La RSE et le développement durable en entreprise : e-RSE.net https://e-rse.net La RSE et le développement durable en entreprise : e-RSE.net Fri, 28 Jul 2017 09:17:35 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8 Ecologie, santé, argent : relevez le challenge de la mobilité active ! https://e-rse.net/mobilite-active-ecologie-sante-economies-26429/ https://e-rse.net/mobilite-active-ecologie-sante-economies-26429/#respond Thu, 27 Jul 2017 07:48:34 +0000 https://e-rse.net/?p=26429 Et si une des manières d'être écolo de préserver sa santé et d'économiser, c'était de réapprendre à marcher ? Relevez le challenge de la mobilité active !

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Et si une des manières d’être écolo au quotidien, c’était de réapprendre à être actif ? De réapprendre à marcher ? Relevez le challenge de la mobilité active et soyez plus écolo, en bonne santé et économisez de l’argent !

Ca ne sera pas une surprise pour vous si l’on vous dit que les transports font partie des secteurs les plus polluants dans notre vie. Dans la vie d’un français, le transport est le deuxième poste de pollution, juste derrière l’habitation (et les dépenses d’énergie pour la maison). Et c’est logique : la plupart des déplacements se réalisent en voiture, qui brûle soit du pétrole soit du diesel. Chaque fois que vous vous déplacez avec une voiture, vous émettez donc un joli combo de gaz à effet de serre, de particules fines et de pollutions diverses.

Mais tout cela n’est pas une fin ! Vous pouvez changer les choses en adoptant le challenge de la mobilité active.

Pourquoi revenir à la mobilité active ?

Marcher-travail-reunion-sante-bien-etreLa mobilité active regroupe tous les modes de transport qui se basent sur l’action musculaire plutôt que sur un moteur ou une source d’énergie externe. Il s’agit donc de la marche, du vélo, mais aussi de la trottinette, du roller ou encore du skate.

La mobilité active, c’est bon pour la planète

La première raison de revenir à ce type de locomotions, c’est que c’est bon pour la planète. En effet, quand vous marchez, que vous faites du vélo ou que vous vous déplacez en skate, c’est 0 émissions de CO2. Pas de pollution non plus liée à la production d’un engin complexe, pas de ressources utilisées… L’impact négatif sur la planète est donc nul (ou presque).

La mobilité active, c’est bon pour la santé

L’autre raison, c’est que c’est bon pour votre santé. Les sociétés modernes utilisent de moins en moins leur corps pour se déplacer. En France, on marche en moyenne 5000 pas par jour, ce qui est moitié moins que le minimum recommandé par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). La majorité des Français est donc considérée comme sédentaire. Une étude britannique a montré que durant les 20 dernières années, le nombre de trajets effectués à pied a diminué de près de 30%. Or la marche, selon de nombreuses études, reste l’une des meilleurs façons de préserver sa santé articulaire, cardio-vasculaire, de lutter contre les maladies métaboliques (diabète, obésité) et de prolonger son espérance de vie. Plusieurs études scientifiques ont d’ailleurs prouvé que la marche rapide est plus efficace que la course à pied sur le plan de la santé. Mais c’est aussi valable pour les autres modes de déplacement actifs comme le vélo.

La mobilité active, c’est bon pour le porte monnaie

Enfin, dernière bonne raison de pratiquer la mobilité active : ça coûte moins cher. Pas d’essence à payer, moins d’entretien pour votre véhicule, pas d’assurance à payer (si vous n’avez pas de voiture).

Adoptez le challenge de la mobilité active

ville sans voiture véloPour réapprendre à utiliser des moyens de transports actifs, ce n’est pas très compliqué. Il suffit d’un peu de volonté, mais au bout de quelques temps, on en retire des bénéfices en termes de santé, d’économies et en termes écologiques. Mais alors comment faire ? Lancez-vous un challenge de la mobilité active ! Commencez par télécharger une appli de mesure de vos pas et déplacements. Ensuite, passez une ou deux journées normales pour vous situer. Si vous marchez moins de 3000 pas par jour, c’est que vous êtes très sédentaire et il faut vous y mettre ! Entre 3000 et 6000 vous êtes dans la moyenne, mais cela reste trop peu. L’objectif est de dépasser les 10 000 pas par jour. Voici comment y parvenir facilement.

  • Ne prenez plus jamais la voiture pour les trajets de moins de 5 km. A moins de 2 km, la marche est de toute façon le moyen de transport le plus rapide. Au dessus il y a le vélo, qui est plus rapide que la voiture en ville. Un trajet de 5 km à pied ne prend que 30 minutes lorsque vous êtes habitués !
  • Essayez de vous rendre à votre travail à pied ou à vélo. C’est faisable si vous habitez à moins de 10 km en vélo, au delà cela peut commencer à faire long si l’on a pas l’habitude. Dans ce cas, prenez les transports en commun : les études montrent que les français qui prennent le plus les transports en commun sont aussi ceux qui marchent le plus et sont le plus en forme.
  • Marchez de plus en plus vite : la marche rapide est plus efficace que la marche lente. Quand vous vous sentez à l’aise, accélérez quelques minutes puis revenez à un rythme moins soutenu si vous fatiguez. Accélérez régulièrement jusqu’à ce que cela devienne une seconde nature.
  • En transport en commun, arrêtez vous un arrêt avant votre objectif. Dans les grandes villes deux arrêts de bus ou de métro sont généralement séparés par seulement 500 mètres. Cela vous prendra à peine 5 minutes de plus.
  • Prenez les escaliers plutôt que les ascenseurs et les escalators
  • Essayez les modes de déplacements plus originaux : trottinette, roller, skate …

 

Le but ? Arriver progressivement à 10 000 pas par jour et ensuite tenter d’atteindre 15 000 ! Votre cœur, votre santé, la planète et votre porte monnaie vous remercieront.

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Un engagement RSE de plus pour la Scop d’imprimerie Reprotechnique https://e-rse.net/made-in-scop-engagement-rse-imprimerie-reprotechnique-26440/ https://e-rse.net/made-in-scop-engagement-rse-imprimerie-reprotechnique-26440/#respond Wed, 26 Jul 2017 14:46:57 +0000 https://e-rse.net/?p=26440 Lors de l’inauguration de son centre, Reprotechnique revient sur son projet social d'insertion et réaffirme ses engagements RSE.

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A l’occasion de l’inauguration de son nouveau centre de numérisation et impression numérique en insertion, unique en Ile-de-France, Reprotechnique réaffirme ses engagements RSE. Nathalie Jammes, Déléguée Générale de la Fédération des Scop de la Communication, revient sur le projet social de cette structure.

Quelques moments de partage au cœur de cette entreprise engagée et engageante

Yvette a chaud, mais affiche un sourire radieux. Ce 22 juin, nous la rencontrons au cocktail d’une soirée caniculaire sur le site d’impression et de numérisation de Reprotechnique, à Magnanville (78), trinquant à l’été avec sa collègue Lola. “Ici, je viens travailler chaque matin avec plaisir” confie-t-elle discrètement. La convivialité de l’événement finit par avoir raison de sa timidité. Complice des premiers jours, Lola la jeune reprographe garde un oeil bienveillant sur son ainée ; elle le fait naturellement depuis qu’Yvette a intégré les rangs de l’imprimerie en contrat d’insertion, au mois de novembre dernier.

Depuis lors, l’entreprise historique de reprographie, reprise en SCOP par ses salariés il y a près de 4 ans, est effectivement conventionnée entreprise d’insertion. Forte d’une belle santé financière, elle a également engagé près de 500 000 euros pour rénover entièrement son site de Magnanville duquel opèrent Yvette, Lola et une dizaine d’autres des 77 collaborateurs du groupe.

Une entreprise d’insertion, cela veut dire quoi exactement ?

C’est une entreprise qui intègre parmi ses salariés des personnes éloignées de l’emploi – souvent sans qualification, en difficulté financière voire en situation d’exclusion.

Le but est de leur apporter un accompagnement socioprofessionnel pendant les 4 à 24 mois de leur contrat spécifique au sein de l’entreprise ; il s’agit de “les aider à reconstruire leur démarche de projet et à retrouver un emploi pérenne à la fin de leur période d’insertion” nous explique la nouvelle chargée d’insertion au sein de Reprotechnique.

Depuis le mois de novembre, elle suit ainsi les parcours des deux premières salariées en insertion accueillies par la SCOP sur son site de Magnanville. Et le premier bilan est très encourageant : “Tout a été carré et ficelé en 6 mois ; nous avons posé les objectifs individuels et travaillé sur leur projet professionnel en levant les freins à l’emploi. L’une d’elle est d’ailleurs sur le point de commencer une formation”. Ce qui améliorera grandement son employabilité future.

Un modèle économique alliant performance, innovation et projet social

Car si l’accompagnement et les formations sont bien sûr mises en place sur le temps de travail des salariés en insertion, cela n’empêche pas l’entreprise d’être productive et de remplir les objectifs qu’elle s’est fixés. Il s’agit de s’organiser un peu différemment, de créer des binômes intelligents afin d’assurer la formation interne et la transmission des différents savoir-faire, et ne pas hésiter à communiquer sur ses engagements sociaux afin d’enclencher des cercles vertueux avec ses partenaires.

La célébration de la fin des travaux, comme l’été qui arrive, sont ainsi autant d’occasions de rassembler sociétaires, clients et partenaires à prendre part à la suite des aventures engagées de la coopérative. Et pour Olivier Crus, que les salariés ont élu à la tête de l’entreprise depuis son rachat, c’est également l’occasion de rappeler certains messages importants.

Au pupitre quelques instants en compagnie de Jonathan Laugel, international de rugby à 7 et parrain du site, il raconte ainsi le résultat d’une prise de conscience évidente, relative à “la quête de sens de la société dans son ensemble”.

