[Analyse macroéconomique] L’Impact des Télécoms en Afrique

[Analyse macroéconomique] L’Impact des Télécoms en Afrique

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Orange est présent dans 17 pays d’Afrique. Dans le cadre de son développement international, le Groupe mène une politique active en matière de développement socio-économique. Inclusion numérique, offres à valeur ajoutée, soutien aux écosystèmes locaux sont les 3 piliers du projet Orange pour le développement. Parce qu’en Afrique, encore plus qu’ailleurs, les télécoms constituent un formidable levier de croissance et de développement social. Analyse de Pascal Perin, Directeur du Département Macroéconomie au sein du Secrétariat Général/Affaires réglementaires d’Orange.

Une composante majeure de l’économie

Les télécommunications occupent une place croissante dans l’économie africaine. En 2002, les revenus du secteur représentaient environ 3% du PIB en Afrique de l’Ouest. Ce poids a plus que doublé en 10 ans sous l’effet du déploiement des infrastructures et de la diffusion des services principalement mobiles, pour atteindre près de 7,5% du PIB en moyenne.

Dans le cas du Sénégal, le secteur représente près de 11% du PIB, il contribue par ailleurs à hauteur de 12,6% aux recettes fiscales du pays (2011) et il compte pour près de 1% de l’emploi (2011).

Un rôle central dans la croissance

Mais l’enjeu des télécoms dépasse leur poids dans les statistiques publiques. Une récente étude met en lumière le rôle très important de la diffusion des mobiles dans la dynamique économique des pays. Ainsi, sur la période 2005-2013, les télécoms expliquent à eux seuls environ un quart de la croissance économique du Sénégal et de la cote d’Ivoire.

Dans le cas du Sénégal, où les télécommunications atteignent au total 13% du PIB compte tenu de leur contribution à la croissance de l’économie, on observe une progression de 15% de ce poids depuis 2010 sous l’effet de levier du déploiement des mobiles haut débit et des services associés.

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Les facteurs d’entrainement

Cette contribution des télécoms au développement des économies résulte de deux grands facteurs.

Le secteur des télécoms fait travailler localement de nombreux sous-traitants, fournisseurs, revendeurs (cf. emploi indirect) dont l’activité génère de la valeur ajoutée pour l’économie.

Les télécoms génèrent surtout des « externalités positives », terme savant pour dire que les réseaux et services permettent un fonctionnement plus efficace de l’économie. Plusieurs exemples illustrent cela. Le M-Paiement donne de nouvelles armes à l’économie africaine en fournissant au plus grand nombre un accès au système financier/bancaire. Les gains de productivité apportés par les télécoms sont significatifs dans les secteurs marchands (tourisme, export, industrie) et non marchands (ex. e-administration, éducation…), notamment à travers l’innovation dans les services numériques. Enfin, les infrastructures télécoms sont essentielles au désenclavement des zones isolées et pour l’amélioration des échanges économiques : à l’intérieur des pays, mais aussi de la zone et à l’international.

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Voici une analyse macroéconomique éclairante sur l’impact positif des TIC en Afrique. Au-delà de ces chiffres et des indicateurs globaux, cela se traduit par une dynamique de terrain et une multitude d’initiatives entrepreneuriales, d’une ampleur considérable et peut-être insoupçonnée. Pour en juger par vous-même, nous vous proposons d’effectuer une plongée au cœur de l’Afrique numérique.

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