Véritable source d’inspiration, cet ouvrage numérique propose d’entamer 2017 sous les meilleurs auspices en faisant le point sur 366 initiatives positives et concrètes pour que chacun puisse prendre en main le changement. Fabien Baceiredo, dirigeant-fondateur d’EFFICYCLE, revient sur le programme de cette année : actions de préservation des ressources, innovations dans la production d’énergies renouvelables et solidarité forte envers les plus démunis. 

Un e-magazine source d’inspiration

Téléchargé plus de 150 000 fois en 2016, la mission que se donne EFFICYCLE à travers ce hors-série (et son activité quotidienne de veille en développement durable) est claire : « S’informer, c’est déjà agir ».

L’objectif d’une telle démarche est de ommencer l’année avec le sourire en se remémorant quelques-unes des plus belles actions concrètes et positives qui rendent ce monde meilleur. Qu’elles émanent d’entreprises, d’associations, de territoires ou de citoyens, ces 366 initiatives sont une source d’inspiration et un bol d’air frais pour toutes celles et ceux qui voient le monde en mutation sous le spectre du respect des Hommes et de la Nature.

Au fil des saisons, une rétrospective des actualités de 2016 en mode positif

L’idée de ce hors-série est de sélectionner les 366 initiatives les plus inspirantes parues en 2016 dans les médias francophones autour du développement durable. Cette année, les trois tendances qui se sont dessinées sont :

  • LA PRÉSERVATION DES RESSOURCES : fini de subir, les citoyens deviennent acteurs du changement en luttant contre l’obsolescence programmée et en faisant la chasse à tout type de gaspillage : chaque produit autrefois jeté trouve aujourd’hui une solution de valorisation !
  • LA PRODUCTION D’ÉNERGIE PROPRE : la moindre possibilité de nos usages quotidiens est passée à la loupe pour la rendre créatrice d’énergie, comme le montrent ces fenêtres productrices d’électricité, ces tuiles solaires ou encore ce système permettant de recycler la chaleur des panneaux solaires. Même nos pas deviennent générateurs d’électricité !
  • LA SOLIDARITÉ : dans un monde propice à l’exode de populations et à la montée de minorités fragilisées par la vie, la solidarité reste de mise en 2016 : entraide entre valides et non-valides, nouvelles technologies pour l’amélioration des conditions de vie, repas suspendus, applications pour apporter de l’aide aux réfugiés et aux sans-abri…


Téléchargez « 2016 en 366 INITIATIVES pour réinventer notre MONDE », un nouveau coup de projecteur pour les initiatives et les 126 médias représentés dans ce hors-série !

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Et si la pollution de l’air nous rendait progressivement fous ? http://e-rse.net/pollution-consequences-cerveau-desordres-mentaux-23896/ http://e-rse.net/pollution-consequences-cerveau-desordres-mentaux-23896/#respond Tue, 17 Jan 2017 10:32:54 +0000 http://e-rse.net/?p=23896 Et si la pollution de l’air (en particulier automobile) affectait notre cerveau ? Si elle détraquait progressivement notre santé mentale ? C’est ce que concluent de plus en plus d’experts… Quand on pense pollution de l’air et particules fines, on pense volontiers au réchauffement climatique ou aux problèmes respiratoires. Toux, cancers du poumon, infections des voies respiratoires, allergies : tous

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Et si la pollution de l’air (en particulier automobile) affectait notre cerveau ? Si elle détraquait progressivement notre santé mentale ? C’est ce que concluent de plus en plus d’experts…

Quand on pense pollution de l’air et particules fines, on pense volontiers au réchauffement climatique ou aux problèmes respiratoires. Toux, cancers du poumon, infections des voies respiratoires, allergies : tous ces problèmes de santé peuvent être associés à la pollution de l’air et à la pollution automobile. Mais si l’on vous disait que cette pollution affecte aussi votre santé mentale ?

C’est le résultat d’une étude menée par les service de Santé Publique de l’Ontario au Canada. Entre 2001 et 2012, cette institution a étudié l’état de santé de 6.6 millions d’habitants. Ils ont tenté d’isoler et d’étudier tous les facteurs pouvant influencer la santé humaine et un de leurs constats est plutôt étonnant : plus l’on habite près des sources de pollution automobiles, plus l’on est sujets aux risques de démences et de troubles de la santé mentale.

