Avoir un jardin, c’est mauvais pour l’environnement… Sauf si…

Avoir un jardin, c’est mauvais pour l’environnement… Sauf si…

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by Clément Fournier Clément Fournier
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Vous pensez qu’avoir un jardin est LE truc écolo par excellence ? Think again ! Le jardin, c’est tout sauf écologique… Mais il y a des moyens d’atténuer ça. Explications.

Pour beaucoup de citoyens à l’esprit écolo, le comble du “green” c’est d’avoir un jardin. Sur le papier c’est logique : si l’on a un jardin, on cultive des plantes qui capture le CO2, on préserve la planète, on cultive ses légumes et donc on évite la production agro-industrielle, on donne à manger aux oiseaux et aux hérissons… Bref, avoir un jardin serait LE geste écolo par excellence, le geste des amoureux de la nature. Le problème, c’est que tout cela est en partie un mythe.

Oui, ça semble difficile à comprendre… Pourtant, si l’on réfléchit, c’est logique. Pour mieux comprendre, voyons en quoi avoir un jardin n’est pas vraiment écolo… et surtout comment rendre votre jardin moins nocif pour la planète.

Ecologie : le jardin, coupable de l’urbanisation de masse

biodiversite disparition consequencesTout le monde veut un jardin. Pour avoir des espaces verts, pouvoir se détendre sur sa chaise longue au soleil, pour que les enfants puissent jouer, pour pouvoir pratiquer le jardinage de loisir, pour avoir un chien, ou une piscine… Chacun a ses raisons de vouloir un jardin (grand, si possible). Et puisque tout le monde veut un jardin… il faut en construire ! C’est en grande partie parce que la demande de maisons individuelles équipées de jardins a augmenté depuis un siècle que les sociétés humaines ont du s’étendre et s’urbaniser. Le jardin est donc en grande partie responsable de l’urbanisation de masse, et particulièrement de la périurbanisation.

Résultat, pour satisfaire les envies des consommateurs en jardins, on construit des banlieues de plus en plus éloignées des centre-villes, on construit des routes pour accéder à ces zones, on bétonne, on artificialise les sols. Et tout ça, c’est très mauvais pour l’environnement car cela détruit des zones naturelles (on dit que cela augmente l’anthropisation du milieu naturel) et cela pollue beaucoup. Si on voulait limiter notre empreinte écologique, l’une des premières choses à faire serait d’arrêter d’occuper autant d’espace et d’empiéter autant sur les milieux naturels. Autrement dit, il faudrait se rassembler dans des zones plus denses… Donc sans jardins !

La densité d’habitants en centre ville est de 10 000 à 20 000 habitants au km2 . En banlieue ou dans les zones pavillonnaires (là où vous trouvez des jardins) elle est de 1000 à 3000 habitants au km2. Cela signifie que pour loger 100 000 habitants en centre ville, il faut 6 à 10 fois moins d’espace que pour loger 100 000 habitants en zone pavillonnaire avec chacun leur jardin. Cela peut sembler évident, mais en termes écologiques, cela a son importance puisque plus on détruit d’habitats naturels, plus on contribue à détruire la biodiversité. Mais ce n’est pas tout ! En augmentant la surface nécessaire pour loger notre population, nous augmentons aussi nos besoins en transports ! Et oui, plus on s’éloigne, plus on s’étend, plus il faut se déplacer pour travailler et faire sa vie. La périurbanisation augmente donc nos émissions de CO2, la pollution de l’air et le réchauffement climatique.

Plus nous voulons de jardins, plus nous voulons de grands jardins, de grands espaces, plus nous sommes responsables de cette périurbanisation et de l’augmentation des besoins en transport.

Le jardinage moderne est-il anti-écologique ?

jardinage ecologiqueEnsuite, le jardinage, en lui même n’est pas très écologique. En fait, la chose la plus écologique que l’on peut faire vis-à-vis de la nature, c’est de la laisser tranquille. Or jardiner, c’est précisément l’art d’organiser la nature : on met du gazon, on arrose, on tond, on coupe et on arrache les mauvaises herbes, on plante… Et tout cela n’est pas nécessairement bon du point de vue de l’écosystème. En effet, plusieurs études menées par un consortium de recherche sur la biodiversité dans les jardins montre que plus l’on “jardine”, plus la biodiversité du milieu tend à décliner.

