[Auto-diagnostic] Une entreprise sur deux ne propose pas d’actions solidaires aux collaborateurs faute de temps

par Lucie Gaudens Lucie Gaudens

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Une entreprise sur deux ne propose pas d’actions solidaires aux collaborateurs par manque de temps. C’est l’un des enseignements de l’auto diagnostic d’engagement solidaire des entreprises développé par microDON et Pro Bono Lab. Depuis son lancement, l’outil a permis à 172 entreprises de faire un premier état des lieux et d’obtenir des pistes pour développer ou approfondir leurs actions solidaires. Retour sur les résultats qui ont retenu notre attention.

Un (nouveau) sujet porté par la direction RSE et RH

Le monde associatif offre de multiples solutions pour permettre aux entreprises de concrétiser leur politique d’engagement sociétale et d’impliquer leurs collaborateurs dans cette démarche. C’est pour aider les entreprises à s’y retrouver, à définir les modalités les plus adaptées selon leur profil que l’auto diagnostic engagement a été pensé.

Sur les 172 entreprises participantes, 54% sont des ETI et des grandes entreprises implantées majoritairement dans plusieurs régions et sites (56%). D’après leurs profils et retours, l’engagement solidaire est d’abord porté et géré par la Direction RSE ou par les Ressources Humaines (73%). Malgré tout, l’engagement solidaire des collaborateurs reste un sujet nouveau : 42% d’entre elles proposent un dispositif d’engagement depuis moins de 3 ans.

Une solidarité impulsée par les salariés eux-mêmes

Parmi les actions les plus proposées : la collecte de don en nature (37%), le tutorat (36%) et les événements sportifs (33%). Leurs caractéristiques ? Ce sont tous des dispositifs qui sont le plus souvent impulsés par les salariés eux-mêmes (11% pour la collecte de don en nature, 10% pour le tutorat et 19% pour les événements sportifs).

Des actions solidaires plutôt faciles à mettre en œuvre, parfois ponctuelles et qui ne nécessitent pas une forte implication de la direction. Un constat qui vient conforter l’idée de nombreuses études selon laquelle les salariés souhaitent pleinement participer à une démarche solidaire et sont tout à fait disposés pour cela à répondre aux sollicitations de leur entreprise.

Une volonté forte : développer et structurer l’engagement solidaire

30% des participants au diagnostic n’ont aujourd’hui pas de dispositif d’engagement des collaborateurs dans leur entreprise. Mais ça ne devrait pas durer ! Elles sont 53% à vouloir les développer, et 82% à vouloir structurer la démarche en déployant notamment des projets pilotes d’ici 3 ans.

Dans le top 3 des initiatives envisagées : les journées solidaires (37%), le don sur salaire (34%) et le mécénat de compétences (30%). Leurs principales motivations : développer la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (68%), incarner les valeurs de l’entreprise (64%) ou encore rendre les collaborateurs plus fiers de leur entreprise (55%).

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Parmi les principaux freins : le manque de temps

On l’aura compris, si aujourd’hui ces actions ne sont pas encore développées ce n’est pas faute d’envie tant du côté des salariés que de l’entreprise. Les principaux freins identifiés à leur déploiement sont : le manque de temps qui domine pour 52% des répondants. Arrivent ensuite le manque de ressources financières (40%) et l’incapacité à mettre en place les dispositifs faute de ressources humaines, de compétences, d’infrastructures… (36%).

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C’est justement pour ne pas freiner cet élan d’engagement et pour faciliter sa mise œuvre que la Plateforme de l’Engagement a été créée. Elle réunit toutes les modalités d’engagement (don de temps, d’argent, appels à projets, consultations des collaborateurs) en automatisant les tâches chronophages et permet entre autre leur co-gestion aussi bien avec des acteurs internes que des partenaires experts (associations, consultant, agences..) en externe.

Retrouvez tous les chiffres en infographie sur le blog de microDON.