La pollution de l’air : un facteur aggravant de désordres mentaux

ville voiture pollutionAinsi, l’étude montre assez clairement que les habitants vivant entre 50 et 200 mètres d’un axe routier majeur avaient jusqu’à 12% de chances supplémentaires de développer des démences ou des troubles mentaux. Et plus l’on habite longtemps près d’un axe routier, plus le risque augmente. Bien qu’on ne sache pas avec certitude quel processus entraîne ces risques, il semble très probable que cela soit lié aux particules fines. En effet plusieurs études ont déjà montré que l’exposition prolongée aux particules fines a un effet significatif à la fois sur le volume cérébral et sur la sensibilité du cerveau aux dégénérescences comme les démences séniles, les maladies d’Alzheimer et autres troubles du cerveau.

Ce n’est pas étonnant : compte tenu de la taille et de la structure de ces particules fines, il est probable qu’elles traversent les tissus nasaux au moment de la respiration pour migrer vers les zones cérébrales par les canaux sinusiens par exemple. Et à terme, ces polluants pourraient à la fois endommager les tissus, et affecter les cellules cérébrales.

Ce n’est d’ailleurs pas la première étude à mettre en cause les particules fines dans le développement de problèmes cérébraux : au Mexique, un chercheur s’est attaché à étudier durant plusieurs années les conséquences d’une exposition prolongée aux particules fines chez les chiens. Résultats : il est parvenu à montrer qu’il existe des cellules cérébrales endommagées chez les chiens vivant dans les zones les plus polluées. Les dommages observés étaient d’ailleurs similaires à ceux observés dans les cellules nasales des animaux, très probablement causées par les particules fines 2.5 en particulier.

Chez l’homme, une étude a également été menée sur des enfants plus ou moins exposés : le résultat est clair. Le taux d’expositions aux particules fines est positivement corrélé à l’incidence de maladies neurodégénératives ou neuroinflammatoires. Une autre étude publiées dans les Annales de Neurologie montre qu’il existe un lien entre l’exposition aux polluants de type particules fines et le vieillissement prématuré du cerveau et des cellules cérébrales. Une étude de cohorte menée à Taiwan arrive aux mêmes conclusions : les populations régulièrement exposées aux particules fines au cours de leur vie auraient un risque 128% plus élevé de développer des maladies de type Alzheimer. Pour certains chercheurs, il se pourrait même que la pollution de l’air et en particulier aux particules fines sont le “facteur de causalité le plus déterminant” dans la prévalence des pathologies cognitives.

Il semble d’ailleurs que ces conclusions soient d’autant plus valable que l’exposition a lieu à des moments sensibles pour le développement cérébral, comme l’enfance, l’adolescence ou encore durant la grossesse.

Des populations de plus en plus exposées aux pollutions de l’air

ville sans voiture transports en communOr à l’heure actuelle, rien n’est fait pour lutter contre ce phénomène. Au contraire, dans les programmes de santé publique, la question de la pollution de l’air reste très secondaire. Concrètement, avec l’étalement urbain et des programmes d’aménagements encore largement structurés autour de la voiture, la dépendance à des modes de transports polluants s’accentue d’année en année. La France par exemple a gagné près de 100 000 km de routes entre 1995 et 2013, dont près de 3 000 km d’autoroutes. Dans le même temps, la taille du réseau ferré et du réseau de transports en commun a baissé globalement.

La population est de plus en plus dépendante de la voiture. Et surtout : rien n’est fait pour diminuer cette dépendance. Au contraire, les moindres efforts publics pour réduire l’usage de la voiture se soldent par des critiques virulentes de la population, à l’image des récentes décisions d’Anne Hildalgo de fermer certaines zones de Paris à la circulation. Mathématiquement, le pourcentage de la population qui habite dans une zone à fort trafic routier augmente… Et donc les populations sont de plus en plus exposées.