À l’échelle de Reprotechnique, celle-ci se matérialise plus particulièrement dans l’évolution d’une responsabilité collective, depuis son passage en SCOP et l’amélioration continue de sa performance environnementale jusqu’à l’engagement social qui se lit ici, avec la volonté de faire du pôle de Magnanville le lieu d’un parcours “mixant montée en compétence et savoir-être”. Indispensable aujourd’hui au succès des salariés accueillis en insertion et à leur autonomisation sur un marché de l’emploi en pleine évolution et pas toujours très sécurisant.

Les agitateurs d’idées en action

En attendant, les discussions vont bon train dans l’assemblée à mesure que la température descend ; ici c’est Jonathan Laugel, qui poursuit ses études à l’école de Management de Grenoble qui explique plus en détails les missions du stage de fin d’étude, qu’il poursuit avec entrain au niveau du siège de l’imprimerie à Colombes.

À quelques pas, une oreille attentive sur le solo de saxophone qui rythme la soirée, c’est Pauline Estevenon, en charge de vérifier que tous les sites de production répondent bien aux critères de leur certification environnementale, qui discute traitement des déchets et recyclage avec Sabine Duffner.

La représentante des services techniques de la ville de Vernon, ancienne adjointe de Sébastien Lecornu, lequel vient juste d’être nommé secrétaire d’Etat au sein du ministère de la transition écologique et solidaire sous la tutelle de Nicolas Hulot, attend avec impatience la fusion des compétences des intercommunalités pour accélérer le mouvement zéro déchet des collectivités territoriales.

Un peu plus loin, Marie Choquet, la responsable développement du réseau MadeinScop dont Reprotechnique fait partie, soutient le positionnement du Relais Restauration, une autre entreprise d’insertion, qui officie comme traiteur ce soir. Elle argumente auprès de l’un des invités :

Il s’agit de reconnaître une valeur plus large aux offres de services de ces entreprises porteuses d’un projet social ; outre leur qualité intrinsèque, elles permettent également de valoriser l’intégration des clauses sociales auprès des grands groupes, surtout lorsque ceux-ci n’ont pas encore forcément les possibilités de le faire en interne.

Le débat se poursuivra bien sûr, dans chacune des actions de valorisation des “achats responsables” que poursuivent MadeinScop, Reprotechnique et beaucoup d’autres acteurs encore, toujours plus nombreux à mesure que les prises de consciences s’effectuent.

Plein d’agitateurs d’idées en somme, comme aime à les appeler Olivier Crus, pour décider de faire autrement et surtout pour démontrer que cela est possible.

Mais pour le moment, c’est autour d’un énorme gâteau d’anniversaire que se termine doucement la soirée. Jean-Pierre Facy, responsable grands comptes, souffle ses soixante bougies entouré de tous ses co-actionnaires ; autant de salariés engagés autour d’un projet commun, qu’ils font mûrir ensemble avec force et humanité.

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Écologie : il faut réhabiliter les notions de proximité et de localité https://e-rse.net/ecologie-proximite-localite-26418/ https://e-rse.net/ecologie-proximite-localite-26418/#respond Wed, 26 Jul 2017 08:52:17 +0000 https://e-rse.net/?p=26418 Consommer local ou acheter écolo ne suffit pas ! Pour être vraiment écolo, il faut plus. Et si on réapprenait vraiment à vivre dans la proximité ?

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La mondialisation et avec elle le progrès technique, l’avènement de transports de plus en plus efficaces et de télécommunications instantanées a un effet paradoxal sur les notions de proximité et de distance. Aujourd’hui, rien n’est vraiment loin alors que tout vient du bout du monde. Des vacances à plus de 6 000 km ne nécessitent que de réserver un billet d’avion depuis son ordinateur. Manger un poke bowl rempli d’avocats cultivés au Pérou ou en Israël ne nécessite que quelques minutes de trajet jusqu’à son supermarché ou à son spot de street food préféré. Communiquer avec un proche à l’autre bout de la planète ne nécessite que d’appuyer sur son écran tactile. Traverser tout un département pour se rendre au travail ne nécessite que de prendre le volant quelques dizaines de minutes.

Écologie et proximité : les premiers pas du consommer local

agro-ecologie-permacultureDans notre perception quotidienne, plus rien ne semble loin car tout va désormais très vite. Pourtant, dans les faits, nos gestes les plus anodins ont souvent des racines à l’autre bout du monde. Ainsi, la plupart de nos achats ont traversé la moitié de la planète avant d’arriver dans notre panier. C’est vrai pour les aliments : les plus à la mode (avocats, graine de chia, fruit du dragon, papaye, quinoa….) viennent tous de pays lointains. C’est vrai aussi pour les produits manufacturés les plus tendance, comme les smartphones qui sont fabriqués en Asie du Sud-Est, à partir de matériaux récoltés de l’Afrique à la Bolivie. C’est également le cas pour nos textiles, même ceux qui sont “Made in France” puisque le coton qui les constitue est produit à l’autre bout du monde.

A cause de cette tendance, on multiplie évidemment les gaspillages et les pollutions. A-t-on vraiment besoin de cet avocat du bout du monde omniprésent sur les tables à la mode, quand on sait que les nutriments qu’ils contient se trouvent facilement dans des productions endémiques comme le brocoli, le chou, le chou-fleur ou les lentilles ? A-t-on vraiment besoin que nos produits traversent l’Atlantique du Sud au Nord ou toute l’Europe à bord d’avions qui émettent plusieurs centaines de tonnes de CO2 par voyage ? Pas vraiment.

Fort de ce constat, il s’est mis progressivement en place une tendance du “consommer local”. Les circuits courts ont la cote, les produits régionaux ou du terroir ont le vente en poupe. Ainsi, les marchés de producteurs se développent autour par exemple des AMAPS ou de la Ruche qui dit Oui. Les labels Made in France ont fait la une des dernières années et ont même désormais droit à leur festival. Bref, consommer local devient tendance… Mais cela suffit-il ?

Réapprendre la notion de proximité et de localité : vivre local

Ville sans voitureD’une certaine façon, les tendances du consommer local sont salutaires car elles permettent de redynamiser les économies locales, et parce qu’elles réduisent au moins partiellement l’impact environnemental de nos achats (bien que ce ne soit pas toujours le cas, comme nous vous l’expliquions dans notre article “Consommer local : ce n’est pas toujours écologique“).

Mais sur le fond, rien dans tout ça n’interroge vraiment notre perception de la proximité et de la localité. Nous continuons de considérer les distances comme des détails en quelque sorte. Ainsi, on continue à prendre la voiture pour faire 25 km à la moindre occasion, de partir en vacances au bout du monde, de trouver parfaitement légitime de faire 700 km en voiture juste pour aller sur cette plage précise du Sud de la France. Nous continuons aussi de commander instantanément sur Internet des produits livrés le lendemain depuis des entrepôts situés à des centaines de kilomètres et nous estimons normal que ces produits arrivent dans notre boîte aux lettres dans les 3 jours ouvrés. Nous continuons à penser qu’un supermarché situé à 15 km de notre logement est un endroit logique pour faire nos courses car il est plus pratique de tout pouvoir acheter au même endroit. Même quand nous réfléchissons à des solutions écologiques, nous le faisons toujours dans le but de raccourcir les distances, d’aller plus vite et d’aller plus loin. C’est le cas par exemple avec Hyperloop qui prétend pouvoir encore accélérer le transport et réduire au moins virtuellement les distances. Et bien entendu, pendant que nous parcourons ce monde qui est devenu notre arrière cour, nous ne pensons pas aux conséquences environnementales de tous ces déplacements.

Même ceux qui consomment “local” sont victimes du paradoxe de la localité et de la proximité disparue. Ainsi, acheter 1 kg de carottes importées d’Afrique du Sud au supermarché en bas de chez vous polluera moins que d’acheter 1 kg de carottes locales dans une AMAP située à 12 km de voiture de chez vous… car l’impact environnemental du trajet en voiture surpassera les gains liés à la production locale. Le problème, c’est que nous n’interrogeons plus ces distances que nous parcourons chaque jour car notre localité a changé : tout nous paraît proche. Ainsi, quand il ne faut que 30 minutes pour parcourir 25 km, cela semble la porte à côté. Mais sur le plan environnemental, cela représente 3.5 kg de CO2 au mieux, sans compter les pollutions aux particules fines que cela engendre.

En résumé, on peut dire qu’il ne suffit pas de consommer local pour réapprendre à vivre de façon écologique. Il faut vivre local, globalement, c’est à dire réapprendre à penser les distances et leur coût en matière environnementale. En d’autres termes, il faut réhabiliter la notion de proximité et de localité. La vraie, celle qui nous affecte quotidiennement dans nos modes de vie et de déplacement.

Relocaliser : vers une réhabilitation des notions de proximité et de local

ville sans voiture véloBien sûr, dit comme ça, cela paraît simple. Mais concrètement, cela devient compliqué à mettre en place quand on voit que toute nos structures spatiales, sociales et économiques sont conçues pour que la proximité et la localité ne soit justement plus une contrainte. Ainsi, l’espace urbain contemporain, largement structuré par l’étalement urbain, rend indispensable l’usage de la voiture et les parcours de longue distance. Beaucoup de villes sont par exemple segmentées en quartiers d’habitation / quartiers de travail / quartier de loisir. Cela oblige donc à se déplacer entre chaque zone en fonction de ce que l’on doit faire. Même les lieux de consommation sont éloignés : les centres commerciaux sont situés en périphérie des zones habitées, et on doit ainsi prendre sa voiture pour y faire ses achats. D’ailleurs, de plus en plus d’analystes constatent que cette tendance cause progressivement la mort des centre-villes. Repenser la proximité est donc avant tout un choix d’urbanisme, une façon de faire les territoires, de les construire.