Par exemple, tondre trop régulièrement sa pelouse, arracher les mauvaises herbes, tailler les arbres ou les haies sont des perturbations des milieux naturels qui constituent l’habitat de dizaines d’espèces sauvages (insectes, petits animaux, oiseaux …). Faire une allée dans son jardin, placer des pavés japonais, des caillebotis, ou toute autre surface “dure” est une autre façon d’artificialiser le sol, ce qui réduit la population d’insectes ou de petits rongeurs. Idem pour les piscines et autres infrastructures.

Sans compter que la plupart des jardins ne sont pas du tout adaptés à leur milieu sur le plan écologique. Beaucoup de jardiniers tentent de faire pousser un beau gazon bien régulier dans leur jardin par exemple. Or cet environnement est complètement artificiel sur la plupart des sols et sous la plupart des climats. Il ne favorise donc aucune biodiversité locale, et surtout il demande énormément d’eau et d’entretien pour un résultat écologique nul au mieux, négatif au pire. Et bien entendu, c’est encore pire quand il s’agit de gazon artificiel. Sans compter que du point de vue de la biodiversité, il est souvent plus intéressant de laisser la nature faire son oeuvre que de planter des espèces qui n’ont pas forcément leur place dans l’écosystème.

Enfin, de nombreuses pratiques de jardinage répandues sont en fait peu écologiques : le paillis peut-être nocif pour la qualité des sols ou la biodiversité s’il est mal fait, le compost émet énormément de méthane s’il est mal préparé, l’utilisation du marc de café pour nourrir les plantes serait en fait un mythe… Même faire pousser ses propres légumes n’est pas toujours une bonne idée : il faut choisir des légumes endémiques, et savoir s’en occuper correctement, sans pertes. La plupart des jardins sont moins productif qu’une petite ferme et gaspillent donc plus de terrain. Au final, on voit donc qu’avoir un jardin et avoir la main verte est rarement synonyme d’écologie.

Comment jardiner de façon écologique ?

Mais alors, comment avoir un jardin qui respecte la biodiversité et l’environnement ? Honnêtement, ce n’est pas facile car on ne pourra jamais compenser le fait d’occuper une surface naturelle plus importante que si on n’avait pas de jardin. Mais voici néanmoins quelques conseils pour au moins rendre votre jardin plus écolo et plus favorable à la biodiversité :

  • Préférez les jardins partagés / communautaires. Cela évite de devoir encore augmenter la périurbanisation et donc la destruction de terres sauvages ou arables qui sont écologiquement utiles. Bien sûr, ce n’est pas aussi glamour que d’avoir son propre jardin individuel, mais au moins, c’est responsable du point de vue environnemental.
  • Si vous avez absolument envie d’un jardin individuel, respectez ces quelques principes :
    • Pas de gazon artificiel, évitez les terrasses en dur et autres allées qui artificialisent les sols. Surtout pas de piscine (ou alors considérez les piscines naturelles).
    • Apprenez à connaître votre sol et votre climat pour y planter des espèces adaptées.
    • Faites en le moins possible : laissez pousser, laissez les feuilles mortes, laissez l’herbe et les mauvaises herbes pousser.
    • Privilégiez les arbres et les grands bosquets de plantes denses et touffus : ils sont un refuge pour la biodiversité. Évitez les grandes zones d’herbe vides qui sont complètement inutiles du point de vue écologique.
    • Installez un point d’eau si possible, comme un petit étang. Mais attention, évitez d’y mettre des poissons. Laissez la biodiversité naturelle s’y développer : insectes, amphibiens etc…
    • Évitez les produits industriels, des pesticides en passant par les herbicides et même les composts comme la tourbe. Privilégiez les méthodes de régulation naturelles (insectes, plantes endémiques…).
    • Apprenez vraiment à faire un jardinage efficace et de qualité (y compris pour votre potager !)