En réalité, pour prendre à bras le corps ce problème, il faudrait proposer un modèle d’aménagement urbain différent, moins concentré sur la voiture et sur ses dérivés. Il faudrait en quelque sorte repenser totalement la ville pour l’adapter à la transition écologique. Le problème c’est qu’aujourd’hui une grande partie de nos activités et de nos vies en général dépendent de notre capacité à nous déplacer, et notamment en voiture. Il est donc difficile d’envisager que l’on puisse rapidement diminuer les taux de pollution de l’air liées au trafic routier…

Et pourtant, c’est sans doute l’une des mesures qui aurait le plus d’impact en terme de santé publique et d’environnement aujourd’hui. Reste à trouver un projet de société porteur autour de cette idée, et étant donné la place que l’écologie prend dans le débat politique aujourd’hui, ce projet semble encore une lointaine utopie.

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Sauver la mer Morte avec la mer Rouge : le projet fou de la Jordanie et d’Israël http://e-rse.net/sauver-la-mer-morte-avec-la-mer-rouge-23205/ http://e-rse.net/sauver-la-mer-morte-avec-la-mer-rouge-23205/#comments Tue, 17 Jan 2017 09:36:10 +0000 http://e-rse.net/?p=23205 La mer Morte s'assèche au point de disparaître d'ici 2050. Dernier espoir : puiser l'eau de la mer Rouge dans le "Canal de la Paix" pour la réalimenter !

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dLa mer Morte cristallise tous les problèmes géopolitiques du Moyen Orient : une rareté de la ressource en eau, des besoins importants pour l’agriculture et l’eau potable, une manne touristique fragile et une écologie qui passe bien souvent au dernier rang des préoccupations.

Ainsi la Mer Morte est en passe de… Mourir. Son assèchement n’est qu’une question d’années tant les prélèvements se font importants dans sa principale source d’alimentation, le fleuve Jourdain. Pour empêcher ce funeste destin, la Jordanie et Israël ont décidé de réagir en annonçant la construction d’un gigantesque pipeline de 180 Km de long reliant la Mer Rouge à la Mer Morte. Ce canal souterrain sera accompagné par la plus grande usine de désalinisation d’eau de mer. L’objectif ? Ni plus ni moins que résoudre la pénurie d’eau potable de la région et sauver le trésor culturel qu’est la mer Morte.

La mer Morte, un enjeu avant tout économique

Si Israël et la Jordanie ont décidé de mettre de côté leurs rancœurs c’est bien parce que l’enjeu économique est primordial pour la région. L’eau du Jourdain, qui alimente la mer morte, est prélevée à 95% par les pays riverains pour l’agriculture tandis que le tourisme représente une part toujours plus importante de l’économie du Royaume de Jordanie. A 429 mètres au-dessous du niveau des mers, la mer la plus basse du monde est en train de s’assécher, en menaçant le tourisme balnéaire et patrimonial.

Le site traditionnel du baptême du Christ dans le Jourdain, les grottes de Qumran où furent découverts les manuscrits de la mer Morte, et l’attraction de la mer en elle même drainent des millions de touristes tous les ans pour les pays riverains, dont les eaux très salées sont réputées en balnéothérapie. Son exceptionnel taux de salinité, 247 grammes par litre contre seulement 9 pour la méditerranée en fait une attraction recherchée… Mais en danger.
L’activité d’extraction de minéraux par évaporation est aussi responsable de l’assèchement de la mer Morte. Chaque année, 600.000 tonnes de sel y sont extraites et sont utilisées dans l’industrie agroalimentaire ou cosmétique.

La Jordanie est a présent le second pays le plus pauvre en eau. Entre une mauvaise gestion de la ressource, due à une fraude importante au compteur ainsi qu’un prix du m3 insuffisant, le royaume hachémite a désespérément besoin de cette ressource vitale pour sa population, qui augmente brutalement depuis quatre ans sous l’afflux d’un million et demi de réfugié en provenance de Syrie.

Il y a donc urgence : si la mer disparaît comme il est prévu dans 30 ans, c’est la population et toute l’économie de la région qui va en pâtir, ce qui renforcera les tensions géopolitiques déjà existantes.

