La RSE et le développement durable en entreprise : e-RSE.net https://e-rse.net La RSE et le développement durable en entreprise : e-RSE.net Fri, 17 Nov 2017 14:08:52 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8.3 Grâce au programme « Qu’est-ce qu’on mange ? », découvrez les engagements des entreprises agroalimentaires en matière d’alimentation https://e-rse.net/programme-qu-est-ce-qu-on-mange-engagements-entreprises-agroalimentaires-alimentation-ania-268801/ https://e-rse.net/programme-qu-est-ce-qu-on-mange-engagements-entreprises-agroalimentaires-alimentation-ania-268801/#respond Thu, 16 Nov 2017 14:29:18 +0000 https://e-rse.net/?p=268801

En cette fin d’année 2017, l’ANIA lance son nouveau projet « Qu’est-ce qu’on mange ? », un programme de contenus vidéos et infographiques révélant des témoignages de marques, afin de répondre aux questions des consommateurs. Retour sur ce projet avec Constance Malfoy, Responsable communication de l’ANIA.
Dans un climat de défiance globale des consommateurs vis-à-vis des produits alimentaires et des entreprises…

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En cette fin d’année 2017, l’ANIA lance son nouveau projet « Qu’est-ce qu’on mange ? », un programme de contenus vidéos et infographiques révélant des témoignages de marques, afin de répondre aux questions des consommateurs. Retour sur ce projet avec Constance Malfoy, Responsable communication de l’ANIA.

Dans un climat de défiance globale des consommateurs vis-à-vis des produits alimentaires et des entreprises qui les produisent, l’ANIA a souhaité donner la parole à des témoins libres afin qu’ils puissent se rendre dans les entreprises agroalimentaires et poser leurs questions en toute transparence.

Le concept : une rencontre entre étudiants et entreprises de l’agroalimentaire

Trois étudiants sensibles aux problématiques d’alimentation, de nutrition, de santé et d’écologie sont partis à la rencontre de celles et ceux qui fabriquent leurs produits préférés. Pour cette 1ère édition et au travers de ce roadmovie, l’ANIA a mis en avant des thématiques qui tiennent à cœur des consommateurs, ressortis dans plusieurs études et sur les réseaux sociaux.

Plusieurs marques se sont prêtées au jeu et ont décidé d’ouvrir les portes de leurs usines afin d’expliquer les modes de production de certains produits ou encore les choix de certains ingrédients.

Un format pédagogique retraçant les engagements des entreprises agroalimentaires

Le programme se décline sous la forme de contenus vidéos dans lesquelles l’étudiant se met en scène chez lui pour apporter des éclairages à la question posée, grâce à sa visite dans l’entreprise. Ces contenus courts et dynamiques permettent d’expliquer de manière pédagogique aux consommateurs les engagements des entreprises agroalimentaires, et cela sous la forme d’infographies et de vidéos retraçant le parcours de l’étudiant au moyen de photos et d’illustrations.

Les thématiques abordées pour une alimentation durable

Retrouvez ci-dessous quelques exemples de thématiques avec les marques associées :

    • Kellogg’s – Comment les fabricants de céréales de petit-déjeuner s’engagent pour améliorer nutritionnellement leurs produits ?
    • La Panière – Le blé de mon pain est-il produit en France ?
    • Coca-Cola – Que font les entreprises de l’agroalimentaire pour réduire l’impact de leurs emballages ?
    • Lactel – Retrouve-t-on les bénéfices nutritionnels du lait dans les bouteilles UHT ?
    • Bordeau Chesnel – Comment certains fabricants font pour proposer des produits qui ne nécessitent pas l’emploi d’additifs alimentaires ?

Découvrez le programme et les thématiques associées le lundi 20 novembre sur le site internet de l’ANIA. Si vous souhaitez découvrir le programme lors de son lancement, rendez-vous le lundi 20 novembre à partir de 8h30 à l’ANIA (9 boulevard Malesherbes 75008). Inscription gratuite mais obligatoire.

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Droits Humains : vers une nouvelle donne internationale ? https://e-rse.net/droits-humains-vers-nouvelle-donne-internationale-global-compact-france-268790/ https://e-rse.net/droits-humains-vers-nouvelle-donne-internationale-global-compact-france-268790/#respond Tue, 14 Nov 2017 14:46:36 +0000 https://e-rse.net/?p=268790

Genève, capitale des Droits Humains ? On pourrait se poser la question tant consécutivement, aux mois d’octobre et novembre, les Droits de l’Homme ont occupé les débats au sein des Palais des Nations. Anthony Ratier, Responsable Droits Humains/ODD au Global Compact France, revient sur la mise en place du Traité International relatif aux violations des droits humains.
En premier lieu, du…

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Genève, capitale des Droits Humains ? On pourrait se poser la question tant consécutivement, aux mois d’octobre et novembre, les Droits de l’Homme ont occupé les débats au sein des Palais des Nations. Anthony Ratier, Responsable Droits Humains/ODD au Global Compact France, revient sur la mise en place du Traité International relatif aux violations des droits humains.

En premier lieu, du 23 au 27 octobre s’est tenu la troisième session de négociation pour mettre sur pied, dans le cadre de l’ONU, un Traité International contraignant portant sur les entreprises transnationales et les Droits humains.

À l’initiative de l’Équateur et de l’Afrique du Sud, le Conseil des droits de l’Homme (CDH) de l’ONU a en effet adopté, en juin 2014, une résolution visant à élaborer un instrument international contraignant relatif aux violations des droits humains par les entreprises transnationales. Cette résolution a ainsi mis en place un groupe intergouvernemental de travail (GIGT) afin de mettre en place juridiquement un tel Traité.

Dans tous les cas les négociations semblent diviser : une majorité des pays du Sud en soutiennent le principe, avec l’appui des ONG, tandis que les pays dits « développés », avec l’Union Européenne en tête, y sont opposés ou absents comme les États-Unis, l’Australie, le Canada.

Avec la loi sur le devoir de vigilance, la France demandée en soutien

Pour autant, comme dans toute négociation la position des acteurs peut évoluer notamment celle de l’Union européenne. La France avec la loi sur le devoir de vigilance est particulièrement en pointe dans les discussions : ainsi dans une lettre ouverte datée du 18 octobre 2017, 242 députés français ont demandé au président de la République de soutenir publiquement le traité lors des négociations onusiennes. Le Ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères, Jean-Yves Le Drian, a également indiqué la « nécessité » que la France y « participe de manière active et assidue ».

© UN Photo/Cia Pak, 03 October 2017, United Nations, New York

Un document au contenu riche et évolutif

Le contenu du document de travail rédigé par l’Équateur, qui sert de « base » au contenu du Traité, s’apparente pour une grande partie à celui de la loi française et comporte :

  • Un cadre général composé d’un préambule et les objectifs du Traité ;
  • Un champ d’application qui précise les droits à protéger et les acteurs sujets à l’application du Traité ;
  • Les obligations des différents acteurs (États, entreprises transnationales, organisations internationales, etc.)
  • les mesures de prévention prévues pour améliorer la situation actuelle ;
  • la responsabilité juridique des différentes parties ;
  • les moyens d’accès à la justice, via des recours efficaces et appropriés ;
  • les juridictions concernées ;
  • un certain nombre de mécanismes de mise en œuvre, de promotion et de suivi du traité, ainsi que des dispositions générales.

Bien sûr le contenu du document devrait évoluer au fil du temps et certaines voix dans le milieu des affaires s’interrogent sur la mise en œuvre d’un droit international contraignant.

Les discussions de cette fin du mois d’octobre, riches et réunissant plus de 101 États ont abouti à l’adoption du rapport de la session et à la poursuite des négociations. La prochaine étape en 2018 résidera dans l’élaboration d’une ébauche de traité par le président du groupe de travail onusien. Lentement mais sûrement le processus avance et les entreprises françaises ne seront pas prises au dépourvu avec leur expérience de la loi sur le Devoir de Vigilance.

Le Forum des Nations unies sur les entreprises et les droits de l’homme

Par ailleurs, du 27 au 30 novembre aura lieu, toujours à Genève, le Forum des Nations unies sur les entreprises et les droits de l’homme. Ce Forum est la plateforme mondiale qui permet de faire le bilan annuel et de partager des leçons sur les efforts pour mettre en pratique les Principes directeurs de l’ONU relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme.

Le thème principal de l’édition 2017 du Forum est « Réaliser l’accès aux recours ». Le programme comprend également des séances qui s’adressent à un public novice et des discussions sur les tendances en matière des politiques générales qui abordent la question du rôle du mouvement pour les entreprises et les droits de l’homme dans les contextes politiques et sociétaux à travers le monde. Nous serons bien évidemment présents aux côtés de nos amis des réseaux locaux de la Suisse, du Japon, de la Russie et de l’UN Global Compact de New York, ainsi que nos entreprises adhérentes et nos partenaires comme Entreprises pour les Droits de l’Homme (edh) ou le PCN France. L’occasion de se rencontrer et d’échanger autour de la loi sur le devoir de vigilance, le lien Droits Humains et (Objectifs de Développement durable) ODD, le troisième pilier des Principes directeurs de l’ONU relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et bien sûr le projet de Traité contraignant sur Entreprises et Droits Humains.

L’ensemble de ces discussions, de ce bouillonnement autour des Droits Humains marque dans tous les cas un véritable tournant avec une approche non seulement tournée vers la prévention des risques mais surtout vers l’accès à la justice et des voies de recours plus faciles pour les personnes ou les communautés face à une problématique liée aux droits humains.