 

En respectant ces quelques conseils, il est possible de réduire l’impact écologique de son jardin. Mais il faut bien garder à l’esprit qu’avoir un jardin, c’est rarement le choix le plus écolo que vous pouvez faire !

  • Sébastien

    La première partie parle surtout de jardin, pas de potager, ce qui n’est pas pareil. Un potager de 10m2 produit déjà beaucoup.
    Vous oubliez qu’avoir son propre potager, c’est aussi la possibilité (qui n’est pas offerte à tous selon où l’on habite) de manger bio, de saison, d’utiliser des semences paysannes, etc. Cet article ferait presque l’éloge des fruits et légumes hybrides achetés dans la distribution classique… Et vous ne parlez pas de permaculture (même si la fin de l’article y ressemble), qui permet de jardiner à moindre impact. Vous pensez vraiment que la terre serait plus polluée si tout le monde avait son propre potager?

  • François MANGIN

    Encore un bon article sur le fond qui incite à prendre du recul pour voir un peu mieux la perspective d’ensemble.
    Le survol de n’importe quelle banlieue pavillonnaire, où que ce soit dans le monde, comme la vision désolante de la façon dont les petits pavillons et leurs petites pelouses remplacent champs et prairies dans les villages, et dès qu’on est sur un terrain en pente nécessitent de gros travaux contre le ruissellement confirment l’accusation. Et ne parlons pas du cycle continu engrais+arrosage – tonte par tracteur à moteur thermique – ramassage de déchets verts par des camions pour faire du mauvais compost industriel… au bilan environnemental pas bien brillant.
    Pour autant, le jardin est il la seule cause de l’extension continue de l’habitat pavillonnaire? Cela reste à approfondir. C’est en cela que le titre et le contenu de l’article restent réducteurs. Peut-on dénier aux habitants des villes vivant dans de petits appartements, dans des immeubles collectifs et dans des environnements très artificiels l’aspiration à un peu plus de verdure? Un enjeu majeur serait de bien comprendre les besoins que remplit la maison individuelle et de voir comment un habitat plus collectif et donc dense et en hauteur pourrait répondre à ces besoins.
    D’autre part les mauvaises pratiques mentionnées dans l’article ne concernent pas que les jardins privés, mais plutôt la gestion des espaces verts. Combien d’entreprises, de collectivités, de zones d’activités, de copropriétés ne rechignent pas à abandonner la pelouse régulièrement tondue pour rendre de grandes surfaces à un développement un peu plus naturel et qui réclamera moins de passage de matériel à moteur?
    L’article mêle ainsi deux sujets distincts, urbanisme et pratiques de gestion d’espaces verts, et fait au passage une victime collatérale, le potager domestique, qui peut prendre des formes variées: par exemple les anciens jardins ouvriers ou communaux que mentionne l’article.

  • François MANGIN

    Si le potager est associé à la construction d’un pavillon, et que pour cela chaque citadin passe à un habitat pavillonnaire, restera-t-il beaucoup d’espace non artificialisé?

  • elvire

    Je pense que tu n’as pas tout à fait compris le message de cet article. En fait, oui… si tout le monde avait sont propre jardin, la Terre serait probablement un peu moins en santé. Parce que pour se faire un jardin il faut 1) un terrain (la plupart du temps une cours d’une maison unifamiliale) 2) détruire la végétation et donc l’environnement existant naturel pour le remplacer par un jardin.
    Cela signifie que l’étalement urbain serait amplifié si tout le monde sur Terre se faisait un jardin et que la biodiversité de la planète serait grandement diminuée à cause du manque de biodiversité dans un jardin.

  • Sébastien

    Alors c’est peut-être le titre qui me dérange le plus… Si on préfère avoir des grands champs en monoculture arrosés de pesticide (modèle prédominant actuel), alors oui ne faisons pas notre potager et allons chez Carrefour acheter des fruits et légumes espagnols;
    Et en regardant les 3 sources mentionnées pour les mauvaises pratiques, on se rend compte que l’auteur fait encore un raccourci qui l’arrange.
    C’est aussi un article précédent sur le fait que manger de la viande n’est finalement pas si anti-écologique qui fait que je m’étonne de ce genre d’articles.
    Mais je comprends bien le problème d’artificialisation et je suis d’accord.

