Technologie et Écologie : des Data Centers Éco-Responsables

Technologie et Écologie : des Data Centers Éco-Responsables

© enia architectes – photo : Stéphane Foulon pour Orange

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Cet article est issu de l’actualité RSE du Groupe Orange, précédemment publié dans la rubrique « Responsabilité » de leur site Internet.

Orange met le cap sur la COP [épisode 4]. Technologie et écologie fonctionnent désormais de concert. Découvrez comment le green IT prend en compte les enjeux environnementaux… Orange vous fait pénétrer dans un data center nouvelle génération.

Sans eux, le cœur d’Internet cesserait de battre et nous devrions oublier mails, sites web, réseaux sociaux, coordonnées bancaires, fichiers enregistrés en ligne, achats à distance… bref, tous les services online de notre quotidien numérique. Eux, ce sont les data centers, en gros d’immenses salles remplies d’ordinateurs, de systèmes de stockage et d’équipements télécom. Des installations qui alimentent bien des fantasmes, régulièrement clouées au pilori du bilan carbone, accusées d’être des monstres énergivores. Mais le green IT prend en compte les enjeux environnementaux.

On estime que les quelques 3 700 data centers répartis sur l’ensemble de la planète consomment 2% de la consommation mondiale d’électricité. Ces millions de serveurs ne pèsent pourtant que pour 25% de la production globale de gaz à effets de serre imputables à Internet. Contre 28% pour la partie réseau et… 47% du fait des utilisateurs ! (source GreenIT.fr).

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photo © Xavier Granet

Reste que l’enjeu énergétique des data centers est de taille. Lié bien sûr à leur fonctionnement et, de fait, à leur refroidissement. Nous le savons tous, les équipements électroniques chauffent énormément (la chaleur du PC portable sur les genoux…) alors même qu’ils ne supportent pas la chaleur. D’où l’absolue nécessité de les maintenir à une température modérée.

Rien d’étonnant donc que les grands acteurs du web combattent les degrés par tous les moyens. Microsoft avait en projet d’implanter des fermes de serveurs en Sibérie, l’hébergeur français OVH ouvre un data center géant au Québec, Google a déposé un brevet pour des data centers en pleine mer, IBM expérimente Cool Blue, un système de circulation d’eau réfrigérée dans la porte des armoires serveurs, le centre de calcul de Green Mountain utilise les installations souterraines d’un ancien dépôt de munitions de l’OTAN situé sur une île norvégienne et en France, la région Pays de Loire propose de réutiliser les milliers de kilomètres de galeries et d’espaces troglodytes.

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photo © Xavier Granet

Face à cette débauche d’inventivité tous azimuts, une solution simple et efficace consiste à juste ouvrir les volets. Ca s’appelle le free cooling, une méthode innovante et économique qui utilise l’air extérieur pour refroidir les serveurs. Si la température de l’air extérieur atteint la température de l’air extrait des serveurs, le système mixe free cooling et système traditionnel : c’est le free cooling partiel. Résultat : soit on n’utilise pas (du tout) les dispositifs de climatisation artificielle, soit on ne les utilise qu’en appoint.

C’est le système utilisé par le data center Orange de Val de Reuil, installé en Normandie près de Rouen.

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Une « usine numérique » qui se classe au niveau des meilleures du monde en matière de performance écologique : certification Haute Qualité Environnementale, ISO 14001 et un PUE (Power Usage Effectiveness, rapport entre la consommation électrique totale et la consommation électrique informatique) pouvant atteindre 1,3 voire mieux. Sachant que le PUE théorique « parfait » est de 1 et que le PUE traditionnel se situe entre 1.9 et 2.5 .

Des performances qui lui permettent de fonctionner en free cooling 11 mois par an et une économie d’énergie équivalente à la consommation électrique annuelle d’une ville de 30 000 habitants.

En ce mois de juillet 2015, caractérisé par des épisodes caniculaires avec des moyennes de températures particulièrement élevées et des pics à 39°C, le data center a été refroidi en free cooling total 65% du temps. Dans les travées, la température est restée comprise entre 16 et 24° C (valeur nominale : 20° +/-4°) ; voilà le résultat d’une efficience énergétique optimisée.

Et pendant que la plaine normande rôtissait au soleil, les données étaient conservées bien au frais.

Visite guidée de ce data center nouvelle génération :

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photo © Xavier Granet

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