Le “Green Building”, c’est Écologique, Mais c’est Aussi très Rentable

Le “Green Building”, c’est Écologique, Mais c’est Aussi très Rentable

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by Clément Fournier Clément Fournier
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N’attendez plus pour rénover ou construire vos bâtiments de manière écologique et pour les faire certifier “green building”. C’est rentable, et c’est prouvé : retour sur 10 ans d’études menées par Bentall Kennedy sur le retour sur investissement des programmes de green building.

Le développement durable est sans cesse à la recherche de son business model. Est-ce que c’est rentable ? Quel est le retour sur investissement d’une stratégie de développement durable ? Au bout de combien de temps voit-on les bénéfices ? Et quel type de bénéfices ? C’est parfois le manque de réponse à ces questions qui empêchent les dirigeants d’entreprises ou les collectivités de se lancer vraiment dans le développement durable, et donc de devenir vraiment écologique. Pourtant, il y a un domaine dont on est désormais certain qu’en plus d’être écologique, il rapporte : c’est le green building.

Définition : le green building, qu’est-ce que c’est ?

Le bâtiment est un secteur très polluant : entre la construction des habitations et des bâtiments tertiaires et leur occupation (chauffage, éclairage, eau…), cela représente des consommations de ressources et d’énergie considérables. En France, les bâtiments résidentiels et tertiaires sont le 2ème poste d’émissions de gaz à effet de serre, juste derrière le transport, mais devant les industries manufacturières, de l’énergie ou l’agriculture. Le bâtiment représente 20% des émissions de gaz à effet de serre du pays. Il apparaît donc important de mettre en place des stratégies pour réduire cet impact écologique majeur et pour rendre nos bâtiments plus écologiques. C’est, en résumé, ce en quoi consiste le green building.

green building construction durable rentableIl existe de nombreux moyens de rendre les bâtiments plus écologiques : améliorer l’isolation, mettre en place des systèmes d’éclairage et de chauffage plus efficients, installer des générateurs d’énergie renouvelable (type panneaux photovoltaïques), des processus d’économies d’eau… L’objectif est que l’efficacité énergétique et de chauffage des bâtiments soit plus forte (qu’un bâtiment consomme moins d’énergie et de chaleur, et qu’il en produise plus sans polluer), de réduire les consommations d’eau et la production de déchet, mais aussi de prévoir l’entretien et la fin des bâtiments de manière la plus écologique possible.

Plusieurs labels existent dans le monde aujourd’hui pour certifier que tel ou tel bâtiment a bien été conçu selon les règles du green building : en France, il s’agit par exemple du label HQE (Haute-Qualité Environnementale), au Royaume-Uni du label BREEAM (Building Research Establishment Environmental Assessment Method), ou aux Etats-Unis du label LEED (Leadership in Energy and Environmental Design). Et d’après une étude menée sur plus de 10 ans par le géant de l’immobilier Bentall Kennedy, ces certifications peuvent rapporter pas mal d’argent.

Le green building boost la valeur immobilière des biens

En effet, l’étude constate qu’en moyenne, les bâtiments certifiés ont un taux d’occupation plus élevé que les bâtiments non-certifiés : +4% pour les bâtiments certifiés LEED, ou +9,5% pour les bâtiments de bureau certifiés Energy-Star (label d’efficacité énergétique américain). Les bâtiments certifiés sont également mieux loués que ceux qui n’ont aucune certification (+3.7% sur le prix de la location pour les bâtiments certifiés LEED). Cela prouve que les bâtiments certifiés sont plus faciles à loués (ils restent moins longtemps inoccupés, ce qui réduit les coûts pour les opérateurs immobiliers et les propriétaires), mais aussi qu’ils peuvent être loués plus chers (un prix qui est compensé par les consommations énergétiques, d’eau et de chauffage inférieures pour les locataires).

Mais ce n’est pas tout, l’étude constate une augmentation de valeur immobilière des biens certifiés green building : jusqu’à 8 à 10% de plus sur la valeur du bien à la revente. Pour les propriétaires, miser sur le green building est donc une initiative rentable à court et à long terme, que la perspective soit de louer ou de vendre.

Quand écologie rime avec bénéfices financiers

green building écologieMais surtout, les constructions durables et le green building sont… écologiques bien sûr ! Et quand on parle d’écologie, on parle aussi forcément d’économies. En effet, les bâtiments certifiés durables (que ce soit en LEED, en BREEAM ou d’autres certifications du même type) sont conçus pour économiser les ressources : l’énergie, l’eau, la chaleur… Par un système combinant une meilleure isolation, un système électrique plus intelligent et plus économe, des éclairages spécifiquement conçus pour optimiser la lumière, les constructions durables permettent de réduire les dépenses. De plus, la plupart des certifications en construction durable incluent des sources internes d’énergie comme des panneaux solaires.

Selon un rapport publié par le World Green Building Concil, les économies réalisées dans un bâtiment en construction durable peuvent être très significatives : de 25 à 35% d’économies d’énergie, et jusqu’à 39% d’économies d’eau par rapport à un bâtiment conventionnel. Pour un surcoût initial à la construction de 3 à 5 dollars par mettre carré, les économies réalisées pourraient atteindre près de 6 dollars sur les économies de ressources et près de 8.50 sur la maintenance et l’entretien. Au total, au bout de 20 ans, les économies auront probablement amorti 2 à 3 fois l’investissement initial.

 

Le Green Building est donc à la fois écologiquement viable mais aussi économiquement rentable ! La construction durable semble donc être une vraie opportunité à la fois pour les entreprises et les particuliers de réduire leur impact sur l’environnement tout en gagnant de l’argent.
Crédits image : yyama / Shutterstock.com Giancarlo Liguori / Shutterstock.com

  • victoirine

    pas toujours vraiment écologiques … il faut aussi se méfier des matériaux renouvelables d’origine agricole (liège, laine de mouton, lin, chanvre …) utilisés de plus en plus dans la construction écologique émettent des poussières organiques chargées de micro-organismes (acariens, moisissures et microbes et leurs toxines fongiques et bactériennes) responsables de pathologies professionnelles pulmonaires. Ils sont aussi généralement traités avec des produits insecticides, fongicides et ignifuges présentant des risques cutanés et respiratoires lors de la manipulation et la pose : La prévention des risques professionnels des nouveaux matériaux de construction et d’isolation : http://www.officiel-prevention.com/formation/securite-btp/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=94&dossid=524

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