Biomimétisme : définition et exemples – Qu’est-ce que le biomimétisme ?

Le biomimétisme, qu’est-ce que c’est ? Dans quels domaines s’applique-t-il et pour quelles perspectives ? Exemples d’applications biomimétiques. Les normes du biomimétisme.

Définition du biomimétisme

Le biomimétisme (littéralement : imitation du vivant) consiste à s’inspirer des solutions de sélection naturelle adoptées par l’évolution, pour en transposer les principes et les processus en matière d’ingénierie humaine. La démarche vise à privilégier des « choix » éprouvés par la nature, dans le cadre d’un développement durable en meilleure harmonie avec l’environnement et soutenable sur le long terme.

Forgé par l’universitaire américain Otto Schmitt, le terme « biomimetics » peut donc se résumer en quelques mots par le transfert de modèles et mécanismes biologiques vers la technologie.

Biomimétisme : domaines d’application et perspectives

Le biomimétisme concerne de nombreux secteurs de l’activité humaine : médecine, recherche, industrie, économie, architecture et urbanisme, agriculture, gestion et aménagement d’écosystèmes… La liste n’est pas exhaustive car il s’agit avant tout d’une démarche, dont le principe peut s’appliquer plus ou moins directement à tous les domaines.

Le concept s’appuie sur une idée maîtresse : la nature fonctionne toujours sur un principe d’économie et d’efficacité optimale, et elle ne génère aucun déchet (« rien ne se perd, tout se transforme »). Quel qu’en soit le domaine d’application, la philosophie biomimétique s’inscrit donc explicitement dans une stratégie globale de développement responsable, soucieuse d’instaurer un équilibre viable entre les ressources offertes par la planète et leur exploitation. La protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique en sont les corollaires naturels.

Quelques exemples de biomimétisme

  • Le premier engin volant plus lourd que l’air des frères Wright, en 1903, s’inspire du vol du pigeon.
  • Le Velcro est né de l’observation des crochets mis en œuvre par certaines plantes pour la propagation de leurs graines via le pelage des animaux.
  • L’architecture s’inspire des termitières pour concevoir des structures de bâtiments à climatisation passive.
  • L’étude de la peau du requin est à l’origine de combinaisons de natation particulièrement performantes, ainsi que d’un vernis pour le fuselage des avions.

Biomimétisme : les normes

Secteur émergent, encore en devenir, le biomimétisme fait l’objet d’un travail de normalisation, notamment par l’Organisation internationale de normalisation (ISO) et par l’Association française de normalisation (AFNOR), qui a d’ores et déjà débouché sur la norme ISO 18458 (relative à la terminologie, aux concepts et à la méthodologie), la norme ISO 18459 (optimisation biomimétique) et la norme XP X42-502 (biomimétique et éco-conception).