Le “canal de la paix” pour sauver la Mer Morte

C’est une idée vieille de 50 ans qui commence enfin à se concrétiser : le 28 Novembre la Jordanie a annoncé avoir choisi les cinq consortiums internationaux (France, Japon, Chine, Singapour, Canada) regroupant près de 20 entreprises pour lancer les travaux à partir de 2018.

canal de la paix pour sauver la mer Morte

Cette première phase prévoit la construction d’un pipeline de 180 Km pour relier la mer Rouge à la mer Morte, ainsi qu’une usine de dessalement pour apporter de l’eau douce à toute la région. Financé en partie par la Banque Mondiale et des pays donateurs, le projet a véritablement été lancé par les accords de coopération de 2013 entre Israël, la Jordanie et la Cisjordanie occupée, ce qui lui vaut le surnom de “canal de la paix”.

Les chiffres sont pharaoniques : l’usine doit pouvoir traiter à terme 85 millions de m3 par an, ce qui en ferait la plus importante au monde, tandis que 300 millions de m3 d’eau seraient déversés dans le pipeline à partir du captage en mer Rouge.
Cette première phase est estimée à un milliard de dollars, tandis que la totalité du projet se monterait à terme à 10 milliards de dollars !

Cette gigantesque entreprise est censée sauver la mer Morte de sa lente agonie, qui voit son niveau baisser d’un mètre par an depuis 1970. Mais les ONG locales s’inquiètent de l’impact du déversement brutal d’une telle quantité d’eau de mer, qui pourrait entraîner le développement d’algues rouges et de cristaux de gypse. Dans son étude de faisabilité, la banque Mondiale a elle même reconnu un risque écologique, toutefois maîtrisable.

Carte de la mer Morte 2016

De même, l’usine de dessalement ne satisfait pas les associations qui pointent son manque d’ambition et ses immenses besoins d’énergie. Friends of the Earth Middle East (FOEME) dénonce également un prix de l’eau inabordable pour les populations locales : pour ces ONG une réforme en profondeur du système de distribution d’eau est nécessaire pour faire des économies.

Sauver la mer Morte permettra aussi à Israël d’y trouver son compte en évitant une renégociation des accords de partage des eaux du Jourdain, qui sont très favorables à son agriculture. Le canal devrait permettre aux agriculteurs locaux de pouvoir puiser dans le fleuve sans s’inquiéter d’impacter la mer Morte.

Le “canal de la mer Rouge à la mer Morte”, son nom officiel, devra donc permettre de stabiliser la région en évitant une de ces fameuses “guerre de l’eau” que l’on nous promet régulièrement. Sécurisation de l’approvisionnement en eau potable, sauvetage des activités touristiques et économiques de la mer Morte, pacification des relations dans cette région trop souvent explosive : à première vue, que des avantages. Mais vu l’ampleur pharaonique des travaux envisagés et leur côté totalement novateur, ce brillant succès diplomatique pourrait très bien se transformer en désastre écologique si seuls les intérêts économiques continuent de primer.

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Lutte contre la corruption : entreprises, toutes concernées ? http://e-rse.net/lutte-contre-corruption-entreprises-toutes-concernees-global-compact-france-23891/ http://e-rse.net/lutte-contre-corruption-entreprises-toutes-concernees-global-compact-france-23891/#respond Tue, 17 Jan 2017 09:09:29 +0000 http://e-rse.net/?p=23891 12 ans après l’ajout du 10ème Principe sur la lutte contre la corruption au Global Compact des Nations Unies, le sujet s'impose aujourd'hui dans les agendas internationaux. Décryptage.

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Cet article a été préalablement publié sur le blog du Global Compact France.

12 ans après l’ajout du 10ème Principe sur la lutte contre la corruption au Global Compact des Nations Unies, le sujet s’impose aujourd’hui dans les agendas internationaux. Les cas de condamnation d’entreprises françaises par la justice américaine et les mesures de contrôle suite à ces condamnations sont bien réels. Avec la loi Sapin 2, les ETI sont également concernées par ces enjeux. Décryptage.

La Loi Sapin 2, relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, a été promulguée le 9 décembre 2016. Avec cette loi, la France se positionne désormais au niveau des standards internationaux les plus élevés en matière de lutte contre la corruption. Elle vise à une plus grande efficacité de la justice française au travers de la relocalisation des procédures qui lui échappaient jusqu’ici ; du respect de ses engagements internationaux ; et de la protection des entreprises nationales, notamment en évitant la fuite de données sensibles.