On voit bien qu’il s’agit là d’un problème structurel qu’il est impossible de résoudre par des mesures simples : on ne va pas révolutionner des structures urbaines, des modes de transport et des habitudes économiques ancrés depuis des décennies en un coup de baguette magique. Néanmoins, pour penser des modes de vie plus écologiques car plus ancrées sur la proximité et la localité, on peut déjà identifier quelques tendances. En voici les principales.

Penser des zones urbaines plus denses

La première étape pour limiter les distances, c’est de limiter la surface que nous occupons. Autrement dit, si l’on souhaite penser des territoires plus écologique, il s’agit avant tout de penser des espaces denses et de limiter l’étalement urbain. Cela veut dire qu’il faut privilégier les logements collectifs de taille moyenne aux logements individuels, qui occupent plus de place. Or ces dernières années, les politiques publiques en matière d’urbanisme ont eu tendance à faire l’inverse : étalement urbain pour créer des zones urbaines moins denses. Or l’étalement urbain et la périurbanisation ont accru les distances à parcourir, notamment les distances domicile-travail. En 15 ans, la distance moyenne entre le domicile d’un salarié et son lieu de travail a augmenté de 2 km. En revenant à des habitats plus collectifs et plus denses, on pourrait diminuer ces distances.

Protéger et redynamiser les commerces de proximité

L’étape suivante, c’est de relocaliser nos activités. Et il ne s’agit pas juste de relocaliser nos industries en France. Il s’agit de créer les conditions d’une vraie localité pour les habitants dans les territoires. Aujourd’hui, que ce soit pour faire ses courses, pour aller au travail, ou pour accéder aux services, il faut souvent faire 10 voire 20 kilomètres (et souvent en voiture). Les zones d’activité commerciales qui ont fleuri un peu partout à partir des années 1970 ont contribué à cette délocalisation de nos modes de vie : on a installé les commerces en périphérie, ce qui a concurrencé les petits commerces locaux au profit de zones situées souvent plus loin des habitations. Le résultat c’est que désormais, tous les commerces et les services sont plus lointains des domiciles. Il semble donc nécessaire de remettre l’accent sur les commerces de proximité, via des politiques foncières et fiscales adaptées. C’est ce qui a commencé à être fait par l’intermédiaire des zones franches urbaines, mais cela est encore loin d’avoir recréé un tissu de commerces et de services suffisamment denses pour limiter nos besoins en transports.

Aujourd’hui, les centres des grandes villes touristiques voient un rebond des commerces de proximité qui permet de redynamiser l’activité locale. Mais dans les villes moyennes, les commerces périphériques continuent de drainer l’activité ce qui entraîne la disparition progressive de l’activité locale.

Préserver la vie de quartier et améliorer la qualité de vie urbaine

Dans le même ordre d’idée, il s’agit aussi de recréer et de préserver la vie de quartiers. Préserver les commerces et les services est une chose, mais il faut aussi que les quartiers, malgré la densité, soient agréables à vivre pour recréer une vie locale ancrée dans les territoires. Il s’agit donc aussi de préserver les espaces verts, les zones piétonnes, de réduire les nuisances liées aux transports, de soutenir les associations locales et les projets culturels locaux.

Et évidemment, une telle refonte des territoires devrait naturellement s’accompagner de mesures pour flexibiliser les conditions de travail. Le télétravail, quand c’est possible, est une manière de réduire les distances, comme les bureaux partagés. Dans certaines conditions, l’utilisation des nouvelles technologies permet aussi d’éviter les déplacements. Bref, c’est toute l’architecture de notre vie sociale, économique et spatiale qu’il faudra réformer. Mais une chose est sûre : si l’on veut être écologiques, il faudra réhabiliter les notions de proximité et de localité dans nos vies quotidiennes.

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Soutenir le développement des communautés locales et permettre l’accès à l’énergie dans les pays émergents grâce aux micro-entrepreneurs et entrepreneurs sociaux https://e-rse.net/soutenir-developpement-communautes-locales-acces-a-energie-pays-emergents-entrepreneurs-sociaux-schneider-electric-26410/ Tue, 25 Jul 2017 08:40:53 +0000 https://e-rse.net/?p=26410 Convaincu que les entrepreneurs du domaine de l’énergie sont des acteurs clés d’un accès durable à l'énergie pour leurs communautés, Schneider Electric redéfinit son programme « Formation et Entrepreneuriat ».

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Aujourd’hui dans le monde, près de 767 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 1,90 dollar par jour, et plus de 194 millions de personnes sont exclues du marché du travail, ce qui restreint leur capacité à jouir de leurs droits humains les plus fondamentaux, comme l’accès à l’énergie et à l’éducation.

Depuis 2009, Schneider Electric contribue au développement énergétique des économies émergentes avec son programme Accès à l’Énergie, en s’appuyant sur trois piliers : des produits et solutions (qu’il conçoit et déploie pour permettre l’accès à l’énergie pour tous), deux fonds d’investissement pour le soutien à l’entrepreneuriat permettant l’accès à l’énergie et le programme « Formation et Entrepreneuriat ».

Schneider Electric a récemment redéfini le périmètre du programme « Formation et Entrepreneuriat » pour y donner une large place à l’esprit d’entreprendre. Pourquoi ? Parce que le Groupe est convaincu que les entrepreneurs informels et les entrepreneurs sociaux du domaine de l’énergie sont des acteurs clés d’un accès durable à l’énergie pour leurs communautés. Plongée au cœur du sujet avec Diane Le Goff, Chef de Projet Afrique pour le programme Accès à l’Énergie, Formation et Entrepreneuriat.

Les micro-entrepreneurs et les entrepreneurs sociaux du secteur de l’énergie : acteurs clés du développement économique et social des communautés locales

En développant à la fois leur tissu socio-économique et en offrant des solutions originales aux problèmes locaux, les entrepreneurs bâtissent des modèles de croissance durables et inclusifs. C’est particulièrement vrai dans le domaine de l’énergie où ils sont nécessaires tout au long de la chaîne de valeur. Que ce soit en créant des offres en phase avec les réalités locales, en étant l’interface avec le client final, ou en réalisant l’installation et la maintenance des équipements, enjeu majeur à moyen et long terme.

Par ailleurs, l’entrepreneuriat dans le secteur de l’énergie offre des opportunités d’insertion professionnelle, notamment pour des personnes éloignées de l’emploi. D’ici 2019, 212 millions de personnes seront sans emploi, un chiffre qui continuera de croître avec la démographie. Dans l’intervalle, il existe un vrai potentiel de création d’emplois dans le secteur de la fabrication, l’installation, l’exploitation et la réparation des solutions d’électrification sur réseau et hors réseau. Les compétences spécifiques pour l’électrification rurale par exemple, sont encore souvent rares.

Conscient de ces enjeux, Schneider Electric a structuré son action de soutien à l’entrepreneuriat pour les micro-entrepreneurs et les entrepreneurs sociaux :

  • Contribuer à créer des écosystèmes locaux favorables à l’esprit d’entreprise par le biais de partenariats avec des organisations non gouvernementales, des entreprises, les États, des agences de développement et des donateurs ;
  • S’adapter aux spécificités locales en soutenant le développement de formations techniques dans l’énergie en adéquation avec les modes de vie locaux, mais aussi en analysant les réalités locales du marché de l’emploi et la réglementation ;
  • S’assurer d’intégrer les femmes à chaque étape de la chaîne de valeur du secteur de l’énergie.

Créer des écosystèmes favorables aux entreprises sociales et aux micro-entreprises

Si l’entrepreneuriat est une chance pour les pays en développement, les entrepreneurs du secteur de l’énergie font face à un manque crucial de ressources et de compétences sur le terrain, notamment du fait du manque d’infrastructures pour les soutenir.

Face à ce problème, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement a élaboré un cadre de politique entrepreneuriale définissant les sept axes contribuant à mettre en place un écosystème favorable : les stratégies nationales d’entrepreneuriat, le cadre réglementaire, le développement des compétences, l’accès au financement, la mise en réseau, le partage des connaissances, et la sensibilisation.

Dans le cadre du programme « Formation et Entrepreneuriat », nous essayons de développer un large éventail d’actions pour aider à créer les écosystèmes favorables aux entreprises sociales et aux micro-entreprises dans le secteur de l’énergie. Grâce à la Fondation Schneider Electric, sous l’égide de la Fondation de France, à l’engagement de nos collaborateurs et à notre réseau de partenaires mondiaux et locaux (ONG, entreprises, ministères, agences de développement), nous avons déjà soutenu 950 entrepreneurs dans le monde et notre objectif est d’atteindre 10 000 d’ici 2025. Nos projets comprennent le développement des compétences, le mentorat et la facilitation du financement aux aspirants entrepreneurs qui terminent leur formation, l’accompagnement des électriciens du secteur informel et des entrepreneurs sociaux innovants.

Adapter notre approche aux spécificités locales du secteur de l’énergie

Pour assurer l’efficacité du soutien apporté aux entrepreneurs, il est également essentiel de s’adapter aux contextes locaux. Une analyse de la réalité locale de l’emploi, des modes de vie, des cadres réglementaires et des profils des entrepreneurs locaux est donc nécessaire avant de développer toute action.

L’importance du secteur informel doit notamment être prise en compte, car elle représente entre 50 et 75 % de l’emploi dans les pays en développement. Ce chiffre reflète la nécessité pour la population de créer localement sa propre activité économique pour sécuriser ses conditions de vie. Notre programme se concentre notamment sur l’accompagnement des micro-entrepreneurs du secteur informel dans le domaine de l’énergie car, chez Schneider Electric, nous sommes convaincus que ce secteur est clé pour l’inclusion socio-économique des catégories les plus défavorisées, notamment les jeunes et les femmes. De plus, nous pensons que les solutions d’électrification rurale innovantes de demain seront développées par les entrepreneurs sociaux des pays qui connaissent la problématique du non accès à l’énergie. Ces entrepreneurs sont des acteurs clés du changement ; ils ont besoin d’un accompagnement afin de se structurer.