  • Clément Fournier

    De mon côté il me semble que c’est vous qui faites des raccourcis qui vous arrangent.

    Je n’ai jamais mis sur un pied de comparaison les grands champs en monoculture arrosés de pesticide et le petit jardin d’un particulier avec son beau gazon. Ca serait un non sens. D’une part parce qu’en général les jardins particuliers et les champs de monoculture n’occupent pas les mêmes terrains, et d’autre part parce qu’ils n’ont pas du tout les mêmes fonctions. Mais accordons nous sur une chose : en termes de biodiversité et de respect de l’écosystème, un jardin particulier sera toujours meilleur toutes choses égales par ailleurs à un champ de monoculture agro-industrielle.

    Mais le sujet n’est pas là, puisque comme je viens de le dire, l’existence des jardins n’empêche en rien la monoculture. Le jardin empiète sur des terres qui pourraient être simplement laissées en friche ou laissées à la nature, c’est en cela qu’il a un impact négatif sur l’environnement. Et ce n’est pas parce que certains terrains sont pires (les champs de monoculture, les autoroutes, ou les parking) que cette réalité cesse d’exister. Toutes choses égales par ailleurs, il vaut mieux ne rien construire que de construire un jardin.

    Sur les pratiques jardinières, le fait est que de nombreuses pratiques de jardiniers amateurs sont nocives pour l’environnement, que ça soit l’arrosage trop fréquent, la tonte trop fréquente, l’utilisation de certains produits ou de certaines techniques qui, mal maîtrisées, sont plus nocives que bénéfiques. Ce sont des constats de fait. Ca ne veut pas dire qu’il soit impossible d’avoir un jardin ayant un impact limité sur l’environnement, au contraire.

    Quant à l’article sur la viande, je ne sais pas duquel il s’agit mais encore une fois, manger de la viande EN SOIT n’est pas écologique ou anti écologique. Manger de la viande issue de l’agriculture agro-industrielle est anti-écologique. Manger avec parcimonie de la viande issue de pratiques agro-pastorales voire de permaculture peut au contraire être très écologique. C’est une question de mode de production, pas une question de produit. Toutes choses égales par ailleurs, un avocat péruvien sera plus polluant qu’un magret de canard local issu de la chasse ou de l’agro-écologie.

  • Clément Fournier

    Bonjour,

    Dire que la ville est à l’origine de la banlieue est à mon avis un contre-sens. La ville est à l’origine de la ville et de rien d’autre. C’est le fait que les gens souhaitent quitter la ville qui est à l’origine de l’apparition des banlieues pavillonnaires. Or si les gens souhaitent quitter la ville, c’est essentiellement pour des considérations de confort (désir de plus d’espace, désir d’un jardin, désir de quitter les nuisances du centre ville), considérations qui sont liées à l’apparition d’une classe moyenne bourgeoise plus ou moins aisée. Ce n’est donc pas parce qu’il y a ville qu’il y a étalement urbain et banlieues mais surtout parce qu’il y a refus de la ville (de sa densité notamment).

    Dit autrement, si tout le monde acceptait de vivre en ville, l’étalement urbain serait nettement inférieur et l’environnement toutes choses égales par ailleurs s’en porterait mieux. Il ne s’agit pas de dicter ce que vous devez faire, il s’agit simplement d’information. Le désir collectif de jardin fait peser une pression plus importante sur l’environnement, et on peut en être conscient et décider tout de même de vivre en banlieue pavillonnaire avec un jardin, avec sa fosse sceptique, son gazon et sa balançoire. De la même façon, on peut être conscient que partir tous les ans en vacances à des milliers de km en avion est très nocif pour l’environnement, et le faire quand même.

    Il s’agit d’informer et de sensibiliser, après, libre à vous !

  • Clément Fournier

    Bonjour François !

