Exposition Climats Artificiels : Réflexion Poétique sur les Enjeux Climatiques

Exposition Climats Artificiels : Réflexion Poétique sur les Enjeux Climatiques

Projection (2003-2005), Bétadigital & animation couleur, 3 min en boucle. © Laurent Grasso

Lisibilité

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L’Espace Fondation EDF accueillera, du 4 octobre au 28 février 2016, l’exposition Climats Artificiels. Avec une trentaine d’œuvres, d’artistes de tous horizons, le parti pris est simple : proposer une vision métaphorique des enjeux climatiques, et permettre à chacun de se questionner, et de les appréhender avec poésie.

2015, les initiatives fleurissent : une année riche pendant laquelle artistes, société civile, instances publiques, scientifiques et entreprises se réunissent à travers les univers des arts et des écologies. En résonance à la COP21, la Fondation EDF propose une exposition sensible qui met en perspective le changement climatique à travers la vision d’artistes contemporains de renom, parmi lesquels Marina Abramović, Hicham Berrada, Spencer Finch, Laurent Grasso, Hans Haacke, Ange Leccia, Yoko Ono ou encore Pavel Peppertsein .

Traverser un nuage, plonger dans une biosphère de verdure ou observer une fumée noire recouvrir peu à peu Paris… L’idée de se placer au-dessus d’un nuage laisse entrevoir une volonté aussi poétique qu’utopique d’imaginer une nouvelle occupation de la Terre. L’exposition propose un cheminement métaphorique et poétique des interprétations et usages du climat par les artistes en 3 parties.

« L’état du ciel » autour de l’installation de Testsuo Kondo Cloudscapes présente plusieurs démarches d’artistes qui souhaitent capter, par la prise de vue photographique ou par la reproduction, le climat. Par leur manipulation, les artistes questionnent l’essence de la nature, la remettent en cause, voire même la détournent. On y croise les nuages de Bente Skjottegaard, Marina Abramović, Sonja Braas, Vaughn Bell, Hicham Berrada, les nébuleuses de Charlotte Charbonnel, Spencer Finch, Chema Madoz, Chris Morin, Yoko Ono.

« États transitoires » témoignent de l’état transitoire et changeant d’un environnement. Figées ou en mouvement, les œuvres semblent évoluer, passer d’un état à un autre, ou se maintenir dans un équilibre précaire. Le visiteur découvre ici le travail de cartographie climatique de Baily, Corby & Mackenzie, Julien Charrière, Rebecca Digne, Hans Haacke, la mer d’Ange Leccia, Pavel Peppertsein, Stéphane Sautour.

« Catastrophes ordinaires », propose une rêverie cauchemardesque autour de phénomènes dont l’origine naturelle ou artificielle est indistincte. Invitation à étudier et à percevoir les éléments qui nous entourent d’une nouvelle manière, les œuvres attestent d’un ensemble d’incidents devenus communs

Les artistes de l’exposition s’emparent de l’écologie comme nouvel outil de réflexion, et par leurs approches sensibles, interrogatives, proposent de véritables évocations poétiques de « Climats ».