À l’échelle mondiale, 470 millions d’emplois devront être créés entre 2016 et 2020 pour accueillir sur le marché du travail tous les nouveaux jeunes actifs. Le soutien à l’entrepreneuriat doit donc viser particulièrement les jeunes défavorisés. En Afrique en particulier, 10 à 12 millions de jeunes entrent chaque année sur le marché du travail dont seulement environ 3 millions trouvent des emplois formels. Innovants et capables de prendre des risques, les jeunes représentent un vrai potentiel entrepreneurial.

Les femmes, quant à elles, ont tendance à être particulièrement discriminées à l’embauche ou dans leurs initiatives entrepreneuriales dans le secteur de l’énergie, encore considéré comme un secteur exclusivement masculin dans la pensée collective. Pourtant, les femmes sont souvent les premières responsables de l’accès à l’énergie de leur foyer dans les économies émergentes. Nous soutenons que des programmes d’entrepreneuriat ciblés sur l’accompagnement des femmes peuvent aider à surmonter ces lacunes.

Aider les femmes à entreprendre dans le domaine de l’énergie

Dans les pays émergents, les obstacles que les femmes rencontrent au moment de se lancer dans une carrière dans le secteur de l’énergie sont nombreux : elles deviennent mères très tôt et ne poursuivent ainsi pas les études qui leur permettraient d’entrer dans une activité économique formelle. Discriminées dans l’accès à la formation, elles poursuivent rarement une formation technique donnant accès à des professions considérées comme masculines et n’acquièrent pas non plus les compétences « soft » (management, communication, relations commerciales, gestion du stress, leadership, etc.), nécessaires pour créer et développer une entreprise.

Les programmes inclusifs de soutien aux femmes entrepreneurs ont montré leur efficacité. Lorsqu’elles ont accès à la formation, au mentorat, à la microfinance, et bénéficient d’une aide familiale pour la garde de leurs enfants, les femmes transforment leur potentiel en success stories.

Faisant le constat que ces programmes accompagnent la plupart du temps les femmes dans des domaines non techniques, chez Schneider Electric, nous avons fait le choix de soutenir des organisations locales spécialisées, capables d’aider les femmes à acquérir les compétences techniques et pointues qui leur permettent d’être présentes à toutes les étapes de la chaîne de valeur énergétique. Ces programmes s’accompagnent également de campagnes de sensibilisation des hommes. Au Brésil, par exemple, hommes et femmes sont formés ensemble dans le domaine de l’électricité et à l’exploitation d’installations photovoltaïques. Ce programme leur permet également de créer leur entreprise jusqu’à l’obtention des premières commandes. Vecteur de progrès social, ce programme crée les conditions d’une reconnaissance mutuelle. En travaillant avec les femmes, les hommes abandonnent progressivement leurs préjugés. Les femmes se prouvent à elles-mêmes qu’elles sont capables de développer leurs compétences et de devenir d’excellentes électriciennes

Si les capacités des femmes ne sont plus à démontrer, il reste cependant beaucoup à faire dans le secteur de l’énergie en matière d’acceptabilité sociale des femmes. Encore mal considérées elles sont souvent confrontées à de l’insécurité. Dans ces programmes d’accompagnement, Schneider Electric souhaite faire progresser cette question et jouer un double rôle d’autonomisation économique des femmes et de plaidoyer en faveur de l’égalité entre les sexes.

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Villes durables : un marché de 3 700 milliards à débloquer pour les entreprises https://e-rse.net/villes-durables-opportunite-economique-entreprise-26397/ https://e-rse.net/villes-durables-opportunite-economique-entreprise-26397/#respond Fri, 21 Jul 2017 08:24:53 +0000 https://e-rse.net/?p=26397 Pour ceux qui en doutaient encore, il semble désormais certain que l’avenir du monde se jouera dans les villes. Ces coeurs battants de la mondialisation accueillent désormais près de 55% de la population mondiale, et bientôt plus de 65% d’après les estimations de l’ONU pour 2050. Les villes c’est aussi l’endroit où se créent les richesses : les 600 centres

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Pour ceux qui en doutaient encore, il semble désormais certain que l’avenir du monde se jouera dans les villes. Ces coeurs battants de la mondialisation accueillent désormais près de 55% de la population mondiale, et bientôt plus de 65% d’après les estimations de l’ONU pour 2050. Les villes c’est aussi l’endroit où se créent les richesses : les 600 centres urbains les plus dynamiques produisent déjà 60% du PIB mondial. Evidemment, c’est aussi dans les villes que se réalisent 65 à 70% des émissions de CO2 mondiales. C’est donc dans les villes que se cristallisent le plus et le mieux les enjeux que nos sociétés vont devoir affronter dans les décennies à venir.

Rien d’étonnant alors que les réflexions sur l’avenir des villes soient florissantes et qu’elles mobilisent chercheurs, politiques et acteurs sociaux. Parmi ces réflexions, celles portant sur les villes durables, l’urbanisme écologique ou la ville résiliente sont celles qui suscitent le plus d’enthousiasme. Et si l’on en croit les études récentes, ce thème des villes durables devrait se transformer en gigantesques opportunités business pour les entreprises.

Le boom des villes durables se prépare

En effet, un rapport publié par le Business Sustainable Development Commission et intitulé “Valuing the SDG Prize in Cities” démontre que dans les années à venir, un certain nombre de marchés liés à la durabilité des villes vont s’ouvrir pour les entreprises. Et mis bout à bout, ces marchés pourraient représenter près de 3 700 milliards de dollars de nouvelles opportunités de business.

On voit déjà le mouvement s’enclencher : les réglementations sur l’urbanisme durable se multiplient, des Réglementations Thermiques aux labels de la construction durable. La mobilité urbaine est aussi en pleine révolution avec les réflexions autour de la voiture électrique, de la voiture autonome ou des nouveaux modes de transport en commun. Les problématiques énergétiques, sanitaires et sociales vont aussi faire partie intégrante de l’urbanisme de demain. Et tout cela veut bien sûr dire que de nouveaux marchés vont s’ouvrir, marchés que les entreprises vont devoir remporter.

Ce boom des villes durables semble inévitable quand on sait les enjeux auxquels font face les villes : saturation routière, pollution de l’air, gestion des déchets, chaleur, étalement urbain etc… Bien sûr, ce seront les entreprises qui se seront positionnées le plus tôt sur toutes ces questions qui seront les mieux placées pour tirer leur épingle du jeu lorsque le mouvement sera véritablement enclenché.

eco quartier exemple modèleÉnergie, mobilité, logement : les problématiques de la ville durable

Le rapport détaille ainsi un certain nombre de secteurs qui vont subir des croissances très élevées dans les prochaines années.

  • La révolution de la mobilité urbaine. Qu’il s’agisse des mobilités écologiques, de la refonte des systèmes de transport en commun, des réflexions sur les smart mobility, la mobilité connectée ou autonome, il y a effectivement un énorme travail à faire sur les questions de mobilités urbaine. En effet, face aux contraintes écologiques mais aussi sociales, et face aux nuisances du transport, il semble évident que le transport individuel va devoir être re-dessiné sur de bases plus sobres. Le rapport estime que c’est un secteur qui pourrait débloquer près de 900 milliards chaque année à partir de 2030.
  • La construction durable. Les études estiment que l’on pourrait grandement limiter notre impact écologique en renvoyant nos normes de construction et en adoptant des pratiques d’isolation plus efficaces. D’après le rapport, ce sont près de 770 milliards de dollars d’économies qui seraient permises par ce type de pratiques. Il y a également un boom à prévoir du côté des constructions en bois et en matériaux renouvelables.
  • La construction abordable. Elle représente peut-être la plus importante opportunité de business : il s’agit de nouveaux types de constructions moins chers et plus accessibles permettant de répondre aux besoins de la croissance urbaine, notamment dans les pays en développement. Elle pourrait générer jusqu’à 1 000 milliards par an à partir de 2030.
  • Les smart grids et smart cities : dans ces nouvelles villes, pour optimiser les usages (dans la gestion de l’eau, des températures, de la qualité de l’air, de la mobilité ou des déchets par exemple) il faudra aussi miser sur des systèmes de mesure et de gestion intelligents. On sait d’ores et déjà qu’il existe des systèmes d’intelligence artificielle capables de prévoir (et donc de réguler) la pollution de l’air, d’autres capables d’analyser en temps réel les consommations électriques pour adapter la production en amont… Tous ces systèmes connectés sont aussi des niches à investir.

 

Tous ces secteurs, qui seront fondamentaux dans l’urbanisme de demain, sont encore en friche et en pleine évolution. Il ne tient donc qu’aux acteurs économiques de s’y investir pour les développer et prendre les places qui vont s’y ouvrir. Le problème, c’est qu’il existe encore de nombreux freins au développement de tels marchés. Le premier de ces freins, c’est bien sûr la capacité des acteurs publics à débloquer les financements nécessaires pour ces projets aux retours sur investissement de long terme. En effet, dans un monde où beaucoup de collectivités sont bloquées par les réductions budgétaires, il semble difficile d’envisager de tels investissements. Il va donc falloir effectuer une réallocation de ces ressources et le rôle du secteur privé dans ce domaine est fondamental, notamment à travers les partenariats publics privés et les différents dispositifs d’économie mixte.

En tout cas, il n’y a plus de raison d’attendre ! Il faut s’y mettre ! Investir dans la ville durable, ce sera bon pour les villes, bon pour les entreprises, et bon pour la planète.