Corruption-Global-CompactUn contexte en pleine évolution

Ces dernières années un certain nombre de lois anti-corruption, dont plusieurs de portée extraterritoriale, ont émérgées (États-Unis, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, Brésil, Chine, etc). Plus récemment, en octobre 2016, la norme ISO 37001 sur les systèmes de management anti-corruption a été publiée. En parallèle, les sanctions à l’international s’intensifient. A titre d’exemple, quatre entreprises françaises apparaissent dans le « Top 20 » des amendes prononcées pour corruption par les autorités américaines, à hauteur de 1,7 milliard de dollars, assorties d’une obligation de mise en conformité sous la conduite d’un moniteur.

La loi Sapin 2 s’inscrit dans le cadre de la rénovation du dispositif français de lutte contre la corruption et de la publication par le Service Central de Prévention de la Corruption (SCPC) en mars 2015 des « Lignes directrices françaises visant à renforcer la lutte contre la corruption dans les transactions commerciales ».

Qui est concerné ?

La mise en place de programmes anticorruption est obligatoire pour les entreprises d’au moins 500 salariés ayant leur siège social en France et dont le chiffre d’affaires est supérieur à 100 millions d’euros. En cas de comptes consolidés : les obligations s’imposent à l’ensemble des filiales.

Concrètement, qu’est-ce que cela change ?

Cette nouvelle loi instaure une obligation de prévention et de détection de la corruption. Les personnes physiques comme morales concernées sont tenues de prendre les mesures destinées à prévenir et à détecter la commission, en France ou à l’étranger, de faits de corruption ou de trafic d’influence, y compris dans les filiales et les sociétés contrôlées. Les procédures à mettre en oeuvre s’articulent autour de 8 mesures, décrivant la nécessaire mise en place des dispositifs suivants :

  • Code de conduite qui doit être intégré au règlement intérieur ;
  • Alerte interne ;
  • Cartographie des risques qui doit être documentée et actualisée ;
  • Evaluation de la situation des clients, fournisseurs de premier rang et intermédiaires au regard de cette cartographie ;
  • Contrôle comptable ;
  • Formation destinée aux cadres et aux personnels les plus exposés ;
  • Régime disciplinaire ;
  • Contrôle et évaluation interne des mesures mises en oeuvre.

 

Par ailleurs, cette loi créé l’Agence Française Anti-corruption (AFA) qui a pour vocation de remplacer le SCPC. Ses missions consistent principalement à participer à la coordination administrative, centraliser et diffuser les informations permettant d’aider à prévenir et à détecter les faits de corruption, de trafic d’influence, de concussion, de prise illégale d’intérêt, de détournement de fonds publics et de favoritisme. Elle sera également chargée d’élaborer des recommandations pour sa mise en oeuvre ainsi que d‘une mission de contrôle. Cette agence devrait compter 60 à 70 personnes.

De même, cette loi crée, outre l’infraction de « trafic d’influence d’agent public étranger », ainsi que la peine complémentaire dite de mise en conformité des procédures de prévention et de détection de la corruption, dont la mise en oeuvre est confiée à l’AFA. Elle introduit enfin la convention judiciaire d’intérêt public qui impose à l’entreprise de verser une amende d’intérêt public au Trésor public et/ou de se soumettre, pour une durée maximale de trois ans, sous le contrôle de l’AFA, à un programme de mise en conformité.

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Climat : la “bombe méthane” est sur le point d’exploser http://e-rse.net/climat-bombe-methane-rechauffement-climatique-23394/ http://e-rse.net/climat-bombe-methane-rechauffement-climatique-23394/#comments Tue, 17 Jan 2017 08:56:43 +0000 http://e-rse.net/?p=23394 Si l’on vous disait que des quantités gigantesques de gaz à effet de serre s’apprêtent à être relâchées dans l’atmosphère, au point que cela pourrait bouleverser encore plus vite que prévu notre climat ? C’est le gros problème de la “bombe méthane”. En matière de changement climatique, on entend presque systématiquement parler de CO2. La raison est simple : le CO2

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Si l’on vous disait que des quantités gigantesques de gaz à effet de serre s’apprêtent à être relâchées dans l’atmosphère, au point que cela pourrait bouleverser encore plus vite que prévu notre climat ? C’est le gros problème de la “bombe méthane”.

