Mondialisation : définition, périmètre et impact sur les stratégies RSE

Qu’est-ce que la mondialisation ? Dans quels domaines s’exerce-t-elle ? Comment s’articule-t-elle avec les critères de la RSE et du développement durable ?

Définition de la mondialisation

La mondialisation (ou globalisation) se caractérise par un processus de développement des mouvements et échanges d’êtres humains, de biens et de services, de capitaux, de technologies et de pratiques culturelles sur toute la planète, générant un niveau d’interaction croissant entre les différentes régions et populations du globe.

Pour certains, ce processus, qui s’accentue de manière exponentielle depuis les deux dernières décennies du XXe siècle, est inhérent à la nature humaine, et a débuté dès la sortie d’Homo sapiens du berceau africain, il y a environ 60 000 ans.

Son emballement actuel est essentiellement dû aux progrès technologiques en matière de transports et de communication.

Les différents volets de la globalisation

Souvent circonscrit aux réalités de la mondialisation économique et financière, le phénomène embrasse un champ bien plus large que celui de la simple circulation des biens et services et des capitaux ou de la concentration managériale des multinationales :

  • Le volet politique : développement et influence croissante des organisations internationales telles que l’ONU ou l’OMS, ainsi que des ONG.
  • Le volet sociologique : circulation de l’information en temps réel, interconnexion et interdépendance des événements et de leurs conséquences.
  • Le volet culturel : interpénétration des cultures dans toute leur diversité, mais aussi émergence d’une supraculture mondialisée.
  • Le volet géographique : nouvelle organisation et hiérarchisation des différentes régions du monde, en constante évolution.

Mondialisation économique, développement durable et RSE

Phénomène touchant tous les secteurs d’activité à plus ou moins grande échelle, la globalisation économique se voit inéluctablement confrontée aux problématiques du développement durable et de la responsabilité sociale/sociétale des entreprises. La relation entre des pôles d’exigence qui peuvent sembler incompatibles est plus complexe qu’il n’y paraît.

A priori, en effet, une production et une circulation mondialisées des marchandises s’opposent à la notion de circuit court, économe en ressources énergétiques et en émissions de gaz à effet de serre. De ce fait, les détracteur de la mondialisation avancent souvent qu’elle contribue à accélérer le réchauffement climatique et ne respecte pas les principes de l’écologie. Les conséquences des délocalisations (destruction d’emplois dans les pays à haut coût de main d’œuvre, conditions de travail dégradées dans les pays à bas coût) sont également en contradiction avec les critères d’une démarche RSE.

Ces conflits d’intérêt consubstantiels à la mondialisation laissent cependant augurer d’une évolution favorable à toutes les parties, dans la mesure où un système économique trop déséquilibré pèche à terme par un défaut rédhibitoire de visibilité et de viabilité. Seule une synergie mondiale des réponses à apporter aux problèmes engendrés par la globalisation pourra corriger efficacement ce déséquilibre, notamment en comblant progressivement le fossé entre les niveaux d’un développement raisonné au Nord et au Sud. Les choix stratégiques mis en œuvre par les multinationales seront déterminants sur ce point.