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La marque Heineken® créée une édition limitée inédite #DerrièreMaBouteille consacrée à sa démarche de Responsabilité Sociétale https://e-rse.net/marque-heineken-edition-limitee-derriere-ma-bouteille-demarche-responsabilite-societale-rse-26380/ https://e-rse.net/marque-heineken-edition-limitee-derriere-ma-bouteille-demarche-responsabilite-societale-rse-26380/#comments Tue, 18 Jul 2017 12:11:19 +0000 https://e-rse.net/?p=26380 Via son édition limitée #DerrièreMaBouteille, Heineken invite ses consommateurs à découvrir les résultats obtenus en matière de Responsabilité Sociétale.

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En traduisant ses engagements responsables à travers sa marque emblématique Heineken®, HEINEKEN France poursuit sa démarche de progrès. À l’occasion de la publication de son rapport RSE 2016 et du lancement de son Edition limitée, Sandra Benjilani (Responsable Pôle communication Externe et RSE) revient sur la mobilisation de l’entreprise et le rôle de la marque Heineken®, dans l’illustration des engagements RSE du groupe.

Notre démarche « Brassons un monde meilleur » fait aujourd’hui partie intégrante de notre identité d’entreprise : elle fédère nos collaborateurs et elle est de mieux en mieux connue de nos différents publics. C’est le fruit d’une mobilisation au long cours, qui touche tous les aspects de notre activité, mais également la réponse à une attente grandissante des consommateurs : consommer de façon durable est un moyen de s’impliquer dans le développement durable pour 76 % des Français (Etude Ethnicity/Greenflex 2016).

9 ans d’engagements RSE pour HEINEKEN France

Année après année, nous continuons à progresser dans notre démarche RSE qui est au cœur de notre modèle de développement. Depuis l’origine, notre Président Pascal Sabrié est en effet convaincu que notre rôle positif pour la société et l’environnement est aussi un levier pour notre performance économique.

Notre démarche repose sur six piliers : la réduction de la consommation d’eau au sein de nos brasseries, la diminution des émissions de CO2 tout au long du processus de fabrication de nos produits, l’approvisionnement durable, la santé et la sécurité de nos collaborateurs, la consommation responsable et notre engagement sociétal. L’ensemble de la chaîne de valeur est touché par ces engagements et contribuent à atteindre nos objectifs. C’est pourquoi aujourd’hui la marque Heineken® porte fièrement ses engagements et rappelle le sens qui se cache derrière chacune de ses bouteilles.

Pour partager cette vision avec nos consommateurs, la marque a dédié cette année son Edition Limitée à ses engagements 2017.

#DerriereMaBouteille : la marque invite ses consommateurs à découvrir les résultats obtenus derrière chaque bouteille

Design inventif, collaborations créatives : chaque Edition limitée Heineken® crée l’événement. Après deux éditions consacrées au rayonnement international et européen de la marque, Heineken® sensibilise pour la première fois ses consommateurs sur les résultats obtenus en matière de Responsabilité Sociétale de la Marque. Citons par exemple :

  • Vraie Blonde : sans coloration, les ingrédients sont 100 % d’origine naturelle. C’est notre orge française légèrement torréfiée qui donne à Heineken sa couleur blonde.
  • Sans Fioriture : la recette Heineken est composée de trois ingrédients d’origine naturelle : l’eau, l’orge et le houblon. Un peu de levure A et c’est tout !
  • Si précieuse : en France, nous avons déjà réduit de 27 % l’eau utilisée pour fabriquer notre bière en 7 ans, et ce n’est pas fini !
  • La goutte d’eau qui : chaque goutte d’eau compte, pas question d’en perdre une ! C’est pourquoi nos maîtres brasseurs améliorent leur technique de brassage pour réduire notre consommation d’eau.
  • Faites-moi fondre : 100 % recyclables, nos bouteilles en verre ne demandent qu’à être fondues pour fabriquer de nouvelles bouteilles. Rendez-leur ce service, triez-les et jetez les dans la bonne poubelle !
  • Amincie : moins de verre = moins d’impact sur l’environnement ! Heineken® travaille pour réduire le poids de ses bouteilles. Résultat ? Depuis 2011, c’est 6 500 tonnes de verre par an qui ont déjà été économisées.
  • Soyez abstinent : si vous conduisez, c’est zéro alcool, consommez responsable !

 

Cette Edition Limitée s’accompagne d’une campagne digitale #DerriereMaBouteille. Sous forme d’interviews ou d’animations, ces vidéos invitent à découvrir les actions menées par HEINEKEN France pour une empreinte sociétale positive. Je vous propose de découvrir cette campagne diffusée sur le site d’Heineken®, et sur les comptes Twitter et Facebook de HEINEKEN France.

En plus de la publication de notre rapport RSE annuel, nous avons choisi cette année de faire découvrir à nos consommateurs ce qu’ils ne voient pas lorsqu’ils ont une bouteille Heineken® en main : la mobilisation et la collaboration de 4 000 collaborateurs, des engagements et des progrès, des investissements et une vision à long terme. Bref, une entreprise et des marques mobilisées par une démarche unique : « Brassons un monde meilleur ».

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Non, l’élevage n’émet pas plus de CO2 que le secteur des transports https://e-rse.net/elevage-emissions-co2-giec-transport-26345/ https://e-rse.net/elevage-emissions-co2-giec-transport-26345/#comments Tue, 18 Jul 2017 09:05:07 +0000 https://e-rse.net/?p=26345 Certains prétendent que l'élevage à lui seul émet plus de CO2 que tout le secteur des transports. Voici pourquoi cette affirmation est fausse et trompeuse.

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Certains prétendent que l’élevage est la première source mondiale d’émissions de CO2, devant le transport. Pourtant, les chiffres indiqués dans les rapports les plus complets sur le sujet disent le contraire. Explications.

Ces dernières années, il y a eu une vraie prise de conscience des impacts de l’élevage sur l’environnement. Progressivement s’est installé dans nos têtes l’idée qu’il faut réduire notre consommation de viande pour lutter contre le réchauffement climatique. Et c’est tout à fait vrai : l’élevage émet une quantité non négligeable de CO2 (notamment à cause du méthane émis par les ruminants) et il faut réduire ces émissions… Donc diminuer l’élevage.

Pour autant, depuis quelques temps circule l’idée que l’élevage serait le premier émetteur de gaz à effet de serre mondial, plus encore que le secteur des transports ou celui de l’énergie. Certains disent même que l’élevage émettrait à lui seul 51% des gaz à effet de serre mondial. Pourtant, si l’on regarde attentivement les chiffres, c’est tout à fait faux. En fait, les données les plus récentes et les plus précises estiment que l’élevage émettrait environ 6% des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Alors pourquoi certains prétendent-ils que l’élevage émet plus de CO2 que les transports ?

Un mythe construit sur de fausses comparaisons

ville voiture pollution

Commençons par une précision. Dans la littérature scientifique, lorsque l’on parle d’émissions de gaz à effet de serre ou même d’émissions de CO2, il s’agit en fait généralement de chiffres exprimés en équivalents CO2. Ces chiffres regroupent donc le CO2 mais aussi d’autres gaz à effet de serre comme le méthane, convertis en “équivalents CO2”. Lorsque l’on dit par exemple que l’élevage émet X% de CO2, cela veut en fait dire qu’il émet X% des gaz à effet de serre en équivalents CO2, et il s’agit en fait de CO2, de méthane ou encore d’autres à gaz à effet de serre que l’on regroupe sous une même unité. Dans cet article, lorsque nous utilisons le terme “émissions de CO2” il s’agira donc bien d’émissions de gaz à effet de serre en équivalents CO2.

Lorsque l’on lit que l’élevage émet plus que le transport, ce résultat est souvent basé sur la comparaison de deux rapports : le rapport de la FAO sur les émissions de CO2 agricoles (qui estime que l’élevage représente 18% du CO2 émis sur terre) et le rapport du GIEC (qui de son côté estime que les transports représentent 13.1% du CO2 émis sur la terre). Au mieux, ils comparent les résultats de l’étude du GIEC de 2014 sur la “supply chain de l’élevage” avec les chiffres d’émissions de CO2 des transports du Rapport du GIEC 2015. Si l’on regarde ces comparaisons, il semble en effet que l’élevage émette plus de CO2 que les transports (18% contre 13%).

Le problème de ces comparaisons, c’est qu’elles sont invalides car elles utilisent des études qui ne se basent pas sur les mêmes référentiels pour leurs calculs. Ainsi, lorsque le rapport FAO ou celui du GIEC 2014 parlent de “l’élevage”, il inclue dans le calcul :

  • les émissions de CO2 des animaux (méthane des ruminants et autres),
  • les émissions de CO2 liées à la déforestation nécessaire à certains types d’élevage,
  • les émissions de CO2 liées à la gestion des déjections animales,
  • mais aussi les émissions de CO2 du transport de toute la supply chain de l’élevage (comment par exemple le transport de la nourriture qui est utilisée pour nourrir le bétail),
  • les émissions de CO2 de l’énergie utilisée dans les fermes et sur toute la supply chain (y compris l’énergie utilisée pour faire pousser la nourriture du bétail).

En résumé, ces données incluent à la fois les émissions de l’élevage en lui même, mais aussi des émissions qui font partie du secteur “transport” et du secteur “énergie” dans le cadre du rapport des rapports généraux du GIEC. Il est donc impossible de les comparer puisque ces deux réalités se recoupent au moins partiellement.