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Le numérique à la rescousse du biologique ? https://e-rse.net/numerique-rescousse-biologique-biodiversite-orange-268769/ https://e-rse.net/numerique-rescousse-biologique-biodiversite-orange-268769/#respond Tue, 14 Nov 2017 11:23:28 +0000 https://e-rse.net/?p=268769

Cet article a été précédemment publié sur Orange.com.
Interroger le rapport entre numérique et biologique, c’est poser la question de la place de l’Homme dans la nature, et du lien tantôt constructif, tantôt délétère entre science et technologie, mais aussi entre économie et politique. Une réflexion fondamentale alors que l’humanité affronte une crise environnementale majeure, marquée par le changement climatique et…

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Cet article a été précédemment publié sur Orange.com.

Interroger le rapport entre numérique et biologique, c’est poser la question de la place de l’Homme dans la nature, et du lien tantôt constructif, tantôt délétère entre science et technologie, mais aussi entre économie et politique. Une réflexion fondamentale alors que l’humanité affronte une crise environnementale majeure, marquée par le changement climatique et un effondrement de la biodiversité. Regard croisé sur ces enjeux avec le Pr. Gilles Boeuf, professeur à l’Université P & M Curie, biologiste, ancien président du Muséum national d’histoire naturelle, et Brigitte Dumont, directrice RSE d’Orange.

Que répondez-vous aux sceptiques qui dénient la réalité des crises actuelles du climat et de la biodiversité, ou en contestent l’origine humaine ?

Gilles Boeuf : Il faut en effet distinguer entre ces deux catégories de sceptiques. Ceux qui voient de « l’idéologie » dans ces questions sont dans le déni de réalité : il y a des preuves absolument partout, et plus aucun débat scientifique. Quant à ceux qui contestent l’influence humaine sur le changement climatique, il est vrai que, encore récemment, on en rencontrait dans la communauté scientifique. Mais aujourd’hui c’est terminé, car de nombreux travaux ont mis fin au débat. Je pense notamment à une étude de 2014 conduite par des collègues néo-zelandais – non pas des écologues ni des climatologues, mais des mathématiciens qui se sont penchés sur la température de l’océan et de la terre durant tout le 20e siècle. Sachant qu’il faut remonter jusqu’à février 1985 pour trouver un mois plus froid que la moyenne du siècle, ils ont évalué à 1 chance sur 100 000 la probabilité que le réchauffement ne soit pas lié aux activités humaines ! Pour faire simple, oui : tout au long de l’histoire de la planète, le climat a évolué. Mais ce qui prouve scientifiquement l’origine humaine des changements actuels, c’est la rapidité des hausses de température mesurées.

Brigitte Dumont : J’ajouterais simplement que, comme l’a montré l’accord de Paris sur le climat et la COP à laquelle s’associent de nombreuses entreprises (dont Orange !), ce débat est clos pour la très grande majorité des états et des acteurs économiques. Nous n’en sommes plus à faire des constats mais à chercher et appliquer des solutions. C’est-à-dire, pour une entreprise comme la nôtre, non seulement faire évoluer nos modèles et nos pratiques en interne mais, au-delà, mobiliser notre écosystème pour changer les comportements de nos fournisseurs et de nos clients, ou bien encore faire en sorte que nos services et les technologies que nous maîtrisons puissent contribuer à grande échelle à des politiques publiques responsables – être utiles à la planète et à tous ses habitants.

Quel rôle le numérique peut-il endosser face à ces enjeux ?

Gilles Boeuf : C’est une problématique passionnante parce que, si le numérique nous apporte en effet de fabuleux outils de communication, il a aussi son revers : on peut utiliser les réseaux pour dire tout et n’importe quoi. Il suffit de faire une requête sur les moteurs de recherche pour constater que, trop souvent, on vous renvoie indifféremment vers un site sérieux comme vers un site mensonger. Cela concerne, bien sûr, le sujet de l’environnement, mais aussi toutes sortes de questions sociétales : le sexisme, le racisme, l’extrémisme religieux, politique… Face à cette profusion de « fake news », nous avons besoin de références : la science n’est pas responsable des affirmations erronées qui peuplent les réseaux – au contraire, elle est là pour trancher les débats. Mais il faut pour cela relayer ses travaux, et c’est pourquoi, par exemple, je soutiens une initiative comme The Conversation, qui fait collaborer journalistes et chercheurs afin de diffuser un savoir de qualité auprès du plus grand nombre.

Brigitte Dumont : Le numérique est un formidable vecteur de partage des connaissances, mais aussi des engagements philosophiques et politiques – de quelque horizon qu’ils viennent ! C’est à chacun de se positionner en conscience, mais le numérique encourage un dialogue global, auquel chacun peut désormais facilement participer : par les forums et réseaux sociaux, mais aussi les outils de pétition ligne ou bien encore le crowdfunding. Bien sûr, pour ne pas être victime de la désinformation, il faut avoir la chance d’être éduqué. Mais là aussi le numérique peut jouer un rôle positif : dans l’accès à la formation, avec les cours à distance et les MOOC, comme dans la pédagogie elle-même, avec l’apport de ressources multimédia et de contenus de qualité, abordables malgré l’isolement géographique ou la précarité économique. Chez Orange, nous sommes ainsi très sensibles à la question de la digital literacy : par exemple, nous avons lancé le programme #SuperCodeurs justement pour donner aux plus jeunes – en les initiant aux rudiments du codage informatique – les moyens de devenir des acteurs du numérique, au lieu de simples consommateurs passifs.

Statistiques, modélisation, observation, communication, etc. : comment les sciences du vivant et de la Terre ont-elles bénéficié des progrès des technologies numériques ?

Gilles Boeuf : Il est clair que la technologie permet aujourd’hui aux chercheurs d’effectuer des expériences et observations dont on n’aurait pas rêvé il y a 30 ans. Je pense par exemple aux progrès de l’imagerie médicale, pour détecter et soigner les tumeurs cancéreuses, ou bien encore à l’observation satellite pour l’étude de l’environnement. Dans mon domaine, la biologie marine, nous sommes désormais capables d’équiper des éléphants de mer en Antarctique avec des balises, pour suivre leurs déplacements et obtenir ainsi des données tout à fait inédites. Les projets de science participative rendus possibles grâce à Internet sont également très intéressants : en 2012, une étude sur le sort des oiseaux et papillons en Europe de l’Ouest face au changement climatique a réuni 10 000 contributeurs pour un total de 1,5 million d’heures d’observation. Cela représente des masses de données nouvelles pour alimenter la recherche et ses modèles.

Mais, là encore, ces avancées technologiques ne sont pas sans écueil. D’abord parce que, si les modèles informatiques et statistiques sont très importants, ils ne sont pas tout – et ce que j’appelle la science « in silico » ne doit pas se faire au détriment de la science in natura : on ne peut pas produire une bonne recherche sans confronter constamment nos modèles à la réalité du terrain. Ensuite, il y a la question éthique : le progrès technologique va plus vite, aujourd’hui, que le progrès moral de l’humanité. Nos jeunes chercheurs et ingénieurs, en particulier, devraient systématiquement se poser la question de l’usage délétère qui peut être fait de leurs découvertes. Enfin, il y a la question de la distribution de l’innovation : aussi performants que soient les outils développés par les géants du numérique, ils ne servent à rien s’ils ne sont pas mis à la disposition de l’humanité toute entière.

Brigitte Dumont : Sur cette question de la distribution de l’innovation, Orange partage totalement la vision du Pr. Boeuf. L’informatique personnelle, Internet et la connectivité omniprésente donnent naissance à de nouvelles économies et, sans nier le risque inhérent à toute innovation, nous avons la conviction que nous pouvons orienter ces changements dans un sens positif. A travers notre programme Orange pour le développement, par exemple, qui contribue l’émergence de services adaptés aux besoins essentiels des populations, à l’image des solutions « m-Agri ». Et nous soutenons des start-up à fort impact sociétal et environnemental, dont une qui développe un dispositif d’irrigation à distance sur mobile, ou bien encore une autre qui emploie des drones pour récolter des données agricoles, topographiques, etc.

Dans le domaine de la recherche, nous comptons parmi les pionniers de l’approche « data for good » – ou comment valoriser le Big Data au bénéfice du développement économique et social. Nous avons ainsi lancé les challenges « Data for Development » au Sénégal et en Côte d’Ivoire, par lesquels nous mettons à la disposition de la communauté scientifique les données statistiques remontées de nos réseaux mobiles pour initier des projets de recherche dans la santé, l’agronomie, l’énergie, le transport… Dans le même esprit, nous avons été parmi les initiateurs du challenge d’innovation ouverte « Data for Climate Action » piloté par l’ONU. Enfin, nous contribuons aussi à notre façon à la science participative. En 2015, nous avons conclu un partenariat innovant avec le Centre de Recherches sur les Écosystèmes d’Altitude (CREA Mont-Blanc) : en plus de mettre à la disposition de ses chercheurs des capteurs sur nos antennes de haute-montagne (pour récolter, par exemple, des données de température), nos techniciens mettent à profit leurs interventions de maintenance sur le réseau pour entretenir les stations climatiques du CREA. Nous soutenons également le CREA dans la modélisation et la diffusion de toutes ces datas. Nous sommes très fiers de ce projet qui fait partie des 18 initiatives primées lors de la COP23.

L’industrie numérique est une grande consommatrice d’énergie et de ressources naturelles : comment intégrez-vous ce paramètre dans l’équation environnementale ?

