Industrie pharmaceutique et environnement : relever le défi d’une planète en meilleure santé

Le secteur pharmaceutique, comme toute industrie, et peut-être même davantage du fait de sa mission intrinsèque d’œuvrer pour la santé et le bien-être, s’inscrit dans une démarche de développement durable, veillant à l’impact de ses activités en matière d’émissions de gaz à effet de serre, de consommation d’eau et d’énergie, de production de déchets… Les entreprises du médicament font également face à des défis spécifiques, par exemple liés au cycle de vie de leurs produits. Marie-Christine Truchet, responsable des affaires gouvernementales et coordinatrice de la RSE pour Pfizer en France, nous en dit plus sur les actions que le groupe met en œuvre pour maîtriser l’empreinte environnementale de ses activités.

S’inscrire dans l’effort mondial de lutte contre le réchauffement climatique

Santé de la planète et santé humaine étant inéluctablement liées, le groupe Pfizer s’est très tôt positionné sur les questions environnementales. Face aux risques que représentent le changement climatique et les diverses pollutions, nous estimons qu’il est de notre responsabilité de limiter notre impact sur l’environnement et d’être transparents sur les mesures que nous prenons à cet effet.

Adhérents du Pacte mondial des Nations Unies depuis 2002, nous figurons également parmi les signataires de la déclaration Caring for climate : the Business Leadership Platform, initiative commune du Pacte mondial, du PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement) et du secrétariat de la CCNUCC (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) qui promeut le rôle des entreprises dans la lutte contre le changement climatique.

Aujourd’hui, le groupe s’efforce de contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable des Nations unies (ODD). Si naturellement nos ressources et expertises sont concentrées sur l’ODD 3 (« Bonne santé et bien-être »), de nombreuses initiatives et partenariats contribuent à d’autres objectifs cruciaux pour la préservation de l’environnement, tels que « Consommation et production responsables » (ODD 12) ou « Eau propre et assainissement » (ODD 6).

Une « Aventure verte »… vers un moindre impact environnemental

Le programme « Aventure verte » (Green Journey) du groupe Pfizer couvre plusieurs domaines d’action, de la performance énergétique à la consommation d’eau, en passant par l’emballage des produits. L’outil « GreenBuilding » permet d’assurer que les principes de conception durable sont respectés dans les constructions ou extensions de bâtiments. Une part croissante est attribuée aux énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) dans le portefeuille d’énergie utilisée. Pour réduire la production de déchets liée aux emballages de nos produits, nous mettons en place des solutions innovantes pour minimiser les matériaux utilisés et favoriser le recyclage des notices, boîtes, cartons.

Les procédés de fabrication innovent également pour réduire au maximum émissions et polluants. En mars 2018, Pfizer CentreOne, division spécialisée dans la production de stéroïdes et d’hormones, a annoncé le lancement de sa première substance active produite dans le cadre de son programme de chimie verte. Son procédé de fabrication, fruit de douze ans de travail, affiche une empreinte carbone réduite de 70 % et évite le recours à des catalyseurs métalliques.

Chaque année, Pfizer mesure les effets de sa démarche environnementale dans le monde au moyen d’indicateurs de performance, en vue d’en évaluer la progression. Pour la période 2010-2015, les résultats étaient déjà probants : les émissions de gaz à effet de serre ont été réduites de 24 %, la production de déchets de 5,5 %, et le prélèvement d’eau de 25 %.

Démarche environnementale de Pfizer en France

La filiale française de Pfizer, qui compte un millier de collaborateurs (répartis entre le siège, à Paris, et les équipes médicales et délégués médicaux sur le territoire), œuvre à tous les niveaux pour maîtriser son empreinte environnementale. Concrètement, nous nous employons à limiter les voyages professionnels, à souscrire des abonnements Vélib’ pour les équipes du siège, à dématérialiser les commandes, à recycler les déchets et à mettre en œuvre des usages maîtrisés de l’éclairage et de l’électricité. Nous travaillons avec nos transporteurs pour réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à notre chaîne logistique, et revoyons régulièrement les contrats avec nos prestataires afin d’y intégrer ces exigences environnementales.

Autre enjeu environnemental pour lequel Pfizer et ses collaborateurs se mobilisent en France : la collecte et la valorisation des Médicaments non utilisés (MNU). Aujourd’hui, près de 80 % des Français déclarent déposer leurs MNU chez le pharmacien, qui sont ensuite incinérés à des fins énergétiques. L’énergie produite permet d’éclairer et de chauffer 7 000 logements tout au long de l’année. En s’engageant dès 1993 dans la mise en place de Cyclamed, et aujourd’hui en tant que membre de son conseil d’administration, la filiale française de Pfizer démontre sa volonté de contribuer à cette démarche essentielle, pour l’environnement comme pour la sécurité sanitaire.

Pour les grands groupes pharmaceutiques mondiaux, l’ambition de garantir à chaque individu la vie la plus saine possible ne peut plus aujourd’hui se limiter à l’expertise médicale. Une approche responsable doit englober – et maîtriser – les conséquences de l’ensemble des activités sur l’environnement, pour œuvrer de concert à la santé humaine et à celle de la planète.

 

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Crédit image : Médicaments sur Shutterstock.