Élevage ou transport, ou les deux ? Comprendre les calculs d’émissions de CO2

pauvreté agriculture réformeEn réalité, si l’on cherche à définir avec précision l’impact de l’élevage comparé à l’impact des transports, il faudrait isoler ces deux réalités. Savoir d’un côté ce qu’émet l’élevage seul, et de l’autre ce qu’émet le secteur des transports seul. Et cela tombe bien puisqu’une étude du World Ressource Institute a effectivement fait ce calcul et elle trouve le résultat suivant :

  • le secteur des transports seul émet environ 13% de émissions de CO2 (transport routier 10%, autre transport environ 3%)
  • le secteur de l’élevage seul émet environ 5.4% des émissions de CO2 (élevage et consommations énergétiques primaires et secondaires de l’élevage, émissions des ruminants et gestion des déjections)

Bien sûr, on pourrait arguer que l’élevage ne peut pas se faire si l’on ne transporte pas la nourriture du bétail ou si l’on ne coupe pas des arbres pour les pâturages et qu’il faut donc les inclure dans le calcul de l’élevage. Mais de la même façon, le secteur des transports ne peut exister si l’on ne fabrique pas les véhicules (il faudrait donc y ajouter les émissions de l’industrie automobile) et si l’on extrait pas le carburant (il faudrait donc ajouter le secteur de l’extraction énergétique). En allant encore plus loin on pourrait dire que le transport ne peut exister si on ne produit pas d’acier pour fabriquer les véhicules, et il faudrait alors ajouter au calcul les émissions du secteur de production d’acier. Cela illustre qu’en matière de calcul d’émissions, on peut toujours remonter dans le cycle de vie et ajouter des émissions de CO2 dans le calcul. Mais si l’on fait cela, on brouille tout, car il devient alors impossible de distinguer ce qui relève de l’élevage de ce qui relève du transport ou ce qui relève du transport au sein du secteur de l’élevage de ce qui relève du transport global. Tout étant interconnecté dans l’économie, il serait alors impossible d’obtenir des chiffes significatifs.

C’est pour cette raison qu’en matière d’émissions de CO2, les comparaisons doivent toujours se faire au sein d’une même étude, jamais en comparant deux études différentes qui n’ont probablement pas le même référentiel et les mêmes définitions.

L’élevage reste une source d’émissions importante ! Mais il ne faut pas négliger le reste

Reste malgré tout que l’élevage est effectivement une source très importante d’émissions de CO2, notamment car le bétail émet une quantité importante de méthane, et parce que la production de bétail nécessite beaucoup de ressources alimentaires. De plus l’élevage est responsable d’une partie de la déforestation mondiale (environ 35% globalement, mais 70% pour la seule région amazonienne). C’est pour cette raison qu’il faut que nous réduisions notre consommation de viande afin d’inciter à la baisse des productions de bétail. Pour autant, il ne faut pas en venir à l’idée (fausse) de croire que l’on pourrait résoudre le réchauffement climatique uniquement en mangeant moins de viande. En effet, si l’élevage seul représente près de 6% des émissions de CO2, le transport lui en représente plus du double (13%), la déforestation 11%, les consommations énergétiques de nos bâtiments résidentiels 10.2%. En fait, la liste des émissions de CO2 par secteurs (du plus important au moins important) est la suivante :

  1. Le transport routier (13% soit 10,5% pour le transport routier, un peu plus de 3% pour les autres types de transports)
  2. La déforestation : (10.9%)
  3.  La consommation énergétique des bâtiments résidentiels (10,2%) ;
  4.  Les industries manufacturières (7%) ;
  5.  Les industries du pétrole et du gaz (6,4%) ;
  6.  La consommation énergétique des bâtiments tertiaires (6,3%) ;
  7.  L’élevage (5,4%) ;
  8.  La gestion des sols agricoles et la production agricole (5,2%) ;
  9.  La production de ciment (5%) ;
  10.  La production de produits chimiques (4,1%).

(les autres secteurs incluent des activités industrielles diverses : production de papier, d’aluminium, les mines etc…)

Cela permet d’avoir une idée relativement précise des actions prioritaires à mettre en place pour réduire nos émissions. Et si réduire notre consommation de viande occupe une bonne place dans ces actions, les premières doivent être de réduire nos besoins en transports, de réduire la déforestation mondiale (qui d’après la FAO est surtout causée par l’agriculture de subsistance c’est à dire la production agricole vivrière), et réduire nos consommations énergétiques (c’est à dire mieux isoler nos bâtiments et réduire nos consommations inutiles).

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Avoir un jardin, c’est mauvais pour l’environnement… Sauf si… https://e-rse.net/avoir-un-jardin-cest-mauvais-pour-lenvironnement-sauf-si-26276/ https://e-rse.net/avoir-un-jardin-cest-mauvais-pour-lenvironnement-sauf-si-26276/#comments Tue, 18 Jul 2017 08:44:45 +0000 http://e-rse.net/?p=26276 Vous pensez qu’avoir un jardin est LE truc écolo par excellence ? Think again ! Le jardin, c’est tout sauf écologique… Mais il y a des moyens d’atténuer ça. Explications. Pour beaucoup de citoyens à l’esprit écolo, le comble du “green” c’est d’avoir un jardin. Sur le papier c’est logique : si l’on a un jardin, on cultive des plantes

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Vous pensez qu’avoir un jardin est LE truc écolo par excellence ? Think again ! Le jardin, c’est tout sauf écologique… Mais il y a des moyens d’atténuer ça. Explications.

Pour beaucoup de citoyens à l’esprit écolo, le comble du “green” c’est d’avoir un jardin. Sur le papier c’est logique : si l’on a un jardin, on cultive des plantes qui capture le CO2, on préserve la planète, on cultive ses légumes et donc on évite la production agro-industrielle, on donne à manger aux oiseaux et aux hérissons… Bref, avoir un jardin serait LE geste écolo par excellence, le geste des amoureux de la nature. Le problème, c’est que tout cela est en partie un mythe.

Oui, ça semble difficile à comprendre… Pourtant, si l’on réfléchit, c’est logique. Pour mieux comprendre, voyons en quoi avoir un jardin n’est pas vraiment écolo… et surtout comment rendre votre jardin moins nocif pour la planète.

Ecologie : le jardin, coupable de l’urbanisation de masse

biodiversite disparition consequencesTout le monde veut un jardin. Pour avoir des espaces verts, pouvoir se détendre sur sa chaise longue au soleil, pour que les enfants puissent jouer, pour pouvoir pratiquer le jardinage de loisir, pour avoir un chien, ou une piscine… Chacun a ses raisons de vouloir un jardin (grand, si possible). Et puisque tout le monde veut un jardin… il faut en construire ! C’est en grande partie parce que la demande de maisons individuelles équipées de jardins a augmenté depuis un siècle que les sociétés humaines ont du s’étendre et s’urbaniser. Le jardin est donc en grande partie responsable de l’urbanisation de masse, et particulièrement de la périurbanisation.

Résultat, pour satisfaire les envies des consommateurs en jardins, on construit des banlieues de plus en plus éloignées des centre-villes, on construit des routes pour accéder à ces zones, on bétonne, on artificialise les sols. Et tout ça, c’est très mauvais pour l’environnement car cela détruit des zones naturelles (on dit que cela augmente l’anthropisation du milieu naturel) et cela pollue beaucoup. Si on voulait limiter notre empreinte écologique, l’une des premières choses à faire serait d’arrêter d’occuper autant d’espace et d’empiéter autant sur les milieux naturels. Autrement dit, il faudrait se rassembler dans des zones plus denses… Donc sans jardins !

La densité d’habitants en centre ville est de 10 000 à 20 000 habitants au km2 . En banlieue ou dans les zones pavillonnaires (là où vous trouvez des jardins) elle est de 1000 à 3000 habitants au km2. Cela signifie que pour loger 100 000 habitants en centre ville, il faut 6 à 10 fois moins d’espace que pour loger 100 000 habitants en zone pavillonnaire avec chacun leur jardin. Cela peut sembler évident, mais en termes écologiques, cela a son importance puisque plus on détruit d’habitats naturels, plus on contribue à détruire la biodiversité. Mais ce n’est pas tout ! En augmentant la surface nécessaire pour loger notre population, nous augmentons aussi nos besoins en transports ! Et oui, plus on s’éloigne, plus on s’étend, plus il faut se déplacer pour travailler et faire sa vie. La périurbanisation augmente donc nos émissions de CO2, la pollution de l’air et le réchauffement climatique.

Plus nous voulons de jardins, plus nous voulons de grands jardins, de grands espaces, plus nous sommes responsables de cette périurbanisation et de l’augmentation des besoins en transport.

Le jardinage moderne est-il anti-écologique ?

jardinage ecologiqueEnsuite, le jardinage, en lui même n’est pas très écologique. En fait, la chose la plus écologique que l’on peut faire vis-à-vis de la nature, c’est de la laisser tranquille. Or jardiner, c’est précisément l’art d’organiser la nature : on met du gazon, on arrose, on tond, on coupe et on arrache les mauvaises herbes, on plante… Et tout cela n’est pas nécessairement bon du point de vue de l’écosystème. En effet, plusieurs études menées par un consortium de recherche sur la biodiversité dans les jardins montre que plus l’on “jardine”, plus la biodiversité du milieu tend à décliner.

Par exemple, tondre trop régulièrement sa pelouse, arracher les mauvaises herbes, tailler les arbres ou les haies sont des perturbations des milieux naturels qui constituent l’habitat de dizaines d’espèces sauvages (insectes, petits animaux, oiseaux …). Faire une allée dans son jardin, placer des pavés japonais, des caillebotis, ou toute autre surface “dure” est une autre façon d’artificialiser le sol, ce qui réduit la population d’insectes ou de petits rongeurs. Idem pour les piscines et autres infrastructures.

Sans compter que la plupart des jardins ne sont pas du tout adaptés à leur milieu sur le plan écologique. Beaucoup de jardiniers tentent de faire pousser un beau gazon bien régulier dans leur jardin par exemple. Or cet environnement est complètement artificiel sur la plupart des sols et sous la plupart des climats. Il ne favorise donc aucune biodiversité locale, et surtout il demande énormément d’eau et d’entretien pour un résultat écologique nul au mieux, négatif au pire. Et bien entendu, c’est encore pire quand il s’agit de gazon artificiel. Sans compter que du point de vue de la biodiversité, il est souvent plus intéressant de laisser la nature faire son oeuvre que de planter des espèces qui n’ont pas forcément leur place dans l’écosystème.

