Pernod Ricard : valorisation des sous produits agricoles

Pernod Ricard : valorisation des sous produits agricoles

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Dans le cadre de notre opération CAC21, nous avons permis aux internautes d’interroger des entreprises du CAC40 sur leur politique environnementale. Au total, les internautes ont posé plus d’une centaine de questions aux 20 entreprises qui ont accepté le défi #CAC21. En vidéo, les entreprises ont répondu. Vous pouvez consulter l’ensemble des vidéos et des questions sur notre page CAC21.

Jean-François Roucou, Directeur Performance Durable chez Pernod Ricard répond aux questions des internautes de http;//e-RSE.net sur la politique environnementale du groupe.

Une question de Diane pour Pernod Ricard :

« Comment valorisez-vous les sous-produits issus de vos matières premières agricoles ? »

Jean-François Roucou, Directeur Performance Durable chez Pernod Ricard :

« Pernod Ricard utilise principalement deux grandes sources de matières premières agricoles.

D’une part les raisins, et d’autre part les céréales. Les raisins (qui sont utilisés bien évidemment pour les vins mais aussi pour d’autres alcools comme les cognacs, les brandy etc…) : après pressurage du jus pour donner le produit qui nous intéresse, on obtient des marcs, qui sont composés des peaux, des graines de raisins, qui sont utilisables en composte, qui sert ensuite à l’agriculture. Après distillation dans le cas du cognac, lorsqu’on a distillé le vin pour en extraire l’alcool et les arômes, les vinasses résiduelles, elles, sont utilisées par méthanisation pour produire du biogaz, c’est à dire une énergie renouvelable.

La deuxième famille de matières premières agricoles, les céréales, qui sont plutôt utilisées pour les whsiky, également les vodka, les gins et autres alcools et liqueurs, on parle alors de maïs, d’orge, de blé, de seigle. Après distillation on obtient d’une part des drèches, qui sont des résidus solides, d’autre part des vinasses, là-aussi, qui sont des résidus liquides. Ces deux éléments peuvent-être utilisés pour l’alimentation animale, et donc pour l’élevage, soit directement soit éventuellement après séchage et transformation en granulés, qui permettent de les stocker et de les transporter. À titre d’exemple : la distillerie d’Absolut qui consomme chaque année 100 000 tonnes de blés, du blé cultivé dans le Sud de la Suède dans un périmètre de quelques dizaines de km autour de la distillerie, eh bien cette distillerie grâce à ces sous-produits contribue à l’alimentation tout à fait directement de 250 000 porcs et 40 000 vaches qui sont nourries à partir des drèches et des vinasses de la distillerie. »

  • Nacer Tourkmani

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