    En effet on peut toujours creuser plus en profondeur la question des causes de la périurbanisation et de l’étalement urbain. Et je suis d’accord évidemment que le jardin n’est pas la seule cause de ce phénomène. Néanmoins, depuis plusieurs années les sondages montrent que la principale raison qui pousse les urbains centraux à quitter la ville pour la banlieue est le désir d’un jardin (par exemple, un sondage TNS de 2007 sur le sujet : http://www.tns-sofres.com/sites/default/files/150207_ville.pdf). Bien sûr il y a d’autres facteurs : refus de l’habitat collectif, considérations de confort, etc …
    (http://www.cdu.urbanisme.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/Synthese_Etalement_Urbain2012.pdf).

    Sur le fond, il ne s’agit pas de dénier aux urbains l’aspiration à un peu de verdure. Mais le fait est que si chacun de nous décidait d’habiter dans une maison individuelle avec un jardin de 600 m2, cela aurait des conséquences dommageables sur l’environnement, la qualité des sols, la biodiversité etc… C’est donc un modèle urbain insoutenable au sens propre, qui est susceptible à terme de remettre en cause notre capacité à répondre à nos vrais besoins fondamentaux (pas nos considérations de confort). Il y a donc une réflexion à avoir sur ce sujet, réflexions qui sont déjà menées en ce moment par l’ADEME qui préconise l’habitat collectif de taille moyenne et les espaces verts communautaires et partagés comme manière de réduire l’étalement urbain et la pression écologique.

    Pour le reste je suis d’accord : ce qu’on peut reprocher aux jardins particuliers peut l’être aussi à la gestion des espaces verts… mais ce n’était pas mon sujet 🙂 ! Mais cela fera l’objet d’un article prochainement.

  • Krycha

    Autrefois les gens à la campagne avaient tous un jardin potager et en ville les maison bourgeoises possédaient presque toutes un jardin, et pourtant l’environnement n’était pas pollué (en tout cas moins que maintenant).
    Je pense que se focaliser sur le jardin n’est pas si pertinent que ça, ça décentre des autres problèmes comme la surconsommation et la construction permanente de hangars de consommation (temples consuméristes) qui ont une emprise au sol phénoménale.
    Le problème majeur de notre société c’est la sur-consommation et l’empreinte écologique qu’elle génère.
    Si on commençait par “décroitre” (je sens qu’il y en a qui vont péter un câble juste en voyant ce terme), on réglerait une grosse partie du problème.
    Mais personne ne veut décroitre, car peu de gens connaissent vraiment le sens de ce terme et on incite fortement les gens à consommer, au besoin on leur donne des aides pour ça !

  • Aurélien

    Bonjour. Mettre des poissons dans un bassin est au contraire quelque chose à faire. Par pour la biodiversité, mais pour la santé publique.

    Il s’agit juste de ne pas mettre de carpe ou de poissons rouges, mais des gambusies ou d’autres poissons de petit gabarit. Ils ne nuisent pas aux batraciens, pour s’en convaincre il suffit de voir une lavogne au printemps, et surtout ils suppriment les larves de moustiques.

  • Mikéu Layet

    Et La permaculture quand en parlez vous?: Prendre soins de la terre et des homme partager les surplus . …
    Jardiner C’est faire du bio mimétisme faire de votre jardin une économie circulaire où les déchets sont des ressources . L’article est réducteur et culpabilisant beaucoup de gens pêchent peut être par ignorance mais sont plein de bonne volonté il vaut mieux faire passer les bons message que faire des titres accrocheurs. Les zones pavillonnaires sont vilipendées mais qui délivre les permis qui écrit les PLUs sans se soucier d’environnement?…

  • yann kervennic

    Je ne sais pas si l’auteur de ce texte a lui meme fait beaucoup de maraichage et connais cette science.
    Personnellement j’ai une toute petite experience et j’y consacre la plupart de mon temps donc je me permettrais quelque remarque.
    Voila quelques photos pour montrer ce que l’on obtient en general
    http://www.alternativ.nu/index.php?action=media;sa=album;in=203

    1) Le jardinage est il ecologique.
    reponse: oui si il est fait en bio.

