Chez Orange, l’économie circulaire est en mode co-construction

Chez Orange, l’économie circulaire est en mode co-construction

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Orange s’est engagé à introduire l’économie circulaire dans ses activités d’ici 2020. Pour enrichir son plan d’action, un dialogue avec ses parties prenantes sur le sujet « économie circulaire et le numérique » a été mené de novembre 2016 à mars 2017 au niveau international auprès de 700 interlocuteurs, avec un focus dans 4 pays : l’Egypte, la France, la Pologne et l’Espagne. Elisabeth Beche, en charge du management des déchets et de l’économie circulaire, commente les résultats de ce dialogue.

Pour mener ce dialogue, nous avons adopté une « approche en entonnoir », de la compréhension générale de ce qu’est l’économie circulaire, à la perception de ce que pourraient être les actions concrètes à mettre en place pour passer à l’économie circulaire.

Le premier résultat du dialogue est la perception que nos parties prenantes ont de l’économie circulaire. Pour 47 % d’entre eux, l’économie circulaire est un changement de modèles d’entreprise et de processus 3R (réutilisation, réparation, recyclage). Même si les parties prenantes n’étaient pas toujours confortables avec l’expression « économie circulaire », elles ont spontanément mentionné que l’économie circulaire avait à faire avec le fait de faire réparer, recycler, prolonger la durée de vie de l’équipement, avoir du seconde main. Pour la plupart des parties prenantes, la question de l’économie circulaire doit être abordée à travers la chaîne de valeur, en insistant sur la nécessité de l’approche cycle de vie et systémique.

Concernant plus précisément nos activités télécom, les parties prenantes ont spontanément souligné la disponibilité de terminaux d’occasion, les économies d’énergie, les déchets électroniques, les terres rares, l’éco-conception et la façon dont les services de télécommunications pourraient être utiles pour partager des ressources, optimiser les flux de matériaux.

Un enjeu prioritaire : intégrer l’économie circulaire dans les produits et services

Selon nos parties prenantes, en particulier les représentants des autorités nationales ou d’organisations internationales, le défi prioritaire pour Orange est de travailler à l’intégration de l’économie circulaire dans ses offres de produits et services. Ce défi est perçu comme étant très impactant car il atteindrait des millions de clients dans différents pays et permettrait de renforcer la maîtrise des impacts environnementaux. Cependant, ce défi est également considéré comme le plus difficile à réaliser !

Les défis liés à la construction et à la maintenance des réseaux ont été perçus comme « un must » directement entre les mains d’Orange.

Des perceptions parfois contrastées

Les différentes parties prenantes ont des perceptions assez contrastées sur la façon dont les technologies de l’information et de la communication (TIC) pourraient favoriser l’économie circulaire dans d’autres secteurs ou dans la vie quotidienne des citoyens. Certaines parties prenantes, telles que les autorités, sont en effet convaincues que la transformation numérique actuelle est une opportunité pour la transition vers une économie circulaire, d’autres comme les représentants de la société civile, expriment des interrogations autour de l’expansion de l’IoT (Internet of Things) et, plus généralement, de l’impact environnemental des TIC.

L’écoconception plébiscitée

En ce qui concerne les actions concrètes visant à passer à l’économie circulaire, les parties prenantes ont priorisé « l’eco-design » en tant que pierre angulaire, sachant que dans notre secteur, l’écoconception couvre à la fois les équipements et matériels comme les logiciels.

D’autres actions telles que la disponibilité de matériels et de terminaux d’occasion fiables, la transparence sur l’approvisionnement en matières premières, l’utilisation de matériaux recyclés, la collecte d’appareils mobiles usagés, la consommation d’énergie des équipements, et la réparation facile des mobiles sont également parmi les solutions les plus populaires.

Du côté du réseau, l’utilisation d’énergies renouvelables ou de partage de réseau sont considérés comme des solutions potentielles pour passer au modèle circulaire.

Un point de départ

Sur la base de ce dialogue, nous avons identifié des opportunités à explorer avec nos parties prenantes pour une transition vers l’économie circulaire afin d’assurer un usage efficient des matières et de l’énergie :

  • ecodesign (software and hardware), adapté au contexte local où les produits et services d’Orange sont délivrés ;
  • virtualisation, en étudiant les impacts environnementaux ;
  • énergies renouvelables ;
  • modularité des équipements ;
  • et bien sûr poursuivre notre programme Green ITN.
Orange sur la voie de l’économie circulaire : de l’analyse des ressources rares à la mise en œuvre de l’économie circulaire, une évolution progressive de nos modèles économiques et processus, en lien avec tout notre éco-système.

Au-delà des résultats, l’intérêt de ce dialogue se situe aussi à un autre niveau : celui de sensibiliser les acteurs d’un chantier immense, transversal et complexe. En cela, cette étude (à consulter ici) n’est pas un point d’arrivée, c’est un point de départ et un signal fort lancé par Orange.

 

Crédit photo : recyclage smartphone sur Shutterstock.

  • Romuald RIBAULT

    Bravo à Orange pour cette démarche collaborative qui élève toutes les consciences.
    ET bravo aussi pour la transparence.