Gilles Boeuf : Je pense qu’il y a eu une vraie prise de conscience des grandes entreprises dans ce domaine. Nous n’avons qu’une Terre, et ses ressources existent en quantités finies – que l’on parle des sources d’énergie fossiles, des métaux en apparence ordinaires comme le cuivre, ou d’éléments plus rares comme l’or, le titane, le lithium, etc. Ce n’est pas demain que nous irons chercher ces substances sur Mars ! Il est urgent de se poser la question du recyclage des ressources déjà extraites de la nature. Et d’abandonner les matières rares : prenez le tableau périodique des éléments – il y en a 40 que l’on trouve en abondance, le seul hydrogène représentant 76 % de la composition de l’univers. Nous devons nous concentrer sur ces quarante-là et laisser les autres de côté – surtout qu’ils sont souvent toxiques pour le vivant, sans même parler des problèmes géopolitiques liés à leur contrôle. Selon moi, une partie de la solution passe par la bio-inspiration : nous avons encore tout à apprendre de la nature en termes de performance. Aujourd’hui, quel drone fait mieux qu’une libellule qui, tout en ne pesant que quelques grammes, se déplace à 100 km/h et encaisse 30 G en accélération ? Regardez aussi les fourmis : elles font mieux en termes de triangulation que les hommes avec leurs flottes de satellite GPS. Et rien ne bat non plus une termitière africaine en ce qui concerne l’isolation thermique !

Brigitte Dumont : La dépendance aux énergies fossiles et aux ressources rares constitue un sujet majeur pour un groupe comme Orange – et pas seulement du point de vue de notre responsabilité sociale. Le renchérissement de l’énergie et la raréfaction des matériaux critiques pour nos produits et services mettent en jeu la pérennité de nos approvisionnements, et donc celles de nos activités. En 2012, nous avons réalisé une étude sur les matériaux rares entrant dans l’ensemble de notre chaîne de valeur, et créé un comité de pilotage visant à réduire notre dépendance. C’est une priorité pour nous, qui n’a cessé de monter en puissance depuis, jusqu’à notre engagement public lors de la COP21 à adopter un modèle d’économie circulaire : nous voulons sortir du schéma linéaire traditionnel « extraction / utilisation / déchets », au profit d’une approche vertueuse systématisant l’éco-conception, le recyclage, la réparation et le réemploi des équipements. Il s’agit bien sûr d’un travail de longue haleine, qui impacte l’ensemble de nos processus, avec encore de nombreux obstacles à lever – non seulement sur le plan technique, avec d’immenses efforts de R&D à mener pour mettre au point des produits et services économes en énergie et déchets, trouver des substituts aux matières rares ou néfastes pour l’environnement ; mais aussi sur le plan économique et organisationnel : l’enjeu dépasse largement le périmètre de notre Groupe, et suppose de mobiliser dans le même sens un vaste écosystème de fournisseurs et partenaires en amont et, en aval, de sensibiliser nos clients pour changer les comportements.

Face aux dangers que le réchauffement climatique et l’effondrement de la biodiversité font courir à l’humanité entière, comment rester optimiste ?

Brigitte Dumont : Les raisons d’espérer sont heureusement nombreuses. Il suffit de voir l’ampleur inédite de la mobilisation internationale dans le cadre de la COP. A notre modeste niveau, chez Orange, nous avons la conviction de pouvoir jouer un rôle positif et constructif : en transformant radicalement les modèles industriels et économiques, le numérique ouvre des opportunités sans précédent pour accomplir la transition énergétique et écologique de la planète. Nous voulons démontrer que business et responsabilité sociétale ne sont non seulement pas incompatibles, mais au contraire nécessaires l’un à l’autre. C’est une position éthique et philosophique que nous assumons publiquement à travers la plateforme Human Inside. Comme la science et la technologie en général, l’innovation numérique n’est pas en soi positive ou négative : elle ne devient progrès qu’en se mettant au service de l’humain. Et c’est une décision qui revient à chacun d’entre nous.

Gilles Boeuf : Si je n’étais pas optimiste, je ne serais pas professeur ! Tous les jours ou presque, je m’adresse à des filles et des garçons de 20 ans, et il serait absurde de les désespérer ou de les culpabiliser. Les jeunes générations ne pourront pas vivre comme leurs parents et grands-parents ‑ mais « différemment » ne veut pas dire « plus mal ». On peut développer une nouvelle conscience humanitaire à l’échelle de la planète, replacer l’humain et le vivant au cœur de l’économie. La technologie peut y contribuer, et je ne vois d’incompatibilité entre numérique et biologique, mais tout dépend de l’usage qu’on en fait. Si demain toutes les abeilles disparaissent, il est utopique de croire que nous enverrons des essaims de drones polliniser les plantes nécessaires à notre subsistance. Sans compter qu’un drone ne fabrique pas de miel ! Il faut rester humble : l’Homme appartient à la nature et si, à la fin, le biologique l’emporte toujours sur le numérique, celui-ci a encore beaucoup à nous apprendre. C’est ce que disait déjà Léonard de Vinci : « prends tes leçons dans la nature, c’est là qu’est ton futur » !

Pour aller plus loin :

Retrouvez les interventions de Gilles Boeuf sur The Conversation, un média en ligne d’information et d’analyse de l’actualité indépendant, qui publie des articles grand public écrits par des chercheurs et universitaires.

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Construire une économie inclusive et responsable dans le monde – Conférence le 01/12 https://e-rse.net/conference-rse-ped-economie-inclusive-268779/ https://e-rse.net/conference-rse-ped-economie-inclusive-268779/#respond Tue, 14 Nov 2017 10:57:20 +0000 https://e-rse.net/?p=268779

Rejoignez-nous le 01/12 prochain pour une grande journée de conférences connectées partout dans le monde sur un thème « co-construire une économie inclusive et responsable ».
Construire une économie dont les bénéfices sont partagés est un enjeu crucial pour atteindre les Objectifs du Développement Durable d’ici 2030.  Bien entendu, les entreprises ont leur rôle à jouer pour favoriser l’émergence de cette…

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Rejoignez-nous le 01/12 prochain pour une grande journée de conférences connectées partout dans le monde sur un thème « co-construire une économie inclusive et responsable ».

Construire une économie dont les bénéfices sont partagés est un enjeu crucial pour atteindre les Objectifs du Développement Durable d’ici 2030.  Bien entendu, les entreprises ont leur rôle à jouer pour favoriser l’émergence de cette nouvelle économie, inclusive et responsable partout dans le monde.  Développer des produits et services répondants au besoin des populations, en France et à travers le monde (notamment dans les pays en développement), mettre en place des chaînes d’approvisionnement responsables, projeter la RSE dans toutes leurs activités à travers le monde, intégrer le respect des droits humains sont autant d’actions que vont devoir mettre en place les entreprises pour parvenir à ce changement de paradigme. Pour les acteurs économiques, cela représente une source d’opportunités et d’innovations infinie : de nouveaux marchés émergent, de nouveaux besoins se font sentir, de nouvelles tendances se développent.

Une journée de conférences interationnales connectées pour co-construire une économie inclusive et responsable

conference rse pays en developpement

La co-construction d’une économie inclusive pour atteindre les ODD de l’ONU, c’est le thème de la grande journée de conférences connectées et multi-lieux organisée par l’organisation RSE et PED en partenariat avec e-RSE.net le premier décembre prochain. Au programme, des témoignages de nombreux acteurs économiques et d’experts variés afin de mieux comprendre les enjeux de la transformation économique des entreprises : les attentes des populations, les solutions pour engager la transition vers une économie inclusive à travers le monde.

Construite sur un modèle connecté et multi-lieux, la conférence a lieu simultanément à Paris, Antananarivo, Bordeaux, Brazzaville, Cotonou, Dakar, Lomé, Nouakchott, Rennes, Yaoundé et en ligne. L’idée : permettre de co-construire ensemble autour de ces enjeux, avec une perspective résolument internationale. Inscrivez-vous dès maintenant ici !

Le programme de la journée

Au programme de cette journée exceptionnelle, trois sessions plénières diffusées en ligne (dont une plénière spécialement organisée sur le sujet du Tourisme Durable et animée par e-RSE.net), ainsi que des sessions locales dans chaque ville !

8h45 – 9h Sessions locales – Introductions

9h – 9h40  Session plénière en ligne – Agroalimentaire : comment favoriser l’inclusion des communautés locales dans les activités des entreprises ?

Intervenant.e.s : Éric Raulet, Directeur du développement du programme ECO+, Eco-Oil Energy [Congo Brazzaville], Représentant.e d’une communauté africaine faisant face à un enjeu d’accaparement des terres

9h40 – 10h15 Sessions locales thématiques

Chaque ville participante invite un ou deux intervenants locaux qui interviennent sur un thème au choix, lié à l’insertion de TOUTES les populations dans l’économie.

Intervenant.e.s : Togbédji AHOKPA, entrepreneur, créateur de CEREGALES [France], Mathias NYECK, Expert en développement local [Cameroun], Emmanuel TCHASSA, Agroéconomiste indépendant [Cameroun], Vendelin ABOUNA ABOUNA, Docteur/Ph. D en Histoire de l’art, Chargé de Cours à l’Université de Douala/Institut des Beaux-arts [Cameroun], Christian Clair BAHETEN, Guide touristique national, Doctorant à l’Université de Maroua [Cameroun]

10h15 – 10h30 Pause

10h30 – 11h15 Session plénière en ligne – Tourisme et économie inclusive : quelle transformation du modèle des entreprises ?

Intervenant.e.s : Gautier Amoussou, Directeur, Eco-Bénin [Bénin], Représentant d’une chaîne hôtelière ou d’une autre entreprise touristique

Modérateur : Clément Fournier, e-RSE [France]

11h15 – 12h Sessions locales de co-construction

Chaque ville choisit un thème de co-construction lié à l’insertion de toutes les populations dans l’économie. Les participant.e.s échangent et élaborent des propositions pour une meilleure inclusion de TOUTES les populations dans l’économie.

Modératrice : Joëlle Brohier, Présidente, RSE et Développement [France]

12h – 12h30 Restitution plénière en ligne des sessions locales

Un rapporteur par ville prend la parole tour à tour pour restituer les 2 ou 3 meilleures propositions de sa salle.

12h30 – 13h Conclusion plénière en ligne de la journée

Informations et inscriptions

Pour s’inscrire, aux sessions locales ou pour recevoir la retransmission des conférences en ligne, inscrivez-vous dès maintenant ici !