    Pourquoi:

    – parce que le jardinage bio, au bout de quelques annees de pratiques (pas au debut, c’est clair) est beaucoup plus productifs que n’importe quel maraichge industriel. Pour les sceptiques, voir l’etude du bec hellouin mene par l’INRA ( a priori pas des neophytes ni des pro bio inconditionnels). Quand on a un petit terrain a cultiver on cultive dense et si on cultive a la main on a pas a laisser d’espace pour les machines. Par ailleurs cultiver a petit echelle permet de mieux s’occuper de ses legumes ce qui explique de bons rendements;

    -parce que si on achete ses legumes cela veut dire transport, emballage et pertes (tous les fruits ceuillis ne sont pas vendus, et lorsque les prix sont trop bas, la recolte fini au compost si le prix ne couvrent pas les couts de vente et de transport).

    2) le jardinage partage n’est pas une solution serieuse.

    J’ai habite en ville, j’ai eu durant des annees un jardin partage. Il y’ a une incertitude constante sur la duree de la location, du fait de la pression immobiliere et la croissance de toutes les villes europeenes (la population europeene grandit, du fait en particulier des migrations et les nouveaux venus s’installent dans les ceintures ou se trouvent ces jardins partages). On ne peut donc pas raisonnablement investir dans des perennes qui sont les productions les plus ecologiques et incontournables dans un systeme permacole. La taille des terrains ne permet pas l’autosuffisance.

    Ensuite ces terrains, c’etait le cas du mien, sont a proximite de routes et sont donc systematiquement pollués (usage ancien du plomb, j’ai par exemple au bout d’un certain temps deterre une batterie qui avait ete jete par un automobiliste peu scrupuleux, cela arrive systematiquement). Donc des que l’on acquiert de l’experience et que l’on fait de bonne recolte, il devient urgent de demenager pour s’etablir a la campagne afin de preserver la sante de sa famille.

    Finalement construire un jardin qui fonctionne comme un ecosysteme avec des sols sains et des abris pour predateurs qui permette d’eviter des invasions qui vous detruisent tout, necessite un fort investissemnt en travail et temps. Impossible dans un systeme de commun ou on passe plus de temps a faire des reunions qu’a bosser. Nos aieuls arrivaient a nourrir leur famille de facon quasi autarciaue dans de tres petites structures tres efficaces. Selon moi le systeme ideal est une ferme du type gaec avec deux trois personnes qui bossent ensembles (car il est dure de tout faire en meme temps, l’experience nous donne un nombre optimal par ferme et cela est bien en dessous de dix).

    3) Concernant le paillage et le compost il faut se referer a des gens competent et en la matiere les meilleurs specialistes du sol en France sont les epoux Bourguignon. Or n’importe quel cultivateurs qui cultive selon leur principe peut remarquer de visu que le sol se met a stocker du carbone et devient vivant: sur la meme terre, mes voisins ramasse des cailloux parce que la terre part, sur mes plates bandes la terre s’epaissit et les cailloux sont de plus en plus profondement enfouis.

    Ensuite concernant le compost il ne faut pas trop se prendre la tete. Le mieux est d’avoir des poules mais si on met du carbone il n’y a pas de probleme. De toute facon les ordures finissent transporte et le bilan carbone du methaniseur ideal n’a pas encore ete fait.

    Et l’avantage du potager est qu’il permet de tout recycler et surtout son urine. Cela fait autour d’une tonne par foyer qui peut fertiliser 400 m2 et permettre d’obtenir des rendement largement comparable a la chimie, les maladie en moins (l’urine est plus complete que le npk et on peut arroser plus regulierment avec ce qui evite de polluer les nappes avec une application ponctuelle et massive, non cible).

    Lorsque l’urbain balance 360 litre d’urine dans la nature, il use autant d’eau potable et va directement pollue les cours d’eaux, tuant massivement la faune et qui sait quel est, outre le bilan ecologique desastreux, le bilan carbone de ce circuit fuyant lamentablement, alors qu’il est si facile de le fermer et de bouffer de bonnes tomates coeur de boeuf bien juteuses.

