20 destinations touristiques gravement menacées par le changement climatique

20 destinations touristiques gravement menacées par le changement climatique

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by Clément Fournier Clément Fournier
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A l’approche de l’été, vous allez planifier vos vacances et choisir les lieux que vous allez visiter. Mais il faut savoir que beaucoup de lieux touristiques  sont actuellement menacés de disparition. Pourquoi ? A cause du changement climatique.

Voici 20 destinations menacées par les transformations du climat, et qu’on ne pourra peut-être plus visiter d’ici quelques années.

1 – La Mer Morte

Depuis plusieurs années, avec le réchauffement climatique, la Mer Morte s’assèche. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’avec la montée des températures, les besoins en eau dans la région augmentent. Résultats ? Les Etats de la région prélèvent de plus en plus d’eau dans le Jourdain, principal affluent de la Mer Morte pour gérer leurs besoins. Un tiers de la surface de la Mer Morte a déjà disparu, et le phénomène pourrait empirer, à moins qu’une solution puisse être trouvée par une liaison avec la Mer Rouge.

2 – Les Seychelles, Maldives et les archipels de l’Océan Indien

Destinations paradisiaques s’il en est, les îles et archipels de l’Océan Indien comme les Seychelles ou les Maldives sont menacées par le réchauffement climatique. La cause ? La montée des eaux liée notamment à la fonte des glaciers et à l’augmentation de la température des océans. Certaines îles se trouvant à moins d’un mètre du niveau de la mer, la montée des eaux menacent directement ces écosystèmes.

3 – Les îles du Pacifique : Salomon, Vanuatu, Fidji…

5 îles des Salomon ont déjà disparu à cause du réchauffement climatique. Il s’agissait certes d’îles inhabitées, mais cela montre le danger qui pèse sur ces endroits très sensibles.

4 – Venise

La ville italienne est elle aussi menacée par la montée des eaux. Un projet gigantesque de barrage est en réflexion pour empêcher la ville d’être submergée, mais son coût, son coût écologique et sa complexité font actuellement débat.

5 – Les Alpes

La montée des températures fait non seulement fondre les glaciers des Alpes, mais elle accélère l’érosion. De ce fait, des effondrements se multiplient un peu partout dans les montagnes. Et surtout, l’écosystème des Alpes, très sensible, est perturbé par les différences de températures, la fonte des glaciers et le manque de neige.

6 – Big Sur en Californie et ses arbres rouges géants

La montée des températures menace les iconiques arbres rouges géants de la côte de Big Sur en Californie. Mais surtout, c’est tout l’écosystème, les insectes locaux et les animaux des parcs nationaux comme celui de Redwood qui risquent de perdre leur habitat naturel.

7 – Le parc national Delani en Alaska

Connu pour ses glaciers et sa toundra, le parc national Delani est en train de fondre. Littéralement. Et alors que tout cet écosystème sensible est bouleversé, la toundra, en disparaissant, libère des gaz à effet de serre qui à leur tour accélèrent le réchauffement climatique. Un cercle vicieux.

8 – Les Neiges Eternelles du Kilimandjaro

Ces glaciers vieux de 10 000 ans ont déjà perdu 4 millions de mètres cubes. Ils pourraient disparaître d’ici 2030… a cause de la montée des températures.

9 – Les glaciers de Medenhall en Alaska

Ces glaciers sont eux aussi en train de fondre, et d’emporter avec eux tous les écosystèmes locaux. Explorez ces glaciers en train de fondre en vidéo.

10 – La grande Barrière de Corail

Les coraux blanchissent, ils disparaissent. La faute à qui ? Au réchauffement des températures et à l’acidification des océans causés par les températures élevées. La barrière de corail pourrait disparaître d’ici 2030.

11 – Le Glacier National Park, Montana

Comme les autres grands glaciers et les écosystèmes qui les entourent, le Glacier National Park dans le Montana sont en train de disparaître. Le parc national comptait 150 glaciers il y a 40 ans, seuls 25 sont encore debout de façon régulière. Et ils pourraient disparaître d’ici 2050.

12 – Îles de la Madeleine Québec

L’érosion causée par la montée des eaux frappe aussi les îles du Nord. Les îles de la Madeleine sont un bon exemple de ces îles qui peu à peu s’effritent.

13 – Le glacier Athabasca dans l’Alberta, Canada

Le glacier a déjà perdu près de 1.5 km depuis le début du 20ème siècle. Et il pourrait disparaître d’ici une génération.

