Global Reporting Initiative (GRI) : définition, indicateurs, lignes directrices

Qu’est-ce que la Global Reporting Initiative (GRI) ? Sur quels indicateurs se fonde la GRI ? Quel est l’apport des lignes directrices G4 ? Où se procurer les documents GRI en français ?

Définition simple de la GRI

La Global Reporting Initiative, ou GRI, est une ONG née en 1997 de l’association du CERES (Coalition for Environmentally Responsible Economies) et du PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement). Elle intègre d’autres parties prenantes (sociétés, organismes, associations…) du monde entier. Elle a été constituée pour établir un référentiel d’indicateurs permettant de mesurer le niveau d’avancement des programmes des entreprises en matière de développement durable (voir la définition du développement durable). Elle propose à cet effet une série de lignes directrices afin de rendre compte des différents degrés de performance aux plans économique, social et environnemental.

Publiées pour la première fois en 2000, puis révisées en 2002 et 2006, les lignes directrices de la GRI ont fait l’objet en 2013 d’une édition dite G4. Aujourd’hui, les lignes directrices de la GRI G4 sont largement utilisées par les entreprises et diverses organisations pour produire leurs rapports RSE (pour plus d’informations, voir la définition de la RSE et la définition d’un rapport RSE)

Global Reporting Initiative (GRI) : les indicateurs

Pour chaque domaine d’application, les indicateurs de performance GRI se structurent en 2 niveaux selon leur degré d’importance : les indicateurs de base et les indicateurs supplémentaires. Les domaines pris en compte sont :

  • L’économie
  • L’environnement
  • Les Droits de l’Homme
  • Les relations sociales et conditions de travail
  • La responsabilité en termes de produits
  • La société

Global Reporting Initiative G4 : les lignes directrices

Élaborées avec la collaboration d’un grand nombre de parties prenantes au niveau mondial (multinationales, banques, cabinets d’expertise, réseaux d’influence, organisations de différentes obédiences…), les lignes directrices GRI G4 privilégient une approche sectorielle renforcée, garante d’une meilleure mise en perspective et d’une vision comparative plus affûtée. Elles mettent en outre l’accent sur les aspects concrets des actions engagées et sur leur pertinence effective, pour une évaluation plus fine de l’impact desdites actions sur les performances de l’entreprise (tout en laissant des opportunités de choix ouvert quant aux modalités pratiques d’application des recommandations).

À titre d’exemples, on peut citer les supports de publication et modes de rédaction suivants :

  • Matrice de matérialité : inventaire des enjeux en situation, méthode de hiérarchisation.
  • Tableau de bord des indicateurs extra-financiers : explicitation des priorités, définition des engagements et des objectifs, évaluation et analyse en termes de résultats atteints ou restant à atteindre.
  • Table de correspondance : indicateurs vérifiés, non vérifiés, en cours de vérification ; explication des différents niveaux de réalisation.
  • Précision de la rédaction : filtrage des informations, concision, clarté.
  • Lisibilité : techniques du storytelling, schémas, différenciation des impacts directs et indirects.
  • Supports dynamiques et ciblés : liens hypertextes, logique d’intégration des sources d’information et des modes de diffusion, rapports contextualisés (par filiale, par région…).

Comment mettre en place la Global Reporting Initiative dans son rapport RSE

Les principes de rédaction de la GRI

Conformément aux documents proposés par la GRI, il existe une méthodologie de mise en oeuvre de l’initiative dans le cadre des rapports RSE des entreprises. Il s’agit pour l’entreprise qui souhaite établir un reporting aux standards de la GRI G4 de respecter certains principes :

Définition des principes de contenus de la GRI:

Le guide de mise en oeuvre de la GRI précise : « Les principes de contenus guident la prise de décisions pour définir le contenu à aborder dans le rapport en examinant les activités et impacts de l’organisation ainsi que les attentes et intérêts réels de ses parties prenantes. » Il s’agit de permettre :

  • L’implication des parties prenantes
  • La présentation du contexte « développement durable » dans lequel l’entreprise évolue
  • La pertinence : les aspects qui reflètent un impact significatif (environnemental, social ou économique de l’entreprise) ou influencent les décisions des parties prenantes
  • L’exhaustivité  : aborder les aspects du reporting de manière suffisamment large et précise pour qu’ils permettent aux parties prenantes de les évaluer

Définition des principes de qualité de la GRI :

Concernant les principes de qualité, le guide de mise en oeuvre spécifie : « Les Principes de qualité éclairent les choix relatifs à la qualité des informations communiquées dans le rapport, y compris en matière de présentation. La qualité de ces informations est fondamentale pour permettre aux parties prenantes d’évaluer avec justesse et légitimité la performance de l’organisation et de prendre les mesures appropriées. » Il s’agit de permettre :

  • L’équilibre : ne négliger aucun aspect de la performance « développement durable » de l’organisation, qu’il soit bon ou mauvais
  • La comparabilité : présenter les données sous une forme qui permette d’analyser les changements et la valeur des changements dans l’organisation
  • Précision : « les informations communiquées doivent être suffisamment précises et détaillées pour permettre aux parties prenantes d’évaluer la performance de l’organisation »
  • Ponctualité : publier son rapport à intervalles réguliers
  • Clarté : présenter l’information de manière compréhensible et accessible
  • Fiabilité : « l’organisation doit rassembler, enregistrer, compiler, analyser et communiquer les informations et processus utilisés lors de la préparation du rapport de manière à permettre une vérification et à démontrer la qualité et la pertinence des informations. »

Définition de la structure d’un rapport GRI

Concernant la structure, un rapport respectant les normes de la GRI doit comporter les éléments suivants :

Les éléments généraux :

  • Stratégie et analyse
  • Profil de l’organisation
  • Aspects et périmètres pertinents identifiés
  • Implication des parties prenantes
  • Profil du rapport
  • Gouvernance
  • Éthique et intégrité

Les éléments spécifiques :

Ils sont répartis en 3 catégories : les catégories économiques, environnementales et sociales, elles-mêmes séparés en différents aspects, résumés dans le tableau

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L’ensemble de la méthodologie de mise en oeuvre d’un rapport GRI G4 est disponible en français dans le « Guide de mise en oeuvre : G4 Lignes directrices pour le reporting développement durable ».

Global Reporting Initiative en français : les textes

En France, la GRI G4 offre aux entreprises concernées un outil particulièrement adapté à l’établissement de leur rapport RSE (Responsabilité sociale des entreprises).

La traduction française des principes et lignes directrices de la Global Reporting Initiative G4, ainsi qu’un guide de mise en œuvre, sont disponibles en ligne sur le site de la GRI.