Enfin, de nombreuses pratiques de jardinage répandues sont en fait peu écologiques : le paillis peut-être nocif pour la qualité des sols ou la biodiversité s’il est mal fait, le compost émet énormément de méthane s’il est mal préparé, l’utilisation du marc de café pour nourrir les plantes serait en fait un mythe… Même faire pousser ses propres légumes n’est pas toujours une bonne idée : il faut choisir des légumes endémiques, et savoir s’en occuper correctement, sans pertes. La plupart des jardins sont moins productif qu’une petite ferme et gaspillent donc plus de terrain. Au final, on voit donc qu’avoir un jardin et avoir la main verte est rarement synonyme d’écologie.

Comment jardiner de façon écologique ?

Mais alors, comment avoir un jardin qui respecte la biodiversité et l’environnement ? Honnêtement, ce n’est pas facile car on ne pourra jamais compenser le fait d’occuper une surface naturelle plus importante que si on n’avait pas de jardin. Mais voici néanmoins quelques conseils pour au moins rendre votre jardin plus écolo et plus favorable à la biodiversité :

  • Préférez les jardins partagés / communautaires. Cela évite de devoir encore augmenter la périurbanisation et donc la destruction de terres sauvages ou arables qui sont écologiquement utiles. Bien sûr, ce n’est pas aussi glamour que d’avoir son propre jardin individuel, mais au moins, c’est responsable du point de vue environnemental.
  • Si vous avez absolument envie d’un jardin individuel, respectez ces quelques principes :
    • Pas de gazon artificiel, évitez les terrasses en dur et autres allées qui artificialisent les sols. Surtout pas de piscine (ou alors considérez les piscines naturelles).
    • Apprenez à connaître votre sol et votre climat pour y planter des espèces adaptées.
    • Faites en le moins possible : laissez pousser, laissez les feuilles mortes, laissez l’herbe et les mauvaises herbes pousser.
    • Privilégiez les arbres et les grands bosquets de plantes denses et touffus : ils sont un refuge pour la biodiversité. Évitez les grandes zones d’herbe vides qui sont complètement inutiles du point de vue écologique.
    • Installez un point d’eau si possible, comme un petit étang. Mais attention, évitez d’y mettre des poissons. Laissez la biodiversité naturelle s’y développer : insectes, amphibiens etc…
    • Évitez les produits industriels, des pesticides en passant par les herbicides et même les composts comme la tourbe. Privilégiez les méthodes de régulation naturelles (insectes, plantes endémiques…).
    • Apprenez vraiment à faire un jardinage efficace et de qualité (y compris pour votre potager !)

 

En respectant ces quelques conseils, il est possible de réduire l’impact écologique de son jardin. Mais il faut bien garder à l’esprit qu’avoir un jardin, c’est rarement le choix le plus écolo que vous pouvez faire !

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Si on parlait enfin du vrai enjeu écologique : la démographie ? https://e-rse.net/demographie-population-enjeu-ecologique-26355/ https://e-rse.net/demographie-population-enjeu-ecologique-26355/#comments Tue, 18 Jul 2017 07:58:29 +0000 https://e-rse.net/?p=26355 Et si l'on parlait enfin du vrai enjeu fondamental pour l'écologie : la démographie et l'augmentation de la population mondiale ? Il y a urgence !

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Démographie et écologie. Le 11 juillet, c’est la Journée Internationale des Populations. Cette journée a un but : attirer l’attention du public et des gouvernements sur les questions liées aux populations humaines. À l’origine, cette journée vise à mettre en lumière les défis que posent la croissance démographique en termes économiques et en termes de développement. Pour nous, cette journée a aussi été l’occasion de nous questionner sur un aspect souvent trop négligé des questions démographiques : son aspect écologique.

Lorsque l’on parle de protection de l’environnement, on pense spontanément énergies renouvelables, zones naturelles protégées, réduction des émissions de gaz à effet de serre, recyclage ou économie circulaire. On pense en revanche beaucoup moins à la question de la population. Pourtant, notre impact sur l’environnement est entièrement dépendant de la taille de la population humaine. C’est logique : plus nous sommes nombreux, plus nous avons un impact fort sur l’environnement. En fait, le principal défi écologique mondial est sans doute la démographie.

La démographie : un enjeu écologique de taille… mais négligé

Notre mode de vie dégrade l’environnement, c’est une certitude. Nous polluons trop, nous produisons trop de déchets, nous consommons trop de ressources. Mais si cela est devenu dangereux et préoccupant pour l’avenir des écosystèmes mondiaux, c’est surtout parce que nous sommes très nombreux à trop consommer, à polluer et à produire des déchets. Comme nous sommes 7.6 millards d’habitants sur la planète, si nous avons tous un mode de vie très consommateur, forcément cela a un impact gigantesque sur l’environnement.Pour le dire de façon très schématique, si la planète et ses ressources sont un gâteau que l’on doit se partager, plus nous sommes nombreux, plus vite le gâteau risque de s’épuiser rapidement.

Plus nous sommes nombreux, plus notre pression écologique augmente, ce qui fait de la démographie une question écologique essentielle. Pourtant, le sujet démographique est rarement abordé dans les programmes de lutte contre le réchauffement climatique ou de protection de la nature. Au contraire, encore aujourd’hui dans la plupart des pays du monde on tente d’encourager une démographie dynamique. En France par exemple, chaque année, la publication du taux de natalité fait débat. La plupart des politiques s’inquiètent ainsi de la baisse des naissances (comme Eric Ciotti en 2015), d’autres se félicitent quand le taux de natalité augmente. Régulièrement, la croissance démographique est présenté comme “une arme”, une qualité ou un atout pour notre pays. Encore aujourd’hui en France, il existe une “Prestation d’accueil du Jeune Enfant” (PAJE) qui fournit aux jeunes parents un certain nombre de primes financières au moment de la naissance d’un bébé, le tout afin d’encourager les familles à avoir des enfants et si possible assez d’enfants pour que la population continue à augmenter.

Tout se passe donc comme si la croissance démographique était le pré-requis non négociable d’une société en bonne santé. Et pour cause : la croissance de la population est l’une des manières de s’assurer que la croissance économique persiste. En effet, si l’on est plus nombreux, on est plus nombreux à consommer et à produire, ce qui dynamise l’économie. Le problème, c’est que si l’on voulait réellement lutter contre les problèmes environnementaux, il faudrait probablement cesser de vouloir à tout prix augmenter notre population, pour éviter que nos consommations de ressources ou d’énergie continuent à augmenter sans cesse.

Ne pas avoir d’enfant : l’acte le plus écolo ?

Selon une étude publiée dans les Lettres de la Recherche Environnementale par l’Université suédoise de Lund, réduire la taille des familles est ainsi sans équivoque le moyen le plus efficace de réduire l’empreinte carbone et écologique mondiale. Avoir un enfant de moins par famille serait donc l’acte le plus écolo qui soit : plus écolo que d’arrêter définitivement la voiture (25 fois plus), plus écolo que de se mettre au 100% renouvelable, plus écolo que d’abandonner l’avion et la viande, plus écolo que le tri des déchets, et plus écolo que toutes ces actions réunies. Et c’est logique, puisqu’en réduisant la taille des familles, on réduit la taille de la population et donc son impact environnemental.

Bien sûr, ce constat n’a pas la même valeur partout. Trop souvent, lorsque l’on évoque les questions de démographie on a tendance à mettre en accusation les pays en développement du fait de leurs taux de natalité élevé. Mais en réalité la situation est beaucoup plus complexe car ce sont bien les pays riches et développés qui consomment et polluent le plus (en valeur absolue et en valeur relative). Par exemple, les 20% les plus riches consomment près de 60% de l’énergie produite dans le monde. De ce fait, le ralentissement de la croissance démographique aux Etats-Unis ou en France par exemple, aura plus d’effets positifs sur l’environnement qu’au Niger ou en Chine compte tenu des modes de vie de ces différent pays. C’est logique : un citoyen américain moyen consomme 5 fois plus qu’un Chinois, 30 fois plus qu’un Indien ou 100 fois plus qu’un Nigérien. C’est donc avant tout la démographie des pays riches et développés qui pèse sur la planète actuellement. Mais si dans le futur, les pays en développement souhaitent atteindre des modes de vie aussi polluants que les nôtres, cela finira aussi par poser problème.

Démographie ou mode de vie ? Deux enjeux écologiques profondément liés

produits-durables-ventes-consommateurAu fond, cela illustre que nos enjeux écologiques sont tout à la fois une question de démographie (une question de nombre) qu’une question de mode de vie (comment ce nombre consomme et produit). Ainsi, lorsque l’on regarde les différentes études menées sur la question de savoir combien d’être humains notre planète peut soutenir de façon durable, les réponses vont de 2 milliards à plus de cent milliards, une étude proposant même un chiffre de 1 000 milliards d’habitants. Le problème, c’est que chacune de ces études se base sur des hypothèses de modes de vie et d’impacts environnementaux différents.

Ainsi, on sait d’ores et déjà que notre planète ne suffira pas à soutenir plus de 1.7 milliards d’habitants si tout le monde adoptait le mode de vie occidental actuel, très énergivore et très productif. En revanche, si toute la planète polluait autant qu’un chinois moyen, la planète pourrait supporter 7 milliards d’individus et si tout le monde adoptait un mode de vie aussi polluant que le mode de vie indien, ce chiffre passerait à plus de 13 milliards. Par comparaison, si tout le monde polluait autant qu’un français nous ne pourrions être que 2.8 milliards.

