RAI Orange 2017 : décrypter notre modèle de création de valeur

RAI Orange 2017 : décrypter notre modèle de création de valeur

Lisibilité

Avec la publication de son troisième rapport annuel intégré, Orange franchit une étape supplémentaire dans sa démarche de reporting responsable. Le lecteur y retrouvera bien sûr l’ensemble des faits et chiffres marquants de l’exercice 2017, tant du point de vue financier qu’extra-financier. Mais Orange a également cherché à en faire la référence la plus complète et accessible à ce jour sur son modèle économique et social : comment un groupe international comme Orange fabrique-t-il de la valeur ? Et comment cette valeur se distribue-t-elle dans l’écosystème ? Le décryptage de Brigitte Dumont, Directrice RSE du Groupe Orange.

Pour les entreprises cotées en bourse, la saison des assemblées générales et des rapports annuels est chaque année l’occasion de rendre des comptes à leurs actionnaires et investisseurs. C’est aussi l’opportunité de rendre compte à un public plus large, de ce que nous sommes, de ce que nous avons fait et de ce que nous voulons faire. Depuis quelques années, cette notion de compte-rendu plus « holistique », par rapport aux « comptes rendus » purement financiers, tend à s’imposer alors que les sociétés civiles sont de plus en plus attentives et critiques quant au rôle social des entreprises.

La « question de confiance »

Nos actionnaires – individuels et institutionnels – mais aussi nos clients, nos salariés, nos fournisseurs, nos régulateurs et tous les pouvoirs publics nous posent de façon pressante la question de confiance : pouvez-vous nous prouver que votre entreprise s’inscrit dans autre chose que la recherche du profit maximal immédiat ? Qu’elle envisage ses activités sur le long terme, consciente de son imbrication étroite au sein d’écosystèmes, qu’ils soient globaux (l’environnement, la société) ou sectoriels (spécifiquement liés à notre activité). Avez-vous pris conscience de cette dépendance réciproque qui associe la réussite économique, la pérennité de votre entreprise et le développement durable des écosystèmes avec lesquels vous interagissez ?

J’appelle cela la « question de confiance » parce que la performance de l’entreprise dépend de la crédibilité de la réponse apportée : pas d’économie sans échanges, pas d’échanges sans confiance, et pas de confiance sans une pleine conscience de l’interdépendance entre l’entreprise et son écosystème.

C’est cette interdépendance qu’illustre la matrice de matérialité pour la première fois présentée dans le rapport annuel intégré 2017 d’Orange. Fruit de la démarche structurée de « dialogue parties prenantes » que nous menons depuis 2009, cette matrice croise avec nos enjeux business les attentes exprimées par nos clients, nos salariés et leurs représentants, nos fournisseurs et les représentants de la société civile, afin d’identifier et de hiérarchiser nos terrains d’action prioritaires aux plans environnemental, social, sociétal, éthique et commercial. C’est ce qui guide notre Groupe. Car, pour assurer tant leur pérennité que leur développement, les entreprises doivent susciter, mériter et conserver la confiance de leurs parties prenantes.

Que recouvre la notion de valeur ?

L’entreprise doit non seulement prouver que ses opérations ne nuisent pas aux individus, aux sociétés et à la planète, mais encore qu’elles leur sont utiles nécessaires bénéfiques. Quelle serait, en effet, la raison d’être d’une entreprise si elle n’apportait rien à son écosystème ? Pas même un peu plus d’emploi, de richesse, de service, d’infrastructure, de lien, de facilité, de bien-être et même, tout simplement, de plaisir ?

On se confronte ici à quelques-uns des multiples sens possibles du mot « valeur ». Et à l’ambition centrale que s’est donné Orange dans l’élaboration de son troisième rapport annuel intégré : témoigner de l’implication de ses équipes au quotidien, et démontrer comment leur engagement professionnel s’accompagne de génération de valeur pour l’ensemble de nos parties prenantes ‑ pour l’ensemble de notre écosystème.

C’est, je pense, un exercice assez novateur et encore rare pour un groupe de l’envergure d’Orange. Nous avons certes conçu ce document comme un outil de reporting suivant les meilleurs standards internationaux. Il permet toujours de vérifier le respect de nos engagements et de nos obligations, à l’image de la publication de notre premier Plan de vigilance. Applicable à toutes nos sociétés et issu d’un travail approfondi avec nos parties prenantes internes et externes, ce plan couvre les cinq premières obligations visées par la récente loi sur le devoir de vigilance en matière de cartographie, d’évaluation, de prévention, d’alerte et de suivi des risques – que ces derniers soient d’ordre opérationnel, réglementaire ou stratégique.

Mesurer nos impacts économiques et sociaux

Mais, surtout, nous avons conçu ce rapport annuel intégré comme un mode d’emploi de notre modèle de création de valeur. On y découvrira le cheminement de toutes nos opérations : comment notre philosophie Human Inside se traduit par une ambition, qui justifie un modèle économique, qui est enfin lui-même mis en œuvre selon le plan stratégique Essentiels2020 visant à optimiser la création et la distribution de la valeur. Cela avec une présentation inédite de nos impacts, et en particulier la synthèse de deux études conduites avec les cabinets Goodwill Management et Utopies destinées à mesurer concrètement les retombées économiques et sociales de nos activités dans deux pays : la France et le Niger.

Au-delà, c’est l’ensemble de nos actions et réalisations de 2017 que nous y présentons sous le prisme de leurs bénéfices pour nos parties prenantes. Réseaux et connectivité, expérience client, usages numériques, transformation digitale des entreprises, employeur digital et humain, engagement responsable, innovation collaborative : au total, sept familles d’enjeux étroitement liés à la quatrième révolution industrielle portée par le numérique, qui illustrent l’expérience Orange et notre capacité à créer de la valeur partagée par tous.

Comme le souligne Stéphane Richard, Président-Directeur général d’Orange, dans les pages mêmes de ce rapport : « les règles ont changé pour les entreprises. L’accès à l’information en temps réel et le dialogue entraîné par l’essor des réseaux sociaux renforcent l’exigence de transparence et de responsabilité ». De fait, les entreprises sont aujourd’hui en première ligne dans le débat public, et celles qui sont le plus aimées et qui disposent d’une légitimité n’hésitent plus à prendre la parole, à s’engager en tant qu’entreprises citoyennes. « Par son héritage, son engagement, sa vision, poursuit Stéphane Richard, Orange ne ressemble à aucune autre entreprise, et c’est une chance ». Avec ce troisième rapport annuel intégré, nous avons voulu assumer cette différence – assumer ce que nous sommes et en faire une force : ce rapport résume pour la première fois, avec un haut niveau de détails et de preuves, tout ce qui fait l’identité et singularité de notre Groupe. Tout ce qui fonde sa capacité à générer une différence positive dans la vie de ses clients, salariés, partenaires, et au-delà dans la société tout entière.

Bonne lecture !