En matière de changement climatique, on entend presque systématiquement parler de CO2. La raison est simple : le CO2 est l’un des gaz à effet de serre les plus abondants dans notre atmosphère et c’est aussi celui que nous émettons le plus à cause de notre consommation d’énergie fossile. En grande partie, ce gaz est responsable des dérèglements climatiques que vit notre planète. Mais ce gaz polluant n’est pas le seul qui pose problème : le méthane par exemple, est aussi coupable.

Ce gaz de la famille des alcanes peut-être utilisé comme combustible pour le chauffage ou pour produire de l’électricité. Il est d’ailleurs le composé le plus important du gaz naturel (3ème source d’énergie la plus utilisée dans le monde). Mais surtout, le méthane est un gaz à effet de serre très puissant. Pendant longtemps son influence sur le climat a été sous estimée car c’est un gaz qui a une durée de vie assez courte dans l’atmosphère : au bout d’une dizaine d’années il finit par se décomposer. Mais depuis une dizaine d’années, on commence à mieux connaître le méthane, et une chose est claire : on a largement sous estimé les risques que représente ce gaz pour le climat.

Selon le 5ème rapport du GIEC sur le climat, le méthane a un pouvoir de réchauffement global 28 fois supérieur à celui du CO2. Autrement dit, 1 g de méthane bloque 28 fois plus de rayonnements solaires dans l’atmosphère… et donc contribue à réchauffer le climat 28 fois plus fortement ! Malgré sa faible durée de vie, le méthane pourrait donc avoir des conséquences très fortes sur le climat. Encore plus inquiétant : des quantités gigantesques de méthane jusque là stockées dans les sols pourraient bientôt être relâchées dans l’atmosphère à cause de la montée des températures… Et cela pourrait avoir des conséquences dramatiques. Explications.

Le pergélisol : des réserves naturelles de méthane… sur le point d’exploser ?

Sur la planète, de grandes quantités de méthane sont stockées et emprisonnées un peu partout. Dans le sol par exemple, on trouve du méthane sous forme de “gaz naturel”, notamment dans les zones géologiques où se forment le pétrole et les hydrocarbures. Dans les zones charbonneuses on trouve aussi du méthane prisonnier des couches géologiques : ce sont les gaz de schistes ou les gaz de couche. Mais une bonne partie du méthane présent sur la terre est également stocké près de la surface des sols ou au fond des océans. Le problème c’est que ces réserves (les réserves océaniques, et celles situées près de la surface) pourraient dans les années à venir relâcher le méthane qu’elles contiennent…

C’est notamment le cas des pergélisols arctiques ou sibériens. Dans ces zones très froides, on a pu mesurer des quantités importantes de méthane stockées dans les couches affleurantes du sol qui sont en permanence gelées. Le froid a en effet pour effet de stabiliser le méthane et de limiter sa volatilité. Mais depuis que les températures moyennes sur la Terre augmentent, ces sols ont tendance à se réchauffer. La conséquence de ce dégel est que le méthane qui était stabilisé dans les sols congelés s’échappe. On appelle ce phénomène le relargage du méthane du pergélisol. Une étude menée par l’Université d’Alaska Fairbanks et publiée dans la revue Nature Geosciences estime ainsi que depuis 60 ans, ce sont entre 200 millions et 2.5 milliards de tonnes de méthane qui se sont échappées des sols gelés de la région pan-arctique. Cela représente l’équivalent de 70 milliards de tonnes de CO2, soit autant que ce qui est émis par toute l’humanité en 2 années entière. Mais avec l’augmentation des températures, le rythme de la fonte (et donc du relargage du méthane) devrait s’accentuer : les modèles de prévision tablent à l’heure actuelle sur un rythme 100 à 900 fois plus rapide de la fonte du pergélisol dans les 100 prochaines années.