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5 façons de mieux inclure le handicap dans l’emploi https://e-rse.net/integrer-handicap-entreprise-comment-268760/ https://e-rse.net/integrer-handicap-entreprise-comment-268760/#comments Tue, 14 Nov 2017 10:09:28 +0000 https://e-rse.net/?p=268760

Comment mieux inclure les personnes en situation de handicap dans l’emploi et dans les entreprises ? Voici 5 pistes à suivre !
Aujourd’hui, le chômage est 2 fois plus élevé parmi les personnes en situation de handicap que parmi la population valide. C’est une problématique extrêmement importante qui semble difficile à résoudre : malgré deux lois en 1987 et en 2005,…

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Comment mieux inclure les personnes en situation de handicap dans l’emploi et dans les entreprises ? Voici 5 pistes à suivre !

Aujourd’hui, le chômage est 2 fois plus élevé parmi les personnes en situation de handicap que parmi la population valide. C’est une problématique extrêmement importante qui semble difficile à résoudre : malgré deux lois en 1987 et en 2005, l’emploi des personnes en situation de handicap progresse trop lentement. Trop de freins bloquent encore les avancées ! Pourtant les entreprises auraient un rôle à jouer sur cette question. Voici 5 choses qu’elles pourraient mettre en place pour faire progresser l’inclusion du handicap dans l’emploi.

1 – Former les ressources humaines à la question du handicap

Travail Handicap

L’un des plus grands freins à l’intégration des personnes en situation de handicap dans l’entreprise, ce sont les préjugés souvent infondés des recruteurs sur les sujets de handicap.  Plusieurs études (dont une grande synthèse de l’Agefiph) montrent ainsi que les responsables et managers des ressources humaines dans les entreprises ont souvent des craintes relatives à l’emploi de personnes handicapées : cela coûterait trop cher, les employés en situation de handicap seraient improductifs, il y aurait des barrières légales, le handicap serait toujours un handicap moteur…

Or dans les faits, la plupart de ces stéréotypes sont infondés : par exemple, si l’on pense souvent que le recrutement de personnels en situation de handicap implique forcément des aménagements lourds en termes d’aménagement des locaux par exemple pour les personnes en fauteuil roulant, ce n’est pas le cas. Seules 2% des personnes en situation de handicap sont en fauteuil roulant, une part importante des handicaps sont invisibles… Recruter une personne handicapée ne signifie donc pas forcément un lot de contraintes insurmontables. Sur la productivité c’est la même chose : ce n’est pas le handicap qui détermine la productivité d’un individu, mais sa formation, son intégration dans l’équipe, sa détermination…

Certaines entreprises arguent même que des équipes plus diverses, intégrant pleinement des personnes en situation de handicap sont au contraire plus productives que les autres ! C’est le cas de géants économiques comme Microsoft, par exemple, qui a mis en place un programme de recrutement inclusif et a constaté que les équipes comprenant des personnes en situation de handicap (de l’autisme aux handicaps moteurs, psychiques ou sensoriels) fonctionnaient finalement mieux. Une étude de l’Université de DePaul a également mis en évidence que les personnes en situation de handicap étaient en moyennes plus loyales, moins souvent absentes et plus engagées vis-à-vis de leurs employeurs. Aucune crainte à avoir donc !

Former les ressources humaines d’une entreprise pour combattre ces préjugés est donc fondamental pour mieux inclure le handicap dans l’emploi. Pour cela, consultez le guide publié par l’Agefiph à ce sujet.

2 – Travailler au maximum avec les secteurs protégés et adaptés, ainsi qu’avec les travailleurs indépendants handicapés

Lever les barrières au recrutement est une chose importante, mais faire travailler les entreprises intégrant les personnes en situation de handicap est aussi fondamental. Connaissez-vous les entreprises adaptées et les ESAT ? Ces structures ont dans leur coeur de métier l’intégration dans l’emploi des personnes handicapées. Elles fournissent tout un tas de services pour les entreprises dans tous les secteurs. Ces fournisseurs travaillent depuis de nombreuses années avec des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité et ces collaborations fonctionnent très bien. 98% des entreprises ayant travaillé avec des entreprises des secteurs adaptés et protégés se sont dites satisfaites de leur collaboration. Quel fournisseur peut se targuer d’un tel taux de satisfaction ?

Travailler avec les secteurs protégés et adaptés est une manière de soutenir l’emploi et l’intégration des personnes en situation de handicap, et pour une entreprise cela permet aussi de remplir une partie de l’obligation d’emploi légale de personnes en situation de handicap. C’est donc une double opportunité : celles de soutenir des entreprises aussi performantes que les autres tout en permettant à des personnes en situation de handicap d’accéder plus facilement à l’emploi.

Autre possibilité tout aussi importante : travailler avec des travailleurs indépendants handicapés. On sait qu’une bonne partie des travailleurs handicapés sont aujourd’hui indépendants. Cela permet de résoudre une partie de leurs difficultés d’accès à l’emploi : mobilité, accessibilité par exemple. Miser au maximum sur ces travailleurs indépendants, voilà une idée pour soutenir l’emploi inclusif.

3 – Aménager vos espaces de travail pour l’accessibilité et l’adaptation au handicap

Les entreprises craignent souvent cet aspect de l’intégration dans l’emploi d’une personne en situation de handicap : l’aménagement des espaces de travail. Ce qu’il faut savoir c’est d’abord que pour un certain nombre d’entreprises (notamment les établissements recevant du public) l’aménagement des locaux dans un but d’accessibilité est de toute façon obligatoire. Que vous recrutiez ou non un travailleur handicapé, vos locaux doivent donc être accessibles : c’est la loi. Autant en profiter pour aménager l’ensemble de l’espace et le rendre accessible à tous.

Pour les entreprises ne recevant pas de public, les obligations ont également été renforcées dans ce domaine depuis 2010. Les locaux et les espaces de travail doivent être rendus accessibles ou doivent être gérés de façon à ce que des travaux d’accessibilité soient possibles facilement. Mais les coûts de ces aménagements ne sont pas si élevés que l’on peut le penser. L’Agefiph et d’autres études ont ainsi mis en évidence que les managers ou chefs d’entreprises surévaluent grandement les coûts de l’aménagement des espaces de travail. Et puis, l’aménagement ergonomique des locaux n’est pas seulement une question de handicap : il est utile à l’ensemble des salariés qui en tirent des bénéfices en termes de confort et donc de productivité.

Le rapport de l’Université DePaul a mis en évidence que le coût de l’aménagement des locaux d’entreprise était très généralement inférieur aux bénéfices qu’il permettait de retirer en termes d’emploi inclusif, de diversification des équipes et de gains de productivité. Alors n’hésitez plus et prenez le temps d’aménager vos espaces de travail. C’est fondamental notamment lors du recrutement d’une personne en situation de handicap. Les priorités : bien définir son poste et ses missions afin de bâtir un cadre de travail adapté de manière à ce que l’environnement ne constitue pas un frein à l’accomplissement efficace des tâches.

4 – Former les managers aux questions de handicap

Comme pour les ressources humaines, le management est souvent bloqué par ses préjugés sur les questions de handicap. Par exemple, de nombreux managers ont une opinion négative de l’emploi de personnes en situation de handicap, souvent car ils ont eu par le passé une mauvaise expérience qui leur sert de référence. Ce type de préjugés est difficile à faire disparaître, alors même qu’il est globalement injustifié. En effet, beaucoup de mauvaise expériences de recrutement de personnes en situation de handicap sont liées à une mauvaise gestion du recrutement à la base. Si les espaces de travail n’ont pas été aménagés correctement, si le contact avec les équipes n’est pas établi, si l’entreprise ne donne pas à la base les outils et la flexibilité nécessaires à son travail, comment espérer qu’un recrutement se passe correctement ?

Il y a donc aussi tout un travail de formation à effectuer auprès des managers, afin qu’ils dépassent leurs préjugés et qu’ils soient capables de gérer au mieux l’intégration d’une personne en situation de handicap dans leurs équipes. L’étude de l’Agefiph montre dans ce domaine que plus un manager est confronté au travail avec des personnes en situation de handicap, plus son opinion sur l’intégration du handicap dans l’entreprise devient positive. C’est bien la preuve qu’en prenant le temps de se confronter à la réalité et à l’humain, on peut faire avancer les choses dans le bon sens.

5 – Investir dans la formation des personnes en situation de handicap

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Enfin, le gros frein à l’intégration des personnes en situation de handicap dans l’entreprise, c’est le manque de formation. 77% des personnes en situation de handicap n’ont pas le bac. Le problème, c’est que ce déficit de formation n’est pas le résultat d’un manque de motivation ou de compétences, mais d’un déficit d’accessibilité de l’éducation aux personnes en situation de handicap.

Pour résoudre ce problème il faut donc parvenir à rendre l’éducation et la formation plus accessible et plus adaptée aux personnes en situation de handicap. Et dans ce domaine, les entreprises ont un rôle à jouer. Puisqu’elles sont les débouchés pour lesquels les universités, écoles et autres programmes d’éducation forment les étudiants, elles ont le devoir (et tout intérêt) de faire en sorte que la formation soit adaptée à leurs besoins. En investissant dans des programmes de formation spécialisés, ou en aidant les universités et les écoles à proposer des programmes de formation adaptés pour et accessibles pour les personnes handicapées, les entreprises pourraient bien avoir un rôle clé dans le développement d’un circuit de formation plus efficace.

Miser sur l’alternance, l’apprentissage est une manière de le faire. Mais la formation continue est aussi fondamentale ! L’une des raisons du manque d’intégration des personnes en situation de handicap dans l’entreprise est aussi le manque d’opportunités et d’avancement, bien souvent déclenché par un manque d’opportunités de formation continue adaptées. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire : proposez des formations adaptées à vos salariés en situation de handicap.