  • yann kervennic

    Il y a des centaines de bati de ferme a l’abandon dans les villages qui m’entourent. Si des pavillons se construisent c’est d’abord parce que cela rapport aux vieux paysans de faire passer un terrain agricole en terrain constructibe. C’est ainsi que cela fonctionne sur ma commune.
    Le jardin a bon dos. Si l’etat et les citoyens ecolos se battaient vraiment pour arreter cette pratique on pourrait mettre l’argent issu de cette speculation (paye de toute facon par l’acheteur) dans la renovation du bati ancien, qui lui a tout pour cultiver et stocker.

    J’ai ete la seule personne dans ma commune a venir verbalement m’opposer a la modification du POS. Dans la cahier de doleance, tous les messages etaient du type: je ne comprend pas pourquoi mon terrain agricole n’ est pas constructible.

    Voila un vrai combat concret !

  • colos

    “le fait que les gens souhaitent quitter la ville” : tous les gens qui quittent la ville ne le font pas pour leur plaisir, c’est souvent le marché foncier et immobilier qui les oblige et le fait que la mobilité a été facilitée a amplifié ce phénomène. Pour eux, c’est donc bien la ville qui est à l’origine de la périurbanisation, comme l’affirme notre ami québécois.
    Pour plus de recul : “Étalement urbain et mobilité”, Marc Wiel, 2012, La documentation Française.

  • Michèle Crearti

    Encore à taper sur le péquin moyen pour faire croire qu’il est le coupable de tout ce qui se passe partout
    Oui la biodiversité est en danger, mais non ce n’est pas parce qu’on cultive un jardin. Parce qu’il y en a qui croient encore que c’est ça le problème????
    Les animaux s’adaptaient très bien à ce qu’ont fait les humains tant que tout était naturel.
    Les insectes n’ont pas disparu à cause des jardins, mais à cause des pesticides, les oiseaux suivent le même chemin pour la même raison
    Les petits mammifères c’est pareil!!!
    Faut pas confondre jardin d’agrément et potager non plus, d’ailleurs à part la pelouse, dans le jardin d’agrément il peut y avoir des fourrés et des arbres et permettre aux animaux de se loger et de manger sans problème.
    J’avais il y a longtemps un de ces jardin, et il y avait pleins d’oiseaux qui nichaient dans les arbres et même très près de la maison, il y avait des lapins qui se baladaient tôt le matin, des hérissons qui venaient voir jusqu’à la porte de la cuisine et des hirondelles qui nichaient dans le garage.
    Sur les plantes fleuries, on avait des centaines de papillons, des abeilles et des bourdons, où sont-ils passés??? ce n’est pas à cause des fleurs et des légumes qu’ils ont disparus, c’est à cause de l’agriculture pleine de pesticides!!!!

    Mais on ne veut voir que ce qu’on veut voir, l’industrie et la pollution sont aussi un énorme problème, mais là encore on préfère dire que ce sont les gens et leur jardin qui sont le problème
    Ça me dégoûte en fait car même si on mettait toute la population mondiale dans des maisons style banlieue américaine sur une surface unique, ça ne prendrait même pas un continent, juste un seul pays, et même pas plus grand que le Texas
    Et je ne vois pas qu’en France par exemple, ce soit si urbanisé que ça quand je m’y balade, je vois plus d’espace vides que de maisons individuelles avec ou sans jardins, faut sortir de Paris de temps en temps!!!!!!!
    Bref c’est encore une façon de plus de culpabiliser les gens “du bas” c’est triste franchement!!!!

  • Bonjour; ça me décoiffe. Voir http://paysdefayence.blogspot.fr/
    Tout
    paraît si juste; les commentaires – j’ai retenu celui de François
    Mangin – et vos réponses sont toutes pour confirmer votre point de vue!
    mais le problème c’est que c’est archi multi factoriel. Croissance
    exponentielle encore un temps de la population et de ses
    activités, croissance exponentielle de l’extraction de ressources et de
    la production de biens et de services, mégapoles comme Kolkata, Mexico,
    Lagos etc… changement climatique qu’il soit ou non d’origine humaine
    par la production et la consommation d’énergie fossile… Par son côté
    urbanisation, ce billet rejoint tous ceux que je publie sur notre pays
    de Fayence dans les rubriques PLU, SCOT,… Merci de nous donner matière
    à réflexion.