Pour résumer, on pourrait dire que si l’on veut que notre planète abrite une population nombreuse, il faut que nous ayons un mode de vie plus sobre, et si nous voulons avoir un mode de vie sans limite comme actuellement, alors il faudrait diviser par 3 ou 4 la population mondiale. Bien sûr, nous avons aussi le choix de faire en sorte de réduire l’impact environnemental de notre mode de vie en adoptant les énergies renouvelables, en limitant les déchets ou en adoptant des pratiques de production et de consommation plus propres. Mais compte tenu des résultats actuels de telles politiques, il semble qu’il faille aller un cran plus loin. De toute évidence, si l’on continue à la fois à vouloir faire croître notre population et à la fois à conserver notre mode de vie à l’identique (consommer autant de viande, se déplacer autant, consommer autant de produits manufacturés et de high tech) même les énergies renouvelables ne suffiront pas pour que la planète soit écologiquement stable.

Comment agir pour une démographie soutenable et écologique ?

Voilà pourquoi nous devrions collectivement prendre des mesures pour évoluer vers une démographie soutenable et écologique. Concrètement, cela veut dire que nous devrions :

  • D’abord tenter de réduire l’impact écologique du mode de vie des sociétés industrialisées, en réduisant nos besoins en énergie et en ressources. Cela signifie :
    • Consommer moins, produire moins.
    • Produire de façon plus propre, notamment grâce aux énergies renouvelables et mieux gérer nos ressources via l’économie circulaire.
    • Privilégier les comportements de consommations plus durables et résilients (manger moins de viande, éviter la voiture et les transports polluants, réduire l’espace que nous occupons et l’urbanisation, etc…).
  • Ensuite, mettre en oeuvre des mesures pour réguler la démographie dans les pays industrialisés.
    • Mettre fin aux politiques natalistes.
    • Avoir une gestion plus intelligente des équilibres intergénérationnels.
  • Ensuite tout mettre en oeuvre pour permettre aux pays en développement et aux pays en transition de mieux gérer leur démographie en développant la sensibilisation des populations aux moyens de contraception et en augmentant le niveau de vie de ces pays.
  • Et enfin encourager au niveau global l’avènement d’un mode de vie moins énergivore que le notre tout en permettant aux pays en développement d’effectuer leur rattrapage dans des conditions qui permettent à chacun d’atteindre des niveaux de qualité de vie satisfaisants.

 

Bien qu’une partie de ces actions fassent partie des Objectifs du Développement Durable de l’ONU, l’accent est trop rarement mis sur l’importance des questions démographiques. Pourtant, c’est un enjeu fondamental auquel il va falloir s’attaquer si l’on veut réellement faire la transition vers un monde plus durable.

 

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Les jours fériés favorisent la productivité des salariés : c’est prouvé https://e-rse.net/jours-feries-productivite-salaries-26327/ https://e-rse.net/jours-feries-productivite-salaries-26327/#respond Thu, 13 Jul 2017 15:45:30 +0000 https://e-rse.net/?p=26327 Le saviez-vous : les jours fériés ont un impact positif sur la productivité des salariés ! Arrêtez donc de culpabiliser et profitez de votre journée !

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En ce 14 juillet, revenons sur l’impact économique des jours fériés. Sont-ils bons pour l’économie ? Bons pour la productivité ? On vous explique.

On entend souvent que la France a beaucoup de jours fériés. Et il est vrai, à certaines périodes de l’année (en mai par exemple) on peut avoir l’impression que ça ne s’arrête plus. Pourtant, la France n’est pas le pays comptant le plus de jours fériés. Avec 11 jours chômés par an, la France n’est même pas dans le top 10 des pays ayant le plus de jours fériés, en tête duquel on trouve l’Inde et ses 18 jours. Mais cela n’empêche pas régulièrement le débat sur les jours fériés de ressortir : faut-il en supprimer ? Combien cela coûte-t-il à l’économie française ? Combien gagnerait-on si on en supprimait un, ou deux ?

Pour le comprendre, faisons une petite revue des études sur l’impact économique des jours fériés et leur impact sur la productivité des salariés.

Les jours fériés, c’est mauvais pour l’économie ?

generation-Y-investissement-socialement-responsablePenchons nous donc un instant sur les études ayant quantifié l’impact des jours fériés sur l’économie. Selon le MEDEF, les jours fériés seraient négatifs sur le plan économique : il faudrait donc en supprimer 2 et cela permettrait de gagner 1% de PIB et 100 000 emplois. Ce constat, s’il n’est pas entièrement faux, est toutefois en partie contesté par l’INSEE, qui indique que chaque jour férié coûterait “seulement” 2 milliards d’euros à la France, ou moins de 0.1% du PIB (soit beaucoup moins que ce qu’indique le MEDEF).

Mais d’autres études aboutissent à des constats opposés. Ainsi en 2012, lorsque les britanniques ont eu le droit à un jour férié de plus pour célébrer le Diamond Jubilee, de nombreux cabinets d’étude se sont penchés sur l’impact économique de la mesure… Et l’ensemble des études rapportait un impact global allant de -3.6 à +1.1 milliard de livres… En résumé : un jour férié peut avoir un impact positif ou négatif sur l’économie… Tout dépend du contexte.

L’impact économique des jours fériés : ça dépend

Bonheur-travail-importance-salaireCela dépend du jour d’abord : on sait ainsi que les jours fériés sont plus nocifs pour l’économie quand ils tombent un mercredi, mais que leur impact est pratiquement nul quand il tombe un lundi ou un vendredi. En effet, les jours de milieux de semaine sont en général des jours avec plus d’activité économique, où les entreprises sont plus actives. Quand un jour férié tombe sur ces jours de milieux de semaine, cela a donc un impact significatif sur l’activité économique du pays.

Ensuite, les jours fériés n’ont pas le même impact selon les secteurs. Par exemple, les secteurs du loisir, du tourisme ou de la restauration bénéficient généralement des jours fériés. C’est notamment le cas lorsque les jours fériés entraînent des week-ends prolongés, durant lesquels les consommateurs ont tendance à consommer plus de loisirs, d’hôtels ou de restaurants.

Il y a aussi un effet qui est souvent mal analysé : c’est l’effet de “délai”, qui a lieu par exemple lorsque les consommateurs décalent leurs consommation en fonction d’un jour férié. Par exemple, si votre centre commercial est fermé le 8 mai, vous ferez vos courses la veille ou le lendemain. Ce qui est perdu le jour J est donc rattrapé, la veille ou le lendemain, et c’est très difficile à quantifier. Difficile aussi d’évaluer avec précision l’impact économique quand on sait que certains jours fériés, une partie du pays travaille malgré tout. Et tout cela sans compter que souvent, un jour férié est associé à une occasion qui créé des consommations nouvelles : Noël c’est les cadeaux, le 1er mai c’est le muguet, le 1er janvier c’est… le champagne et les cotillons…

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il est impossible de dire avec précision et de façon tranchée si un jour férié a un impact économique positif ou négatif.

Comment les jours fériés influencent la productivité des salariés

bonheur-au-travail-RSECe que l’on sait de façon relativement sûre en revanche, c’est que les jours fériés influencent la productivité des salariés. En effet, de nombreuses études montrent que plus les salariés bénéficient de jours “off”, plus ils sont productifs dans leur travail. La logique derrière ce constat est simple. Notre corps et notre cerveaux accumulent la fatigue. Lorsque l’on passe 1 mois, 2 mois ou 3 mois en n’ayant pour break que les week-ends (ce temps où bien souvent on doit aussi gérer ses soucis privés), notre corps et notre cerveau finissent par avoir besoin d’une pause. On pourrait penser qu’un jour férié par ci par là ne change pas forcément la donne, mais en fait, c’est le contraire. De nombreuses études ont constaté qu’après un jour off, un week-end prolongé ou des petites vacances, les salariés reviennent à leur travail plus motivés et plus productifs (jusqu’à 40% plus productifs !). Selon un sondage mené par la Society for Human Ressource Management, 77% des RH estiment que leurs salariés les plus productifs sont ceux qui prennent le plus de vacances. Ils sont aussi environ 75% à déclarer que les jours off bénéficient à la motivation des salariés et aux performances de l’entreprise.

Et ce qui est le plus clair c’est que des congés courts mais à intervalles réguliers sont les plus efficaces que de longues vacances pour être plus en forme et plus productifs. Encore une raison de plus d’aimer les jours fériés : ils seraient les plus efficaces pour augmenter notre productivité ! Et gare aux idées reçues : même si votre jour férié raccourcit votre semaine, ce n’est pas grave, car les études montrent que lorsque l’on a une semaine de travail plus courte, on produit PLUS au total car on est plus efficace au travail ! (Voir notre article : Travailler moins pour produire plus)

Une autre étude menée par Mercer constate que dans les pays où l’on a le moins de jours de congés, de vacances et de jours fériés, la productivité décroit. Ainsi, aux Etats-Unis, où les salariés n’ont en moyenne que 10 jours off en dehors des week end, on perd 1 jour complet de production par rapport à la France, ou il y a 25 jours de congés payés plus 11 jours fériés. Les américains travaillent donc 26 jours de plus, mais leur production annuelle est plus faible que celle des français.

Et c’est logique : si l’on prend régulièrement du temps pour se reposer, reprendre des forces, et décompresser, on revient au travail plus motivés, plus productifs… et aussi plus heureux ! Alors pendant vos jours fériés, ne complexez plus. Vous savez que vous vous donnerez à fond quand vous retournerez au travail, et c’est l’essentiel.

Pour plus d’informations sur ce sujet, voir notre article :

Cet article Les jours fériés favorisent la productivité des salariés : c’est prouvé est apparu en premier sur La RSE et le développement durable en entreprise : e-RSE.net.

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