Les décideurs de plus en plus attentifs à l’intégration de la RSE

Les décideurs de plus en plus attentifs à l’intégration de la RSE

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Les dirigeants sont de plus en plus attentifs à la RSE et à son intégration dans l’entreprise. C’est en tout cas ce que révèle une étude menée par Viavoice en partenariat avec HEC.

La RSE : une opportunité pour les entreprises selon les décideurs

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La majorité des décideurs semblent conscients que la RSE représente une opportunité économique pour les entreprises. Ainsi, ils sont 55% à considérer la RSE comme un avantage concurrentiel. À l’opposé, ils ne sont plus que 21% à considérer que la RSE est une contrainte pour le business.

C’est le signe que peu à peu les mentalités évoluent sur ce sujet : de plus en plus de chefs d’entreprise ont pris conscience que la RSE n’est pas seulement une contrainte réglementaire, mais aussi un moyen de différenciation, un moyen de se forger une identité d’entreprise plus responsable et donc d’attirer plus de clients et de financeurs. En ce sens, une majorité semble avoir compris quel était l’intérêt de faire de la RSE.

Pour une intégration de la RSE dans la stratégie des entreprises

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Mais certains vont encore plus loin : beaucoup de décideurs considèrent désormais qu’il est important que la RSE ne soit plus cloisonnée dans l’entreprise, mais qu’elle fasse partie intégrante de la stratégie commerciale de l’entreprise et de ses opérations courantes. Ils sont 52% à penser que cette intégration de la RSE est souhaitable, contre 43% qui préfèrent conserver une séparation entre RSE et stratégie.

La majorité des dirigeants soutiennent aussi l’idée qu’il faut aller plus loin en matière de RSE. En particulier 54% estiment qu’il faut dépasser les seules obligations réglementaires en matière de RSE dans l’entreprise. On peut donc penser que l’on est en train d’assister à un changement de paradigme à propos de la RSE : de plus en plus de décideurs y voient non seulement une opportunité de faire grandir leur entreprise, mais ils sont de plus en plus nombreux à vouloir la mettre au coeur de leur business, en allant de plus en plus loin.

Malgré tout : une définition encore restrictive de la RSE

Toutefois, l’optimisme de ces constats est à nuancer, car les décideurs semblent encore avoir une vision assez limitée et restrictive de la RSE et surtout de son application dans l’entreprise. Ainsi la plupart des dirigeants considèrent encore c’est la responsabilité du salarié de porter la RSE dans l’entreprise (à 45%). Ils ne sont que 26% à penser que le management a un rôle déterminant à jouer, ou 8% à penser que les actionnaires ont une responsabilité dans l’établissement de la stratégie RSE.

Ce constat semble pourtant en contradiction avec la plupart des études récentes, qui montrent que si un engagement des salariés est fondamental pour la RSE, c’est bien l’engagement du CEO, du top management et des managers opérationnels qui conditionne à la fois l’efficacité d’une démarche RSE et son application concrète dans la vie quotidienne de l’entreprise.

La raison de cette perception est sans doute à mettre en parallèle avec la conception que ces dirigeants ont des priorités d’une stratégie RSE. Ils sont 51% à considérer que le bien-être au travail est la priorité de la RSE, ce qui est évidemment une problématique où l’engagement des salariés est fondamental. En revanche, à peine plus d’un tiers considèrent l’environnement ou la gouvernance comme une priorité de la RSE. Or c’est sur ces sujets, bien sûr, que l’engagement du top management et des dirigeants est le plus fondamental pour amorcer une démarche globale et structurée.

Les dirigeants ont donc tendance à considérer la RSE comme une action par et pour les salariés et à se dédouaner parfois de leurs responsabilités sur cette question.

Mais globalement, l’étude montre des chiffres encourageants, puisque les dirigeants prennent de plus en plus conscience de l’intérêt économique et stratégique de la RSE.