14 – Les Everglades en Floride

Cette zone marécageuse connue pour ses paysages à couper le souffle est la principale réserve écologique de la Floride, et l’une des destinations touristiques les plus prisées de cette région des Etats-Unis. Et la montée des eaux entraîne une infiltration des eaux salées dans l’écosystème… et cela détruit à la fois la végétation et la faune.

15 – Streif, Autriche

La piste de ski la plus difficile du monde, en Autriche n’est située qu’à 1600 m d’altitude. Suffisamment bas pour ressentir les effets du réchauffement climatique et notamment la diminution de la couverture neigeuse. D’ici quelques années ou décennies, il se pourrait que la piste doive-t-être entièrement faite de neige artificielle.

16 – Les îles des Galapagos et leurs animaux mythiques

Outre la montée des eaux, la montée des températures entraîne la mort progressive des algues qui servent de nourriture aux fameux Dragons des Galapagos (des Iguanes marins qui ne se nourrissent que de ces algues endémiques).

17 – Le Parc National Joshua Tree aux Etats-Unis

Lui aussi connu pour ses arbres géants, le Parc National Joshua Tree est menacé par les changements climatiques. Outre la disparition des arbres, c’est aussi la désertification du parc qui menace.

18 – Les Sunbardans, le paradis tropical du delta du Gange

Cette zone humide constituée des magnifiques canaux du Gange, compris entre l’Inde et le Bengladesh est une réserve incroyable de biodiversité, abritant près de 400 des derniers tigres du Bengale sauvage. Mais cet écosystème est menacé par la montée des eaux, à cause de laquelle des eaux salées commencent à s’infiltrer dans les terres et à dégrader la végétation.

19 – Madagascar

Considéré comme le 3ème pays le plus menacé par le changement climatique, Madagascar est réellement une zone à risque. Montée des eaux, inondations, mais en même temps sécheresse : la grande biodiversité de l’île pourrait bien rapidement disparaître à cause du réchauffement climatique.

20 – Le Machu Picchu au Pérou

Dans les Andes, le réchauffement climatique a aussi ses effets. En effet, avec la montée des températures, l’air qui circule au dessus du Pacifique se charge en humidité avec l’évaporation accélérée. Quand cet air atteint les montagnes, cela déclenche des pluies diluviennes. Ce type d’évènement s’est multiplié ces dernières années et déclenchent dans la zone de la mythique citadelle Inca des coulées de boue et des glissements de terrains qui pourraient à terme ensevelir le site ou ses routes d’accès.

 

Il existe bien d’autres zones dans le monde qui sont menacées par le réchauffement climatique. Nous aurions pu parler des oasis du Sahara, du Delta du Nil, du vignoble bordelais ou alsacien, des zones fluviales du Sud de l’Espagne et de l’Andalousie et de bien d’autres encore. Cela invite à se questionner sur l’impact de notre vie sur notre planète à travers une activité dont nous sommes proches : le tourisme. Mais en même temps, le tourisme est aussi une partie de ce qui cause le réchauffement climatique. Alors une leçon est à retenir de tout ça : le réchauffement climatique est bien réel, il détruit de nombreuses zones sensibles de notre planète et nous avons une responsabilité dans ces phénomènes. Alors vivons de façon plus responsable pour préserver ces sites uniques et voyageons de façon plus écolo !

  • jipebe29

    Que le climat change, cela n’est pas nouveau : c’est ce qu’il fait depuis la nuit des temps. Maintenant, attribuer les causes d’un changement-réchauffement -dérèglement climatique à nos émissions de CO2, c’est une hypothèse arbitraire, non prouvée et non validée par l’observation. Il suffit de savoir qu’il n’y a plus de réchauffement global depuis 2001, alors que, sur cette période, nous avons émis plus de 30% de nos émissions de CO2 depuis le début de l’ère industrielle.

  • jipebe29

    Il serait bon de fournir les chiffres, même s’ils dérangent. Le réchauffement n’est que de +0,7°C depuis environ 150 ans, et il a cessé depuis le début des années 2000 (le hiatus du GIEC). Quant aux prédictions des modèles numériques, elles prévoient, selon les scénarios, un réchauffement de 1,5°C à 4,5°C pour 2100. Mais que donne leur confrontation au réel ? Que leurs projections divergent de plus en plus des observations, ce qui veut dire que leur crédibilité est nulle, tout comme les thèses du GIEC qui en sont le socle.

  • Clément Fournier

    Bonjour,

    Les îles du Pacifique sont effectivement et factuellement menacées. 5 îles salomon déjà englouties (http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/05/07/changement-climatique-cinq-iles-des-salomon-disparues-sous-les-eaux-du-pacifique_4915360_3244.html). Ces Etats en sont bien conscients d’ailleurs : C.F les déclarations du président du Vanuatu à la COP21, le mot d’ordre de la conférence des îles Marshall en 89. C.F l’érosion du littoral dans ces îles.