D’autre part, la fonte des sols gelés a des conséquences qui pourraient rapidement ressembler à un vrai cercle vicieux. Une grande partie du méthane émis chaque année sur la planète provient de sources dites “biogéniques”, c’est à dire qu’elles sont la conséquence de processus naturels. Par exemple, les zones humides produisent énormément de méthane notamment parce que la biomasse y entre en décomposition en présence de taux importants d’humidité. C’est ce qui se passe dans les rizières inondées par exemple, et qui en font aujourd’hui l’une des plus grandes sources d’émissions de méthane de l’agriculture, juste devant l’élevage. Or dans les pergélisol, à mesure que la glace fond, les zones deviennent de plus en plus humides. Lorsque ce phénomène a lieu dans des zones végétalisées comme la toundra, cela participe à créer le même phénomène de décomposition végétale qui à son tour va relarguer du méthane. Et à son tour, ce méthane va contribuer à réchauffer l’atmosphère et donc à accentuer la fonte des sols.

A partir d’un certain seuil (qu’on appelle le point de bascule) ce phénomène pourrait s’auto-alimenter tout seul. Cela signifie que si les températures continuent à augmenter, il est possible qu’à un moment, même si nous arrêtions toutes nos émissions de CO2, la fonte des pergélisols continue à alimenter le réchauffement en libérant du méthane… et que rien ne puisse plus l’empêcher. Sachant qu’on estime à plus de 1 400 milliards de tonnes les quantités de méthane stockées dans l’Arctique, et qu’un dégazage brutal de 50 milliards de tonnes est considéré comme probable par les scientifiques… cela laisse envisager le pire.

L’hyptohèse du fusil à clathrates ou la bombe des hydrates de méthane marins

En plus des sols, une partie du méthane de la planète est actuellement stocké au niveau des planchers sous-marins, sous forme de “glaces”. C’est ce que l’on appelle les hydrates de méthane ou plus largement les clathrates. De la même façon que pour les pergélisols, il est possible que ces réserves finissent par se libérer à cause de l’augmentation des températures. Autrement dit, si l’océan se réchauffe trop, il larguera lui aussi des quantités importantes de méthane.

Il n’est pas certain que ce méthane puisse réellement rejoindre l’atmosphère (il pourrait se dissoudre dans l’eau ou être détruit par des bactéries océaniques), mais s’il y parvient, il participera lui aussi au cercle vicieux du réchauffement. Et même si ce gaz ne parvient pas à la surface, il devrait logiquement contribuer à une acidification importante des océans… ce qui est aussi un facteur aggravant du réchauffement climatique dans la mesure où cela contribue à détruire le phytoplancton qui absorbe la majorité du CO2 sur Terre. (voir notre article : Les conséquences du réchauffement climatique sur l’océan).

Là encore, quand le point de bascule sera atteint et que ce méthane commencera à se diffuser, il sera probablement difficile de revenir en arrière à cause des effets de boucle de rétroaction que cela engendrera. C’est d’ailleurs pour cela que cette hypothèse s’appelle “l’hypothèse du fusil” : une fois que le coup est parti, il est impossible de revenir en arrière.

Le méthane : un ennemi plus grand que le CO2 pour le changement climatique ?

À la lumière de ces chiffres, il est certain que le méthane fait peser un risque énorme sur l’équilibre de nos systèmes climatiques. Certains voient donc dans le méthane la “priorité oubliée de la lutte contre le réchauffement climatique”, arguant qu’il vaudrait mieux mettre notre énergie à réduire nos émissions de méthane. En effet, le méthane ayant un pouvoir de réchauffement plus important que le CO2, réduire nos émissions de méthane aurait un effet immédiat plus fort sur la lutte contre le réchauffement climatique. Et il semble aujourd’hui plus simple de limiter nos émissions de méthane que nos émissions de CO2 : il suffit pour cela de réduire notre consommation de riz et de viande, alors que le CO2 touche quant lui à des besoins structurels comme le transport et l’énergie.

Néanmoins, il faut garder à l’esprit qu’à l’heure actuelle près de 75% du réchauffement climatique est attribuable au CO2 seul. Le méthane quand à lui représenterait environ 15% seulement du réchauffement actuel. Globalement, dans la lutte contre le réchauffement climatique, nos émissions actuelles de méthane posent donc moins problème que nos émissions de CO2.

Reste que jusqu’à maintenant, les risques posés par le méthane sur notre climat ont été sous estimés et qu’il convient de prendre rapidement des mesures afin que cette fameuse “bombe méthane” dont parlent les scientifiques ne se déclenche, emportant avec elle tous les espoirs de la COP21 de maintenir le réchauffement sous la barre des 2 degrés.

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