Saviez-vous que : La pollution de l’air varie en fonction des saisons !

Saviez-vous que : La pollution de l’air varie en fonction des saisons !

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La pollution n’est pas la même en hiver ou en été. Elle n’est pas non plus toujours aussi intense en automne ou au printemps. Bref, la pollution varie en fonction des saisons ! Quelques explications.

La pollution n’est pas homogène sur terre. En fonction des lieux et des moments, elle est composée de différents polluants, qui ne sont pas tous concentrés et diffusés de la même façon. Pourquoi ? Tout simplement car on ne pollue pas partout et tout le temps de la même façon. Trois facteurs principaux influencent la nature et la répartition de la pollution de l’air.

  • Comment la pollution est émise (quel polluant, et de quelle façon est-il produit ?)
  • Comment elle se diffuse dans l’atmosphère
  • Et comment elle est éliminée dans l’écosystème

Or ces facteurs varient en fonction des saisons et des endroits !

Comment la pollution varie en fonction des saisons ?

D’abord la pollution n’est pas tout le temps la même. Par exemple, en hiver, l’une des principales sources de pollution de l’air est le chauffage. Quand de nombreux foyers se mettent à chauffer notamment en utilisant des cheminées, des poêles à bois, ou d’autres types de chaufferies au fuel, cela produit des composés particuliers (des composés organiques, du dioxide d’azote, des particules fines). En été au contraire, on chauffe moins, ce qui explique en partie pourquoi l’air est plus pollué aux particules fines en hiver. En fonction des saisons, on n’utilise pas non plus les mêmes polluants dans l’agriculture, en fonction des épandages de pesticides / herbicides. Certaines saisons, quand la demande d’électricité est haute (en hiver le plus souvent) il faut également lancer les centrales à charbon dans certains pays pour que la production électrique satisfasse la demande. Bref, en fonction des saisons, la pollution de l’air n’est pas la même !

La diffusion des polluants dans l’air a également un impact. Ainsi, en hiver, les températures sont basses et lorsque l’air circule mal, cela contribue à « solidifier » les polluants sous formes de particules fines. De ce fait, ces derniers tendent à stagner et donc à contribuer à des concentrations plus élevées de pollution.. Au contraire, quand les températures sont douces et qu’il y a du vent, la pollution se diffuse de façon plus rapide dans l’atmosphère, et donc les concentrations sont plus faibles en moyenne. D’autre part, le rayonnement solaire influence la structuration de la pollution : quand il y a beaucoup de soleil, les rayonnements ont tendance à activer des réactions chimiques entre les produits polluants ce qui les transforme en ozone. D’où les pics de pollution à l’ozone en été !

Enfin, tout dépend aussi de la façon dont les polluants sont éliminés dans la nature. Ainsi, lorsqu’il pleut, les pollutions particulaires ont tendance à être emportées par les pluies, et donc à être évacuées dans le cycle de l’eau. Les saisons sèches sont donc souvent plus polluantes que les autres.

Pour plus d’informations sur les variations saisonnières de la pollution

Si cette question vous intéresse, retrouvez le podcast de The Conversation sur la saisonnalité de la pollution ici :