  • Clément Fournier

    Le réchauffement climatique ne s’est pas arrêté. Cela est confirmé par une étude récente de l’Agence Américaine d’étude de l’atmosphère et de l’océan qui indique que sur la périod 2000 2014 les températures ont continué à augmenter de façon similaire (voire légèrement plus rapidement) que sur les 50 années précédentes.

    Source : http://science.sciencemag.org/content/348/6242/1469

  • Clément Fournier

    Si vous voulez on peut parler chiffres.

    D’après une étude de la NOAA en partenariat avec la NASA (https://www.nasa.gov/press-release/nasa-noaa-data-show-2016-warmest-year-on-record-globally), il semble que les 15 dernières années aient été les plus chaudes jamais enregistrées depuis que des mesures sont effectuées. 16 des 17 années les plus chaudes jamais enregistrées ont eu lieu après 2001. L’année 2016, qui a été particulièrement chaude a été en moyenne 1 degré plus chaude que la moyenne des années 50. La planète est en moyenne aujourd’hui 1.1 degré plus élevée qu’au 19ème siècle. L’ensemble de ces chiffres sont disponibles sur le site de la NASA ici : https://data.giss.nasa.gov/gistemp/

    D’après une étude de l’université de Reading (résumée ici : https://www.climate-lab-book.ac.uk/spirals/), le facteur déterminant de ces augmentations de températures est les émissions de CO2 d’origine humaine et indirectement humaines (bétail notamment).

    Concernant les projections du GIEC, elles sont en effet pas toujours justes. D’après une étude publiée dans le Journal de Physique et de Chimie atmosphérique (http://www.atmos-chem-phys.net/16/3761/2016/acp-16-3761-2016.html), à l’heure actuelle, la réalité a toujours dépassé les projections ce qui signifie que le réchauffement s’effectue à un rythme plus élevé que les prédictions les plus pessimistes du GIEC. Concernant vos chiffes je me permets d’ailleurs de rectifier, les scénarios du GIEC prévoient une augmentation possible de 1.1 à 6.4 degrés selon les scénarios de baisse des émissions de CO2 mondiales. (https://www.ipcc.ch/publications_and_data/ar4/syr/fr/spms3.html)

    Pourquoi les scénarios du GIEC sont ils en dessous de la réalité ? Car certains facteurs d’émissions n’ont pas été pris en compte dans les précédents scénarios : émissions de méthane du permafrost, des rizières, des barrages hydro-électriques… Leur crédibilité se renforce à chaque nouvelle édition à mesure que la connaissance des phénomènes climatiques, océaniques, atmosphériques et physico-chimiques s’affinent.

  • jipebe29

    Le Monde n’est pas une source fiable pour la climatologie (le lien ne fonctionne pas). Si vous regardez les mesures du BOM, page 28, vous verrez qu’il n’y a aucune montée de niveau pour Vanuatu, tout comme pour les îles Marshall. Qu’il y ait de l’érosion, c’est un phénomène naturel qui n’a rien à voir avec une montée du Pacifique et elle est souvent due à des actions humaines inappropriées. Quant aux propos du président du Vanuatu, ils ont pour seul objectif que les pays occidentaux lui versent des gros sous, en dédommagement d’un problème parfaitement imaginaire au demeurant.

  • jipebe29

    Je connais cette étude de la NOAA, agence d’Etat qui ne brille pas par son objectivité et par son éthique, et qui a toujours suivi la politique climatique d’Obama (sinon, plus de grasses subventions). Du reste Trump y fait le ménage et réduit ses subventions. Bref, l’étude dont vous parlez ne vaut rien. Il y a deux manières de mesurer les températures océaniques : par des sondes (par exemple les bouées Argo) et la prise d’eau par les navires. Les mesures des sondes sont bien calibrées, fiables, et il n’y aucun biais dans leurs mesures. Par contre, il y a un biais à la hausse systématique avec les navires, car l’eau aspirée passe près des machines et donc elle se réchauffe légèrement. Le bon sens voudrait que l’on aligne les mesures des navires sur celles de bouées, mais a NOAA a fait l’inverse : elle a fait un ajustement à la hausse des mesures fiables des bouées pour les rendre compatibles avec celles de navires, ce qui est de la pseudo-science, sans aucune valeur. Le hiatus, le non-réchauffement depuis le début des années 2000, qui dérange fortement la doxa réchauffiste (et donc il fallait absolument montrer que le réchauffement perdure, d’où la manipulation frauduleuse de la NOAA), est toujours d’actualité.

  • Clément Fournier