 

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Étude : les consommateurs de plus en plus attentifs à la durabilité des marques https://e-rse.net/consommateurs-choix-developpement-durable-marques-268672/ https://e-rse.net/consommateurs-choix-developpement-durable-marques-268672/#comments Fri, 10 Nov 2017 11:19:52 +0000 https://e-rse.net/?p=268672

Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à la durabilité des marques, et ils attendent de plus en plus qu’elles agissent et communiquent sur ces sujets.
Les consommateurs sont de plus en plus préoccupés. Ils sont préoccupés par l’impact environnemental et sanitaire des produits qu’ils achètent, préoccupés par l’influence économique et sociale de leurs achats et l’impact de leurs choix…

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Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à la durabilité des marques, et ils attendent de plus en plus qu’elles agissent et communiquent sur ces sujets.

Les consommateurs sont de plus en plus préoccupés. Ils sont préoccupés par l’impact environnemental et sanitaire des produits qu’ils achètent, préoccupés par l’influence économique et sociale de leurs achats et l’impact de leurs choix de consommation.

Cette préoccupation, naturellement, se retrouve dans le rapport que les consommateurs entretiennent avec leurs marques, et dans les attentes qu’ils placent dans les entreprises. C’est en tout cas le résultat d’une étude récente menée par le groupe Oeko Tex auprès d’un panel de plus de 11000 consommateurs dans 10 pays ( Australie, Brésil, Canada, Chine, Allemagne, Inde, Japon, Espagne, Suisse et Etats-Unis).

Les consommateurs préoccupés par la durabilité des produits qu’ils achètent

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Les résultats de l’étude sont particulièrement éclairant par rapport aux préoccupations des consommateurs sur leurs achats et leurs modes de vie. Premier constat : la majorité des consommateurs sont attentifs aux problématiques du développement durable. 70% des consommateurs déclarent qu’ils veulent s’investir pour avoir un mode de vie plus durable et respectueux de l’environnement. 45% indiquent qu’ils choisiraient en priorité des marques responsables (notamment pour le textile). Ce besoin de changer de mode de vie semble lié à de vraies inquiétudes de la part des consommateurs, en particulier sur l’impact environnemental et sanitaire de leurs achats. En effet, près d’un consommateur sur deux est par exemple inquiet de la présence dans leurs produits de substances dangereuses. Ils sont 59% à s’en inquiéter pour leur nourriture, 51% pour les produit de beauté et d’hygiène, 50% pour les produits d’entretien, et même 40% pour les textiles.

Pour trouver des produits plus durables ou plus sains, les consommateurs ont besoin de gages de durabilité. Pour les trouver, ils semblent faire confiance à des tiers : agences, labels, réseaux sociaux… Pendant leurs achats, 52% des consommateurs cherchent des labels, des certifications ou des informations « validées par une organisation indépendante et objective », 30% recherchent des avis tiers sur les médias sociaux. Pour se forger une opinion, ils sont aussi 32% tentent de savoir comment le produit est fait, par des recherches internet sur des sites spécialisés par exemple.

Le rôle des marques dans la durabilité de leurs produits

Mais pour les consommateurs, le rôle de la marque est aussi fondamental ! 49% des consommateurs cherchent des informations environnementales ou de santé directement sur le packaging des produits qu’ils achètent. Ils sont 34% à étudier directement les pratiques de développement durable de l’entreprise. Près d’un consommateur sur deux (42%) veut connaître mieux les valeurs et les principes de la marque qu’ils achètent, ce qui implique que les marques communiquent mieux sur leurs engagements.

38% considèrent qu’il serait bon de savoir si l’entreprise a mis en place de petits gestes pour être plus durables, même si l’entreprise n’est pas « totalement green ». Une information intéressante dans un contexte où beaucoup d’entreprises ont encore peur de communiquer leurs engagements RSE et développement durable tant qu’ils ne sont pas encore parfaitement matures.

Parler plus (et mieux) de ses engagements : une nécessité pour la communication des marques

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L’étude conclue donc : « les données suggèrent qu’il y a un besoin pour les marques de mieux raconter leurs politiques de durabilité, à travers une variété de moyens de communication, de façon à ce que les consommateurs puissent accéder facilement aux informations dont ils ont besoin ». De plus en plus de marques mettent en oeuvre des stratégies pour améliorer la durabilité de leurs produits, les rendre plus sains ou plus écologiques. Certes, il y a encore du chemin à faire pour beaucoup d’entreprises, mais ces premiers pas sont importants et ce sont des informations qu’il faut communiquer à ses consommateurs.

Désormais, toutes les communications des entreprises semblent donc devoir porter un message de durabilité. C’est vrai dans le marketing, dans la communication corporate, la communication produit et même sur le packaging. C’est vrai dans la communication traditionnelle, mais aussi dans les différents canaux nouveaux de communication des entreprises en particulier par le digital et les réseaux sociaux. L’idée étant de faire parvenir directement aux consommateurs une information qu’ils ont aujourd’hui besoin de chercher eux-mêmes.

Une raison de plus pour les marques non seulement de s’engager de plus en plus sur le développement durable, mais aussi d’en parler, de le montrer, de le mettre en avant, en impliquant tous les secteurs de l’entreprise, de la conception en passant par l’innovation, le design,  le marketing et même la communication.

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Peut-on à la fois sortir du nucléaire et lutter contre le réchauffement climatique ? https://e-rse.net/sortie-nucleaire-france-rechauffement-climatique-268711/ https://e-rse.net/sortie-nucleaire-france-rechauffement-climatique-268711/#comments Wed, 08 Nov 2017 14:07:36 +0000 https://e-rse.net/?p=268711

Peut-on à la fois sortir du nucléaire et lutter contre le réchauffement climatique ? C’est la question qui se pose aujourd’hui à Nicolas Hulot.
Nicolas Hulot l’a annoncé en novembre 2017 : la baisse de la part du nucléaire dans le mix énergétique français va être retardée. En cause ? Un récent rapport de RTE (Réseau de Transport d’Électricité, qui gère…

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Peut-on à la fois sortir du nucléaire et lutter contre le réchauffement climatique ? C’est la question qui se pose aujourd’hui à Nicolas Hulot.

Nicolas Hulot l’a annoncé en novembre 2017 : la baisse de la part du nucléaire dans le mix énergétique français va être retardée. En cause ? Un récent rapport de RTE (Réseau de Transport d’Électricité, qui gère le réseau électrique français) démontrant la difficulté de faire en même temps oeuvre de lutte contre le réchauffement climatique et baisse de la part du nucléaire.

Cette question fondamentale illustre l’un des nombreux dilemmes qui se posent à Nicolas Hulot et plus largement aux gouvernements français dans le cadre de la transition énergétique. En réalité, la transition énergétique est une problématique bien plus complexe qu’on ne le croit. Il ne s’agit pas seulement de baisser telle énergie pour la remplacer par telle autre (renouvelable de préférence). Il s’agit de prendre en compte une problématique globale avec des enjeux multiples et des ramifications dans tous les secteurs économiques et sociaux. Parmi les principaux défis à relever se trouve une question ambigüe à laquelle il faut répondre : faut-il donner la priorité à la sortie du nucléaire ou à la lutte contre le réchauffement climatique ?

Remplacer le nucléaire par du renouvelable : c’est long

Energie-Renouvelable-Probleme

En France, 75% de la production d’énergie électrique provient du nucléaire, contre moins de 20% pour le renouvelable (12% pour l’hydraulique, 4% pour l’éolien, 1.6% pour le solaire et 1.6% pour les bio-énergies). Le reste, c’est du fioul, du gaz et du charbon. Sur le papier, la transition énergétique, c’est facile : on augmente la part des renouvelables et on baisse la part du reste (nucléaire, charbon, gaz, fioul…). Comme ça, on réduit notre dépendance à l’uranium et aux énergies fossiles, et on diminue nos émissions de CO2 (et ça tombe bien puisque c’est notre objectif principal dans le cadre de la COP21).

Sauf que dans les faits, ce n’est pas aussi simple que ça. D’abord parce que la construction d’infrastructures renouvelables prend du temps. Pour construire un parc éolien, il faut par exemple 6 à 9 mois de chantier. Mais avant ce chantier, il faut respecter les procédures administratives et techniques : on recherche un terrain, on analyse ses potentialités, on réalise une enquête publique où l’on demande l’avis des communes et des riverains (ce qui suscite parfois des oppositions et donc des retards), on constitue un dossier technique et administratif complet, on demande une autorisation administrative, puis un classement ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement) dont l’autorisation prend généralement 10 à 12 mois. Ensuite seulement peuvent commencer les travaux. Au total, toute cette procédure peut prendre au moins 3 ans en théorie, la moyenne en pratique étant de 7 ans. C’est la même chose pour le solaire : en 2010 par exemple, le préfet de Gironde a donné l’autorisation pour la construction de la Centrale Solaire de Cestas… qui n’a été lancée que le 1er décembre 2015.

Compenser la production électrique du nucléaire : oui, mais comment ? Et à quel coût CO2 ?

nucleaire-energie-ecologie

Le problème, c’est que si l’on ferme (rapidement) des centrales nucléaires comme c’était l’objectif initial de la Loi sur la Transition Énergétique, il faut bien compenser la baisse de la production que cela engendre. Or une centrale nucléaire produit beaucoup d’énergie et remplacer une telle quantité peut vite s’avérer très compliqué, en particulier si l’on ne compte que sur les énergies renouvelables. Par exemple, les 17 réacteurs les plus anciens de France ont produit en un an environ 85 tWh d’électricité. Au total, toutes les installations solaires et éoliennes de France ont produit sur la même période environ 30 tWh d’électricité. En gros, cela veut dire que pour supprimer 17 réacteurs nucléaires français, il faudrait au minimum compenser en triplant la capacité de renouvelables installés sur le territoire. Mais en réalité, il faudrait probablement plus que ça, parce que les renouvelables sont intermittents, parce que les parcs actuels bénéficient déjà des conditions les plus favorables.

