Économie de la fonctionnalité : définition, exemples et perspectives

Que signifie le concept d’économie de la fonctionnalité ? Sur quels principes et modalités s’articule cette économie ? En quoi s’intègre-t-elle aux stratégies RSE et de développement durable ? Deux exemples emblématiques d’économie de la fonctionnalité.

Qu’est-ce que l’économie de la fonctionnalité ?

L’économie de la fonctionnalité vise à remplacer la vente d’un bien matériel ou d’un service traditionnel par la vente d’une solution intégrée de mise à disposition d’un bien + service. Il s’agit d’une innovation de rupture qui substitue la valeur d’usage à la valeur de propriété.

Ce type de process s’inscrit dans une perspective globale de réduction des impacts négatifs environnementaux et sociétaux de l’activité économique. L’économie de la fonctionnalité est donc directement en phase avec les démarches de RSE et de développement durable des entreprises et autres organisations.

Principes et modalités de l’économie de la fonctionnalité

Le moteur conceptuel de l’économie de la fonctionnalité consiste à proposer au consommateur (particulier, entreprise ou autre) une nouvelle approche de ses modes de consommation, de manière à s’adapter constamment à l’évolution de ses besoins tout en préservant son pouvoir d’achat et en répondant à des critères aujourd’hui incontournables d’économie des ressources et de protection/amélioration de l’environnement. Cette économie reste cependant partie prenante des lois du marché, avec ses exigences de rentabilité.

Elle développe pour cela des process commerciaux spécifiques, basés non pas sur le transfert de propriété de biens d’usage, mais sur la contractualisation de l’usage de ces biens, le plus souvent via un système d’abonnement (Velib’, Autolib’…).

Les apports de l’économie de la fonctionnalité en termes de RSE et de développement durable

L’économie de la fonctionnalité va plus loin que la simple location classique de biens d’usage, le plus souvent basée sur les seuls critères de la rentabilité et de la concurrence. Elle intègre en effet par nature des impératifs de mieux-être social et sociétal, ainsi qu’un souci permanent du développement responsable (utilisation partagée d’un bien plutôt que multiplication de la propriété individuelle, plus grande durabilité des produits visant à une exploitation la plus longue possible, économie des ressources et moindres rejets polluants grâce à un usage plus communautaire…).

Toute entreprise ou organisation engagée dans une stratégie RSE gagnera donc à intégrer à sa démarche des éléments d’économie de la fonctionnalité.

Économie de la fonctionnalité : deux exemples types

  • Michelin : remplacement de la vente des pneus aux transporteurs routiers par la mise en place d’un dispositif de paiement au nombre de kilomètres parcourus, avec un service complet de gestion du cycle de vie (optimisation personnalisée de la pression, conseil, maintenance…).
  • Xerox : mise à disposition (sans vente ni location) de photocopieurs dans les locaux des clients, et facturation à la feuille, avec service de suivi et de maintenance des appareils et consommables.