La question qui se pose est donc la suivante : si l’on ferme 17 réacteurs d’ici 2025 (ou 2030) comment fait on pour multiplier par 3 la production renouvelable en seulement 7 à 12 ans, sachant que la construction d’un seul parc solaire ou éolien peut prendre plus de 5 à 7 ans ? Au niveau des délais, cela semble totalement impossible. D’où la conclusion du rapport de RTE : si l’on ferme brutalement les centrales, il faudra maintenir des centrales à charbon et construire de nombreuses centrales au gaz pour compenser. Or le charbon et le gaz sont contraires à nos objectifs de réduction des émissions de CO2 et à nos objectifs de lutte contre le réchauffement climatique. Bref : si l’on ferme beaucoup de centrales nucléaires, on augmente nos émissions de CO2 à court terme, à moins d’accepter de produire (et donc de consommer) moins d’électricité. La vraie solution serait d’ailleurs sans doute ici : réduire drastiquement nos besoins en énergie. Sauf que dans un contexte de croissance économique et de transition vers le tout électrique (de la voiture aux chaudières en passant par les smartphones) consommer moins d’énergie est objectivement impossible. En tout état de cause, notre consommation va plus probablement considérablement augmenter, ce qui n’aura pour effet que d’augmenter nos besoins en production électrique (qu’elle soit d’origine nucléaire ou renouvelable).

Privilégier les énergies renouvelables ou les énergies non carbonées ?

energie renouvelable possible

Et puis, une autre question se pose : le nucléaire est une énergie faiblement carbonée (voir notre article : Le nucléaire est-il vraiment écologique ?). Cela veut dire qu’elle émet peu de CO2 par kWh d’électricité produite. De la même manière, on pense généralement que les énergies renouvelables sont faiblement carbonées. Et c’est en partie vrai, bien sûr, mais pas forcément autant que l’on pourrait croire. Selon les données du GIEC, le solaire par exemple émet plus de CO2 par kWh d’énergie produite que le nucléaire car pour construire un panneau solaire, il faut extraire des ressources, les transporter, les assembler, tout ça avec de l’essence ou de l’électricité qui émet du CO2. Seuls l’éolien et l’hydraulique (les barrages) sont compétitifs en termes d’émissions de CO2 par rapport au nucléaire. Et encore, ces données ne prenaient pas en compte les récentes études scientifiques ayant mis en évidence que les barrages émettent plus de gaz à effet de serre que l’on ne croyait (à cause de la fermentation des végétaux dans l’eau).

Et puis concernant les renouvelables, même si l’on parvenait à en construire suffisamment pour compenser la production nucléaire arrêtée, d’autres questions se poseraient : le prix de ces énergies, la question de leur stockage pour compenser l’intermittence (et le coût de ce stockage, ainsi que son impact environnemental, notamment l’impact environnemental des batteries au lithium).

Au final, on voit que la question de la transition énergétique et de la sortie du nucléaire est plus complexe qu’on ne peut le penser. D’un côté, vouloir sortir du nucléaire (ou du moins en réduire la part dès que possible) est un objectif important : d’abord pour des questions de sécurité, puis pour permettre de ne plus dépendre d’un approvisionnement en uranium qui n’est pas renouvelable ni recyclable. Mais d’un autre côté, fermer des centrales à court terme est probablement anti-nomique avec nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de lutte contre le changement climatique. Il faut donc faire un choix et savoir ce qui est le plus pressé.

Faut-il privilégier la sortie du nucléaire ou la lutte contre le réchauffement climatique

Or d’après les climatologues, si nous n’inversons pas la courbe de nos émissions de CO2 avant 2020, la situation climatique risque de devenir catastrophique. À l’heure actuelle, le changement climatique et la pollution de l’air liée au charbon font plus de dégât chaque année que tous les accidents nucléaires de l’histoire réunis. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas sortir du nucléaire, bien sûr, ni d’ailleurs qu’il faut chercher à prolonger volontairement l’exploitation de centrales non efficientes. Mais peut être qu’envisager une sortie plus progressive est une idée plus intelligente si l’on veut pouvoir tenir nos objectifs de protection du climat. D’autant que l’argument classique consistant à dire que maintenir le nucléaire retarde le développement des renouvelables est plutôt faux : sur les 8 milliards de charges de financement de l’énergie de l’Etat, environ 65% sont dédiés entièrement au soutien des renouvelables selon la Commission de Régulation de l’Énergie. Pour le reste, ce sont des acteurs différents qui financent ces projets : ils ne sont donc pas en concurrence, ils ne se substituent pas l’un à l’autre, ils s’ajoutent.

La décision de Nicolas Hulot relève donc ici d’un principe de réalité : s’il est impossible à court terme de réduire la part du nucléaire sans augmenter nos émissions de CO2 (et si l’on considère que le réchauffement climatique est la priorité), alors il paraît utile au moins pour un temps (le temps d’avoir construit assez d’installations renouvelables et mis en place de meilleurs mécanismes de lutte contre le réchauffement climatique) de la retarder.

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Le numérique, nouveau paramètre de l’équation climatique https://e-rse.net/numerique-nouveau-parametre-equation-climatique-orange-268722/ https://e-rse.net/numerique-nouveau-parametre-equation-climatique-orange-268722/#respond Wed, 08 Nov 2017 11:12:06 +0000 https://e-rse.net/?p=268722

Cet article a été précédemment publié sur Orange.com.
A l’occasion de la COP23, Philippe Tuzzolino, directeur environnement du Groupe, fait le point sur la contribution d’Orange à l’agenda « 2 degrés 2050 ». Un objectif critique. Mais l’équation environnementale du passage du monde industriel à un monde numérique intègre aussi de nouveaux usages vertueux. De nombreux chantiers sont ouverts, décryptage des…

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Cet article a été précédemment publié sur Orange.com.

A l’occasion de la COP23, Philippe Tuzzolino, directeur environnement du Groupe, fait le point sur la contribution d’Orange à l’agenda « 2 degrés 2050 ». Un objectif critique. Mais l’équation environnementale du passage du monde industriel à un monde numérique intègre aussi de nouveaux usages vertueux. De nombreux chantiers sont ouverts, décryptage des enjeux.

Sous la présidence des îles Fidji, la conférence climat de l’ONU à Bonn (du 6-17 novembre) vise à sensibiliser davantage les populations au changement climatique et au développement durable, à tous les niveaux de la société. En quoi Orange s’implique-t-il pour contribuer à la mise en place des accords de Paris sur le climat et à la réduction des effets du changement climatique ?

Lors de la COP21 de Paris, Orange a pris des engagements très clairs : réduire de 50 % nos émissions de CO2 par usage client d’ici 2020 (par rapport à 2006) et déployer l’économie circulaire dans l’ensemble de nos processus d’ici 2020.

Il faut bien comprendre qu’il s’agit là d’engagements formels volontaires : le secteur des technologies de l’information de la communication est dit « non-polluant » par rapports aux secteurs d’activités traditionnels. Nous prenons ces engagements également dans le cadre de l’UIT (l’Union Internationale des Télécoms) ; c’est en tant que membre et vice-président du groupe changement climatique au sein de cet organisme que nous intervenons au sein de la COP. Par ailleurs, Orange fait partie des 34 groupes français du CAC40 qui se sont engagés à soutenir et contribuer aux objectifs de la COP21, soit « contenir l’augmentation moyenne de la température de la planète bien en-dessous de 2 degrés Celsius par rapport au niveau pré-industriel et de poursuivre les efforts pour limiter la hausse de température à 1,5 degré, afin de réduire significativement l’impact des changements climatiques ». On voit que ces engagements seront très difficiles à tenir. Il y a déjà des dérapages. Donc une entreprise comme Orange doit participer, à son niveau, à ces efforts.

Bien entendu, en tant qu’entreprise de service, notre « usine » à nous regroupe l’ensemble des activités que nous déployons en interne pour assurer ce service (réseaux, bâtiments, flottes…). Dans ce que l’on appelle les scopes 1 et 2 de nos activités (émissions directes et indirectes liées à la consommation énergétique), si nous tenons nos engagements et que chaque participant à la chaîne fait de même, le secteur entier sera vertueux, du fabricant de terminaux jusqu’au client. Cela passe par exemple par des politiques d’achats responsables,  mais aussi par de l’innovation permanente. Car le numérique tout entier à des effets positifs et négatifs dans ce domaine, nous sommes en permanence à la recherche de solutions.

Justement comment le numérique en général peut participer à tenir ces engagements ?

Il faut comprendre que les opérateurs ne sont qu’une petite partie du numérique. Le numérique est désormais partout, dans tous les secteurs : dans les automobiles, les villes, les banques, et pas seulement dans les équipements réseaux  et les data center.

Le numérique permet des actions responsables évidentes : remplacer des voyages par des réunions en visioconférences, réguler la lumière ou la chaleur dans les immeubles et dans les villes en général, « monitorer » pour économiser dans tous les secteurs.

Mais le numérique permet aussi d’économiser en changeant de paradigme de consommation : passer ainsi à l’économie de la fonctionnalité grâce à des applications numériques qui permettent de prélever du service « à la carte », mais aussi, plus simplement transporter son bureau chez soi pour y télé-travailler quand il y a des pics de pollution ou de trafic et délocaliser en général de nombreuses fonctions.

Le numérique, en d’autres termes, permet des usages plus vertueux selon le slogan « use smarter, use longer, use less ». Mieux utiliser sa voiture en la partageant, apprendre à gérer des usages plutôt que du patrimoine dormant, augmenter la durée de vie, ou acheter juste ce dont on a besoin (quelques minutes de service par exemple plutôt que le service entier).

« Les technologies de l’information et de la communication peuvent accélérer les solutions au réchauffement climatique et aux questions sociales tout en conduisant la croissance économique » – Étude SMARTer 2030  publiée par le GeSI et Accenture

Comment mesurez-vous votre impact CO2 ?

En 10 ans chez Orange, nous avons déjà divisé par près de 2 nos émissions de CO2 par usage-client. Ce qu’on appelle un usage c’est par exemple la communication par la voix, ou la vidéo, ou la donnée. Nous convertissons ainsi notre fichier clients en nombre d’usages. Puis nous mesurons notre consommation d’énergie que nous convertissons en émission de CO2 à l’aide de coefficients standardisés (coefficients de l’AIE : Agence Internationale de l’Énergie) pour aboutir à ce résultat : nous émettons 1,5 millions de tonnes de CO2 par an (sur les scopes 1 et 2 de nos activités)

En prenant comme base les 11 pays qui représentent 98 % de notre chiffre d’affaires, en 2016 nous étions à -48 % d’émissions de CO2 par usage-client, depuis 2006. C’est sur cette base que nous travaillons à limiter les émissions par usage-client.

Il faut noter qu’Orange souhaite vraiment limiter ces émissions plutôt que de compenser en achetant des certificats. Nos engagements sont réels et partent du principe que la meilleure réduction d’émissions est celle qui correspond à du CO2 que nous n’émettons pas !

Mais le secteur numérique dans son ensemble a aussi un impact sur le réchauffement, par les data center par exemple

Dans le cadre de l’UIT, nous travaillons à une méthodologie commune au secteur pour mesurer nos émissions et les limiter au mieux, pour éviter tout dérapage. Le problème que nous avons à résoudre vient surtout de la croissance très rapide des TIC.

En 2030, avec l’accroissement important de la classe moyenne (1,5 milliards de plus de personnes qu’aujourd’hui), il y aura sur la planète 36 milliards d’objets connectés et 7 milliards de mobiles. Face à cet accroissement vertigineux, dans un monde aux ressources finies, il faut changer de modèle s’il on veut éviter l’épuisement des ressources en plus de l’accroissement des émissions.

Il faut dont concevoir une économie différente : l’économie circulaire. L’enjeu est par exemple, par la circularité, de réutiliser au mieux les matières (les 25 métaux différents qu’il y a dans un smartphone). Aussi, nous avons collecté depuis 2010 dans nos boutiques plus de 10 millions de téléphones mobiles usagés pour en faire recycler les matériaux ou les réparer et les réutiliser

Mais il faut aussi développer la modularité : diffuser dans nos boutiques des équipements dont on peut changer de éléments facilement (le Fairphone par exemple).

Dans cette nouvelle économie, il faut aussi apprendre à partager, passer de la possession d’un équipement l’optimisation de son usage ; passer à la location, à la mise à jour de fonctions plutôt que de tout changer.

Alors oui, le numérique est partout et peut aussi avoir des impacts négatifs. C’est pour cela, par exemple, que nous regroupons et optimisons nos data centers. Celui de Val de Reuil, près de Rouen, est l’un des plus performants du secteur (Power Usage Effectivness de 1,3) grâce à un système de refroidissement utilisant au maximum l’air ambiant plutôt que la climatisation énergivore. Il permet une économie d’énergie équivalente à la consommation électrique par an d’une ville de 30 000 habitants.

Cette optimisation peut aller plus loin. On virtualise les serveurs pour n’utiliser que la puissance dont on a besoin. Ou l’on peut aussi « éco-concevoir des logiciels » avec de lignes de codes allégées, donc moins énergivores, et des fonctionnalités mieux étudiées.

Et bien sûr, utiliser pour nos équipements, des sources d’énergies renouvelables : en Afrique, nous avons déployé 2 800 sites solaires pour alimenter nos systèmes de radio mobile (économisant par an l’émission de 80 000 tonnes de CO2). En Jordanie nous serons à 100% en énergie renouvelable grâce à des fermes solaires.

En somme, si l’on considère que le numérique a des effets positifs et négatifs, il ne suffit pas d’accumuler des couches numériques en escomptant que les effets positifs l’emporteront. Il faut que les effets négatifs soient compensés intelligemment par des solutions optimales. Par exemple, des usages bien choisis, peu énergivores, pour émettre de moins en moins. Le numérique est partout, il doit donc partout être optimisé.

Pour cela il faut de la recherche et de l’innovation

Orange opère 4 centres de recherche en Europe, 4 autres en Afrique et Moyen-Orient, et des antennes aux Etats-Unis, en Inde, en Chine et au Japon pour capter au mieux l’innovation. Dans chaque métier il y a des équipes environnement qui introduisent des innovations pour limiter au mieux les émissions des nouveaux services en rapport avec les programmes des métiers comme le Green ITN 2020 pour le réseau.

Mais nous sommes aussi acteurs de la recherche qui se développe autour de nous. Notre division Orange Marine, qui pose les câbles au fond des océans, adhère au World Ocean Council (WOC) et participe depuis nos bateaux à l’observation des océans. Elle transmet ses observations via le réseau des balises Argos.

Nous soutenons également les équipes du CREA Mont-Blanc depuis 2014. Les chercheurs de cet observatoire sont des vigies de la biodiversité face au réchauffement. Nous mettons à leur disposition des moyens de mesure en altitude, des équipements de collecte de données, des soutiens de plusieurs ordres pour que les données soient mises à la disposition des réseaux de scientifiques. Orange et le CREA ont d’ailleurs été primés par les Nations Unies dans le cadre du programme Momentum for Change, comme contribution des ICTs qui constituent une partie de la solution pour réduire les effets du changement climatique. Mais aussi pour aider les citoyens à participer à ces recherches par leurs observations. D’ailleurs des salariés d’Orange sont bénévoles pour aider le CREA. L’engagement d’Orange pour le climat, on le voit, prend des formes très diverses…

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Stratégies climat des entreprises : où en est-on à l’heure de la COP 23 ? https://e-rse.net/C3D-strategies-climat-cop23 https://e-rse.net/C3D-strategies-climat-cop23#comments Tue, 07 Nov 2017 12:26:27 +0000 https://e-rse.net/?p=268701

À l’occasion de la COP23, Hélène Valade, vice-présidente du Collège des Directeurs du Développement Durable et directrice Développement Durable du groupe Suez, revient sur l’avancée des stratégies climat des entreprises membres du Collège des Directeurs du Développement Durable (C3D).
La rédaction : Depuis la COP 21, et l’annonce des Etats-Unis de sortir de l’Accord de Paris, où en est-on de la…

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À l’occasion de la COP23, Hélène Valade, vice-présidente du Collège des Directeurs du Développement Durable et directrice Développement Durable du groupe Suez, revient sur l’avancée des stratégies climat des entreprises membres du Collège des Directeurs du Développement Durable (C3D).

La rédaction : Depuis la COP 21, et l’annonce des Etats-Unis de sortir de l’Accord de Paris, où en est-on de la mobilisation des entreprises en matière de lutte contre le changement climatique ?

Hélène Valade – Vice-Présidente du C3D, Directrice Développement durable de Suez Environnement : Je ne constate aucun fléchissement de la mobilisation des entreprises membres du C3D sur la dimension climatique, bien au contraire. Aujourd’hui, la tendance est plutôt à l’implémentation des politiques climat au cœur même des stratégies d’entreprise. Au moment de la COP21, les entreprises ont pris des engagements portant à la fois sur la réduction de leurs émissions carbone et sur la part de leurs budgets Recherche & Développement consacrée aux solutions bas-carbone. Depuis, elles ont mis en œuvre les plans d’action qui permettent de les atteindre. A cet égard, le Sommet sur le climat du 12 décembre sera l’occasion de faire le bilan de ces deux dernières années : c’est l’exercice auquel le Medef, en partenariat avec d’autres acteurs tels que le C3D se livrera lors d’un évènement qui aura lieu la veille, le 11 décembre.

L’étude annuelle du Carbon Disclosure Project, rendue public le 24 octobre, confirme que le climat devient stratégique pour les grandes entreprises : 98 % des entreprises de l’échantillon étudié ont placé les responsabilités relatives au changement climatique au niveau du conseil d’administration ou de la direction tandis que 90 % d’entre elles ont mis en place des incitations financières récompensant l’atteinte des objectifs climatiques de l’entreprise. Ces derniers s’inscrivent de plus en plus dans une perspective de temps long : 68 % des entreprises ont des objectifs à l’horizon 2020 et au-delà, contre 55 % en 2016.  Il n’en reste pas moins que les efforts doivent redoubler : le CDP souligne en effet que sur les 1 829 entreprises de l’échantillon, seules 1 073 ont répondu à la demande de communication des données. Parmi elles, 7 groupes français obtiennent la note A sur l’engagement climatique : Atos, Kering, Klépierre, L’oréal, Schneider Electric, Sopra Steria et Suez.

Cette inscription de l’enjeu climatique dans la stratégie des entreprises fait l’objet d’attentes de plus en plus concrètes de la part des investisseurs. Elle est par ailleurs fortement encouragée par l’article 173 de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, qui élargit les obligations des entreprises en matière de reporting climat et qui, ce faisant les incite à inscrire leur stratégie dans le scénario 2 degrés.

Même si l’on peut regretter que les choses n’aillent pas assez vite, il y a là des signes incontestables d’un mouvement irréversible et le retour en arrière me semble impossible. A cet égard, il est très significatif que de nombreuses entreprises américaines, mais aussi des villes et des Etats se soient mobilisés à la suite de l’annonce du Président américain de se retirer de l’Accord de Paris, et ont clairement fait la preuve de leur volonté de poursuivre leurs stratégies climatiques.

La rédaction : Comment percevez-vous la mobilisation de la France sur l’enjeu du climat ?

H.V: En France, l’engagement climatique est fortement réaffirmé. En témoignent à la fois le plan climat proposé par Nicolas Hulot, la tenue le 12 décembre à Paris du Sommet sur le climat tout comme la défense par Emmanuel Macron du Pacte Mondial pour l’Environnement. Le Plan Climat de Nicolas Hulot annoncé en juillet dernier a été plutôt bien accueilli sans  lever de bouclier comme cela aurait pu se produire il n’y a pas si longtemps encore. Il donne du temps au temps, notamment aux acteurs de la mobilité, qui ont jusqu’en 2040 pour préparer la transition vers un monde sans véhicules diesel ou essence.  L’annonce de l’augmentation du prix du carbone a été très claire, hausse qui est nécessaire pour entrer véritablement dans une économie verte et permettre à l’économie circulaire d’être déployée à plus grande échelle. A cet égard, nous attendons beaucoup au C3D du Plan Economie circulaire lancé le 24 octobre par le Ministère, et nous répondrons à la consultation annoncée : nous espérons notamment qu’il fera émerger des idées neuves pour créer une véritable demande d’économie circulaire, en rendant plus attractif l’achat de produits issus du recyclage ou le recours au réemploi et à la réutilisation. Au-delà, ce qui nous semble primordial, c’est de travailler sur le climat, non pas seulement sous l’angle de la politique énergétique, mais en considérant l’ensemble de ses interactions sur les sujets qu’il impacte, et notamment l’eau, l’agriculture, l’alimentation et la santé : les 17 Objectifs du Développement Durable de l’Agenda 2030 de l’ONU nous y incite, à juste titre

La rédaction : Au sein du C3D, un groupe de travail dédié a été constitué sur les stratégies climat et les engagements  de la COP 21. Quels sujets abordez-vous au sein de ce groupe ?

H.V: Avec Christian Dubost, qui copilote le groupe de travail « Trajectoires 2°C », et les membres du C3D qui le composent, nous nous réunissons pour partager nos expériences et réfléchir collectivement à la meilleure façon d’avancer sur nos politiques climat en entreprise. Plusieurs sujets de fond nous occupent et notamment  les méthodes d’évaluation et les solutions de réduction des émissions du SCOPE 3 (en amont et en aval de l’activité de l’entreprise, c’est-à-dire chez les fournisseurs tout comme chez les clients), qui posent la question du périmètre de responsabilité de l’entreprise (jusqu’où doit-on aller pour réduire ces émissions indirectes ?).

Le sujet du carbone évité et des méthodologies qui permettent de l’évaluer (périmètre de référence, modalités de calcul etc…) est un autre sujet important du groupe de travail. Car si la mesure des émissions carbone est essentielle pour limiter le risque climat, celle des émissions évitées l’est tout autant et fait prévaloir une logique d’opportunités. La transition vers un monde bas carbone exige de l’innovation, de la R&D, de nouveaux procédés et nécessite des investissements : pour les flécher vers les solutions qui permettent d’éviter des émissions de C02 par rapport à des solutions traditionnelles encore faut-il pouvoir en proposer une mesure rigoureuse. Bien traiter cette question demande de l’exigence, de la réflexion, du dialogue avec les scientifiques pour faire évoluer les protocoles de calcul actuels et construire les bases d’une communication robuste sur le bénéfice carbone de nouvelles solutions.

Enfin, dans ce groupe de travail, comme dans les autres du C3D, l’échange de bonnes pratiques favorise des expérimentations business partenariales entre les entreprises membres, et parfois la co-construction de nouvelles solutions.

La rédaction : qu’attendez-vous de la COP 23 ?

H. V : Les négociateurs lors de la COP 23 vont travailler sur le sujet de la révision des ambitions des engagements des pays, sur les modalités de mise en œuvre des plans d’investissement pour les atteindre et doivent également avancer sur la définition des règles d’application de l’Accord de Paris. Cette année, le pays hôte (l’Allemagne) n’est pas le pays qui préside les négociations (les Iles Fidji).

Autre caractéristique de cette COP : la place réservée à la société civile est significativement moins importante que lors des deux COP précédentes ; et les sessions du Global Action Agenda (qui consacrent la co-construction publique-privée sur les enjeux du climat) ne se tiendront pas dans la zone des négociations. Or, il nous semble plus que jamais indispensable de favoriser la conjonction des efforts entre acteurs étatiques, collectivités locales et privés pour lutter contre le dérèglement climatique. Et en effet, le dernier rapport annuel sur les émissions des pays du PNUE (Programme des Nations Unies sur l’environnement) souligne « un écart catastrophique entre les engagements des pays et les efforts effectivement réalisés pour réduire les émissions de C02. Si rien n’est amélioré, le taux moyen de la température par rapport au début de l’ère industrielle sera d’au moins 3 degrés ». Or, les entreprises, tout comme les collectivités locales peuvent fortement contribuer aux engagements des pays : c’est cette logique de contribution qui anime l’ensemble des membres du C3D.

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Des enfants portugais veulent poursuivre en justice les Etats européens sur le changement climatique https://e-rse.net/enfants-portugais-plainte-europe-changement-climatique-27142/ https://e-rse.net/enfants-portugais-plainte-europe-changement-climatique-27142/#respond Tue, 07 Nov 2017 10:40:56 +0000 https://e-rse.net/?p=268698

Suite aux incendies meurtriers survenus au Portugal, plusieurs enfants ont décidé de porter plainte contre les Etats européens pour leur incapacité à lutter efficacement contre le réchauffement climatique.
Cette année, le Portugal a subi les pires incendies de son histoire. Une catastrophe écologique, économique et humaine qui a des conséquences terribles sur certaines populations locales. Or, on sait que ces incendies…

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Suite aux incendies meurtriers survenus au Portugal, plusieurs enfants ont décidé de porter plainte contre les Etats européens pour leur incapacité à lutter efficacement contre le réchauffement climatique.

Cette année, le Portugal a subi les pires incendies de son histoire. Une catastrophe écologique, économique et humaine qui a des conséquences terribles sur certaines populations locales. Or, on sait que ces incendies sont en partie dus au réchauffement climatique.

C’est pour cette raison qu’un groupe d’écoliers portugais a décidé de lancer une action en justice. Son objectif : poursuivre les Etats (européens notamment) qui ont été incapables de se mettre d’accord et d’agir pour lutter contre le réchauffement climatique.

La responsabilité juridique des Etats sur le changement climatique

incendies de forêt changement climatiqueLes incendies qu’ont connu les portugais récemment ont tué plus de 60 personnes et blessé plusieurs centaines d’individus. La région de Leiria en particulier a été sévèrement touchée : les forêts détruites, leur écosystème dévasté, les vies de centaines de personnes bouleversée. Parmi ces vies, celles d’enfants de 5 à 14 ans, scolarisés dans 6 écoles de Leiria. Représentés par des avocats spécialistes du droit de l’environnement et par l’ONG Global Legal Action Network, ils comptent faire valoir leurs droits, et surtout, faire reconnaître la responsabilité des Etats dans la catastrophe climatique en cours.

Pour engager leur actions, ils ont lancé un crowdfunding afin de réunir les frais nécessaires à lancer leur plainte. Près de 23 000 euros doivent être réunis dans un premier temps pour collecter les preuves et construire l’argumentaire de la plainte, et un total de près de 400 000 euros doit être réunis pour lancer définitivement la plainte et la porter devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Leur argument ? Les pays signataires de la CEDH (Convention Européenne des Droits de l’Homme) se sont engagés à protéger les droits universels des Hommes en Europe. En ne luttant pas suffisamment contre le changement climatique, en ne s’engageant pas plus sur la protection de l’environnement, ils faillissent à cet engagement. Car le réchauffement climatique et l’ampleur des dégâts qu’il cause aux écosystèmes et aux populations est une atteinte directe à leurs droits fondamentaux : le droit de vivre, le droit d’espérer au bonheur, le droit à la sûreté.

« Nous menons cette plainte pour s’assurer que les pays signataires de la CEDH s’engagent à réduire plus encore leurs émissions de CO2, et qu’ils le fassent à temps ». Les plaignants et leurs avocats réclament que la Cour Européenne des Droits de l’Homme impose aux Etats signataires qu’ils réduisent vraiment leurs émissions de CO2 et qu’ils s’engagent à sortir des énergies fossiles le plus rapidement possible pour éviter que d’autres catastrophes climatiques de ce type ne se reproduisent.

Poursuive les Etats sur le changement climatique : c’est possible ?

Poursuivre un Etat ou un gouvernement sur son incapacité à gérer la lutte contre le changement climatique, ça s’est déjà vu. En Australie par exemple ou aux Pays-Bas ou encore aux Etats-Unis, certains citoyens ont décidé de déposer plainte contre leur gouvernement pour leur incapacité à s’engager sur des réformes écologiques de fond. Pour l’instant très peu de cas ont abouti. Seuls les tribunaux néerlandais ont pour l’instant donné raison à leurs plaignants sur ce sujet, imposant à leurs pouvoirs exécutifs qu’ils parviennent à une réduction de 25% de leurs émission d’ici 2020 (par rapport aux niveaux de 1990), soit près de 10% de plus que les cibles actuellement engagées.

Juridiquement, tout est possible : si les avocats parviennent à prouver en quoi l’action des gouvernements sur le changement climatique entrave leur capacité à protéger les droits dont ils sont garants en vertu de leur signature de la CEDH, un jugement est possible. Ce serait une première et une véritable révolution juridique, d’autant que c’est la première fois que plusieurs gouvernements sont mis en accusation simultanément face à une cour de justice.

Puisque certains jugements commencent à être prononcés sur cette question, il est dans l’intérêt de tous les citoyens de mener des actions en justice contre leurs gouvernements quand leurs politiques concernant le changement climatique sont insuffisantes. Il faut donc espérer que l’exemple de ces enfants fasse des émules, et que partout dans le monde les citoyens fassent valoir leurs droits à une vraie politique écologique.

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